Le riesling autour du monde

CHRONIQUE / La semaine dernière, j’ai eu la chance de siéger sur le jury du concours pour le Palmarès de la Grande Dégustation de Montréal 2017. Toutes les années, l’événement met en vedette un cépage et c’est le riesling qui sera cette fois à l’affiche.

En tout, près d’une centaine de riesling ont été dégustés pour l’occasion. Lors du lancement officiel de l’événement, les gagnants du concours seront dévoilés et ils feront ensuite leur entrée sur les tablettes de la SAQ.

J’aime mettre le riesling en dégustation à l’aveugle dans mes animations. 

Plusieurs personnes croient que le riesling est toujours sucré. Il est vrai qu’il peut offrir d’excellents vins doux (sucrés), mais il est très polyvalent et il produit une grande variété de vins allant de secs et rafraîchissants jusqu’aux vins de glace, en passant par les liquoreux. Au final, les participants redécouvrent le riesling et sont agréablement surpris. 

Il existe certains cépages dont le profil aromatique est tellement puissant qu’il est difficile d’y déceler les particularités du terroir dans lequel il a été cultivé. Autrement dit, d’un endroit à l’autre, c’est du pareil au même. 

Le riesling, à l’inverse, présente plutôt des arômes discrets, laissant ainsi toute la place à l’expression du terroir. Il en résulte des vins complexes d’une belle minéralité, présentant des notes florales, légèrement fruitées (pêche, poire, agrume) et au potentiel de garde très prometteur. Il aime les régions fraîches, ce qui explique la vivacité que l’on retrouve dans ses vins. 

Que ce soit en Autriche, en Allemagne, en France (Alsace), en Australie, aux États-Unis, voire au Canada, on le cultive à travers le monde avec beaucoup d’intérêt et pour notre plus grand bonheur. Voici quelques suggestions. 

Un classique bien connu des consommateurs est sans doute le Riesling Kung Fu Girl de Charles Smith (Code SAQ : 11629787 ; 18,75 $). Assez aromatique, ce vin de l’état de Washington présente des arômes d’agrumes et des notes légèrement fumées. Il contient un peu de sucre résiduel (demi-sec) toutefois bien intégré, puisque sa fraîcheur lui confère un bel équilibre. 

Impossible de faire une chronique sur le riesling sans parler de l’Alsace, l’un de ses lieux de prédilection. La famille Hugel, l’une des pionnières des vins d’Alsace, propose un riesling racé, vif, complexe et élégant (Code SAQ : 42 101 ; 17,85 $). Un atout à avoir sous la main pour toutes les occasions. 

Du côté de l’Autriche, ce Kamptal, Zöbing Riesling, Hirsch (Code SAQ : 12196979 ; 26,10 $) franchit la barre des 25 $, mais il vous donnera beaucoup de bonheur pour son prix. Minéral, floral, équilibré et d’une acidité croquante, vous en redemanderez après une seule gorgée !

Le riesling est très polyvalent à table. Que ce soit au brunch, à l’apéro ou accompagné d’huîtres de saumon fumé ou d’une tarte Tatin, vous serez ravis de redécouvrir cet excellent cépage sous toutes ces formes ! 

Pour plusieurs autres rieslings à déguster, ne manquez pas la Grande Dégustation de Montréal qui aura lieu les 3 et 4 novembre. (www.lagrandedegustation.com).