Laurianne Levert-Gauthier
La Voix de l'Est
Laurianne Levert-Gauthier
À quoi ressemble le quotidien d’un conseiller agricole en temps de COVID ?
À quoi ressemble le quotidien d’un conseiller agricole en temps de COVID ?

L’agriculture en temps de COVID

CHRONIQUE / À tout bout de champ, depuis le mois de mars, on entend parler du fameux virus la COVID-19. Pour beaucoup de gens, cette pandémie a résulté en un congé forcé du travail. En agriculture, on a eu le privilège de pouvoir continuer à travailler, car nos conditions sont flexibles et le travail des agriculteurs, essentiel. À quoi ressemble le quotidien d’un conseiller agricole en temps de COVID?

Lorsque le virus a gelé le système économique mondial, notre travail de conseiller a continué malgré tout de fonctionner. L’hiver, c’est une période intense de préparation pour la saison de culture suivante et il était difficilement envisageable de tout arrêter, mettant en péril le bon fonctionnement des entreprises agricoles.

Les documents produits pendant l’hiver par les agronomes sont des documents obligatoires que les producteurs agricoles doivent avoir généralement le 15 mai maximum. Cette année, la date a été assouplie, mais soyons honnêtes… nous aimons que les documents soient remis à cette date, car c’est là que les producteurs en ont besoin et qu’ils sèment leurs champs !

La beauté de notre travail, c’est que nos conditions sont très flexibles. L’hiver, on travaille beaucoup devant notre ordinateur. Tous les conseillers se sont donc retrouvés en télétravail (un autre défi !) et les rencontres d’équipe se faisaient via le web. Les remises des documents aux producteurs se sont faites majoritairement par courriel ou par la poste, et les explications se sont faites par téléphone. Nous avons adapté nos pratiques pour éviter les rencontres sans pour autant réduire la qualité de nos services.

C’est certain qu’on aime mieux voir nos producteurs. Mais on s’est adapté à la réalité du virus. Les suivis au champ ont pu se faire malgré tout, car généralement le conseiller les fait seul. Si le producteur devait être là, la distanciation sociale a été respectée. Au courant de l’été, le bureau a été de nouveau utilisé, avec quelques changements pour respecter les normes sanitaires. Rien d’insurmontable.

L’UPA a lancé depuis peu l’application « Mangeons local plus que jamais ».

Au jour le jour, il n’y a pas eu de changement drastique dans notre travail. On a échangé les poignées de main par des saluts à distance, ou par des coups de botte ! Le masque est toujours à portée de main, et le Purrel jamais bien loin. La nature est notre environnement de travail une bonne partie de l’année, alors que demander de mieux ? Nous avons la chance de faire partie d’une agriculture résiliente, dynamique et innovante. Vivve l’agriculture québécoise, et sécuritaire !

Laurianne Levert-Gauthier, agr.

Club-conseil Gestrie-Sol

Cette chronique est rendue possible grâce au soutien financier de l’UPA, celui du Réseau Agriconseils Montérégie et d’une aide financière du programme Prime-vert du MAPAQ.