Chroniques

Ces petites bêtes qui nous parasitent

CHRONIQUE SEXOLOGIE / Morpion. Ce seul mot suffira peut-être à conduire votre main direction pubis, histoire de soulager une possible démangeaison psychosomatique. Du moins, à l’image de la mère que je suis, raclant son cuir chevelu de ses ongles au gel en lisant cette lettre maudite précisant la présence de poux dans la classe de mes filles, j’ose croire que oui.

Pourtant, c’est un mal nécessaire d’en discuter. Inutile de vous référer au vaisseau de Jacques Cartier, aux maisons closes de Ville-Marie ou encore aux soldats du Vietnam, les poux de pubis sont une réalité bien présente encore en 2018, le saviez-vous ? De ce fait, puisqu’un homme averti en vaut deux, ou une femme, pour les plus frileux, ce sont les mains dans vos poches que je vous invite à poursuivre votre lancée littéraire avec ce dossier sur les pédiculoses pubiennes !

Myriam Bouchard

Les nuances de l’orientation sexuelle

CHRONIQUE / « Une grande majorité de ma clientèle se voit constituée d’hommes “officiellement” hétérosexuels », m’a confirmé dernièrement un travailleur du sexe masculin.

Comment expliquer cette tendance ? Homosexuels refoulés, personne tout simplement bisexuelle, hommes bons du sexe, avec n’importe qui et n’importe comment ?

Sexologie

Bien dans la tête, bien dans le lit

Le diagnostic est tombé. Épuisement, trouble d’adaptation, anxiété, dépression, etc. Vous avez entre les mains cette prescription d’antidépresseurs. Quoi en faire? Pour certains, il n’y a rien de plus clair : direction pharmacie. D’autres, par contre, se voient minés par le doute. En plus de devoir faire face aux nombreux tabous entourant cette classe de médicament, qu’adviendra-t-il de leur sexualité? En voici une question qui accompagne souvent ce bout de papier.

Mythe ou réalité, ces difficultés sexuelles entourant le traitement pharmacologique qu’imposent ces maux? Pour différencier le vrai du faux, je m’associe aujourd’hui à mon amie, Marie-Pier Larouche, pharmacienne, histoire de savoir si antidépresseurs et sexe peuvent faire bon ménage...

Sexologie

Feu vert au sexe pendant la grossesse!


COURRIER DES LECTEURS

Bonjour Myriam,
Je suis enceinte de quelques semaines. Pourrais-tu me dire s’il est vrai que le sperme d’un homme peut provoquer une fausse couche durant le premier trimestre de grossesse ? Je suis embêtée. J’ai eu plusieurs versions et je t’avoue que je ne sais pas trop quoi en penser.
Honnêtement, j’ai toujours eu une vie sexuelle active avec mon conjoint. Et, depuis ma grossesse, ce sont des craintes comme celles-ci qui me poussent à  revirer mon homme de bord, à son grand malheur !
Je suis certaine que je ne suis pas la seule à me le demander. J’ai entendu dire tellement de trucs. Merci !

CHRONIQUE SEXO / Première grossesse, premier trimestre, première expérience ; un amalgame d’appréhensions pour bien des mères en devenir. Qu’adviendra-t-il de ce minuscule petit être déjà si important dans la tête et encore plus dans le coeur ?

Je me revois il y a de ça quasi 14 ans, entichée à la puissance mille à mon embryon nommé tendrement « crevette ».

Je me faisais le devoir d’à peine l’aimer avant les 12 semaines fatidiques, histoire de ne pas trop pleurer si jamais « j’étais juste due pour le perdre », comme me le rationalisait mon bon vieux gynécologue montréalais. 

Du premier au dernier jour

Nombreuses sont celles qui déploient des stratégies plus abracadabrantes les unes que les autres et qui adoptent des précautions multiples pour éloigner toute éventuelle interruption involontaire de grossesse. 

Envie ou pas, le sexe en prend souvent pour son rhume, principalement au premier stade de la grossesse, mais, aussi, pour quelques-unes, jusqu’au jour fatidique de l’accouchement. Erreur ! 

Pour remettre les pendules à l’heure, je me permets de vous dire ce qu’il en est. Ni le sexe, ni les pénis, ni le sperme, ni les doigts ; rien, comme dans rien pantoute, ne provoque ladite fausse couche. 

En fait, pour être plus claire encore, je vous confirme que la sexualité, quelles que soient vos préférences, se voit autorisée du premier au dernier jour de la grossesse, mis à part si vous avez une contre-indication médicale. Par ceci, j’implique un médecin, un vrai de vrai, qui vous indique de vous abstenir de contacts sexuels pour des fins médicales. Final bâton ! 

Le pourquoi du comment ? 

Pour toute grossesse dite sans risque, l’utérus, où se loge petit bébé d’amour, est en réalité une véritable forteresse cadenassée à double tour, jusqu’à l’apparition du travail lié à l’accouchement. Le col utérin étant inaccessible, la possibilité d’une perturbation utérine est écartée. 

De ce fait, aucune forme de pénétration n’entrera en contact avec les produits de conception. Ni vu ni connu de votre bébé, qui nage dans une mer d’eau. Faites l’amour comme au dernier jour, si vous le voulez ! Au diable les risques de fossettes chez ce dernier ! Toutes les croyances populaires ne sont que le fruit d’une imagination ô combien fertile ! 

En avez-vous envie ? 

La voici la réelle question une fois la peur dissipée. Il est très envisageable pour certaines de voir la grossesse, et ses inconvénients, comme un possible turn-off ! Une véritable montagne russe que l’épopée hormonale qu’engendre la grossesse ! Oui, il y a des femmes qui passent par toute la gamme de la libido !

Du premier au troisième trimestre, la future maman navigue entre les nausées, la fatigue, la lune de miel sexuelle, la bedaine de plus en plus grosse, les troubles de vessie, les varices... alouette ! 

Il est donc normal qu’il soit difficile de s’y retrouver sexuellement parlant, peut-être au grand dam du futur papa qui tente de suivre les tendances ! 

Bref, sexe et grossesse font officiellement bon ménage, à condition, bien entendu, d’être d’humeur pour ça ! Bon neuf mois ! 

Sexologie

Des contacts pas vraiment accidentels

CHRONIQUE / Bain de foule, transport en commun, passage incongru, piscine publique. Autant de prétextes pour courir aux rapprochements physiques. Certains aiment la proximité. Qui sont-elles, ces personnes pour qui le «frôlage» n’a plus aucun secret et celles qui affectionne le frottage un peu, beaucoup ou à la folie? Les connaissez-vous? En avez-vous été victimes? Êtes-vous l’une de celles-ci? Pour le savoir, voyons ce qu’il en est, du frotteurisme.

Le frotteurisme, c’est quoi?

Aussi simple que puisse paraître ma définition, le frotteurisme consiste à se « frotter » contre un tiers individu sans son consentement, mais aussi, dans une situation absolument hors contexte. Par simple souci du contact physique avec l’étranger, pour humer son odeur, pour sentir ses formes. Des raisons pour se rapprocher, en voulez-vous, en voilà! 

Certains de ses adeptes se verront plutôt cachottiers, vivant la proximité sans trop déranger, inopinément. Comme si, oups, par magie, le contact humain était inévitablement, par exemple pour se déplacer. On pourrait presque crier à l’accident! 

D’autres peuvent repasser pour leur subtilité. Tel un chien dans un jeu de quilles, exit la discrétion! Ils se frottent, au grand dam de leurs victimes, sans toutefois faire preuve de coercition. Juste un tantinet moins subtiles, vous pigez? 

Le plaisir, où est-il?

Cette question est louable chez celui pour qui ce type d’effleurage n’apporte rien en termes d’excitation sexuelle. Par contre, le fidèle du frotteurisme, quant à lui, y ressent une source de satisfaction indéniable, ce qui le pousse à recommencer de plus belle, et peut-être même, dans des contextes plus à risques. Nous parlons alors de progression. 

Certains font agir quasi incognito. Ils réussiront à approcher Mme Unetelle ou M. Untel de façon ni vue ni connue. Puisqu’ils ne sont pas démasqués, ils pensent jouir d’un grand pouvoir et d’être en contrôle...

Au contraire, d’autres verront leur plaisir plus que bonifié lorsqu’ils susciteront des réactions. Déranger, ils aiment ça! La carte de l’accident ou du hasard représente certes un moteur d’excitation sexuelle toujours plus vif. Se faire rabrouer peut aussi faire partie de l’équation du plaisir. 

Le silence, l’ignorance et l’absence de réaction risquent de représenter une source d’humiliation, de mécontentement ou de sentiment d’échec pour ces agresseurs. Dénoncer reste toujours la meilleure chose à faire. 

Pourquoi?

Le frotteurisme est une forme de sexualité atypique. Mais, pourquoi s’y adonner? Les causes justifiant le frotteurisme restent vagues. Des difficultés interpersonnelles semblent se démarquer en guise d’explication principale. Pour certains, c’est plus facile de se frotter que d’entrer en relation avec les autres. 

À quelle fréquence?

Et si je vous disais qu’il s’agit probablement d’une des paraphilies les plus rependues, mais pourtant des moins judiciarisées, seriez-vous surpris? Comment réellement prouver, hors de tout doute raisonnable, que l’agresseur sexuel commet ce type de contact intentionnellement? 

Le fait de ne pas trop craindre de conséquences donne du pouvoir et incite à recommencer. La majorité des victimes sont des femmes, mais l’inverse existe aussi. 

Le frotteurisme n’est jamais banal. Il y a de l’aide qui existe, d’un côté comme de l’autre. Gardons nos distances!

Sexologie

Anti-conformité sexuelle, prise 2!

CHRONIQUE SEXO / Normal, normal, normal. Qu’est-ce que la normalité? Celle qui correspond aux explications proposées par ces dossiers à la saveur psychopopulaire? Celle qui s’enligne vers les mêmes valeurs quantitatives imposées par ces sondages médiatiques? Ou peut-être aussi, pourquoi pas, celle qui se conforme aux idéologies du blogueur du moment? Allons donc savoir!

Parce qu’il est normal que votre normalité et qu’il est anormal que votre anormalité, déboulons les mythes dans ce second volet anti-conformité sexuelle!

Orgasme assuré

Ne pas jouir à tout coup lors d’un rapport sexuel, en voilà une réalité plus que probable au grand dam des quelques-uns qui peuvent y déduire un échec incontesté. La vie étant ce qu’elle est, des fois, on jouit, et des fois, on ne jouit pas! 

Grave pour autant? Absolument pas, à moins d’envisager l’orgasme comme étant la finalité obligatoire. 

Les rapprochements peuvent aussi se voir justifiés par une quête d’affection, de plaisirs autres, de complicité, d’échange de sentiments, alouette. À vous de narguer le pressage qu’impose l’orgasme absolu en élargissant vos horizons. Des raisons pour faire l’amour, il y en a plus d’une! Idem pour les finales.

Pénétration obligatoire

Combien sont ceux qui croient qu’une relation sexuelle dite normale doit nécessairement, encore et toujours, comprendre la sacro-sainte pénétration? Levez la main! Erreur monumentale! Voici ma réponse à cette fausse croyance: il y a autant de façons de prendre son pied qu’il y a de chemins qui mènent à Rome. 

Avoir un plan B, voire C et D, et pourquoi pas tout l’alphabet, est certainement garant d’une multitude d’options pour atteindre un certain plaisir. Le niveau de détresse s’en verra également moindre, tant chez messieurs que mesdames, le jour où l’avenue-pénétration sera compromise. Pensez-y. 

Un homme, un vrai

Je parle de celui qui a toujours envie. Qui est toujours prêt à marquer un but. Ce portrait est une baliverne et est angoissant pour la gent masculine à l’érection moins facile! C’est une source de pression, n’est-ce pas les gars? 

La réponse sexuelle masculine commence par l’excitation et est, elle aussi, variable, au même titre que celle de la femme. Des «Je n’ai pas envie», des «J’ai mal à la tête» ou des «Non merci, on verra demain» sont envisageables, pour ne pas dire probables chez ces derniers, de même que la baisse du désir tout court. Cette réalité n’est nullement liée avec une histoire d’adultère, d’orientation sexuelle mitigée, d’amour effrité, de relation tirant vers la fin ou je ne sais trop quoi! Un homme, un vrai, c’est aussi ça...

Vive la masturbation!

La pratique masturbatoire est une conduite souvent diabolisée. Avoir connaissance que l’autre s’y adonne peut parfois mener à un tsunami pour l’amour-propre.

Cette activité ne représente pas nécessairement un geste justifié par un manque de sexe, une performance boboche de votre part, une éventuelle diminution de la performance ou encore une probable tendance à préférer s’autosuffire.  

La masturbation mise aussi à combler un besoin individuel. À titre comparatif, si vous déjeunez un matin en solo, n’ayez crainte, vous pourrez également profiter du repas du souper en duo! L’appétit sexuel en est de même. 

Que de choses réglées! Anormal ou pas? Qui l’est? Possiblement ni vous,  ni l’autre, ni moi! À tellement vouloir être dans la norme, n’en perdez-vous pas vos repères? Soyez donc vous-mêmes, exempts de comparaison, et vivez votre vie... sexuelle! 

Sexologie

La normalité sexuelle, c'est quoi?

CHRONIQUE / « Myriam, Myriam… Dis-moi si je suis normal »

En quête de normalité sexuellement parlant, l’êtes-vous ? 

Assez, trop, comme ci, comme ça, peu, abusivement ou encore raisonnablement, louables que ces interrogations à savoir s’il y a normalité, ou pas, en terme d’habitudes sexuelles. D’où, d’ailleurs la raison pour laquelle je me dois de revenir pour une seconde fois sur ce sujet. L’humain étant ce qu’il est, cette volonté de se rassurer en étant, ou en se conformant, à cette moyenne dite normative témoigne de ce besoin probable de sécurité, de confirmation, voire de confiance. Histoire d’apaiser ces inquiétudes trop souvent nommées en consultation, je vous propose MA vision de cette maudite normalité ! 

C’est quoi ça ?

Oui, dites-le-moi ! C’est quoi ça, être normal ? Et tant qu’à y être, expliquez-moi donc qui a établi ces règles, normes, prescriptions définissant, supposément, la conformité de cet état apparemment normal. Oui, si vous le connaissez, présentez-le-moi afin que je lui remette les pendules à l’heure de mon horloge sexuelle !

Qu’on se le dise, la sexualité ne comporte aucun assujettissement précis si elle est appliquée au sens de la loi empêchant ainsi la victimisation de pauvres gens. À vous alors d’établir votre propre charte.

Belle ou pas

Fesses à la peau d’orange, poils aux mamelons, prépuce trop long, petites lèvres prédominantes, pubis gras, tablier au ventre, seins galettes, toujours loin des standards que votre apparence physique ? Fréquentes sont ces confidences m’expliquant une retenue certaine dans les pratiques sexuelles expliquée par des complexes physiques de l’anatomie la plus intime. 

Absence de nudité, sexe dans le noir, stratégie des plus complexes pour cacher cet aspect qu’il ne faut voir, tous des moyens pour remédier à « l’anormalité physique ». Et si ce modèle comparatif constamment suggéré l’était lui aussi non singulier de par son irréalisme ? Aimez-vous !

Fréquence

« Me semble qu’un couple normal devrait faire l’amour deux à trois fois par semaine ? »

La santé sexuelle d’un couple ne se définit pas le nombre de crochets faits au calendrier le soir des grandes veillées, mais plutôt par le plaisir qui en découle, l’agrément de ses rapprochements et le niveau de satisfaction physique et émotionnelle des deux partenaires. Exit, comptabilité ! La relation sexuelle est bien plus qu’une question de fréquence. À vous de miser sur la qualité plutôt que la quantité. 

Pratique

« On fait toujours les mêmes affaires ! »

Possible que vous soyez du type plus casanier qu’aventurier, mais après ! ? Je vois de ces couples voulant chambouler leurs accoutumances par obligation d’essayer la pratique du moment. Avoir recours à la sodomie, aux pratiques sadomasochistes, à l’échangisme ou autres quand l’envie n’y est pas n’a rien de banal. En fait, cette pression s’avère souvent lourde de sens, mais aussi de conséquences. Changer une solution gagnante, pas nécessairement une bonne idée. 

Fantasmes

En avoir, acceptable ou pas ? La culpabilité d’avoir des idées «olé olé» m’est souvent répertoriée. Davantage si elles reposent en plus sur une personne autre que chéri d’amour ou qu’elles surviennent au moment de l’acte ! Non, le fantasme n’est pas une cause d’adultère. Au contraire, je le compare même à cette roue de secours suppléant à cette baisse d’excitation pouvant entraîner diverses difficultés. Après tout, ce qui se passe dans votre tête reste dans votre tête, non ? La personne sans imagination n’a pas d’ailes… dit-on. 

Pour vous, qui vous souciez peut-être d’être comme tout le monde et parce qu’il me reste encore trop de points à normaliser, je vous donne rendez-vous le week-end prochain pour la suite de ce dossier. Au plaisir. 

Sexologie

Explorez vos cinq sens

CHRONIQUE / Envie d’autres choses ? Aujourd’hui, loin de moi la prétention de réinventer la roue. J’ai bien envie de faire vivre votre sexualité autrement.

Puisque le Bon Dieu vous a muni de plus que d’organes génitaux féminins ou masculins, revenons à l’essentiel en faisant l’amour, tout simplement. Au-delà du combiné pénis/vagin/clitoris, et s’il était possible de vivre ces plaisirs charnels avec les yeux, les oreilles, le nez, la bouche et les mains ? 

Ces fameux cinq sens, une notion allant bien plus loin que les bricolages du préscolaire. Voyons-y. 

La vue

Qu’y a-t-il de plus beau que le corps d’un homme ou encore d’une femme, selon vos préférences ? D’autant plus vrai lorsqu’il s’agit de cette personne que l’on aime ou pour qui, minimalement, l’attirance physique est indéniable. 

Et que dire de ses œillades lancées à l’autre en guise de renforcement, encouragement, soutien. 

Une communication en soit que ces yeux doux !

À quand remonte votre dernière contemplation ? Je parle de cette fois où vous avez pris le temps d’observer l’autre sous toutes ses coutures ? Remarquer chacun des détails de son biotope ? Observer l’ensemble de ses réactions, réponses, secousses ? Un beau bonheur que cette admiration que peu prend encore en considération.

L’ouïe

Je vous épargnerai ces onomatopées que peuvent inspirer les bruits sensuels, voire sexuels. Un bon aiguillage du niveau d’appréciation que ces respires entendus, essoufflements, halètements, gémissements et sans parler de tous clapotis émis par le corps lui-même. Une chanson douce à l’oreille indiquant certainement le diapason de la relation. À vous de tendre l’oreille !

L’odorat

Connaissez-vous l’odeur corporelle de votre partenaire ? Pas celui post bain moussant, savonnage et crémage. Je parle de SA vraie odeur. Celle dégagée par son corps, ses pores de peau, ses fluides. Ce réel parfum, que je vous invite à redécouvrir, joue sur votre mémoire sexuelle en plus d’être source d’« émoustillement » pour plus d’un. 

À l’instar de l’animal, sans tous suppléments olfactifs causés par une hygiène disproportionnée, peut-être, monsieur, êtes-vous aptes à reconnaître les besoins de madame ! Une histoire de phéromones, dit-on. À condition de ne pas avoir le nez bouché ! 

Le goût

La langue et ses milliers de papilles gustatives sont capables de beaucoup plus que de distinguer les goûts amers, sucrés, salés et acides. En fait, elles reconnaissent les saveurs de votre chéri (e) et ce, sur chacune des zones de son corps. Du petit bec dans le cou, en passant par le french en bonne et due forme, du léchage tel le suçon à liqueur ou encore à l’amour oral des organes génitaux, nombreuses sont les occasions de se délecter du fumet unique de cette personne partageant la couette. 

Le toucher

Trop souvent seule vedette de l’investigation des cinq sens, les mains ont la cote pour parcourir les courbes et la génitalité d’autrui. Plus qu’un outil indispensable à la relation sexuelle proprement dite, pourquoi ne pas les considérer comme complices de plaisirs et de découvertes nouvelles ? Puisque membres actives de caresse, câlinerie, bonté et tendresse, elles sont de connivences certaines avec d’autres parties du corps capables, elles aussi du toucher. 

Beaucoup plus qu’une question de préliminaires, l’application des cinq sens au lit peut être également garant de plaisirs charnels menant aussi loin que l’épanouissement orgasmique. À vous d’en faire de complices dignes de mention !

Sexologie

Flirter un peu, beaucoup, passionnément

CHRONIQUE SEXO / Cette espèce de courtisanerie sans but précis, sans sentiment tout à fait défini, sans arrière-pensée, ça vous dit quelque chose ? Ce mode de séduction avec l’étranger, commis de dépanneur, comptable, nouveau collègue, massothérapeute, bref n’importe qui permettant cette décharge d’adrénaline juste bonne au goût, y êtes-vous abonnée ? Le charme, y êtes-vous habituée ? Et la reconnaissance de ces tiers confirmant que vous pourriez encore être sur le marché, y êtes-vous accrochée ?

Qu’on se le dise, si vous avez répondu oui à l’une de ces questions, possiblement qu’adepte du flirt, vous l’êtes ! 

Célibataire ? Pourquoi ne pas s’y adonner ? 

En couple ? En voilà une autre paire de manches pouvant compromettre les valeurs nobles de ce dernier voulant plus souvent qu’autrement unicité l’un envers l’autre. Un jeu dangereux que cette histoire de flirter un peu, beaucoup, passionnément, à la folie. Voyons-y ! 

C’est un début

« Une question de feeling » ai-je envie de répondre à cette question cherchant à savoir quand et comment commence le flirt proprement dit. Au-delà d’un regard aguicheur, d’une révélation flatteuse ou encore d’une complicité amusante, je parlerais de ce petit plus. Oui, de cette chimie faisant en sorte qu’il s’agisse plus que de bonnes intentions, de politesses ou encore de camaraderies. L’autre, de par sa simple présence, vous fait de l’effet autant dans la tête, dans le cœur, que dans la petite culotte… si vous voyez ce que je veux dire.

Attention

« Simple badinage », penserez-vous peut-être d’abord. Ce vers quoi je vous mettrai déjà en garde. Ne serait-ce que contre cette légèreté qui vous habite. Cette sensation d’être vivant, attrayant, séduisant minimalement peut devenir pernicieuse. 

Effectivement, un renforcement positif pour vous qui êtes peut être victime de « routinite » amoureuse comme le prétend Raphaëlle Giordano, l’auteur de ce roman juchant ma table de chevet. Vous voilà officiellement en eaux troubles, je vous l’assure. Regagnez la plage avant le tourment. 

Perte de contrôle

En contrôle, le devenez-vous moins ? À l’image du feu de paille, toujours facile de garder main mise sur ce qui, disons-le, ne semble rien de trop grave initialement. Après tout, cette renaissance retrouvée dans l’attention de cette tierce personne n’est peut-être que le fruit de votre imagination, allons donc savoir. Méfiez-vous de la banalisation ! 

Autre niveau de brasier quand l’échange d’interactions positives devient mutuel. Pas juste vous qui ressentez de l’effet, l’autre aussi ! Vous voilà maintenant artisan des épisodes de flirtage ! Besoin urgent de lait, problème de T4, réunion précipitée, tour de reins réfractaire, telle une nécessité, vous ne savez plus quoi inventer pour recevoir cette attention qui vous fait du bien… tellement de bien. 

Tel un avertisseur de fumée, le temps où je crie : « DANGER-DANGER-DANGER », est plus qu’arrivé. Oui, il est encore temps de prendre vos cliques, vos claques, vos jambes à votre coup et de déguerpir avant qu’il ne soit trop tard et que le jeu devienne sérieux. 

Vous y êtes encore ? 

Trop tard comme quand vous voulez davantage et surtout ressentez davantage. Comme une drogue, un produit addictif, un « high » inassouvi, le troisième niveau devient ensuite inévitable. Ce qui était initialement qu’un simple flirtage se dirige indéniablement vers un rapprochement, voire un adultère. Pire encore, vers cet élan d’émotions pour quelqu’un d’autre que votre partenaire. En êtes-vous là ? 

Le flirt, un jeu brûlant, mais avant tout, certainement pas si anodin. À vous de faire de votre quotidien, de votre couple, de votre vie à deux, votre terrain récréatif. Les règles changent parfois si vite…