Les femmes derrière le vin

CHRONIQUE/ Le 8 mars dernier marquait la Journée internationale des femmes. Le monde du vin, ne faisant pas exception, a longtemps été un milieu réservé aux hommes (tant les sommeliers que les vignerons). Depuis quelques années, les femmes prennent leur place sur la scène viti-vinicole.

On a qu’à se rendre sur le site du Cercle des Femmes de Vin (www.femmes-de-vin.com) pour constater tous les regroupements de vigneronnes qui existent dans chaque région (Vinifilles, Femmes et Vins de Bourgogne, Les Fabuleuses, etc.)

Voici cinq coups de cœur ressortis lors d’une dégustation portant sur cette thématique.

Crémant de Limoux 2015, Cuvée Expression, Antech (code SAQ : 10 666 084 ; 19 $)

Dans ce domaine familial, Françoise Antech Gazeau représente la sixième génération. Ayant repris le vignoble de son père et de son oncle, elle dirige maintenant cette exploitation qui se concentre uniquement sur les vins effervescents. Issue d’un assemblage entre le chardonnay, le chenin blanc et le mauzac, cette cuvée offre un nez très agréable et délicat aux arômes floraux et fruités. La bouche est vive, minérale et longue. Une valeur sûre à prix abordable.

Catalogne 2016, Indigena, Cavas Parés Baltà (code SAQ : 13 565 511 ; 21,95 $)

Le vignoble de Parés Baltà appartient à la famille Cusine. Aujourd’hui dirigé par les frères Cusine, ce sont leurs épouses respectives, Maria Elena Jiménez et Marta Casas, qui s’occupent du volet œnologique. D’une robe profonde et brillante, le nez de ce vin est fin, proposant des notes salines et fumées. Alors que le fruit ne domine pas au nez, il surprend à l’attaque en bouche. Des saveurs herbacées et de pêches mûres se présentent dans une texture ronde et riche. Provenant d’une agriculture biologique, cette cuvée offre une belle expression du grenache blanc. À boire à l’heure du repas, avec un plat goûteux.

Côtes de Provence 2016, Pétale de Rose, Régine Sumeire (code SAQ : 425 496 ; 19,65 $)

Ayant envie d’un vin plus pâle que les autres, Régine Sumeire est à l’origine du premier rosé clair de Provence, élaboré depuis 1985. Ce vin, bien connu des Québécois, est un classique d’une belle constance, et ce, année après année. Très aromatique, il présente des arômes de fruit rouge acidulé. Bien que la bouche soit fraîche et qu’elle rappelle les bonbons à la fraise, la finale est chaleureuse, soutenue et elle dévoile une pointe d’amertume. Un autre verre s’il-vous-plaît !

Veneto 2015, La Bragia, Allegrini (code SAQ : 13 419 441 ; 18,55)

Marilisa Allegrini est copropriétaire, avec son frère Franco, du domaine familial en Vénétie, région de l’Amarone et du Valpolicella. Elle entretient une passion pour le vin. Elle a été la première Italienne à faire la couverture du magazine Wine Spectator. La Bragia est l’une des cuvées d’entrée de gamme de la maison. Elle est élaborée avec les cépages corvina et rondinella, qui font la renommée des Amarones. Le profil aromatique est assez simple, proposant des notes intenses de fruits rappelant la mûre et le jus de raisin. La bouche évoque les dattes et les figues séchées, suivie d’une finale légèrement fumée. Velouté, ce vin présente un taux sucre de 7,2 g/l, mais il conserve tout de même une certaine fraîcheur qui en assure l’équilibre.

Saint-Chinian 2015, La Croix d’Aline, Les Domaines Auriol (code SAQ : 896 308 ; 17,10 $)

« Claude Vialade, femme du vin et ambassadrice de la culture biologique ! » Voilà comment est décrite cette vigneronne, fondatrice des Domaines Auriol dans le Languedoc-Roussillon. La syrah et le grenache composent cette cuvée aux notes végétales et d’herbes fraîches. En bouche, c’est fruité, gourmand, velouté et chaleureux. Un vin facile à boire, offrant un beau rapport qualité-prix.

Santé aux femmes du vin !