Un guide et trois grappes d’or en cadeau

CHRONIQUE/ En 2016, j’ai fait la rencontre de Nadia Fournier, auteure du Guide du vin Phaneuf. Ma soif d’apprendre m’avait menée chez elle pour l’accompagner lors d’une journée de dégustation. À ce moment, j’étais loin d’imaginer que ce « stage d’observation » prendrait une telle ampleur... Les rencontres et les dégustations se sont multipliées, si bien que cette année, j’ai suivi de près le chantier du guide, et ce, du début à la fin !

Le Guide du Vin est né en 1981 sous l’initiative de l’auteur Michel Phaneuf qui a ensuite passé le flambeau à Nadia lors de l’édition 2012. Depuis, elle est seule à la barre de ce travail colossal au cours duquel elle déguste des milliers de produits, année après année. Afin de refléter le plus justement possible les nouveaux millésimes, elle entame ce long marathon de dégustations au début de l’été et le termine à la mi-septembre.

Vins en primeur, derniers millésimes et trésors bien gardés, il s’agit de l’ouvrage le plus actuel sur le marché. Plus de 1000 vins y sont répertoriés et commentés dans un langage accessible à tous et fort précis. Ayant une préférence pour les « vins vrais », elle soutient une viticulture soucieuse de l’environnement, ainsi que des vins digestes reflétant le lieu d’où ils proviennent. Elle voue également une grande passion pour les vins québécois, auxquels elle accorde d’ailleurs une importante section dans son livre. À l’ère du numérique, son guide en est un des rares encore disponibles en version papier. Pour les passionnés de vin, c’est le cadeau idéal à mettre dans le bas de Noël !

Parmi ses suggestions, Nadia accorde des Grappes d’or aux vins remarquables qui lui ont donné beaucoup de plaisir.

En voici trois que j’ai eu la chance de déguster.

Grüner Veltliner 2017, Terrassen, Niederösterreich, JURTSCHITSCH (code SAQ : 13 681 685 ; 22,85 $)

Les amateurs de vin blanc seront séduits par ce grüner veltliner autrichien. Complexe, le nez évoque les épices et les herbes fraîches. C’est sec, rond et frais en bouche. Ici, la finesse l’emporte sur la puissance. Des notes salines et poivrées ajoutent du relief, prolongent la finale et lui confèrent un grand potentiel pour la table. Servir avec des accras de morue, mayonnaise à la lime et aux herbes.

Cabernet sauvignon 2014, Columbia Valley, L’école N° 41 (code SAQ : 10 707 093 ; 47,50 $)

Ce cabernet sauvignon de l’État de Washington m’est apparu complet et équilibré lorsque je l’ai goûté cet été. Aromatique, le nez présente des arômes de tabac et de cèdre qui dominent le fruit. Néanmoins, l’usage du bois est bien intégré. En bouche, les tanins sont charnus. C’est droit, puissant et structuré. Un vin taillé pour accompagner une viande rouge saignante.

Barbaresco 2015, Produttori Del Barbaresco (code SAQ : 12 558 909 ; 41,35 $)

Barbaresco est une appellation du Piémont, à la source de vins de garde qui gagnent à être mis en carafe. Pour la petite histoire : dans cette région d’Italie, la tradition veut que lorsqu’on reçoit des invités, on ouvre ces vins la veille pour leur laisser le temps de s’ouvrir et de respirer. Vin de gastronomie, ce Barbaresco 2015 est issu d’un excellent millésime. Floral, il dévoile également des accents de fruits rouges. La bouche est complexe, élégante et dotée d’une belle vigueur tannique. L’ensemble est d’une bonne tenue et d’une qualité impeccable.