Le vin canadien

CHRONIQUE/ Depuis quelques années, la SAQ met de l’avant les vins du Québec dans ses succursales avec sa section Origine Québec. Désormais vendue dans les épiceries et les dépanneurs, l’industrie des vins québécois est en progression. Pour notre plus grand bonheur. On aimerait en dire autant des vins du reste du Canada, qui ne sont pas aussi accessibles. Moins nombreux par rapport aux vins d’ailleurs, ils sont souvent aussi plus dispendieux. Instinctivement, le consommateur se dirige alors vers d’autres choix.

Bien que le transport du vin entre les provinces du Canada ait été facilité par la loi dernièrement, il y a encore place au progrès pour promouvoir les vins du reste du Canada au Québec.

Transiger avec la SAQ implique plusieurs étapes et des coûts qui sont les mêmes pour tous les pays. Le vignoble canadien étant encore jeune, peut trouver le processus costaud. Il rencontre donc certaines difficultés à répondre aux exigences. Voilà ce qui explique que les vins d’ailleurs dominent encore notre marché. Néanmoins, en observant à quel point la situation des vins québécois s’est améliorée, il y a de l’espoir pour l’avenir des vins canadiens.

Encensés par la critique internationale, les vins du Canada gagnent en qualité, en finesse et en fraîcheur. Les provinces qui contribuent à faire briller notre pays à l’étranger sont, bien sûr, l’Ontario, qui compte le plus grand nombre d’hectares de vignes plantés, suivie de la Colombie-Britannique, du Québec et, récemment, de la Nouvelle-Écosse. Cette dernière élabore d’excellents vins blancs et effervescents qui attirent de plus en plus l’attention des amateurs.

À quelques jours de la fête du Canada, voici deux vins rouges en clin d’œil à la couleur de la feuille d’érable canadienne.

Gamay 2016, Malivoire (code SAQ : 11 140 498 ; 18,75 $)

L’Ontario est reconnue à travers le monde en grande partie pour ses excellents chardonnays. Toutefois, on y retrouve aussi une belle production de gamays et de cabernets francs qui font le bonheur des sommeliers et des chroniqueurs vins. Le cépage gamay offre des vins à la fois faciles à boire et empreints de caractère. La maison Malivoire propose une cuvée aux saveurs de fruits rouges. Digeste, en fraîcheur et juteux à la première impression, les tannins se resserrent en finale et des notes épicées se font ressentir. Il s’accompagnera très bien de charcuteries, d’un tartare de bœuf ou d’une foccacia. C’est le candidat idéal pour être consommé seul, au bord du feu.

Cabernet Merlot 2015, Wayne Gretzky Estates No.99, Andrew Peller (code SAQ : 13 220 117 ; 17,95 $)

Icône du hockey ayant porté le numéro 99 sur la glace, Wayne Gretzky possède une gamme de vins à son nom depuis déjà quelques années dans la Péninsule du Niagara. Dégusté au printemps dernier, j’ai été agréablement surprise par cet assemblage de cabernet franc et de merlot, auquel je n’avais pas goûté depuis un certain temps. Le nez évoque des arômes épicés, fruités et des notes végétales. Aux saveurs de cerises et de framboises, la bouche est équilibrée, gourmande et démontre une belle structure. Il sera excellent avec une viande rouge en grillade, accompagnée de champignons sauvages sautés.

Santé !