L’Allemagne autrement (partie 2)

CHRONIQUE/ Ma dernière chronique portait sur l’univers des vins allemands. Voici donc, cette semaine, quelques suggestions et d’accords gagnants pour rehausser vos dégustations.

Issus d’un climat frais, les vins allemands bénéficient d’une bonne acidité. En gastronomie, l’acidité d’un vin prépare le palais à passer à table en faisant saliver. Celle-ci est rafraîchissante et nécessaire pour soutenir un plat qui comprend, lui aussi, des caractéristiques acidulées. Petit plus : grâce à cette acidité, les vins se conserveront un peu plus longtemps au réfrigérateur une fois ouverts !

Les vins allemands qui présentent une légère douceur (sucre résiduel) seront excellents avec des mets épicés. Ils ont pour effet d’adoucir la sensation de brûlure. L’alcool accentue ainsi le caractère épicé d’un plat. Or, il n’est pas rare que les vins allemands affichent un taux d’alcool plus léger que la moyenne. Ils forment ainsi un accord parfait avec une cuisine du monde aux multiples aromates. Pour la dégustation, voici trois suggestions pour renouer avec l’Allemagne vinicole.

Rheinhessen trocken 2016, Weissburgunder, Villa Welter (code SAQ : 13 573 174 ; 20 $)

Ce vin est très loin du Liebfraumilch dont je vous ai parlé la semaine dernière ! Weissburgunder signifie pinot blanc, cépage qui se trouve à la base de cette cuvée. Cultivé en agriculture biologique, il propose un nez aromatique, floral et fruité. Le vin est sec, la bouche est croquante, en fraîcheur et la finale est longue. Un vin rassasiant parfait pour les après-midis de canicule. En accord, c’est le vin idéal pour l’heure de l’apéro ou pour accompagner vos plats plus acidulés (poissons, fruits de mer avec un trait de jus de citron).

Mosel-Saar-Ruwer 2016, Riesling, Selbach-Oster (code SAQ : 11 034 741 ; 18,20 $)

Le riesling est planté dans toutes les régions viticoles d’Allemagne. Il représente plus de 20 % de la superficie totale du vignoble. En viticulture, son cycle de maturation est lent, il est résistant au gel et il a la capacité de refléter les qualités du sol d’où il provient. Toutes ces particularités lui confèrent beaucoup de nuances. Dotés d’une acidité vive, les rieslings allemands sont souvent équilibrés par la douceur que procure un peu de sucre résiduel. C’est le cas de ce vin de Selbach-Oster qui en contient environ 16g/L. Toutefois, la sucrosité est à peine perceptible en bouche, puisque l’équilibre est impeccable. Minéral et agréablement fruité, on y rencontre des notes de pêche, de pomme et de fruit exotique. Vous avez ici l’exemple parfait du vin qu’il vous faut pour une cuisine asiatique aux saveurs épicées.

Rheinischer 2016, Pinot noir, J. Bäumer (code SAQ : 12 898 022 ; 18,60 $)

Parlons de rouge maintenant, avec ce pinot noir connu là-bas sous le nom de spätburgunder. Les amateurs de vins digestes et frais l’aimeront. Il s’agit d’un rouge d’été comme on les aime, aux arômes de fruits rouges acidulés et aux notes animales. À servir à l’entrée, avec un carpaccio de veau ou au dîner, avec une salade de bœuf à la vietnamienne.

Bien entendu, il y a encore de la place pour davantage de vins allemands à la SAQ. Suivant la loi de l’offre et la demande, plus ils seront populaires, plus il y aura de choix intéressants. Alors hop ! , à vos verres. On demande et on achète du vin allemand pour la saison estivale !

Santé !