À tout bout de champ

L'apport des travailleurs étrangers

CHRONIQUE / Ce n’est pas juste au moment des fraises, des semis et des récoltes de légumes que les travailleurs étrangers sont indispensables pour aider nos entreprises agricoles locales à nous nourrir. Ils y contribuent majoritairement en élevage animal ou en production laitière, donc à longueur d’année. Est-ce qu’ils trouvent justement l’année longue ces étrangers ? Certainement. Laisser leur vie derrière eux temporairement et s’acclimater à notre culture et notre météo est un défi. Il s’agit malgré tout d’une formule gagnant-gagnant pour eux et leur employeur. Ils sont une main-d’œuvre qui est devenue avec les années une denrée rare, dont on ne voudrait pas se passer.

Ces travailleurs laissent derrière eux des projets en suspens. Des projets familiaux et ruraux. Leur famille profitera des sous rapportés par leur patriarche. Provenant principalement de fermes, leur exploitation est laissée à leur famille et, au retour, profitera d’investissement. Un producteur de lait lanaudois racontait, la fierté aux yeux et le cœur heureux, que son vaillant travailleur était revenu une année avec une photo le montrant fièrement devant… un tracteur ! Une récente acquisition faite grâce à son travail à l’étranger. 

La cohabitation. Qui ne trouverait pas difficile de cohabiter avec d’autres travailleurs ? C’est pourtant une réalité qui les attend. Fortement réglementés, mais malheureusement pas avec de hauts standards, les travailleurs étrangers n’ont pas tous droit au même confort de logement. Un travailleur au champ arrive sale, affamé et fatigué à la maison le soir. Douche, frigo et intimité nocturne ne sont pas des luxes à leur offrir. Par contre, plusieurs, logés à l’année, bénéficient de conditions rares dans leur pays (climatisation et toilette).

Pas n’importe qui s’improvise travailleur étranger. Il faut montrer patte très très blanche pour quitter, revenir et espérer quitter de nouveau leur pays. En demandant les visas, en passant les douanes, de vieilles histoires viennent parfois assombrir les projets. Toutes ces procédures peuvent heureusement être prises en charge pour l’employeur par des organismes en formule clé en main. ARIMÉ et la Fondation des Entreprises en Recrutement de Main-d’œuvre agricole étrangère (FERME) sont les principaux organismes qui coordonnent le recrutement de la main-d’œuvre étrangère temporaire. Ils simplifient la tâche administrative venant avec l’aide agricole. Ils offrent de prendre en charge le dossier complet de l’employeur, du pays étranger jusqu’au champ ! Un travail qui prend en moyenne 6 mois. D’après FERME, en 2017, 12 874 travailleurs étrangers ont mis les pieds au Québec. Et ce nombre semble augmenter annuellement.

Font-ils un bon travail ? En 2017*, on peut facilement croire que oui, car 86 % des travailleurs ont été rappelés par leur employeur. Une formule gagnant-gagnant ! D’où vient cette aide précieuse ? 45 % du Guatemala et 51 % du Mexique, tandis que 55 % des entreprises sollicitant leur aide proviennent du domaine de la production animale (avicole, bovine, canard, lait, porc). La pénurie de main-d’œuvre ne touche pas que l’agriculture. La qualité de leur travail incite maintenant les secteurs non agricoles à avoir recours à leur main. À preuve, les demandes ont augmenté de 55 % en 2017*.

Les agriculteurs locaux vous le diront, les travailleurs étrangers sont appréciés pour leur loyauté, leur fidélité et leur sens du travail bien fait. Les sacrifices qu’ils font à s’absenter du noyau familial pour mieux le soutenir sont admirables. C’est probablement d’ailleurs à cause de cela que le niveau d’attachement est parfois fort pour certaines familles québécoises. Lorsqu’un travailleur cohabite avec la famille pendant plusieurs mois, des liens amicaux sont créés, et les départs sont parfois déchirants. « On s’attache à ces petites bêtes-là ! », confiait un jour un agriculteur, avouant avoir versé des larmes au départ du travailleur.

Sont-ils pressés de retourner ? Ce travail leur permet d’offrir à leur famille restée au bercail une maison, un terrain, et d’envoyer leurs enfants à l’école. Eux, ils bénéficient d’un toit souvent mieux qu’à la maison et d’un travail dans des conditions technologiques inexistantes dans leur pays. Âgés entre 20 et 39 ans, plusieurs adoptent ce mode de vie de père en fils…certains depuis plus de 25 ans ! Ces hommes semblent tolérer d’être séparés de leur famille, mais n’oublions pas que chaque pays et surtout chaque époque économique ont leur culture et que le rôle paternel prend toute sorte de formes autres que la nôtre en 2019. Vous rappelez-vous nos grands-pères qui partaient au chantier ? 

« Patron, pourquoi tu pars les fins de semaine avec ton VR alors que tu as une grande maison confortable ? » « Patron, pourquoi nourrir tes chats et mettre du poison à rat à l’étable ? ». Qu’il n’est pas intéressant d’avoir des yeux externes pour observer nos étranges habitudes ou coutumes ?

Hola ! Allez à leur rencontre ! Quel bonheur d’engager la discussion lors d’une rencontre au Walmart ou à l’épicerie du coin. Nous leur sommes redevables de notre bol de fraises garni de crème fraîche ! 

Cette chronique est rendue possible grâce au soutien financier de l’UPA, celle du Réseau Agriconseils Montérégie et d’une aide financière du programme Prime-Vert du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec. 

Le Toast de Marie-Michèle

En mode rosé!

CHRONIQUE / Il s’est fait attendre au printemps, mais le beau temps semble bel et bien installé pour la saison des vacances! Et pour célébrer l’été, voici quatre rosés coups de cœur :

Pinot noir 2018, Bicicleta, Cono Sur (Code SAQ : 11959348; 10,60$)

Le Plus

Bourses des Lions de Knowlton aux finissants du CBM

Lors d’une cérémonie tenue à Cowansville le 6 juin dernier, le club Lions de Knowlton a octroyé une bourse d’études à deux finissants du Campus Brome-Missisquoi for Continuing Education.

Les récipiendaires sont Wyatt Johnston, qui a l’intention de compléter son Cégep, puis d’étudier le droit, et Isaac Flanagan, qui prévoit aussi étudier au Cégep pour ensuite devenir enseignant au primaire. 

Félicitations aux récipiendaires. Sur la photo, dans l’ordre habituel, Wyatt Johnston, Joan Treacy, membre des Lions, et Isaac Flanagan. 

Le Plus

Place aux jeunes musiciens!

L’Harmonie de Granby est fière de présenter les jeunes membres de l’École de l’Harmonie de Granby, de l’Harmonie Relève et Sénior qui profitent actuellement d’un camp musical de grande qualité à Asbestos.

Sur la photo, il est possible d’en apercevoir cinq: Anthony Messier, basse électrique, Maika Messier, clarinettiste,Timothée Larger, percussionniste, Rosalie Lamoureux, clarinettiste, et Tristan Larger, corniste. Étaient absents au moment de prendre la photo: Joshua Leclerc et Maël Chapleau, deux percussionnistes. Tous sont entourés d’André Gauthier, chef de l’Harmonie Sénior et enseignant très apprécié à l’École de l’Harmonie, et de quelques donateurs : Priscille Lafontaine, Alain Pilon, Pierrette Lussier, ainsi que Lucie Trottier, présidente de l’Harmonie de Granby. 

Rappelons que l’Harmonie de Granby est un organisme de bienfaisance reconnu et qui accepte les dons venant de la communauté et des entreprises. 

Encourager la culture est un geste pour tous ces jeunes qui souhaitent pratiquer un instrument de musique d’harmonie. Les activités de l’Harmonie de Granby auront lieu à partir du mois d’août à la salle 100 du Centre culturel France-Arbour de Granby. 

Les répétitions débuteront en septembre. Pour information: info@harmoniegranby.org ou le 450-776-6422. Suivez également le Granby vous informe pour en savoir plus ou visitez la page Facebook de l’Harmonie de Granby.

Gestrie-sol agroenvironnement

Projet du bassin versant du lac Boivin à Granby : 3-2-1... Action !

CHRONIQUE / Il y a déjà plus d’un an, un projet fort ambitieux, mais surtout très attendu, voyait le jour à Granby et dans la MRC de la Haute-Yamaska : le Projet collectif du bassin versant du lac Boivin.

Le MAPAQ, l’UPA, la Ville de Granby, la MRC, l’Institut de recherche et de développement en agroenvironnement (IRDA), Gestrie-sol et une quarantaine d’agriculteurs investissaient dans ce projet, mené brillamment par l’Organisme de bassin versant de la rivière Yamaska (OBV Yamaska).

Le toast de Marie-Michèle

Débuter l’été avec du Vinho Verde!

CHRONIQUE / Aromatiques et rafraîchissants, les vins du Vinho Verde sont un incontournable pour accueillir l’été. Riche d’un savoir-faire datant de deux millénaires, cette région au nord du Portugal produit principalement du vin blanc et une petite quantité de rouge et de rosé. Avec des taux d’alcool allant de 8,5% à 14%, une quarantaine de cépages autorisés dans l’appellation et neuf sous-régions de production, il est juste d’affirmer que les vins du Vinho Verde offrent une palette de dégustation très étendue. Il n’y a qu’à mettre les vins suivants côte à côte pour le constater.

Vinho Verde 2018, Aveleda (code SAQ: 5322; 10,95 $)

Actualités

Ouverture de la piscine horner

La piscine Horner de Granby ouvrira ses portes le jeudi 27 juin prochain, soit deux jours plus tard que prévu.

Les travaux de peinture qui ont été retardés en raison de la température pluvieuse sont à la source du report de l’ouverture du plan d’eau prévue ce mardi. 

Les premiers baigneurs seront attendus dès 11h. 

La piscine sera ouverte tous les jours jusqu’en septembre, de 11h à 12h30, de 13h à 17h et de 17h 30 à 19h. 

Actualités

Une Classique BMP sous le soleil

Récemment se tenait la 32e Classique BMP au club de golf de Cowansville. La Fondation de l’Hôpital Brome-Missisquoi-Perkins a ainsi pu amasser, grâce aux commanditaires, partenaires, participants ainsi qu’à deux amis de la Fondation BMP, la belle somme de 100 000 $.

Merci à tous les gens ayant participé de près ou de loin à la réussite de cet événement. 

Afin d’attirer les amoureux du vélo de la région de Brome-Missisquoi, les cyclistes ont eu la belle surprise de faire des arrêts directement chez des producteurs régionaux. Les participants au tour de 85 km ont eu l’occasion de découvrir le magnifique vignoble bio Pigeon Hill situé à St-Armand. 

Les cyclistes du 49 km ont, eux, eu droit à un délicieux BBQ organisé par la Microbrasserie Farnham. Les deux groupes se sont rejoints en fin de journée au Vignoble de la Bauge, à Brigham, où une petite dégustation de vin leur était offerte pour clôturer leurs tours cyclistes. 

Les golfeurs n’étaient pas en reste, puisqu’ils ont pu déguster la rafraîchissante bière Garde-Malade offerte par les Brasseurs de West Shefford, ainsi que le vin du Vigneron Léon Courville. 

Un authentique kiosque à limonade préparée par l’Épicerie-Café Dunham et tenu par Sotheby’s était aussi présent au croisement des chemins. 

Avec ce montant, la Fondation BMP fera l’acquisition d’un nouvel appareil échographique pour la Clinique de gestion de la douleur. Inaugurée en 2013, cette clinique offre des services spécialisés pour ceux qui souffrent de douleur chronique. 

Sur la photo, de gauche à droite : Nadine Boire, directrice générale de la Caisse Desjardins Brome-Missisquoi, Lola Landes, directrice générale de la Fondation BMP, France St-Pierre, chef de service pharmacie à l’Hôpital BMP et membre du comité organisateur, Alice Toussaint, coordonnatrice aux événements et communications de la Fondation BMP, Jean-Guy Hébert, donateur et ami de la Fondation BMP, Steve Lemay, directeur général associé Kia Cowansville et coprésident de la Classique BMP 2019, trois autres membres du comité organisateur : Marc-André Cusick, directeur de comptes RBC, Barbara Ash, enseignante en santé au CRIF de Granby, et Marie-Élaine Labelle, directrice adjointe club de golf de Cowansville. Finalement, Mario Lagimonière, président du conseil d’administration de la Fondation BMP. 

Actualités

Les Lions appuient le partage Notre-Dame

Les membres du club Lions de Granby ont récemment répondu à l’appel de l’organisme Partage Notre-Dame en lui accordant une aide de 1000 $ pour lui permettre de se procurer les denrées nécessaires à la confection des repas servis aux démunis.

L’organisme offre du soutien à des personnes vulnérables de Granby et de la région. 

Il permet d’accueillir les plus démunis dans une ambiance chaleureuse, sans jugement, afin de briser l’isolement en toute quiétude. 

Sur la photo, lors de la présentation du chèque, on reconnaît Julie Rivet, coordonnatrice du Partage Notre-Dame, et Marielle Pelletier, représentante du club Lions Granby.

Trésors vivants du CINLB

Le cristal maléfique de la Belle des marais

CHRONIQUE / Le long de la promenade du marécage au CINLB, de petits massifs de plantes vertes émergent de l’eau peu profonde çà et là. Quelques fleurs d’une blancheur immaculée percent la verdure, telles de petites capes entourant chacune un épi vert pâle semé d’ivoire. Les feuilles légèrement lustrées ont la forme parfaite de cœurs qui se presseraient auprès de leur dame avec adoration.

Les botanistes appellent « spathe » cette pièce florale qui se déploie ainsi comme un seul gros pétale autour d’un épi. Celui-ci, appelé « spadice », se présente comme un axe charnu où sont attachées une quarantaine de petites fleurs. Chacune est composée d’un ovaire, de couleur jade et de la taille d’un grain de poivre. Cette partie femelle est entourée d’une dizaine d’étamines, les composantes mâles qui dessinent une couronne d’ivoire à sa base. Sur le dessus de l’épi cependant, les fleurs sont uniquement mâles, n’étant formées que d’étamines.

Le Plus

Lavothon au profit d’Un souffle et des ailes

Toujours dans le but de construire une ressource d’hébergement pour les jeunes adultes handicapés de la région, la Fondation Un souffle et des ailes invite la population à son traditionnel lavothon.

L’événement, auquel s’ajoute cette année un poutine et un hot dog don, aura lieu le samedi 18 mai, entre 9h et 17h, dans le stationnement du Quillorama de Granby situé au 1000, rue Principale. En cas de pluie, l’événement est remis au lendemain. Pour le lavothon, c’est 15$ pour faire nettoyer sa voiture et 20$ pour un camion. Pour le poutine et le hot dog don, c’est 5$ par poutine et 1,50 le hot dog. La Fondation vous invite à profiter de l’occasion pour lui apporter vos bouteilles et canettes consignées. Depuis le jour un de l’organisation, ce projet a permis d’amasser la somme de 170 000$. Juste l’an dernier, grâce aux bouteilles et canettes vides, 53 000$ ont été récoltés. D’ailleurs, la Fondation Un souffle et des ailes recherche activement une petite camionnette, une vanne, qui servirait au transport des bouteilles et canettes, la sienne ayant rendu l’âme récemment. L’organisme est ouvert au don en argent ou au leg d’un véhicule. Pour joindre Manon Gauvin, fondatrice d’Un souffle et des ailes: 450-360-9961. — 123 RF

Hebdo

Maladie de Lyme: infecté ici, traité aux États-Unis

La vie de Daniel Roy a basculé lors d’une belle journée d’été de 2011. Ce jour-là, il découvrait sur sa peau un insecte qui s’était tellement abreuvé de son sang qu’un trou s’était formé. Il s’agissait d’une tique porteuse de la maladie de Lyme. Depuis, sa qualité de vie n’a fait que péricliter.

Entrepreneur, le Granbyen a dû rapidement cesser de travailler. En peu de temps, il a été déclaré invalide. Des maux de tête l’assaillaient. Il vivait d’importants problèmes intestinaux. En cinq semaines il a perdu 50 livres. Par la suite, il a eu des maux de gorge et des douleurs à la cage thoracique. Depuis, il se déplace avec une marchette lorsqu’il est trop affaibli. À l’apparition des symptômes, aucun médecin n’a réussi à faire la lumière sur ce qui le rongeait. La tique avait été identifiée, mais pas testée.

Hebdo

Bien organiser sa santé

Une passion pour la papeterie, les stylos et les carnets habite Isabelle Chagnon, infographiste de formation, depuis l’enfance. De là est née une invention de son cru, permettant de noter une multitude d’informations en regard de sa santé : l’agenda médical. Non seulement cet outil papier ne « bogue » pas, mais il dénombre de précieuses données pour les professionnels de la santé, facilitant, par le fait même, leur travail.

« Je me rends compte que dans le système de santé, c’est difficile d’avoir accès rapidement à de l’information. Alors j’ai pensé développer un agenda, au même titre que l’agenda journalier, mais au niveau médical », déclare l’instigatrice du projet, Isabelle Chagnon. En effet, les patients sont souvent incapables de répondre précisément aux questions de leur médecin, par exemple sur l’alimentation ou sur les détails de leurs symptômes. Puis, « quand on est dans le bureau du médecin et qu’on reçoit une mauvaise nouvelle, notre cerveau n’enregistre plus l’information. C’est donc bien d’avoir quelqu’un, à côté, qui prend des notes », explique-t-elle.

Hebdo

Un auteur qui invite au voyage

Sa première idée était d’écrire un livre sur la Seconde Guerre mondiale et le rôle joué, à l’époque, par son père dans la résistance intérieure française. Finalement, c’est une intrigue contemporaine se déroulant dans le Grand Nord québécois qu’il a publiée. Une histoire d’où émane sa passion pour la pêche et l’aviation. Le vent a tout simplement tourné.

«Je ne pensais pas publier, raconte Marcel Gaxotte, Français d’origine migré au Québec au milieu des années 1960. Écrire, je le faisais pour mon plaisir. D’ailleurs, écrire, ce n’est que du plaisir! Ce qui est long, c’est la recherche que ça demande, les corrections... Voilà pourquoi j’ai publié mon deuxième projet en premier.»

Hebdo

Un spectacle aux harmonies de Broadway

Encore une fois cette année, l’option musique de l’école secondaire de la Haute-Ville de Granby, La Voix des Vents, offrira à la population un spectacle de musique aux mélodies diversifiées.

Non seulement la chorale réinterprétera des chansons populaires et classiques, mais les numéros seront agrémentés de danse et de théâtre.

Hebdo

Non merci pour vos poubelles!

CHRONIQUE/ À tout bout de champ, quand le printemps arrive et que la neige fond, on découvre de beaux trésors... Des objets délaissés à l’automne et rapidement recouverts de neige en novembre apparaissent, soudainement...

Malheureusement, les champs bordant les routes sont encore pris pour des poubelles. La Presse+ rapportait, le 20 mars dernier, que les coûts de ramassage des déchets sauvages aux abords des routes avaient bondi de 43 % depuis 2011 ! Difficile d’imaginer que des gens puissent, sans complexe, se débarrasser ainsi de détritus. Autrefois, on disait souvent que « ce qui ne se voyait pas ne faisait pas de mal », ce qui pouvait expliquer (sans pardonner toutefois) les déchets abandonnés dans les rivières ou les bois. Des cimetières de déchets habitent nos forêts et nous rappellent cette époque.

Hebdo

À la chasse aux roches!

Ramasser des déchets. Aider une dame à se relever. Tenir la porte à quelqu’un. Cacher une roche peinte à la main. Voilà autant de gestes qui appellent à la bienveillance, qui permettent de prendre soin de l’autre et qui déposent un sourire sur les lèvres. Arochemoiunsourire est un mouvement collectif initié par Sophie Côté. Il consiste à peinturer une roche, à la cacher, puis, lorsqu’une personne la découvre, elle est invitée à publier la photo de son trésor coloré sur la page Facebook du même nom.

À l’image des livres ou des toutous voyageurs en vedette sur les réseaux sociaux, l’idée des roches voyageuses de Sophie Côté a pris son origine aux États-Unis, alors qu’elle effectuait un road trip avec sa famille. En montagne, Mme Côté a trouvé une roche peinturée et identifiée, qui utilisait ce même principe de publication publique sur les réseaux sociaux.

L’idée lui a tellement plu, qu’elle s’est mise à peindre des roches avec sa fille et à les cacher un peu partout sur leur route. De l’Ontario jusqu’au Québec, en passant par Montréal, Sutton, et la Nouvelle-Écosse, elles ont semé ensemble de nombreux trésors et créé la page Facebook « Arochemoiunsourire ». Cette dernière permet aux personnes d’y inscrire l’endroit où une roche a été découverte, quelle activité était alors pratiquée, et ce qu’elles comptent en faire : la garder, la cacher à nouveau, l’offrir en cadeau, etc.

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SP 3000 n’a pas dit son dernier mot

La pénurie de main-d’œuvre continue à faire des ravages dans la région. L’entreprise d’entraînement en employabilité Services de Perfectionnement 3000 vit une période difficile. Les participants aux formations qu’elle propose sont 40 % moins nombreux que l’année dernière. À la tête de l’organisation depuis dix ans, Nancy Baril se démène pour trouver des solutions et refuse de baisser pavillon.

Les locaux occupés par SP 3000, rue Drummond, sont magnifiques. Logées dans une belle maison de briques à deux étages, disposant notamment d’une salle de conférence avec un foyer en pierre et d’un magnifique jardin, les personnes cognant à la porte de cet organisme spécialisé en employabilité par simulation d’entreprise sont traitées aux petits oignons.

Hebdo

Une bière au nom de Synthia Harnois

Aussitôt arrivée, aussitôt partie! Le premier produit d’une nouvelle série collaborative est arrivé sur les tablettes, vendredi dernier, mais la majorité des bouteilles se sont vendues en moins de deux jours. La boutique spécialisée en bières de microbrasseries Tite Frette a créé la série Généreuse qui servira à amasser des fonds pour redonner à la communauté. La première bière, créée avec la microbrasserie Multi-brasses de Tingwick, permettra d’aider Synthia Harnois dans son combat contre un cancer agressif.

La Synthia est une initiative des propriétaires de Tite Frette, Karl Magnone et Jérémie Poupart. «Depuis le début, la clientèle a été super généreuse avec nous, souligne M. Magnone. On aimerait redonner à la communauté. On s’est donc demandé à quel organisme donner. On avait plein d’idées, mais rien qui nous permettait de sentir qu’on allait redonner directement à la communauté. »

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Quand le choix du partenaire dépend de… l’examen des selles!

CHRONIQUE/ La température oscille en dents de scie, donnant l’impression que l’effervescence printanière sera retardée. Pourtant, sous la neige fondante et sous le tapis de feuilles, un petit peuple s’agite déjà. Au ras du sol, dans l’espace isolé par les congères et réchauffé par l’humus en décomposition, plusieurs insectes et araignées ont poursuivi leur activité tout l’hiver. Avec les premiers rayons d’avril, le va-et-vient s’intensifie, musaraignes et amphibiens s’activent et les premiers ébats se préparent.

Soudain, entre les brindilles, une bestiole à l’allure de lézard se faufile, avec une peau humide comme celle des grenouilles. Son dos est rouge brique, cintré de gris, et son ventre pâle est poivré de points grisâtres. Ses yeux sont proéminents et sa longue queue ondule au gré de ses déplacements. C’est la salamandre cendrée, un petit amphibien long de six à dix centimètres. Observée le plus souvent dans cette livrée rougeâtre, elle se rencontre parfois sans rayures, avec un dos gris de plomb.

Hebdo

Une idée à la mode

Caroline Morissette et Sara Soares partagent un appétit aiguisé pour les jolies fringues. Les deux amies ont toutefois trouvé une manière bien originale de rafraîchir leur garde-robe tout en économisant, si bien qu’elles sont à l’origine d’une nouvelle mode au Cégep de Granby : l’échange de vêtements.

L’idée remonte à une dizaine d’années, alors que le duo a décidé de s’échanger vêtements et accessoires. « En fait, je le faisais avec des amies au secondaire, et quand j’ai connu Caroline, je lui ai proposé », raconte Mme Soares.

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Le bonheur, il est là!

La joie de vivre caractéristique de Louis-Philippe Janvier lui a survécu, et ce, même si le cancer l’a emporté en 2013. Sa mère, Johanne Lussier, présente ainsi « Le Bonheur, il est où ? », le nouveau spectacle de Musicophonie, qui sera animé les 8 et 9 novembre prochains par ses filles Émilie et Marie-Ève Janvier. « Après le deuil, je me rends compte que le bonheur peut encore exister », dit-elle, faisant notamment référence à ses petits-enfants, dont le petit Éloi qui devrait naître d’un jour à l’autre.

« Quand mes parents ont fondé Musicophonie avec ma tante Diane, le but était de vivre, d’oublier la maladie et de se rassembler tous ensemble. Ils nous ont vraiment inculqué que chanter, c’est pour faire du bien », rappelle Marie-Ève Janvier, en entrevue avec sa mère et sa sœur dans les locaux de La Voix de l’Est.

Hebdo

Une peluche parcourt 500 km pour retrouver son maître

Il y a 16 ans, le petit Vincent égarait sa peluche en jouant dans les rochers d’une île déserte au Nord du Québec. De bouche à oreille, de main en main et de village en village, Chat a parcouru 500 km, de Umiujaq jusqu’à Chisasibi, en passant par Kuujjuaraapi, pour retrouver les bras de son jeune maître. C’est ainsi que Ginette Moreau raconte l’histoire de la peluche de son fils, dans son nouveau livre pour enfants intitulé Perdu dans la toundra.

« On avait demandé à Bobby, un ami cri chasseur et pêcheur, de nous amener en canot à moteur pour assister à un pow-wow dans la Baie d’Hudson. Il faisait mauvais, alors on a été obligés de camper sur une île déserte, au Cap Jones. Les enfants s’étaient amusés à jouer à cache-cache. Le soir, mon fils Vincent était inquiet, car il ne retrouvait plus sa peluche. »

Hebdo

Célébrer l’implication citoyenne

Qu’on soit homme ou femme, jeune ou vieux, il existe assurément une activité de bénévolat faite sur mesure pour soi. Pour remercier ceux qui offrent de leur temps à leur communauté tout en incitant d’autres à le faire, le Centre d’action bénévole (CAB) de Cowansville lançait vendredi dernier sa programmation pour la Semaine de l’action bénévole, qui se déroulera jusqu’au 13 avril.

«Le bénévolat a beaucoup d’importance et d’impact dans la communauté. Tous les organismes communautaires, qui sont sous-financés alors que les besoins se multiplient, bénéficient de ce que font leurs bénévoles. Il importe de trouver les bonnes personnes», affirme Dimka Bélec, directeur général du CAB, organisme qui profite des services bénévoles d’une centaine de personnes.

Hebdo

Comment terminer?

CHRONIQUE/ En février 2014 démarrait l’aventure Le yoga dans tous ses états. La toute première chronique s’intitulait Par où commencer? et elle débutait ainsi: «On arrive au yoga avec notre bagage personnel, notre histoire individuelle et pour des raisons bien différentes.» Cinq ans ont passé depuis et cette affirmation trouve encore résonnance en moi, car le moteur de cette chronique était un désir de transmission bien au-delà de ce que l’industrie fait miroiter aux gens. J’avais aussi le goût de me mettre au défi d’écrire. Par ailleurs, j’étais très consciente que j’écrivais ma propre vision et que faire l’unanimité était utopique. Je ne me considère pas une écrivaine, mais l’exercice de recherche, de trouver le ton et d’informer était primordial. Vous avez donc pu lire sur une panoplie de sujets, car le yoga est riche. De l’histoire et de la philosophie du yoga en passant par l’Ayurvéda, l’anatomie, l’alimentation et plusieurs réflexions, c’est ainsi que 110 chroniques plus tard, je crois que je peux dire mission accomplie!

Au fil de ces années, j’ai eu quelques chroniques coup de cœur dont Une brique à la fois (septembre 2014) dans laquelle j’abordais le défi de la pleine conscience au quotidien. Une autre que j’apprécie est Le chemin est la destination (avril 2017), car écrire cette chronique au fil du temps a été comme emprunter un long chemin en montagne et, aux deux semaines, je vous décrivais le point de vue du moment.

HEBDO

Quand le diable entre dans l’étable

CHRONIQUE/ L’hiver a été long, enneigé et froid. Il a malgré tout donné des sueurs froides à plusieurs propriétaires de bâtiments. En effet, de nombreux effondrements ou incendies ont décimé des étables, des troupeaux, de la génétique et des projets. Tout un chamboulement pour plusieurs familles œuvrant dans le domaine agricole.

Perdre l’ensemble de son troupeau est terrifiant. Le producteur laitier connaît par cœur les petites manies de ses vaches. Il a su monter la génétique de son troupeau en investissant dans la sélection de spécimens génétiquement enviables afin de parfaire des critères comme la docilité, la facilité à mettre bas, l’amélioration du système mammaire et la production laitière. Cela représente des années d’observations et des milliers de dollars d’investissements, et ce, sur plusieurs générations.

Hebdo

Une mémoire à toute épreuve

Jean Béland, mieux connu comme le «boss des maths» est maintenant Champion québécois de la mémoire. Après avoir remporté le titre de Champion canadien du calcul mental, le Granbyen vient de recevoir un nouveau titre lors d’une compétition qui se tenait à l’Université Laval, à la mi-mars.

Il s’agit d’un second titre prestigieux pour celui qui, de son propre aveu, n’espérait pas un tel résultat. «Honnêtement, je ne m’attendais pas tellement à gagner. Ma force, c’est vraiment les calculs mentaux, alors je ne m’attendais pas tellement à finir en première position», avoue-t-il bien humblement.

Hebdo

Une halte-crise dédiée aux femmes

Entr’elles offre une aide unique et nécessaire aux femmes. Par exemple, en cas de trauma, de chocs post-traumatiques, de situations sociales difficiles ou de détresse psychologique, un service d’hébergement et d’intervention d’urgence, la Halte-crise, est là pour elles.

« Il ne faut pas penser que la halte n’est réservée qu’aux femmes en grande difficulté, ce n’est pas le cas. Ça s’adresse à Madame Tout-le-monde. Aux femmes de tous les milieux. C’est important que les gens le sachent », insiste la coordonnatrice de l’organisme, Sophia Cotton.

Hebdo

Un journal intime interactif

Laisser libre-cours à son imagination par le dessin ou encore exprimer ses émotions par écrit. C’est la mission que s’est donnée Marie-Ange Collinge, bénévole au Centre d’action bénévole (CAB) de Granby. À travers le projet « Les correspondants masqués » qu’elle a mis sur pied en 2017, elle et cinq bénévoles répondent une fois par semaine aux lettres qu’ils reçoivent de la part des élèves du 2e cycle de l’école primaire Saint-Eugène de Granby.

Le but ? Favoriser l’expression des jeunes par l’écriture, chose qu’ils font de moins en moins avec la présence des téléphones intelligents et des tablettes numériques.

Hebdo

Semaine de l'action bénévole: des mercis dispersés aux 4 vents

Le Centre d’action bénévole aux 4 vents, desservant les villes de Waterloo, Warden, Saint- Joachim-de-Shefford et Shefford, tient à souligner l’engagement de ses membres, qui s’impliquent dans plus de 25 organismes de la région. Dans le cadre de la Semaine de l’action bénévole, du 8 au 12 avril, le Centre aux 4 vents organisera plusieurs activités de reconnaissance dont pourront bénéficer tous ceux et celles qui donnent généreusement de leur temps.

D’abord, le jeudi 11 avril, un souper-reconnaissance est proposé aux bénévoles. Celui-ci proposera jeux et concours pour remporter des billets dans diverses attractions de la région. «C’est un souper qu’on offre aux bénévoles pour les remercier de leur temps. Le maire de Waterloo va y assister, la ministre Isabelle Charest et le député de Shefford, Pierre Breton», annonce Isabelle Blais, responsable de l’accueil et des communications au Centre d’action bénévole aux 4 vents. «C’est la première fois qu’il y aura 200 personnes qui vont y assister!». Le souper, précise Mme Blais, est déjà complet.