Anti-conformité sexuelle, prise 2!

CHRONIQUE SEXO / Normal, normal, normal. Qu’est-ce que la normalité? Celle qui correspond aux explications proposées par ces dossiers à la saveur psychopopulaire? Celle qui s’enligne vers les mêmes valeurs quantitatives imposées par ces sondages médiatiques? Ou peut-être aussi, pourquoi pas, celle qui se conforme aux idéologies du blogueur du moment? Allons donc savoir!

Parce qu’il est normal que votre normalité et qu’il est anormal que votre anormalité, déboulons les mythes dans ce second volet anti-conformité sexuelle!

Orgasme assuré

Ne pas jouir à tout coup lors d’un rapport sexuel, en voilà une réalité plus que probable au grand dam des quelques-uns qui peuvent y déduire un échec incontesté. La vie étant ce qu’elle est, des fois, on jouit, et des fois, on ne jouit pas! 

Grave pour autant? Absolument pas, à moins d’envisager l’orgasme comme étant la finalité obligatoire. 

Les rapprochements peuvent aussi se voir justifiés par une quête d’affection, de plaisirs autres, de complicité, d’échange de sentiments, alouette. À vous de narguer le pressage qu’impose l’orgasme absolu en élargissant vos horizons. Des raisons pour faire l’amour, il y en a plus d’une! Idem pour les finales.

Pénétration obligatoire

Combien sont ceux qui croient qu’une relation sexuelle dite normale doit nécessairement, encore et toujours, comprendre la sacro-sainte pénétration? Levez la main! Erreur monumentale! Voici ma réponse à cette fausse croyance: il y a autant de façons de prendre son pied qu’il y a de chemins qui mènent à Rome. 

Avoir un plan B, voire C et D, et pourquoi pas tout l’alphabet, est certainement garant d’une multitude d’options pour atteindre un certain plaisir. Le niveau de détresse s’en verra également moindre, tant chez messieurs que mesdames, le jour où l’avenue-pénétration sera compromise. Pensez-y. 

Un homme, un vrai

Je parle de celui qui a toujours envie. Qui est toujours prêt à marquer un but. Ce portrait est une baliverne et est angoissant pour la gent masculine à l’érection moins facile! C’est une source de pression, n’est-ce pas les gars? 

La réponse sexuelle masculine commence par l’excitation et est, elle aussi, variable, au même titre que celle de la femme. Des «Je n’ai pas envie», des «J’ai mal à la tête» ou des «Non merci, on verra demain» sont envisageables, pour ne pas dire probables chez ces derniers, de même que la baisse du désir tout court. Cette réalité n’est nullement liée avec une histoire d’adultère, d’orientation sexuelle mitigée, d’amour effrité, de relation tirant vers la fin ou je ne sais trop quoi! Un homme, un vrai, c’est aussi ça...

Vive la masturbation!

La pratique masturbatoire est une conduite souvent diabolisée. Avoir connaissance que l’autre s’y adonne peut parfois mener à un tsunami pour l’amour-propre.

Cette activité ne représente pas nécessairement un geste justifié par un manque de sexe, une performance boboche de votre part, une éventuelle diminution de la performance ou encore une probable tendance à préférer s’autosuffire.  

La masturbation mise aussi à combler un besoin individuel. À titre comparatif, si vous déjeunez un matin en solo, n’ayez crainte, vous pourrez également profiter du repas du souper en duo! L’appétit sexuel en est de même. 

Que de choses réglées! Anormal ou pas? Qui l’est? Possiblement ni vous,  ni l’autre, ni moi! À tellement vouloir être dans la norme, n’en perdez-vous pas vos repères? Soyez donc vous-mêmes, exempts de comparaison, et vivez votre vie... sexuelle!