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Déjà l’hiver?

CHRONIQUE/ À tout bout de champ, quand la première neige apparaît, plusieurs se font surprendre. Alors que les marchands de ski-doo et les centres de ski crient au miracle, qu’en est-il de la réalité de nos agriculteurs?

Vous vous souvenez des automnes 2015-2016-2017? Ceux qui se prenaient pour l’été! Comparez par vous-même en jetant un coup d’oeil au tableau ici-bas.

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Notre garde-manger: solidarité agricole

CHRONIQUE/ À tout bout de champ, en remplissant notre assiette ou au moment de passer à la caisse à l’épicerie, consciemment ou sans intention, nous exerçons un pouvoir économique et politique. Au lendemain de l’Accord États-Unis-Mexique-Canada (AEUMC) l’agriculture, particulièrement la production laitière, souffre d’avoir fait, encore une fois, les frais de cette nouvelle entente d’échange économique.

La communauté agricole a, dans ses rangs, des gens de passion et d’ambition. Souvent laissés à eux-mêmes sur leur ferme, dans leur rang, leur municipalité ou leur région depuis des générations, ils ont dans leurs gènes celui de l’organisation. Que ce soit pour réparer un équipement qui brise seulement le dimanche (évidemment!), pour organiser un marché public ou même pour développer une nouvelle entité de services agronomiques ou agroalimentaires, ils sont là.

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Le sol: un garde-manger sous vos pieds

CHRONIQUE/ À tout bout de champ, on parle de rendement dans les champs. On les pousse à produire plus. À battre des records. Mais les plantes ont besoin de bien se nourrir pour bien pousser. Alors que certains croient que les plantes se nourrissent de CO2, la science agronomique nous confirme que les plantes s’alimentent des éléments nutritifs du sol tels que l’azote (N), le phosphore (P) et la potasse (K), principalement. Pour que pendant la saison hivernale nous puissions planifier la fertilisation et les correctifs à apporter au sol afin de satisfaire les besoins de la plante, une analyse de sol est nécessaire. Cette analyse vous informera des éléments disponibles pour la plante.

Il peut être intéressant ici de se rappeler quelques bases agronomiques. L’azote est nécessaire à la croissance foliaire, le phosphore au développement racinaire et la potasse, au renforcement de la plante, à la facilitation de la photosynthèse et à la régulation de l’eau, qui permet une plus grande résistance aux écarts de température. Hum ça, il me semble que nous y avons goûté cet été !

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Prairie éternelle?

CHRONIQUE/ Qui n’a jamais rêvé d’être éternel ? À tout bout de champ, quand nous voyons un beau champ bien diversifié, nous espérons qu’il demeure ainsi pour la vie. Je parle ici de belles prairies remplies de légumineuses (luzerne, trèfle, lotier) et de graminées (mil, brome, seigle). Devant ce spectacle, tout le monde est heureux.

Le biologiste sera ravi, car la faune s’y accommode. L’environnementaliste sera comblé, car le sol est protégé d’un couvert végétal permanent réduisant à son maximum l’érosion. L’agronome sera contenté, car ce genre de prairie réduit considérablement les besoins en engrais et en pesticides. Les voisins seront séduits par l’odeur du foin coupé plusieurs fois par été et les motoneigistes profiteront de passage... si ce privilège leur est accordé par le propriétaire de l’endroit !

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Les dangers de l’automne

CHRONIQUE/ À tout bout de champ, l’automne, les agriculteurs sont à la course pour terminer leurs cultures au champ. Récolte, épandage de fumier d’automne, semis d’engrais vert, nivellement, etc. Ça n’arrête jamais ! En plus de la longue liste de choses à faire, Dame Nature n’est souvent pas de la partie. Pluie et temps froid ne sont pas une bonne combinaison pour aller au champ. Les producteurs doivent s’armer de patience et quand le beau temps arrive, les journées sont très chargées ! Chargées aussi en dangers.

Mais y a-t-il tant de dangers en agriculture ?

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Le temps des récoltes!

CHRONIQUE/ À tout bout de champ, l’automne, de grosses machineries envahissent les routes. Des tracteurs, des épandeurs, des moissonneuses, voire des semoirs. C’est le rush! Mais pourquoi autant de presse?

À partir de septembre, plusieurs cultures sont prêtes à être récoltées. Que ce soit le maïs ensilage, le foin, le soya, ou même le maïs grain, les cultures arrivent à maturité. Mais ces cultures, à quoi servent-elles?

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Qu’est-ce que la gestion de l’offre?

CHRONIQUE/ À tout bout de champ, dans les médias, on entend parler de la gestion de l’offre. Ça semble être un gros dossier dans les négociations avec les États-Unis. Un gros dossier pour les producteurs agricoles. Un gros dossier pour les élections... Mais c’est quoi la gestion de l’offre?

Le principe est quand même simple. C’est un système implanté au Canada (entre autres!) pour gérer l’offre et la demande afin qu’il n’y a pas de manque ni de surplus de production, d’un bien particulier et, surtout, pour en stabiliser les prix.

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Les taxes foncières et la ferme

CHRONIQUE/ À tout bout de champ, dans les entreprises agricoles, la rentabilité est un enjeu. Pour rester viable, celle-ci doit rester rentable financièrement, et ce, peu importe le domaine. Les intrants coûtent de plus en plus cher. La valeur des terres ne cesse d’augmenter et les revenus sont à la baisse. Le producteur a plusieurs outils pour augmenter sa rentabilité, mais il y a des facteurs incontrôlables comme la valeur du marché, la météo, le prix des terres et, inévitablement, les taxes foncières. Les taxes? Quel est le rapport?

Chaque entreprise agricole a un compte de taxes à payer, comme chacun d’entre nous. La partie «zone blanche», qui comprend la maison et le terrain du producteur, fonctionne comme pour chaque citoyen et le producteur paie la totalité de ses taxes.

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La place de la relève agricole

CHRONIQUE/ À tout bout de champ, dans le domaine agricole, on demande aux producteurs s’ils ont de la relève. Les fermes agrandissent et les investissements sont dispendieux. Pourquoi?

De nos jours, pour qu’une ferme soit rentable, une équipe de professionnels gravitent autour des producteurs. Comptables, agronomes, ingénieurs, etc. Plusieurs partenaires sont souvent nécessaires pour qu’une ferme puisse évoluer à long terme. Le prix des terres grimpe, les intrants sont chers et, souvent, malheureusement, les revenus sont à la baisse. Comment faire alors pour rester rentable?

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Comment la canicule affecte l’agriculture

À tout bout de champ, au mois de juillet, des canicules tombent sur le Québec. La dernière que nous avons eue fut longue et éprouvante pour bien des personnes, mais qu’en est-il dans le monde agricole ?

Dans le domaine des productions animales, les canicules ne sont généralement pas une bonne nouvelle. Que ce soit des animaux à quatre pattes ou à deux pattes, aucun n’apprécie les grandes chaleurs. Généralement, ça peut entraîner une perte de rendement qui peut être notable dépendamment des situations. L’important dans les grosses chaleurs, c’est la ventilation ! Plus il y en a, moins les animaux vont souffrir. Évidemment, il faut qu’il y ait aussi de l’eau à volonté et un endroit ombragé pour que les animaux puissent se reposer et se rafraîchir. L’air climatisé n’est pas une option dans de gros bâtiments d’élevage. Si nous on cuit au soleil, imagez une grosse bête pleine de poils ! Il y a malheureusement eu des décès dans des troupeaux dus à ces grosses chaleurs, surtout chez les monogastriques comme la volaille ou les porcs, malgré toute la volonté des producteurs. Au plan de la production laitière par exemple, ce fut une baisse de lait considérable par endroit qui a eu lieu. C’est un coup direct au portefeuille des entreprises québécoises et parfois la remontée est lente. Reconstruire un troupeau peut être dispendieux et difficile. Pendant ce temps, le manque d’animaux creuse un trou dans l’année financière…