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Du poison, les pesticides?

CHRONIQUE/ À tout bout de champ, en milieu agricole, on peut voir des arroseuses fonctionner à quelques reprises dans les cultures durant l’été. Mais ces arrosages, c’est quoi au juste ?

Ce sont des pesticides, que ce soit des herbicides, des insecticides ou des fongicides. Comme en ville dans nos terrains gazonnés, les producteurs veulent le moins possible de mauvaises herbes dans leurs champs. Pour se débarrasser des mauvaises herbes, ils utilisent donc des herbicides. Pour se débarrasser des insectes, ils ont recours aux insecticides et, finalement, contre les maladies (champignons), ils emploient des fongicides.

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À quoi sert un drain ?

CHRONIQUE/ À tout bout de champ, au printemps, on voit les fossés se remplir d’eau après la fonte des neiges et des pluies. Celle-ci s’écoule parfois très vite et on peut voir des débordements de rivières et de cours d’eau.

Sur les terrains en ville, les maisons sont aménagées avec des drains français pour éliminer tout risque d’inondation des sous-sols et permettre le drainage du terrain. En campagne, les drains agricoles sont aussi très utiles. Ceux-ci sont installés en profondeur pour permettre de descendre la nappe phréatique dans les champs, afin que les conditions de sol soient propices à la culture. Les drains souterrains améliorent tant la santé du sol que sa structure permettant, éventuellement, d’augmenter les rendements de la culture. Une plante ayant les pieds dans l’eau en permanence sans en avoir besoin, est une plante malheureuse !

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CHRONIQUE/ La folie des semis

À tout bout de champ au printemps, les Québécois attendent la chaleur et le soleil avec impatience. Nos hivers, bien que beaux, ont tendance à s’étirer jusqu’en avril... Prenez juste cette année: le printemps s’est laissé désirer. Mais au champ, les producteurs ayant une érablière sortent à peine du bois que déjà ils se dépêchent à affronter le printemps… Pas le temps de niaiser!

Le printemps, c’est le retour à la terre. Tant en ville, avec les jardins carrés, les gazons qui verdissent et les plates-bandes à préparer, qu’en campagne, avec les semis à planifier, le fumier à sortir et le foin qui se met à pousser.

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Il n’y a pas de petits projets, que de bonnes idées!

CHRONIQUE/ À tout bout de champ, lorsque vient le temps d’évaluer l’admissibilité de projets agricoles, plusieurs futurs agriculteurs se butent à une réalité: le projet doit être d’une certaine envergure pour cadrer dans les programmes d’aide gouvernementale offerts. De belles initiatives locales, à petite échelle, peuvent ainsi ne jamais voir le jour... Aussi, l’Union des producteurs agricoles (UPA) est souvent critiquée pour ne représenter qu’un modèle d’entreprises ou de projets agricoles.

La mobilisation locale à l’échelle de la MRC de la Haute-Yamaska a, encore, récemment porté ses fruits. Conscients et soucieux de cette problématique et témoins de projets innovateurs et structurants, les principaux intervenants en milieu agricole y ont vu une solution, celle de créer un outil financier particulier. Et c’est comme ça que sont nés les Fonds de Microcrédit agricole de la Haute-Yamaska.

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Cohabitation sur la route: dégagez!

CHRONIQUE/ À tout bout de champ, quand revient le printemps, de grosses et de petites bêtes réapparaissent sur nos routes. La folie atteint chaque conducteur alors que tracteurs et vélos s’ajoutent à l’auto. Tous doivent maintenant cohabiter.

Sachez qu’un tracteur sur la route est en transit vers un champ. Il tournera possiblement très prochainement.

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Rapport d’impôt... et de phosphore

CHRONIQUE/ Avril est le mois où vous devez apporter votre boîte de chaussures de reçus et votre T-4 à votre comptable. Ce dernier cumule, à cette période de l’année, des heures supplémentaires pour vous produire votre rapport d’impôt annuel. Ce rapport, obligatoire, devra ensuite être transmis au gouvernement pour la fin du mois.

Les entreprises agricoles qui produisent ou épandent des matières fertilisantes doivent également s’en remettre au gouvernement à cette période-ci de l’année. Annuellement, le 15 mai, ils doivent fournir leur rapport... de phosphore!

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Les veines pleines d’eau d’érable

CHRONIQUE/ Mi-mars… Ça sent le printemps à plein nez! Mais qui dit mi-mars, dit aussi le moment de l’année préféré de nos amis les acériculteurs du Québec: le temps des sucres!

Avant de se sucrer le bec, laissez-moi me présenter.

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Réduction de pesticides: prêts avant le règlement

CHRONIQUE/ À tout bout de champ, lorsqu’est annoncé un règlement, nous sommes portés à croire qu’ENFIN, il y aura un changement dans les pratiques agricoles. À tort. Plusieurs entreprises agricoles sont actrices de changement, plaçant l’agronomie en tête de leur réflexion.

Le 19 février dernier, les détails de la plus récente réglementation du ministère de l’Environnement (MDDELCC) en termes de pesticides ont été annoncés. À coup de nécessité de recommandations/prescriptions pour l’utilisation de certains pesticides, de tenue obligatoire de registre d’application (herbicides, fongicides, insecticides et traitement de semences), elle vise la réduction des pesticides à haut indice de risque pour l’environnement (IRE) et la santé (IRS). Les agronomes et leurs clients peuvent donc conserver ces produits dans leur coffre à outils (certains pays ou états préfèrent les interdire) et les utiliser si leur nécessité est connue. On justifie l’utilisation d’un pesticide s’il y a menace de nuire aux rendements par un ennemi des cultures.

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Détresse dans le rang

CHRONIQUE/ Février n’est pas un mois facile en agriculture. En fait, février est dans quelle saison?

C’est connu, les entre-deux saisons laissent les agriculteurs seuls avec eux-mêmes, avec un peu moins d’ouvrage… et plus de temps pour penser. Penser seul, c’est aussi ruminer. De beaux projets peuvent naître ou le désespoir prendre racine. En fait, lorsque l’ouvrage coule à flots, rien n’a le temps de mal aller!

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Saint-Valentin et sexe

Maintenant que j’ai votre attention…

À tout bout de champ, lorsque vient le temps de la Saint-Valentin, me semble que les âmes se réchauffent et que les couples se rapprochent. À en croire ce que l’on voit dans les publicités et les réseaux sociaux, beaucoup d’effort sont mis pour faire de ce mois d’hiver, un moment où cupidon lance sa flèche. Curieuse, j’ai consulté l’Institut de la statistique du Québec pour y apprendre qu’il n’y a pas plus de naissances en novembre (faites vos calculs !) qu’à tout autre mois de l’année. En fait, les naissances sont stables d’un mois à l’autre (+/-8-9 %/mois). La période de septembre à novembre, qui est le trimestre des engagements où +/-50 % des mariages sont célébrés, ne semble pas non plus avoir d’effet sur la natalité. Quelles petites bêtes que nous sommes.