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Passer par une agence

CHRONIQUE/ Il existe plusieurs façons de choisir vos vins lorsque vous déambulez dans les allées de la SAQ. Certains optent pour un choix selon le pays, le cépage ou l’appellation, alors que d’autres ont une confiance aveugle envers le fameux système des pastilles de goûts. Mais avez-vous déjà magasiné par agence?

La majorité des produits vendus à la SAQ sont représentés par une agence promotionnelle en vins, bières et spiritueux. Qu’elles soient grandes ou petites, qu’elles proviennent d’ici ou d’ailleurs, les agences promotionnelles ont pour objectif de nous dénicher de petits bijoux au quatre coins du monde. Elles assurent, entre autres, la liaison entre les consommateurs, le monopole et les producteurs. Idéalement, elles sont guidées par une philosophie d’entreprise pour choisir leurs vins. Ainsi, s’ils aiment l’ensemble de leurs produits, certains consommateurs s’y fieront pour faire leurs achats. Quelques-unes se démarquent en apposant leur logo sur les bouteilles qu’elles représentent. Je vous en présente trois qualitatives à partir d’un vin de leur répertoire.

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Trois idées d’apéro pour Noël

CHRONIQUE/ La frénésie des Fêtes bat son plein en cette dernière semaine avant Noël. Vous recevez pour le réveillon et vous ne savez toujours pas avec quel apéro accueillir vos invités? Voici trois idées simples et accessibles qui feront le bonheur de vos familles et amis.

Cava, 1312, Mestres (code SAQ: 13232581; 21 $)

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La grande séduction du vignoble québécois

CHRONIQUE/ Naïve et enthousiasmée j’ai voulu, dernièrement, mettre un vin du Québec (d’un domaine très prisé, il faut le dire) sur ma nouvelle carte des vins. «Ouf! Malheureusement, il y a plus de demandes que d’élus...».

C’est la réponse que m’a donnée l’agent qui représente ce vignoble. Très poli, je crois qu’il s’est retenu pour ne pas rire. Les sceptiques croiront peut-être que c’est une exception. Eh bien non! Ils sont de plus en plus nombreux, les vignobles québécois, à ne pas pouvoir répondre à la demande. Grâce au travail acharné des vignerons, aux restaurateurs, aux sommeliers et aux chroniqueurs, la bonne nouvelle s’est répandue très rapidement: le vin du Québec, c’est bon!

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Un guide et trois grappes d’or en cadeau

CHRONIQUE/ En 2016, j’ai fait la rencontre de Nadia Fournier, auteure du Guide du vin Phaneuf. Ma soif d’apprendre m’avait menée chez elle pour l’accompagner lors d’une journée de dégustation. À ce moment, j’étais loin d’imaginer que ce « stage d’observation » prendrait une telle ampleur... Les rencontres et les dégustations se sont multipliées, si bien que cette année, j’ai suivi de près le chantier du guide, et ce, du début à la fin !

Le Guide du Vin est né en 1981 sous l’initiative de l’auteur Michel Phaneuf qui a ensuite passé le flambeau à Nadia lors de l’édition 2012. Depuis, elle est seule à la barre de ce travail colossal au cours duquel elle déguste des milliers de produits, année après année. Afin de refléter le plus justement possible les nouveaux millésimes, elle entame ce long marathon de dégustations au début de l’été et le termine à la mi-septembre.

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100% Champagne

CHRONIQUE/ « Champagne! » Cette expression est prononcée à outrance dès qu’il y a des bulles dans un verre. Or, si ça ne vient pas de la Champagne, ce n’est pas du Champagne. Ce dernier est produit exclusivement dans la région du même nom, au nord-est de la France, et principalement avec les cépages chardonnay, pinot noir et pinot meunier. Prestigieux vin effervescent, sa réputation n’est pas à faire.

On me demande souvent quels sont mes favoris. Pour être honnête, le Champagne ne fait malheureusement pas partie de ma consommation quotidienne. Néanmoins, mon travail me permet d’en déguster plusieurs.

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Exploiter de nouveaux cépages L’Argentine (partie 3)

CHRONIQUE/ En octobre dernier, je vous parlais de mon voyage en Argentine et du vent de changement qui semblait y souffler. D’abord, par des malbecs aux taux d’alcool moins élevés, plus frais et fruités. Ensuite, par l’exploitation des terroirs en altitude. Le troisième élément de l’équation, c’est la mise en valeur de différentes variétés de cépages. C’est bien connu, le malbec règne en Argentine, mais en ouvrant nos horizons, on y découvre une offre diversifiée et très intéressante.

Criolla

À l’origine de vins rouges fruités, peu colorés et faciles à boire, ce cépage pousse en Amérique du Sud depuis plusieurs siècles. Pour faire de la place aux variétés plus prestigieuses telles que le cabernet ou le malbec, le criolla a longtemps été boudé et arraché par les vignerons. Or, une nouvelle génération de producteurs recommence à le mettre de l’avant, pour notre plus grand bonheur! Véritable vedette de notre voyage, le petit groupe de chroniqueurs que nous étions se régalait chaque fois qu’il y en avait dans notre verre.

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Diversité à l’italienne!

CHRONIQUE / Parmi les nombreux événements vinicoles de l’automne, le Salon des vins italiens de Montréal est un incontournable. C’est d’ailleurs le premier salon auquel j’ai participé quand j’étais encore étudiante en sommellerie (mon professeur en était un adepte!). Tapis rouge, ambiance feutrée, nourriture à volonté et les gens tirés à quatre épingles, etc. Cela ne fait aucun doute: les Italiens maîtrisent l’art de recevoir. J’ai eu la chance de m’y rendre en octobre dernier et d’y faire de belles découvertes.

Outre le célèbre sangiovese, l’Italie abrite près de 400 cépages indigènes et propose autant d’appellations, sinon plus! Pour le consommateur (et le sommelier) il est facile de s’y perdre. Elle possède un système de classification semblable à celui connu en France.

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Soutenir la grève… localement!

CHRONIQUE/ Avez-vous essayé de vous tailler une place parmi les employés de la SAQ qui manifestaient la semaine dernière? Un peu gênant de franchir la barrière, n’est-ce pas? Si vous n’avez pas la cave remplie de réserves, sachez qu’on retrouve en épicerie plusieurs alternatives très intéressantes!

Comme les deux petits nouveaux de Jessica Harnois.

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Pinot gris vs pinot grigio

CHRONIQUE/ L’un est plus riche et structuré, l’autre frais, simple et léger. Pourtant, il s’agit du même cépage, originaire de France et nommé différemment selon l’endroit où il est cultivé. Le pinot grigio est plus commun en Italie et le pinot gris est l’un des principaux cépages d’Alsace, mais on le retrouve aussi ailleurs dans le monde. Entre autres en Oregon, en Nouvelle-Zélande, en Argentine, au Chili, au Canada et même ici, au Québec.

Dans le cadre de La Grande Dégustation de Montréal, l’un des événements vinicoles les plus connus du grand public, j’ai eu la chance de participer à un concours mettant en vedette le pinot gris. Nous avons dégusté et jugé 109 produits, provenant de dix pays différents. Comme le style diffère considérablement, les organisateurs ont choisi de faire deux catégories: les pinots gris d’une part et les pinots grigio de l’autre. Ce dernier suscitant souvent moins d’engouement de la part des professionnels de l’industrie, perçu comme un vin facile et simple, nous a réservé de belles surprises.

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La folie du nature!

CHRONIQUE/ Le mois dernier, j’ai siégé sur le jury du Jugement de Montréal, un concours exclusivement réservé à l’importation privée. Organisée par le RASPIPAV (Regroupement des Agences Spécialisées dans la Promotion des Importations Privées des Alcools et des Vins), cette compétition portait sur les vins rouges nature. Je dois l’avouer, je ne suis pas LA référence dans cette catégorie très répandue sur l’île de Montréal, mais qui tarde à s’implanter en région.

L’idée que je me faisais des vins nature était peu reluisante: des vins qui partent dans tous les sens, un aspect visuel trouble, des arômes de réduction au premier nez (pop corn brûlé, œufs pourris, odeurs animales, etc.) et un léger perlant en bouche.