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Naéva, ma princesse, mon ange : un livre porteur d’espoir

Les souvenirs, comme les paroles, s’envolent, mais les écrits restent. Pour ne jamais oublier et pour témoigner de la grandeur de l’héritage laissé par sa fille, Josée Drapeau a couché leur grande histoire d’amour sur papier. Le dimanche 17 décembre, elle lancera Naéva, ma princesse, mon ange. Le genre de livre qu’elle aurait aimé lire alors qu’elle et son conjoint se trouvaient en plein cauchemar.

« J’aurais aimé qu’on m’enveloppe d’une paix », se souvient Josée, qui témoigne avec ouverture, générosité et sagesse des 17 mois qu’elle et son amoureux Yannick ont passés avec leur fille. 

« En publiant, je voulais donner espoir, dit-elle. Au début, ma démarche était thérapeutique, mais au fil du temps, j’ai voulu laisser quelque chose. Donner espoir. Par ce livre, je souhaite accompagner les gens dans leurs épreuves, et pas seulement la perte d’un enfant. Tout le monde vit des épreuves, des embuches. »

Le 23 février prochain, cela fera cinq ans que Naéva s’est envolée, emportée par une maladie dégénérative, une leucodystrophie de type Krabbe. Elle avait 17 mois.

« Je doutais vraiment de mes capacités de survivante, raconte Josée. Au diagnostic, on venait de m’amputer du cœur. J’étais certaine de mourir avant elle. J’aurais aimé, à ce moment-là, lire un livre qui me disait que j’allais m’en sortir. Que ça n’allait pas être facile, mais que j’allais m’en sortir, car je n’y croyais pas. »

« C’est plate de se faire dire qu’après une épreuve on est plus forts, mais c’est un fait, poursuit-elle. Il faut croire en nos capacités en tant qu’être humain et comme ça, on va plus loin. Il faut juste décider d’attacher nos souliers. »

Foncer

Son bouquin, Josée le voit comme une tape dans le dos à ceux et celles qui traversent un moment difficile. Elle le répète plusieurs fois en entrevue : Yannick et elle ne sont pas plus forts que n’importe qui. Ils ont tout simplement choisi de quelle façon ils allaient, ensemble, traverser leurs tempêtes. « On était deux sous le même parapluie », illustre-t-elle d’ailleurs souvent pour parler de leur façon d’aborder la maladie de leur fille. Josée qualifie son conjoint de refuge, de meilleur ami.

« On porte tous ça en nous, insiste celle qui gère désormais son propre service de garde en milieu familial. J’aimerais que les gens comprennent qu’ils ont le pouvoir d’aller puiser dans leurs ressources. Qu’il faut foncer. »

Partager son vécu, donner espoir et dire qu’il est, effectivement, possible de survivre à la pire des douleurs, c’est la mission qu’elle entend poursuivre avec son livre publié aux Éditions de la francophonie. Pour pousser l’expérience plus loin, elle travaille à développer une conférence sur les legs qui naissent d’une épreuve à la base inexplicable. Aussi, elle signera bientôt des textes pour le site Parents orphelins, de l’Association des parents vivant un deuil périnatal. 

« Je vais suivre la vague, indique-t-elle, rayonnante. Si les gens ont besoin, je vais être là. Il faut se grounder. Les gens ont besoin de revenir à l’essentiel et de vivre le moment présent. Ça, c’est l’héritage que nous a laissé notre fille. »

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Une approche qui fait boule de neige

Habitée par une histoire de Noël rocambolesque qui met le pôle Nord sens dessus dessous, l’auteure jeunesse Valérie Fontaine a, tout bonnement, revisité le concept de calendrier de l’Avent. Dans le sien, les portes s’ouvrent sur les autres et derrière il y flotte une douce odeur de chocolat chaud et de biscuits à partager...

« J’ai vraiment mis le pied dans quelque chose de plus grand que moi ! », lance-t-elle en riant.

Valérie Fontaine est auteure jeunesse. Alors qu’elle présentait son petit dernier au Salon du livre de Montréal en novembre dernier, l’histoire d’un joyeux fouillis pris au royaume du père Noël l’a soudainement envahie. « Tout ça est né d’un concours de circonstances, raconte la mère de trois enfants. Il fallait que je l’écrive. C’était un besoin ! »

Un peu tard pour se faire éditer avant le temps des Fêtes, elle décide malgré tout de se lancer. Un reportage sur la Fée du Mile-End, l’artiste Patsy Van Roost, présenté sur Ici Tou.tv, vient alors allumer une étincelle.

« Dans son calendrier de l’Avent, il n’y avait pas de chocolat, mais l’adresse de ses voisins... », raconte Valérie, emballée.

Il ne lui en fallait pas plus pour lancer un projet semblable dans son quartier. Son histoire, intitulée Qui est le vrai père Noël, elle l’a divisée en 23 pages. Ensuite, elle a trouvé 23 familles qui, chaque jour à tour de rôle jusqu’au 24 décembre, allaient afficher à leur porte un bout de son conte mettant en vedette le légendaire barbu, ses lutins, ses rennes et une armée de bonshommes en pain d’épices. 

« En une journée, j’avais mes 23 familles, dit-elle. Le but, c’est d’amener les gens à lire, c’est clair, et à faire de belles rencontres. C’est directement lié à tout ce que j’aime dans la vie. À mes valeurs. »

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Spectacle Donner au suivant pour Noël : une note d’espoir

En juin 2015, Mélanie Brodeur organisait le spectacle Unissons nos voix dans l’église de son patelin au profit d’une fondation qui lui avait tendu la main au moment où elle en avait le plus besoin. Deux ans et demi plus tard, elle remet ça. À l’aube des Fêtes, elle invite les gens au concert Donner au suivant pour Noël, qui fera une fois de plus vibrer les murs de l’église de Saint-Paul-d’Abbotsford et alimenter les coffres des Enfants de l’Opéra.

Mélanie Brodeur aime chanter et donner. Ajoutez à cela le fait d’avoir grandi dans une famille où la notion de partage était importante, il n’en fallait pas plus à la mère de quatre enfants pour s’activer à mettre sur pied un spectacle-bénéfice. Un concert qui transportera les gens dans l’esprit des Fêtes, en toute simplicité. « C’est fait avec notre cœur et sans artifices », souligne celle qui chante depuis des années.

D’ailleurs, grâce à son amour de la musique, Mélanie a lancé sa propre chorale. Elle et ses choristes seront donc sur scène ce soir-là. Avec eux, la chorale des enfants de l’école primaire internationale Micheline-Brodeur de Saint-Paul, la pianiste de l’église, Marie Beaumont, et deux jeunes joueuses de flûte traversière de l’école secondaire P.-G.-Ostiguy de Saint-Césaire.

« Les gens ne vont presque plus à l’église, regrette Mélanie. Ça serait beau de la voir pleine pour les Fêtes. Le spectacle se veut un moment de partage, d’amour et d’espoir. »

Parlant de partage, Mélanie prévoit présenter un joli duo en compagnie de sa fille Anna-Rose, sept ans. Ensemble, elles chanteront Petit garçon, une chanson tirée de l’album de Noël de Carmen Campagne.

« La chorale de l’école compte 50 enfants ! , se réjouit l’instigatrice du projet. Je trouve ça tellement beau et touchant de les entendre. En participant ainsi, ils chantent peut-être pour venir en aide à un ami de leur classe... C’est une belle chaîne. »

Depuis 2011, la Fondation Les Enfants de l’Opéra travaille à donner aux enfants des municipalités d’Ange-Gardien, Rougemont, Sainte-Brigide, Saint-Césaire et Saint-Paul-d’Abbotsford la possibilité de développer leur plein potentiel. Elle leur donne la chance de réaliser leur projet de développement personnel que des circonstances matérielles ou familiales ne peuvent permettre.

Les billets pour le spectacle, qui sera présenté le jeudi 21 décembre à 18 h 30, sont 5 $ par personne. Ils sont disponibles à l’hôtel de ville de Saint-Paul-d’Abbotsford, à l’école du village et à la porte de l’église le soir du concert. C’est gratuit pour les enfants de dix ans et moins. Tous les profits de la soirée seront remis à la Fondation Les Enfants de l’Opéra. Sur place aura également lieu le tirage de nombreux prix de présence alléchants.

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Faciliter l’accès à l’éducation, un voyage à la fois

Jusqu’où peut-on aller avec 20 $ dans nos poches ? À cette question, un groupe d’enseignants à la retraite de la région qui fait de l’aide humanitaire depuis des années répondra inévitablement « jusqu’à Massachapa ! »

Avec 15 $, un Canadien peut acheter le matériel scolaire nécessaire pour une année à un enfant nicaraguayen et de la nourriture pour sa famille pour deux semaines. « C’est le prix d’un repas au restaurant ! », illustre Pierrette Langlois.

Avec son mari Jocelyn Desrochers, leurs amis Louise et Pierre Couture, ainsi que d’autres anciens profs coopérants, la dynamique dame se rend depuis 11 ans dans la région de Massachapa, au Nicaragua, pour mettre encore plus de soleil dans la vie des enfants qui y fréquentent l’école primaire.

Après avoir adopté deux écoles lors d’un premier voyage en 2006, le groupe en parraine aujourd’hui huit. Au total, chaque mois de février, les voyageurs aident entre 900 et 1000 enfants. En plus de recevoir crayons, aiguisoir, papier, règles, gommes à effacer, etc. pour commencer l’année, les petits reçoivent tous cinq livres de riz, autant de fèves et un litre d’huile végétale. 

En 11 ans, le groupe a remis l’équivalent de 77 191 $ aux enfants de cette région. « Et on est toujours présents au moment de la distribution », insiste Mme Langlois. Cela se fait en une journée. »

Une logistique qui s’est installée au fil du temps grâce à la précieuse collaboration du Dr Mena et de l’enseignante Alba Teresa de Massachapa. Ils agissent tous deux comme coordonnateurs volontaires pour le groupe de Québécois. 

En plus de la nourriture et du matériel scolaire destinés aux enfants, celui-ci fournit du matériel médical à la clinique du coin, de la peinture aux écoles, des pupitres et du matériel pédagogique. Une année, les enseignants et les médecins de l’endroit ont reçu des ordinateurs. Une autre, l’ambulance de la clinique a été munie d’un défibrillateur. Pour chaque école des puits ont été creusés et lors de chaque voyage, vêtements, jouets, lunettes, médicaments, etc. sont distribués sur place. Le tout grâce, entre autres, à une collaboration avec Air Transat.

« C’est une très belle œuvre », souligne Pierre Couture, qui est de l’aventure Nicaragua depuis le tout début.

Une expérience « enrichissante », s’entendent pour dire les quatre piliers fondateurs du projet. « Ça apporte beaucoup d’amitiés, indique Jocelyn Desrochers. Moi, là-bas c’est ma deuxième famille. »

Pour faire un don en argent avant le départ du groupe en février, vous pouvez joindre Jocelyn Desrochers ou Pierrette Langlois à jodes1948@outlook.com

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Pleins feux sur la confiance en soi

Gabrielle Pitre et Juliette Janani présentent chacune une poignée de main solide. Visiblement, les deux élèves de cinquième secondaire à l’école J.-H.-Leclerc ont confiance en elles. Comme cela n’est pas inné en chaque personne, elles ont décidé d’explorer le phénomène dans le cadre de leur projet personnel. Le jeudi 14 décembre, elles dévoileront le fruit de leurs recherches.

Inscrites au Programme d’éducation internationale, Gabrielle et Juliette ont décidé d’explorer le sujet de la confiance en soi, surtout chez les filles, chacune à leur façon. Un sujet fort d’actualité, surtout à la suite du phénomène #Moiaussi, qui a mené de nombreuses personnes, dont beaucoup de femmes, à s’identifier comme victimes de violence sexuelle au cours des derniers mois. « Avoir confiance en soi est un critère quand vient le temps de dénoncer », reconnaît Gabrielle, qui avait toutefois choisi de fouiller ce sujet bien avant qu’il soit ainsi dans l’air du temps.

Ses recherches, elle les a lancées l’an dernier. Ainsi, elle a découvert que le manque de confiance touchait davantage les filles que les garçons. D’où sa volonté de leur donner des trucs pour faire augmenter leur estime personnelle. Pour ce faire, elle a fait appel à la conférencière, coach familiale et auteure Linda Cusson de Granby, pour qu’elle vienne offrir une conférence sur le sujet. (voir encadré). Ce soir-là, un kiosque sera érigé sur place, des dépliants seront distribués et un photobooth sera mis à la disposition des visiteurs.

« Je veux définir et expliquer ce qu’est la confiance en soi, aborder les pensées à éviter qui jouent sur la confiance et donner des exemples de pensées positives qui peuvent l’améliorer », insiste Gabrielle, qui ne cache pas avoir « une grande force de caractère. »

Une chanson pour l’occasion

De son côté, Juliette, elle, a décidé de se lancer dans la composition d’une chanson sur le thème de la confiance en soi. Sur un air déjà existant, elle a couché des paroles pour transmettre un message aux jeunes comme aux moins jeunes.

« Par la musique, on peut ressentir les chose, fait remarquer la jeune fille. Pour notre projet personnel, on nous suggère de traiter d’un sujet qu’on aime pour toutefois apprendre quelque chose de nouveau. Moi, je ne savais pas comment composer une chanson. J’ai fait mes recherches ! »

Cette chanson, c’est son ami Arnaud Quintal-Émard qui la chantera. 

L’événement sur la confiance en soi aura lieu le jeudi 14 décembre, à 18 h 30, à l’auditorium de l’école secondaire J.-H.-Leclerc. C’est 5 $ par personne. Ce montant sera remis à une cause touchant les femmes, a tenu à souligner Gabrielle.

Le yoga dans tous ses états

Voir le positif

CHRONIQUE / Nous sommes dans une ère où il y a beaucoup de négatif.

Voir le positif, conserver sa sérénité à travers tous les événements que l’on peut vivre est tout un exploit !

Chaque siècle regorge de son lot d’événements catastrophes, mais au-delà de cet état de fait, dans notre vie, dans notre petit quotidien, il est très facile de se laisser submerger même par un tout petit incident.

Ma fille de 16 ans est revenue de l’école découragée se disant dégoutée des commentaires « poches » qu’elle pouvait recevoir en une journée. « Les gens n’ont rien d’autre à faire que de passer leur temps à dire des commentaires négatifs sur les autres ? Et ce qui me choque le plus, c’est que même si je vis plein de belles choses, c’est LE commentaire négatif dont je vais me souvenir ! », m’a-t-elle dit. 

C’est vrai ! Il suffit d’une toute petite chose, d’une mauvaise nouvelle, d’un échec, pour balayer immédiatement tout le beau que l’on vit.

Il semblerait que nous, les humains, soyons conçus avec cette faculté de réagir plus fortement aux circonstances négatives. C’est d’ailleurs ce qui a permis à nos ancêtres de survivre.

Certaines études ont démontré que, psychologiquement parlant, les événements négatifs prennent en nous trois fois plus d’importance que les événements positifs. C’est dommage, car cela peut vraiment augmenter le stress quotidien et miner notre joie de vivre.

La question est donc : comment surmonter cette tendance à toujours retenir ce qui va mal et à négliger ce qui nous arrive de bien ?

Voici quelques pistes de solution.

• Profitons des bons moments. Il semblerait que si les événements négatifs s’ancrent instantanément dans notre esprit, les moments positifs, eux, ont besoin de 5 à 20 secondes pour être assimilés émotionnellement. Alors, quand quelque chose de bien nous arrive, soyons conscients et profitons-en au maximum.

• Exprimons notre joie. Une idée très intéressante trouvée sur Facebook et qu’on a choisi de faire en famille. On commence par se trouver un joli bocal vide. Chaque jour, on y ajoute une note avec une bonne chose qui nous est arrivée. Le mois suivant, on vide le pot et on constate le merveilleux mois que nous avons passé. Cela peut se faire sur une année en y mettant un mot par semaine. Ça remet les choses en perspective !

• Déconnectons-nous. Si les mauvaises nouvelles nous affectent, prendre une pause du téléjournal ou des médias sociaux fait beaucoup de bien.

• Prendre du recul. Nous surestimons souvent l’événement négatif en question (surtout à 4 h du matin !). S’accorder quelques minutes pour prendre un peu de distance et essayer d’évaluer précisément ce qui vient de nous arriver.

• Lorsque survient un moment moins joyeux, restons connectés à nos sensations, à notre respiration. Les événements ne changeront pas, mais notre façon de les accueillir, oui.

En ce moment de l’année, je vous souhaite beaucoup d’amour, de partage et de positif.

On se revoit en janvier !

Namasté !

Trésors vivants

Le boucher masqué qui embroche ses proies

CHRONIQUE / Entre la mi-novembre et la mi-mars, un visiteur singulier fait son apparition dans les clairières enneigées du CINLB et sur les berges glacées du lac Boivin.

De couleur gris perle, avec des ailes noires marquées de blanc, la pie-grièche boréale est un oiseau qui se donne des allures d’oiseau de proie, sans en être véritablement un. Elle appartient en effet à l’ordre des passériformes, comme les mésanges, les bruants ou les geais. Elle est presque aussi grande que le merle d’Amérique. Sa tête est barrée d’un masque et sa longue queue noire lisérée de blanc est arrondie à son extrémité. Mais son bec est recourbé comme celui des rapaces et ses mœurs s’apparentent à ceux des éperviers et des faucons. C’est un oiseau vorace, qui doit ingurgiter environ les deux tiers de son poids en nourriture chaque jour. Il se nourrit principalement de petits mammifères, comme les mulots, les souris ou les musaraignes, mais aussi de petits oiseaux chanteurs, comme les mésanges, les bruants, les sizerins ou les roselins. 

Souvent perché à la cime des arbres, il fonce sur ses proies qu’il poursuit jusque dans les fourrés et leur perce le crâne de son bec. Il tue plus de proies qu’il n’en mange sur le coup, car il s’en fait des réserves qu’il empale sur des épines ou des barbelés ou qu’il coince dans la fourche d’une branche. Comme les rapaces, il régurgite en petites boulettes les os et les poils qui ont été avalés. Son nom scientifique, lanius borealis, signifie « le boucher du Nord ».

L’aire de nidification de la pie-grièche boréale s’étend du nord du Labrador jusqu’à l’Alaska, entre le 50e et le 70e parallèle, et elle ne fréquente le sud du Québec qu’en hiver, généralement en solitaire. Elle niche en avril-mai dans la toundra et n’a généralement qu’une couvée contenant en moyenne six et sept oisillons. Le mâle courtise la femelle en lui présentant des proies et en lui sifflant un chant mélodieux et complexe, comparable à celui des moqueurs. Il continue de lui apporter régulièrement de la nourriture après l’accouplement et tout au long de la couvaison.

MICHEL AUBÉ,

VICE-PRÉSIDENT DU CINLB ET PROFESSEUR RETRAITÉ DE L’UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE

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En avant la musique!

Chaque semaine depuis des années, l’hebdo Le Plus annonce les nombreuses soirées dansantes « en ligne, avec partenaire et sociale » organisées dans les divers clubs d’âge d’or et FADOQ environnants. Partout sur le territoire, ces trois styles n’ont plus de secret pour les personnes de 50 ans et plus. Les week-ends, DJ Rita Fontaine, Mario Dulude et Nicole Stratford, Jacques Therrien, DJ Muriel, Brian Horner, Suzanne Parent et Mario Côté enchaînent classiques et nouveautés pour leur permettre de se déhancher. Rencontre avec ceux qui font bouger retraités et personnes âgées.

Les vendredis soirs, il n’est pas rare de voir Murielle Verreault quitter la maison avec son ordinateur sous le bras, ses jeux de lumières, ses haut-parleurs et son mixer. La dame, qui vient tout juste d’avoir 72 ans, est DJ. À entendre son dynamisme derrière son doux accent du Nouveau-Brunswick, on devine qu’avec elle aux commandes d’une soirée dansante, le party doit lever !

L’aventure de DJ Muriel a commencé en Floride, en 2006. À l’époque, elle enseignait la danse. Au fil du temps, elle s’est mise à animer des soirées dansantes, surtout de danse en ligne. Son nom s’est tranquillement mis à circuler dans le milieu, lui amenant divers contrats dans les clubs d’âge d’or et autres organismes et regroupements de la région. Encore aujourd’hui, elle enseigne et anime, autant à Granby que dans les villes environnantes. 

« J’adore danser ! », lance celle qui est d’ailleurs membre de Prodel et de Danse en ligne Québec (DELQ), deux associations qui offrent des ateliers aux chorégraphes et professeurs dans le domaine. 

« J’adore la musique, poursuit la rayonnante DJ. Je peux passer des journées à en écouter. Il arrive que je me couche tard ! »

C’est que la dame en passe du temps à mettre au point ses programmes. Même que souvent, elle chorégraphie différentes danses. Ses styles préférés sont d’ailleurs le cha-cha-cha, le triple swing et le rock’n’roll. 

« J’ai énormément de playlists, ne cache pas la disc jockey. Au total, j’ai 17 236 tounes ! Et j’ai un logiciel pour ralentir ou augmenter le rythme. »

Les critères pour être un bon DJ, selon elle ? Savoir compter et avoir du pep. « Aller danser permet de belles rencontres, insiste-t-elle. C’est tellement agréable. »

Et, à la voir aller, il faut croire que ça garde jeune.

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Une école, des passions

Mercredi dernier, Maude Desbiens, une élève de cinquième secondaire à l’école secondaire J.-H.-Leclerc de Granby, a passé une partie de la pause du midi vêtue d’un habit de pompier. Un vrai. Une chance inouïe qui a consolidé son désir de pratiquer ce métier plus tard. Cette joyeuse opportunité s’est présentée à la jeune fille dans le cadre du premier Salon des passions où des employés de l’établissement se sont présentés aux élèves sous un autre jour.

« L’école est remplie de gens passionnés », souligne Patrice Gagnon, enseignant de français et responsable de l’animation. En compagnie de Marjolaine Blanchard et de Joël Mailloux, deux autres profs, il a mis sur pied cette activité spéciale. Une première.

« Ça permet aux élèves de voir les profs différemment, poursuit M. Gagnon. Ça leur dit aussi ‘ayez des passions’ et ‘ouvrez-vous aux autres, à de nouvelles expériences’. »

Ainsi, les élèves ont découvert, entre autres qu’Hélène Brodeur, technicienne en travaux pratiques à l’école, agit comme pompière rattachée à la caserne de Saint-Paul-d’Abbotsford lors d’incendies. Qu’Hugo Leclerc, enseignant en adaptation scolaire, devient BigFoot lors de combats de lutte les week-ends, et qu’Amélie Loyer, enseignante en art, fabrique des bijoux à partir de morceaux de fragments de coquilles de moules bleues dans ses temps libres.

« Quand un enseignant présente un aspect plus personnel de sa vie, ça permet aux élèves de développer un sentiment d’attachement qui apporte plus de respect et d’écoute en classe par la suite », fait remarquer Patrice Gagnon. 

« Ça ouvre aussi à la discussion, ajoute Marjolaine Blanchard. On enseigne, oui, mais on fait aussi plein d’autres choses dans notre vie ! »

« La vie d’un prof, c’est souvent abstrait pour un élève, reconnaît Amélie Loyer, qui gère sa petite entreprise de création de bijoux et de toiles à partir de ''trésors'' échoués sur la grève. On est parfois comme des meubles ! Mais nous avons diverses passions à l’extérieur de l’école. Moi, mon processus est intimement relié à mon obsession du fleuve. »

Comme tous les exposants rencontrés sur place, Mme Loyer applaudissait l’initiative de ses collègues. « C’est génial ! », a-t-elle mentionné.

« Ça permet aux élèves de nous voir sous un autre angle et, à nous, de créer des liens avec des élèves à qui on n’enseigne pas », souligne pour sa part Marie-Maude Guertin. La mère de famille, qui enseigne l’anglais aux jeunes inscrits en XFP (exploration de la formation professionnelle), a partagé sa passion pour le vélo-camping avec photos, cartes et matériel à l’appui.

Hugo Leclerc, qui trouvait également très bonne cette idée de Salon des passions, a été l’un des premiers à s’inscrire en tant que « passionné ».

Pour l’occasion, le lutteur avait apporté son costume et des photos de lui en action qu’il autographiait pour les jeunes qui venaient entendre son histoire. « Plusieurs ne savent même pas qu’il y a de la lutte à Granby ! , a dit BigFoot en riant. C’est l’fun que les élèves nous voient sous une autre facette. »

Devant le succès de l’événement, il n’est pas exclu que celui-ci devienne une tradition entre les murs de l’école J.-H.-Leclerc.

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Chanter en duo pour une étoile

Festive est le mot qui décrit le mieux l’ambiance qui règnera le 13 décembre dans la salle Kaïla du Zoo de Granby. C’est du moins ce que souhaitent Benoit Chabot et Hélène Bienvenue, qui se retrouveront sur scène pour leur cinquième concert de Noël, dont les recettes iront à la Société canadienne du cancer. Ce sera l’occasion pour le duo de rendre hommage à son grand complice, Luc Lavigne, qui a récemment perdu son long combat contre cette sournoise maladie.

Chaque personne réagit différemment lors de la perte d’un être cher. Plutôt que de sombrer dans le négativisme, Benoit Chabot a décidé de célébrer la vie et la bonne humeur contagieuse de son conjoint, Luc, parti trop tôt à 34 ans.

« Hélène et Benoit chantent Noël, c’est un spectacle qui nous fera du bien. On aimait tellement Luc. L’important, c’est que le spectacle le représente. Il aimait l’ensemble des pièces qu’on a choisies dans le répertoire. Mais, on ne veut pas tomber dans le mélodrame. Qu’on en pleure un coup chez nous, c’est correct. Sur scène, on veut rester positifs tout en donnant un sens à ce qu’on livrera au public. »

Pas question non plus de « réinventer la roue », a imagé le chanteur. « Ce qu’on veut écouter à Noël, c’est ce qu’on présentera le 13 décembre. On veut se mettre dans l’ambiance du temps des Fêtes et vivre un beau moment avec les gens dans la salle. »

Il y aura tout de même quelques pièces inédites, notamment Le Noël de la rue d’Édith Piaf. Une incontournable. « La musique était très importante pour Luc. Il avait toujours une liste dans son téléphone pour nos prochains spectacles. Cette pièce de Piaf est moins connue que les classiques de Noël. Alors ce sera un plaisir de la faire découvrir aux gens présents », a-t-il indiqué, ajoutant que le côté « intimiste » de la salle sera un atout indéniable au succès de cette soirée toute spéciale. 

Ralliés à la cause

La cause à endosser a naturellement émergé lorsque le tandem a choisi de se lancer dans l’aventure d’un cinquième spectacle de Noël. « Luc est décédé en octobre. Il avait un ostéosarcome (tumeur maligne des os), une forme rare de cancer. On ne le dira jamais assez, la recherche est tellement importante pour vaincre cette maladie, a dit l’interprète. Alors on a choisi de faire notre part en donnant au suivant. Et pas question de garder un sou dans tout ça. »

Par ailleurs, tous les artisans du spectacle ont également accepté d’y contribuer bénévolement. On parle entre autres du Zoo de Granby, de Show Devant et de Tbo Graphisme. Idem pour Jean-Luc Hébert à la direction musicale, Jean-François Noiseux aux percussions, puis Joanne Buisson et Valérie Caron, toutes deux choristes. Ainsi, tous les fonds amassés seront remis à la Société canadienne du cancer (SCC) par le biais du Relais pour la vie de Granby.

Avant le spectacle, un représentant de la SCC expliquera concrètement à quoi serviront les dons du public, ainsi que la mission de l’organisation. « On va mettre la table comme il se doit. Ensuite, on va livrer tout un show », a lancé Benoit Chabot. Les billets sont en vente au coût de 30 $ via le site heleneetbenoit.com/nœl.