Beaujolais Nouveau 2017, Terres dorées, Jean-Paul Brun.

Survol du millésime 2017

CHRONIQUE / Le décompte avant les Fêtes est commencé: nous entrons dans le dernier mois de l’année 2017! Dans le milieu vinicole, 2017 a été marquée par de nombreuses intempéries dues aux changements climatiques. Rappelons-nous les feux en Californie cet automne, les périodes de gel dans le vignoble français en avril, les épisodes de grêle et la sécheresse qui touche plusieurs vignobles dans le monde. Un communiqué de presse du Beaujolais l’a confirmé: «La nature n’a pas épargné grand monde cette année!»

L’impact des changements climatiques sur la vigne 

Dernièrement, j’ai assisté à la première conférence internationale sur l’impact des changements climatiques sur le monde du vin, organisée par la sommelière Michelle Bouffard. Décrivant la situation comme étant « dramatique » lors d’une entrevue à l’émission Salut Bonjour, elle disait que ce qui était prévu en montée de température pour 2050 et 2070, aurait déjà été atteint à ce jour dans certaines régions. 

La hausse des moyennes de température force donc les vignerons à planter d’autres variétés de cépages, plus résistantes à la chaleur. Les feux survenus au Portugal, en Californie et ailleurs dans le monde, auront donc un impact direct sur le vin, créant des arômes de cendre et de fumée. La sécheresse, qui menace entre autres les vignobles de l’Afrique du Sud et de l’Australie, rend l’approvisionnement en eau difficile. Cela entraîne des coûts importants pour les producteurs. Finalement, pour d’autres régions, on parle plutôt de froid, de gel et de grêle.

2017 : grand millésime, petit volume

Philippe Bourrier, président du Conseil Interprofessionnel des Vins du Roussillon (CIVR), mentionne que « (…) C’est un millésime qui s’annonce encore excellent pour une année absolument hors normes.» D’autres vignobles, tels que le Beaujolais et le Languedoc semblent également partager cet avis.

Grâce à une belle fin de saison, les vignerons s’en sortiront toutefois et la qualité des vins sera au rendez-vous! 

Les prédictions parlent d’un millésime tout en fraîcheur, croquant, présentant un beau profil aromatique et ayant une finesse tannique. Toutefois, on observe des pertes relativement importantes quant à la production. C’est donc plutôt la quantité qui sera affectée. 

Est-ce qu’une hausse des prix suivra? 

À long terme, c’est possible. Cette année, certains vignerons pourront néanmoins aller puiser dans leurs réserves des années précédentes et répondre à la demande sans trop de dommage sur l’inflation.

Si vous avez hâte de déguster ce grand millésime, il faudra être patient et attendre le début de l’année 2018 pour plusieurs vignobles européens. Cependant, nous retrouvons actuellement sur nos tablettes des vins issus du millésime 2017, provenant des vignobles de l’hémisphère sud, dont les vendanges ont lieu entre février et avril. 

Depuis le 16 novembre, il est possible de se procurer une bouteille du fameux Beaujolais Nouveau 2017, ce vin issu d’une courte macération (quatre à cinq jours seulement), qui se veut une façon de célébrer la fin des récoltes. 

Né dans les années 1950, le « bojo nouveau » désigne des vins très jeunes, simples, frais, fruités et gouleyants. 

Je vous propose d’essayer le Beaujolais Nouveau 2017, Terres dorées, Jean-Paul Brun (Code SAQ : 11923994; 18,65$). 

Santé!