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Taillé pour la garde

CHRONIQUE/ Tout amateur de vin rêve d’avoir sa propre collection, mais est-ce que tout amateur a déjà goûté un vieux millésime? Avant de se lancer dans un tel projet, c’est un incontournable! Loin du fruit frais, gourmand et du caractère fringant des jeunes vins auxquels nous sommes habitués, la fraîcheur fait place aux notes d’évolution qui se rapprochent plutôt du fruit séché, du tabac, du cuir et du champignon. C’est un tout autre registre d’arôme et de saveurs.

Sans avoir la prétention d’être un vin de 10 ou 15 ans d’âge, cette bouteille espagnole vous donnera un léger aperçu du style.

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Cinq blancs pour prolonger l’été

CHRONIQUE/ Petit à petit, le vin blanc fait son chemin au sein de la consommation générale. Tant en restauration que dans les événements vinicoles auxquels je participe, j’observe dans les verres, une nette augmentation de cette couleur jaune aux reflets verts à dorés. Léger, digeste, vivifiant, rassasiant, rafraîchissant, mais aussi complexe, profond et empreint de caractère, la liste des raisons d’aimer le vin blanc est longue. Certes les ventes de vin rouge demeurent supérieures, mais l’engouement pour le blanc est palpable. Et il s’amplifie durant la saison estivale qui tire à sa fin...

Histoire de prolonger l’été, voici cinq suggestions...

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L’influence de la bouteille

CHRONIQUE/ De piccolo à melchior, en passant par jéroboam ou balthazar, le vin est embouteillé sous plusieurs formats. Certes, la grandeur la plus commune est de 750 ml, mais autour, une vaste gamme de possibilités est offerte. La taille de la bouteille a une influence sur le vieillissement du vin. Chacune porte un nom particulier et selon les régions, la désignation peut changer.

Petit format
Plus le format est petit, plus le vin évoluera rapidement. La demi-bouteille n’est donc pas conçue pour la garde. Toutefois, elle propose quelques avantages. Bien pratique pour une personne seule, on l’appréciera aussi en version effervescente – puisque la bulle se préserve moins longtemps au réfrigérateur, la demi-bouteille nous permettra de rassasier nos envies de prendre un verre ou deux à l’apéro – ou en vin de dessert, dont il est plus rare de passer à travers une grande bouteille en une seule soirée. Le petit format nous permet également de goûter à certaines cuvées moins abordables. Par exemple, le Brunello di Montalcino 2013 de la maison Caparzo se vend 21,65 $ (code SAQ : 11617840) en 375 ml, alors qu’il se détaille à 50,25 $ (code SAQ : 10270178) en 750 ml.

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La Fête des Vendanges Magog-Orford a 25 ans!

CHRONIQUE/ Elle qui souligne les vins du Québec depuis longtemps revient une fois de plus au parc de la Pointe-Merry de Magog cette année: la Fête des Vendanges Magog-Orford! Sous le thème des bulles, l’événement entend célébrer son 25e anniversaire en grand.

Grande nouveauté cette année: un Pavillon des bulles et des découvertes où la mixologie, les spiritueux et les bières de microbrasseries seront à l’honneur accueillera les visiteurs sans, bien sûr, mettre de côté le vin.

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La «face cachée» du rosé

CHRONIQUE/ Le rosé a la vie dure. Quand on ne le soupçonne pas d’être sucré, on lui accole des saveurs faciles. Un profil un peu « bonbon ». Pourtant, un rosé qui ne se prend pas seulement au bord de la piscine et qui n’évoque pas la fraise, la pêche blanche ou les petits fruits, ça existe ! Plusieurs consommateurs semblent l’avoir compris, puisque les ventes de rosés de gastronomie explosent depuis quelques années à la SAQ. Chaque été, par conséquent, l’offre se trouve enrichie. Au cours des derniers mois, j’ai goûté plusieurs rosés de grande qualité qui, s’ils m’avaient été servis littéralement à l’aveugle, auraient facilement pu me faire douter de leur couleur. Certains avaient un profil aromatique complexe qui allait bien au-delà du fruit.

Voici trois rosés que vous pourriez servir dans un verre noir, aux côtés d’autres vins blancs et rouges, bien sûr, afin de les mettre au défi.

Actualités

Trésors d’Afrique du Sud

CHRONIQUE/ Il y a quelques années, quand j’étudiais la sommellerie, l’Afrique du Sud ne faisait l’objet que d’un bref survol dans le plan de cours. On constate toutefois aujourd’hui un nouvel engouement pour les vins de ce pays, qui occupe le septième rang mondial, avec près de 95 000 hectares de vignes. Une nouvelle génération de producteurs maintient le vignoble en constante évolution et met plus que jamais l’accent sur l’expression du terroir, le tout dans une perspective de développement durable.

Bien que légèrement en baisse, les cépages blancs occupent toujours une superficie supérieure à celle consacrée aux rouges. Parmi les plus populaires, on retiendra le chenin (aussi appelé « steen » en Afrique du Sud) qui donne des vins blancs aux styles très polyvalents, mais toujours au caractère frais et fruité. En rouge, le cabernet sauvignon domine, suivi de près par la syrah et le pinotage — cépage emblématique du pays, issu d’un croisement entre le cinsault et le pinot noir —. Tous contribuent à l’originalité des vins du Cap.

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L’Allemagne autrement (partie 2)

CHRONIQUE/ Ma dernière chronique portait sur l’univers des vins allemands. Voici donc, cette semaine, quelques suggestions et d’accords gagnants pour rehausser vos dégustations.

Issus d’un climat frais, les vins allemands bénéficient d’une bonne acidité. En gastronomie, l’acidité d’un vin prépare le palais à passer à table en faisant saliver. Celle-ci est rafraîchissante et nécessaire pour soutenir un plat qui comprend, lui aussi, des caractéristiques acidulées. Petit plus : grâce à cette acidité, les vins se conserveront un peu plus longtemps au réfrigérateur une fois ouverts !

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L’Allemagne, vue autrement! (partie 1)

CHRONIQUE/ À quoi pensez-vous quand vous entendez parler des vins allemands ? Pour plusieurs, le Liebfraumilch, la fameuse bouteille bleue si populaire dans les années 1970, est la référence en termes de vins allemands.

Le Liebfraumilch correspond à un vin blanc doux (sucré) composé de 70 % de riesling, de müller-thurgau ou de sylvaner et dont les standards de qualité laissent place à la discussion. Au détriment des autres styles produits, il a été largement exporté au cours du 20e siècle, contribuant ainsi à la mauvaise presse des vins allemands. Il est donc maintenant temps d’ouvrir vos horizons !

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Le vin canadien

CHRONIQUE/ Depuis quelques années, la SAQ met de l’avant les vins du Québec dans ses succursales avec sa section Origine Québec. Désormais vendue dans les épiceries et les dépanneurs, l’industrie des vins québécois est en progression. Pour notre plus grand bonheur. On aimerait en dire autant des vins du reste du Canada, qui ne sont pas aussi accessibles. Moins nombreux par rapport aux vins d’ailleurs, ils sont souvent aussi plus dispendieux. Instinctivement, le consommateur se dirige alors vers d’autres choix.

Bien que le transport du vin entre les provinces du Canada ait été facilité par la loi dernièrement, il y a encore place au progrès pour promouvoir les vins du reste du Canada au Québec.

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Prêts pour le Défi LocaBoire?

CHRONIQUE/ À quelques jours de célébrer la St-Jean-Baptiste, je vous lance le défi LocaBoire ! Dans la même lignée que le Défi Boire Local, lancé en 2015, les vignerons de La Route des vins de Brome-Missisquoi ont créé le mois LocaBoire, qui aura lieu du 24 juin au 22 juillet. « Pas de jus d’orange américain et pas de vin ou de bière de l’extérieur ! » Voilà le défi que nous lance l’organisation.

L’objectif derrière l’événement est, bien sûr, d’avoir un impact sur les habitudes de consommation des Québécois. Selon Marie-Florence Crevier-Paradis du Domaine du Ridge, « si tous les Québécois demandent des vins du Québec dans les restaurants, par exemple, ça aura un effet réel et concret sur toute une industrie. »