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Un compromis pour sauver les oiseaux champêtres

CHRONIQUE/ « Pouvez-vous faire votre première coupe de foin à la mi-juillet pour sauver les oiseaux champêtres qui font leur nid au sol au printemps ? », a demandé, récemment, une biologiste aux agriculteurs du bassin versant du ruisseau Brandy de Granby.

Normalement, pour optimiser leur rendement, les fermes laitières/bovines procèdent à leur première coupe de foin à la fin de mai. Attendre à la mi-juillet était donc impossible. Pour éloigner les oiseaux des champs, pour les faire fuir, l’effarouchement est alors apparu comme un bon compromis. Une idée née de discussions avec les agronomes et agriculteurs. Mais qui veut courir devant une faucheuse ? La solution la plus simple a donc été de munir les tracteurs d’une barre d’effarouchement.

À tout bout de champ

Ils «s’aiment» enfin leurs semences !

CHRONIQUE / Dans un de ses contes, Fred Pellerin nous présente Baptiste La graine, vendeur de semences. Il les vendait «à la graine». Ce printemps toutefois, les semences arrivent et repartent de chez le semencier à coup de centaines de sacs de 25 kg, ou encore en vrac, car elles doivent être échangées à cause du retard de près de trois semaines que connaissent actuellement les agriculteurs.

C’est le début d’une histoire d’amour qui se terminera à l’automne, que l’on souhaite le plus tardif possible. La qualité de la préparation du sol, de l’ajustement du semoir et, particulièrement ,de la météo dicteront le succès des semis. Le reste, la semence, sa qualité, sa vigueur, sa compatibilité avec notre région, cela s’est joué l’an dernier, très loin d’ici.

À tout bout de champ

Un début de saison sans calendrier

CHRONIQUE / Ceux qui aiment planifier leurs activités selon un calendrier bien précis seraient malheureux dans le métier d’agriculteurs. On a beau passer l’hiver à planifier les dates de semis, les cultures par champ, le type de fertilisants à utiliser (organique ou minéral), le brûlage de précédents culturaux, etc., c’est toujours Dame Nature qui a le dernier mot.

Le froid retarde les semis. À l’exception des céréales (orge, blé, avoine), le maïs, le soya et la plupart des cultures maraîchères apprécient un sol dont la température demeure à 10 degrés Celsius. Mais la constante ne semble pas être la norme ce printemps, car nos tuques et nos gants tardent à prendre le chemin de la garde-robe en cèdre...

À tout bout de champ

De l’engrais organique sur la route

CHRONIQUE / Avec le beau temps qui arrive, c’est avec fébrilité que les voitures décapotables, motos et vélos prendront la route. Ils croiseront des tracteurs munis de herse ou de semoir. Mais cette année, ils croiseront peut-être davantage d’épandeurs à fumier que par les printemps passés...

Rempli d’engrais organique, les citernes de lisier seront prioritaires dans les travaux culturaux ce printemps. Vous vous souvenez de l’automne dernier? La neige qui a persisté dès novembre? Et l’hiver qui nous a amené plus de précipitations qu’à l’habitude? À l’automne, habituellement, plusieurs entreprises agricoles profitent de la récolte du maïs grain et de ces tonnes de résidus de culture laissés au champ pour y épandre et enfouir du lisier. Ils baissent ainsi le niveau de leur fosse afin d’avoir la capacité d’entreposage nécessaire jusqu’au printemps suivant.

Hebdo

Non merci pour vos poubelles!

CHRONIQUE/ À tout bout de champ, quand le printemps arrive et que la neige fond, on découvre de beaux trésors... Des objets délaissés à l’automne et rapidement recouverts de neige en novembre apparaissent, soudainement...

Malheureusement, les champs bordant les routes sont encore pris pour des poubelles. La Presse+ rapportait, le 20 mars dernier, que les coûts de ramassage des déchets sauvages aux abords des routes avaient bondi de 43 % depuis 2011 ! Difficile d’imaginer que des gens puissent, sans complexe, se débarrasser ainsi de détritus. Autrefois, on disait souvent que « ce qui ne se voyait pas ne faisait pas de mal », ce qui pouvait expliquer (sans pardonner toutefois) les déchets abandonnés dans les rivières ou les bois. Des cimetières de déchets habitent nos forêts et nous rappellent cette époque.

HEBDO

Quand le diable entre dans l’étable

CHRONIQUE/ L’hiver a été long, enneigé et froid. Il a malgré tout donné des sueurs froides à plusieurs propriétaires de bâtiments. En effet, de nombreux effondrements ou incendies ont décimé des étables, des troupeaux, de la génétique et des projets. Tout un chamboulement pour plusieurs familles œuvrant dans le domaine agricole.

Perdre l’ensemble de son troupeau est terrifiant. Le producteur laitier connaît par cœur les petites manies de ses vaches. Il a su monter la génétique de son troupeau en investissant dans la sélection de spécimens génétiquement enviables afin de parfaire des critères comme la docilité, la facilité à mettre bas, l’amélioration du système mammaire et la production laitière. Cela représente des années d’observations et des milliers de dollars d’investissements, et ce, sur plusieurs générations.

Hebdo

La famille Beaudry: des vies d’engagement

CHRONIQUE/ Le décès récent, le 1er mars dernier, d’Aldocia Parent-Beaudry, qui se trouvait à l’aube de ses 106 ans, nous a incité à mettre en valeur l’engagement communautaire de la grande famille Beaudry au fil du temps.

Mme Beaudry était la dernière survivante d’une lignée de bâtisseurs du monde agricole de la région de Granby.

Hebdo

Aux tubes ou au bucket?

CHRONIQUE/ À tout bout de champ, quand on raconte qu’on exploite une érablière, on se fait demander si on est «aux tubes ou à la chaudière»?

Dans le milieu, le débat porte souvent sur la charge de travail très différente que demande chaque méthode de collecte d’eau d’érable. Pour le consommateur, le débat tournera plutôt autour du goût.

Hebdo

L’héritage de Louis Robert

CHRONIQUE/ Ces jours-ci, à tout bout de champ dans plusieurs médias, on entend parler de l’histoire de Louis Robert, cet agronome fonctionnaire au ministère de l’Agriculture (MAPAQ), congédié pour avoir dénoncé l’ingérence de compagnies d’intrants agricoles dans la recherche publique sur les pesticides. Des enquêtes ont lieu et des changements seront sûrement apportés au sein des organisations concernées. Nous attendrons les impacts que cette histoire aura sur la pratique agronomique. En attendant, sur une note positive, il serait bien que nous nous rappelions des enseignements que nous avons reçus de lui.

La scène se passe au champ, le nez dans un trou aménagé pour donner une formation et une pelle à la main, pour analyser et discuter des bonnes pratiques agricoles autour d’un profil de sol.

Hebdo

L’amour: la « temps danse » agricole

CHRONIQUE/ Quand vient la Saint-Valentin, pourquoi ne pas se tourner vers les célibataires et leur proposer que… l’amour soit dans le pré ? Eh oui, ce qui sera in en 2019 sera l’amour rural, le vrai. Celui qui se passe en terrain agricole. Grâce à certaines émissions télévisées agricoles, c’est maintenant tendance d’être producteur agricole !

L’amour est dans le pré nous a présenté plusieurs célibataires et fait connaître leur réalité et ambitions. Les fermiers nous a présenté le mode vie et l’ambiance de travail d’une dynamique ferme maraîchère biologique. La semaine verte nous instruit depuis longtemps sur les multiples facettes agricoles et environnementales préoccupant différents groupes de personnes et touchant divers intérêts.