À tout bout de champ

Des guimauves de plastique au recyclage

CHRONIQUE / À tout bout de champ, on remarque de grosses guimauves blanches dans les champs de la région. Il s’agit de balles de foin récolté pour être ensilé. Ainsi l’ensilage, au lieu de se faire dans de grands silos, se produit directement au champ.

De savantes machineries enrobent dans un plastique résistant les balles de foin frais pour créer un environnement étanche où la fermentation a ensuite lieu. Le foin fermenté prend ainsi des saveurs que les ruminants adorent.

À tout bout de champ

Fleurs coupées: du champ à la table

CHRONIQUE / À tout bout de champ, quand l’été bat son plein, avoir un joli vase garni de fleurs colorées au centre de la table de la cuisine est un gage de bonheur. Qu’il vienne de chez le fleuriste ou des fossés, un beau bouquet a plusieurs autres vertus que le simple fait de parfumer la pièce. Celui-ci nous fait sourire et rêver. Il nous replonge dans toutes sortes de souvenirs…

Eh bien voilà qu’une industrie horticole locale et à ciel ouvert vient de s’installer à Granby pour combler la niche des fleurs coupées.

À tout bout de champ

L'apport des travailleurs étrangers

CHRONIQUE / Ce n’est pas juste au moment des fraises, des semis et des récoltes de légumes que les travailleurs étrangers sont indispensables pour aider nos entreprises agricoles locales à nous nourrir. Ils y contribuent majoritairement en élevage animal ou en production laitière, donc à longueur d’année. Est-ce qu’ils trouvent justement l’année longue ces étrangers ? Certainement. Laisser leur vie derrière eux temporairement et s’acclimater à notre culture et notre météo est un défi. Il s’agit malgré tout d’une formule gagnant-gagnant pour eux et leur employeur. Ils sont une main-d’œuvre qui est devenue avec les années une denrée rare, dont on ne voudrait pas se passer.

Ces travailleurs laissent derrière eux des projets en suspens. Des projets familiaux et ruraux. Leur famille profitera des sous rapportés par leur patriarche. Provenant principalement de fermes, leur exploitation est laissée à leur famille et, au retour, profitera d’investissement. Un producteur de lait lanaudois racontait, la fierté aux yeux et le cœur heureux, que son vaillant travailleur était revenu une année avec une photo le montrant fièrement devant… un tracteur ! Une récente acquisition faite grâce à son travail à l’étranger. 

La cohabitation. Qui ne trouverait pas difficile de cohabiter avec d’autres travailleurs ? C’est pourtant une réalité qui les attend. Fortement réglementés, mais malheureusement pas avec de hauts standards, les travailleurs étrangers n’ont pas tous droit au même confort de logement. Un travailleur au champ arrive sale, affamé et fatigué à la maison le soir. Douche, frigo et intimité nocturne ne sont pas des luxes à leur offrir. Par contre, plusieurs, logés à l’année, bénéficient de conditions rares dans leur pays (climatisation et toilette).

Pas n’importe qui s’improvise travailleur étranger. Il faut montrer patte très très blanche pour quitter, revenir et espérer quitter de nouveau leur pays. En demandant les visas, en passant les douanes, de vieilles histoires viennent parfois assombrir les projets. Toutes ces procédures peuvent heureusement être prises en charge pour l’employeur par des organismes en formule clé en main. ARIMÉ et la Fondation des Entreprises en Recrutement de Main-d’œuvre agricole étrangère (FERME) sont les principaux organismes qui coordonnent le recrutement de la main-d’œuvre étrangère temporaire. Ils simplifient la tâche administrative venant avec l’aide agricole. Ils offrent de prendre en charge le dossier complet de l’employeur, du pays étranger jusqu’au champ ! Un travail qui prend en moyenne 6 mois. D’après FERME, en 2017, 12 874 travailleurs étrangers ont mis les pieds au Québec. Et ce nombre semble augmenter annuellement.

Font-ils un bon travail ? En 2017*, on peut facilement croire que oui, car 86 % des travailleurs ont été rappelés par leur employeur. Une formule gagnant-gagnant ! D’où vient cette aide précieuse ? 45 % du Guatemala et 51 % du Mexique, tandis que 55 % des entreprises sollicitant leur aide proviennent du domaine de la production animale (avicole, bovine, canard, lait, porc). La pénurie de main-d’œuvre ne touche pas que l’agriculture. La qualité de leur travail incite maintenant les secteurs non agricoles à avoir recours à leur main. À preuve, les demandes ont augmenté de 55 % en 2017*.

Les agriculteurs locaux vous le diront, les travailleurs étrangers sont appréciés pour leur loyauté, leur fidélité et leur sens du travail bien fait. Les sacrifices qu’ils font à s’absenter du noyau familial pour mieux le soutenir sont admirables. C’est probablement d’ailleurs à cause de cela que le niveau d’attachement est parfois fort pour certaines familles québécoises. Lorsqu’un travailleur cohabite avec la famille pendant plusieurs mois, des liens amicaux sont créés, et les départs sont parfois déchirants. « On s’attache à ces petites bêtes-là ! », confiait un jour un agriculteur, avouant avoir versé des larmes au départ du travailleur.

Sont-ils pressés de retourner ? Ce travail leur permet d’offrir à leur famille restée au bercail une maison, un terrain, et d’envoyer leurs enfants à l’école. Eux, ils bénéficient d’un toit souvent mieux qu’à la maison et d’un travail dans des conditions technologiques inexistantes dans leur pays. Âgés entre 20 et 39 ans, plusieurs adoptent ce mode de vie de père en fils…certains depuis plus de 25 ans ! Ces hommes semblent tolérer d’être séparés de leur famille, mais n’oublions pas que chaque pays et surtout chaque époque économique ont leur culture et que le rôle paternel prend toute sorte de formes autres que la nôtre en 2019. Vous rappelez-vous nos grands-pères qui partaient au chantier ? 

« Patron, pourquoi tu pars les fins de semaine avec ton VR alors que tu as une grande maison confortable ? » « Patron, pourquoi nourrir tes chats et mettre du poison à rat à l’étable ? ». Qu’il n’est pas intéressant d’avoir des yeux externes pour observer nos étranges habitudes ou coutumes ?

Hola ! Allez à leur rencontre ! Quel bonheur d’engager la discussion lors d’une rencontre au Walmart ou à l’épicerie du coin. Nous leur sommes redevables de notre bol de fraises garni de crème fraîche ! 

Cette chronique est rendue possible grâce au soutien financier de l’UPA, celle du Réseau Agriconseils Montérégie et d’une aide financière du programme Prime-Vert du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec. 

Actualités

Un compromis pour sauver les oiseaux champêtres

CHRONIQUE/ « Pouvez-vous faire votre première coupe de foin à la mi-juillet pour sauver les oiseaux champêtres qui font leur nid au sol au printemps ? », a demandé, récemment, une biologiste aux agriculteurs du bassin versant du ruisseau Brandy de Granby.

Normalement, pour optimiser leur rendement, les fermes laitières/bovines procèdent à leur première coupe de foin à la fin de mai. Attendre à la mi-juillet était donc impossible. Pour éloigner les oiseaux des champs, pour les faire fuir, l’effarouchement est alors apparu comme un bon compromis. Une idée née de discussions avec les agronomes et agriculteurs. Mais qui veut courir devant une faucheuse ? La solution la plus simple a donc été de munir les tracteurs d’une barre d’effarouchement.

À tout bout de champ

Ils «s’aiment» enfin leurs semences !

CHRONIQUE / Dans un de ses contes, Fred Pellerin nous présente Baptiste La graine, vendeur de semences. Il les vendait «à la graine». Ce printemps toutefois, les semences arrivent et repartent de chez le semencier à coup de centaines de sacs de 25 kg, ou encore en vrac, car elles doivent être échangées à cause du retard de près de trois semaines que connaissent actuellement les agriculteurs.

C’est le début d’une histoire d’amour qui se terminera à l’automne, que l’on souhaite le plus tardif possible. La qualité de la préparation du sol, de l’ajustement du semoir et, particulièrement ,de la météo dicteront le succès des semis. Le reste, la semence, sa qualité, sa vigueur, sa compatibilité avec notre région, cela s’est joué l’an dernier, très loin d’ici.

À tout bout de champ

Un début de saison sans calendrier

CHRONIQUE / Ceux qui aiment planifier leurs activités selon un calendrier bien précis seraient malheureux dans le métier d’agriculteurs. On a beau passer l’hiver à planifier les dates de semis, les cultures par champ, le type de fertilisants à utiliser (organique ou minéral), le brûlage de précédents culturaux, etc., c’est toujours Dame Nature qui a le dernier mot.

Le froid retarde les semis. À l’exception des céréales (orge, blé, avoine), le maïs, le soya et la plupart des cultures maraîchères apprécient un sol dont la température demeure à 10 degrés Celsius. Mais la constante ne semble pas être la norme ce printemps, car nos tuques et nos gants tardent à prendre le chemin de la garde-robe en cèdre...

À tout bout de champ

De l’engrais organique sur la route

CHRONIQUE / Avec le beau temps qui arrive, c’est avec fébrilité que les voitures décapotables, motos et vélos prendront la route. Ils croiseront des tracteurs munis de herse ou de semoir. Mais cette année, ils croiseront peut-être davantage d’épandeurs à fumier que par les printemps passés...

Rempli d’engrais organique, les citernes de lisier seront prioritaires dans les travaux culturaux ce printemps. Vous vous souvenez de l’automne dernier? La neige qui a persisté dès novembre? Et l’hiver qui nous a amené plus de précipitations qu’à l’habitude? À l’automne, habituellement, plusieurs entreprises agricoles profitent de la récolte du maïs grain et de ces tonnes de résidus de culture laissés au champ pour y épandre et enfouir du lisier. Ils baissent ainsi le niveau de leur fosse afin d’avoir la capacité d’entreposage nécessaire jusqu’au printemps suivant.

Hebdo

Non merci pour vos poubelles!

CHRONIQUE/ À tout bout de champ, quand le printemps arrive et que la neige fond, on découvre de beaux trésors... Des objets délaissés à l’automne et rapidement recouverts de neige en novembre apparaissent, soudainement...

Malheureusement, les champs bordant les routes sont encore pris pour des poubelles. La Presse+ rapportait, le 20 mars dernier, que les coûts de ramassage des déchets sauvages aux abords des routes avaient bondi de 43 % depuis 2011 ! Difficile d’imaginer que des gens puissent, sans complexe, se débarrasser ainsi de détritus. Autrefois, on disait souvent que « ce qui ne se voyait pas ne faisait pas de mal », ce qui pouvait expliquer (sans pardonner toutefois) les déchets abandonnés dans les rivières ou les bois. Des cimetières de déchets habitent nos forêts et nous rappellent cette époque.

HEBDO

Quand le diable entre dans l’étable

CHRONIQUE/ L’hiver a été long, enneigé et froid. Il a malgré tout donné des sueurs froides à plusieurs propriétaires de bâtiments. En effet, de nombreux effondrements ou incendies ont décimé des étables, des troupeaux, de la génétique et des projets. Tout un chamboulement pour plusieurs familles œuvrant dans le domaine agricole.

Perdre l’ensemble de son troupeau est terrifiant. Le producteur laitier connaît par cœur les petites manies de ses vaches. Il a su monter la génétique de son troupeau en investissant dans la sélection de spécimens génétiquement enviables afin de parfaire des critères comme la docilité, la facilité à mettre bas, l’amélioration du système mammaire et la production laitière. Cela représente des années d’observations et des milliers de dollars d’investissements, et ce, sur plusieurs générations.

Hebdo

La famille Beaudry: des vies d’engagement

CHRONIQUE/ Le décès récent, le 1er mars dernier, d’Aldocia Parent-Beaudry, qui se trouvait à l’aube de ses 106 ans, nous a incité à mettre en valeur l’engagement communautaire de la grande famille Beaudry au fil du temps.

Mme Beaudry était la dernière survivante d’une lignée de bâtisseurs du monde agricole de la région de Granby.

Hebdo

Aux tubes ou au bucket?

CHRONIQUE/ À tout bout de champ, quand on raconte qu’on exploite une érablière, on se fait demander si on est «aux tubes ou à la chaudière»?

Dans le milieu, le débat porte souvent sur la charge de travail très différente que demande chaque méthode de collecte d’eau d’érable. Pour le consommateur, le débat tournera plutôt autour du goût.

Hebdo

L’héritage de Louis Robert

CHRONIQUE/ Ces jours-ci, à tout bout de champ dans plusieurs médias, on entend parler de l’histoire de Louis Robert, cet agronome fonctionnaire au ministère de l’Agriculture (MAPAQ), congédié pour avoir dénoncé l’ingérence de compagnies d’intrants agricoles dans la recherche publique sur les pesticides. Des enquêtes ont lieu et des changements seront sûrement apportés au sein des organisations concernées. Nous attendrons les impacts que cette histoire aura sur la pratique agronomique. En attendant, sur une note positive, il serait bien que nous nous rappelions des enseignements que nous avons reçus de lui.

La scène se passe au champ, le nez dans un trou aménagé pour donner une formation et une pelle à la main, pour analyser et discuter des bonnes pratiques agricoles autour d’un profil de sol.

Hebdo

L’amour: la « temps danse » agricole

CHRONIQUE/ Quand vient la Saint-Valentin, pourquoi ne pas se tourner vers les célibataires et leur proposer que… l’amour soit dans le pré ? Eh oui, ce qui sera in en 2019 sera l’amour rural, le vrai. Celui qui se passe en terrain agricole. Grâce à certaines émissions télévisées agricoles, c’est maintenant tendance d’être producteur agricole !

L’amour est dans le pré nous a présenté plusieurs célibataires et fait connaître leur réalité et ambitions. Les fermiers nous a présenté le mode vie et l’ambiance de travail d’une dynamique ferme maraîchère biologique. La semaine verte nous instruit depuis longtemps sur les multiples facettes agricoles et environnementales préoccupant différents groupes de personnes et touchant divers intérêts.

Hebdo

Quand les motoneiges tuent

CHRONIQUE/ Quoi de plus beau que de grands champs blancs à perte de vue dans les pleines agricoles ou les valons accidentés? Le paradis pour celui qui conduit une motoneige en hiver! À moins d’être agriculteurs ou propriétaires de centaines d’hectares, «virailler» dans les champs en motoneige est un privilège... mais parfois un sacrilège. Cela laisse des traces et tue les cultures.

D’intenses et de sérieuses négociations ont lieu chaque année entre les clubs locaux de motoneiges et les agriculteurs. Ils y conviennent des droits de passage afin de bâtir un sentier ou une route traversant rangs, villages et régions. Ce tourisme nordique est d’ailleurs fort lucratif pour plusieurs régions et nombreux commerces agrotouristiques.

Hebdo

Lettre des producteurs au père Noël

CHRONIQUE/ Cher père Noël, comme nous voulions avoir toute ton attention, nous avons décidé cette année de profiter du fait que ta tournée soit terminée pour te livrer la liste de cadeaux des agriculteurs.

Tu sais, les producteurs sont reconnaissants face aux citoyens qui souhaitent, et ce, de plus en plus, acheter des produits locaux. Ils le sont également face aux municipalités qui font l’effort de faciliter ce contact. Mais pour leurs élevages, malheureusement, faute d’abattoirs locaux et adaptés à de petits troupeaux, les bêtes parcourent des centaines de kilomètres pour se faire abattre avant de revenir dans les marchés.

Hebdo

Déjà l’hiver?

CHRONIQUE/ À tout bout de champ, quand la première neige apparaît, plusieurs se font surprendre. Alors que les marchands de ski-doo et les centres de ski crient au miracle, qu’en est-il de la réalité de nos agriculteurs?

Vous vous souvenez des automnes 2015-2016-2017? Ceux qui se prenaient pour l’été! Comparez par vous-même en jetant un coup d’oeil au tableau ici-bas.

Hebdo

Notre garde-manger: solidarité agricole

CHRONIQUE/ À tout bout de champ, en remplissant notre assiette ou au moment de passer à la caisse à l’épicerie, consciemment ou sans intention, nous exerçons un pouvoir économique et politique. Au lendemain de l’Accord États-Unis-Mexique-Canada (AEUMC) l’agriculture, particulièrement la production laitière, souffre d’avoir fait, encore une fois, les frais de cette nouvelle entente d’échange économique.

La communauté agricole a, dans ses rangs, des gens de passion et d’ambition. Souvent laissés à eux-mêmes sur leur ferme, dans leur rang, leur municipalité ou leur région depuis des générations, ils ont dans leurs gènes celui de l’organisation. Que ce soit pour réparer un équipement qui brise seulement le dimanche (évidemment!), pour organiser un marché public ou même pour développer une nouvelle entité de services agronomiques ou agroalimentaires, ils sont là.

Hebdo

Le sol: un garde-manger sous vos pieds

CHRONIQUE/ À tout bout de champ, on parle de rendement dans les champs. On les pousse à produire plus. À battre des records. Mais les plantes ont besoin de bien se nourrir pour bien pousser. Alors que certains croient que les plantes se nourrissent de CO2, la science agronomique nous confirme que les plantes s’alimentent des éléments nutritifs du sol tels que l’azote (N), le phosphore (P) et la potasse (K), principalement. Pour que pendant la saison hivernale nous puissions planifier la fertilisation et les correctifs à apporter au sol afin de satisfaire les besoins de la plante, une analyse de sol est nécessaire. Cette analyse vous informera des éléments disponibles pour la plante.

Il peut être intéressant ici de se rappeler quelques bases agronomiques. L’azote est nécessaire à la croissance foliaire, le phosphore au développement racinaire et la potasse, au renforcement de la plante, à la facilitation de la photosynthèse et à la régulation de l’eau, qui permet une plus grande résistance aux écarts de température. Hum ça, il me semble que nous y avons goûté cet été !

Hebdo

Prairie éternelle?

CHRONIQUE/ Qui n’a jamais rêvé d’être éternel ? À tout bout de champ, quand nous voyons un beau champ bien diversifié, nous espérons qu’il demeure ainsi pour la vie. Je parle ici de belles prairies remplies de légumineuses (luzerne, trèfle, lotier) et de graminées (mil, brome, seigle). Devant ce spectacle, tout le monde est heureux.

Le biologiste sera ravi, car la faune s’y accommode. L’environnementaliste sera comblé, car le sol est protégé d’un couvert végétal permanent réduisant à son maximum l’érosion. L’agronome sera contenté, car ce genre de prairie réduit considérablement les besoins en engrais et en pesticides. Les voisins seront séduits par l’odeur du foin coupé plusieurs fois par été et les motoneigistes profiteront de passage... si ce privilège leur est accordé par le propriétaire de l’endroit !

Hebdo

Les dangers de l’automne

CHRONIQUE/ À tout bout de champ, l’automne, les agriculteurs sont à la course pour terminer leurs cultures au champ. Récolte, épandage de fumier d’automne, semis d’engrais vert, nivellement, etc. Ça n’arrête jamais ! En plus de la longue liste de choses à faire, Dame Nature n’est souvent pas de la partie. Pluie et temps froid ne sont pas une bonne combinaison pour aller au champ. Les producteurs doivent s’armer de patience et quand le beau temps arrive, les journées sont très chargées ! Chargées aussi en dangers.

Mais y a-t-il tant de dangers en agriculture ?

Hebdo

Le temps des récoltes!

CHRONIQUE/ À tout bout de champ, l’automne, de grosses machineries envahissent les routes. Des tracteurs, des épandeurs, des moissonneuses, voire des semoirs. C’est le rush! Mais pourquoi autant de presse?

À partir de septembre, plusieurs cultures sont prêtes à être récoltées. Que ce soit le maïs ensilage, le foin, le soya, ou même le maïs grain, les cultures arrivent à maturité. Mais ces cultures, à quoi servent-elles?

Hebdo

Qu’est-ce que la gestion de l’offre?

CHRONIQUE/ À tout bout de champ, dans les médias, on entend parler de la gestion de l’offre. Ça semble être un gros dossier dans les négociations avec les États-Unis. Un gros dossier pour les producteurs agricoles. Un gros dossier pour les élections... Mais c’est quoi la gestion de l’offre?

Le principe est quand même simple. C’est un système implanté au Canada (entre autres!) pour gérer l’offre et la demande afin qu’il n’y a pas de manque ni de surplus de production, d’un bien particulier et, surtout, pour en stabiliser les prix.

Hebdo

Les taxes foncières et la ferme

CHRONIQUE/ À tout bout de champ, dans les entreprises agricoles, la rentabilité est un enjeu. Pour rester viable, celle-ci doit rester rentable financièrement, et ce, peu importe le domaine. Les intrants coûtent de plus en plus cher. La valeur des terres ne cesse d’augmenter et les revenus sont à la baisse. Le producteur a plusieurs outils pour augmenter sa rentabilité, mais il y a des facteurs incontrôlables comme la valeur du marché, la météo, le prix des terres et, inévitablement, les taxes foncières. Les taxes? Quel est le rapport?

Chaque entreprise agricole a un compte de taxes à payer, comme chacun d’entre nous. La partie «zone blanche», qui comprend la maison et le terrain du producteur, fonctionne comme pour chaque citoyen et le producteur paie la totalité de ses taxes.

Hebdo

La place de la relève agricole

CHRONIQUE/ À tout bout de champ, dans le domaine agricole, on demande aux producteurs s’ils ont de la relève. Les fermes agrandissent et les investissements sont dispendieux. Pourquoi?

De nos jours, pour qu’une ferme soit rentable, une équipe de professionnels gravitent autour des producteurs. Comptables, agronomes, ingénieurs, etc. Plusieurs partenaires sont souvent nécessaires pour qu’une ferme puisse évoluer à long terme. Le prix des terres grimpe, les intrants sont chers et, souvent, malheureusement, les revenus sont à la baisse. Comment faire alors pour rester rentable?

Le Plus

Comment la canicule affecte l’agriculture

À tout bout de champ, au mois de juillet, des canicules tombent sur le Québec. La dernière que nous avons eue fut longue et éprouvante pour bien des personnes, mais qu’en est-il dans le monde agricole ?

Dans le domaine des productions animales, les canicules ne sont généralement pas une bonne nouvelle. Que ce soit des animaux à quatre pattes ou à deux pattes, aucun n’apprécie les grandes chaleurs. Généralement, ça peut entraîner une perte de rendement qui peut être notable dépendamment des situations. L’important dans les grosses chaleurs, c’est la ventilation ! Plus il y en a, moins les animaux vont souffrir. Évidemment, il faut qu’il y ait aussi de l’eau à volonté et un endroit ombragé pour que les animaux puissent se reposer et se rafraîchir. L’air climatisé n’est pas une option dans de gros bâtiments d’élevage. Si nous on cuit au soleil, imagez une grosse bête pleine de poils ! Il y a malheureusement eu des décès dans des troupeaux dus à ces grosses chaleurs, surtout chez les monogastriques comme la volaille ou les porcs, malgré toute la volonté des producteurs. Au plan de la production laitière par exemple, ce fut une baisse de lait considérable par endroit qui a eu lieu. C’est un coup direct au portefeuille des entreprises québécoises et parfois la remontée est lente. Reconstruire un troupeau peut être dispendieux et difficile. Pendant ce temps, le manque d’animaux creuse un trou dans l’année financière…

Hebdo

Biodiversité en milieu agricole, un mythe?

CHRONIQUE/ À tout bout de champ, en milieu agricole, on ne voit que de grandes étendues de champ avec une seule culture. Maïs, soya, petits fruits. La biodiversité en milieu agricole, est-ce possible ?

Dans les villes et les banlieues, beaucoup d’efforts sont mis pour attirer les pollinisateurs et les différentes espèces d’animaux, comme les oiseaux champêtres, les chauves-souris ou les amphibiens. Des aménagements d’eau, différentes variétés de fleurs ou des abris/nichoirs aident la nature à survivre. Est-ce qu’autant d’efforts sont déployés en milieu agricole ?

Hebdo

Le rhume des foins

CHRONIQUE/ À tout bout de champ, l’été, arrive le rhume des foins. Celui-ci peut affecter des milliers de personnes, et ce, en très peu de temps. Mais le foin justement, à quoi sert-il?

Le foin sert à nourrir des animaux: vaches laitières, bovins de boucheries, chèvres et chevaux.

Hebdo

Du poison, les pesticides?

CHRONIQUE/ À tout bout de champ, en milieu agricole, on peut voir des arroseuses fonctionner à quelques reprises dans les cultures durant l’été. Mais ces arrosages, c’est quoi au juste ?

Ce sont des pesticides, que ce soit des herbicides, des insecticides ou des fongicides. Comme en ville dans nos terrains gazonnés, les producteurs veulent le moins possible de mauvaises herbes dans leurs champs. Pour se débarrasser des mauvaises herbes, ils utilisent donc des herbicides. Pour se débarrasser des insectes, ils ont recours aux insecticides et, finalement, contre les maladies (champignons), ils emploient des fongicides.

Hebdo

À quoi sert un drain ?

CHRONIQUE/ À tout bout de champ, au printemps, on voit les fossés se remplir d’eau après la fonte des neiges et des pluies. Celle-ci s’écoule parfois très vite et on peut voir des débordements de rivières et de cours d’eau.

Sur les terrains en ville, les maisons sont aménagées avec des drains français pour éliminer tout risque d’inondation des sous-sols et permettre le drainage du terrain. En campagne, les drains agricoles sont aussi très utiles. Ceux-ci sont installés en profondeur pour permettre de descendre la nappe phréatique dans les champs, afin que les conditions de sol soient propices à la culture. Les drains souterrains améliorent tant la santé du sol que sa structure permettant, éventuellement, d’augmenter les rendements de la culture. Une plante ayant les pieds dans l’eau en permanence sans en avoir besoin, est une plante malheureuse !

Hebdo

CHRONIQUE/ La folie des semis

À tout bout de champ au printemps, les Québécois attendent la chaleur et le soleil avec impatience. Nos hivers, bien que beaux, ont tendance à s’étirer jusqu’en avril... Prenez juste cette année: le printemps s’est laissé désirer. Mais au champ, les producteurs ayant une érablière sortent à peine du bois que déjà ils se dépêchent à affronter le printemps… Pas le temps de niaiser!

Le printemps, c’est le retour à la terre. Tant en ville, avec les jardins carrés, les gazons qui verdissent et les plates-bandes à préparer, qu’en campagne, avec les semis à planifier, le fumier à sortir et le foin qui se met à pousser.