Quoi boire pour Pâques?

CHRONIQUE/ À l’occasion de Pâques, plusieurs mélangent jus d’orange et mousseux sans vraiment se poser de questions, année après année. Pour 2018, faire différent s’impose ! Le mimosa n’étant pas la seule option possible à l’heure du brunch, voici quelques alternatives pour vos festivités.

Le Rosé Brut, Domaine Bergeville (code SAQ : 13 374 597 ; 27,90 $)

Ce domaine situé à Hatley, en Estrie, se spécialise dans les bulles bio. En plus de la certification biologique Canada, les produits ont également la certification Demeter. Celle-ci fait référence à une agriculture biodynamique (une approche biologique qui tient compte du calendrier lunaire). Il faut savoir qu’au Québec, choisir de travailler selon les pratiques de la biodynamie n’est pas de tout repos. C’est donc dans un travail rigoureux que Marc Théberge et Ève Rainville livrent ce produit issu de sabrevois, de frontenac gris et de frontenac noir, des cépages hybrides adaptés à notre climat. Le nez évoque la cerise et la canneberge. La bouche est vive, ample et équilibrée. Il sera délicieux avec un plateau de saumon fumé, câpres et citron. Après y avoir goûté, vous en voudrez peut-être davantage, mais les quantités actuellement disponibles sont limitées. Heureusement, les nouvelles cuvées seront bientôt libérées. Patience !

Vigneti delle Dolomiti 2016, Pinot grigio, Alois Lageder (code SAQ : 13 274 131 ; 19,85 $)

Après le chardonnay, le pinot grigio est un des vins blancs les plus demandés quand je travaille au restaurant. Populaire, le pinot grigio est la version italienne du pinot gris. Lorsqu’il est cultivé en Alsace, il a l’habitude d’offrir des vins riches, aux notes fumées. En Italie, il propose une expression plus minérale. L’ennui, c’est qu’il n’y est pas toujours présenté sous son plus beau profil, s’avérant souvent simple et ordinaire. Néanmoins, ce n’est pas le cas de ce pinot grigio d’Alois Lageder, un producteur reconnu de la région Trentin-Haut-Adige, la plus au nord de l’Italie. Des arômes de poire et de citron se collent à des notes herbacées et épicées au nez. La bouche est minérale et chaleureuse. Elle présente une pointe d’amertume et conserve tout de même une belle fraîcheur dans l’ensemble. Parfait pour une quiche aux légumes grillés.

Swartland 2017, The Drifter Cinsault, AA Badenhorst (code SAQ : 13 057 997 ; 18 $)

Du rouge pour le brunch ? Il vous faudra ce qu’on appelle un vin « digeste », c’est-à-dire léger, facile à boire et, idéalement, fruité. Ce style saura accompagner un confit de canard, des charcuteries fines ou le fameux jambon de Pâques.

Ce vin d’Afrique du Sud est issu du cépage cinsault. Adi Badenhorst est un producteur bien-aimé des Québécois. Il signe également les cuvées Sécateur et Curator, offrant d’excellents rapports qualité-prix. On retrouve souvent le cinsault dans l’élaboration des rosés ou encore en assemblage aux côtés des cépages grenache, syrah et mourvèdre. Cette cuvée permet d’apprécier le potentiel de cette variété vinifiée en monocépage (100 % cinsault). Le nez propose des notes de framboises et d’épices. Frais, soyeux et gourmand, si vous décidez plutôt de recevoir la famille pour le souper, il fera un excellent apéro pour remplacer le traditionnel verre de blanc !

Santé !