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Claude Plante
La Tribune
Claude Plante
Avez-vous déjà roulé sur une bécane pareille? Heureusement, on n’en voit pas sur nos pistes cyclables.
Avez-vous déjà roulé sur une bécane pareille? Heureusement, on n’en voit pas sur nos pistes cyclables.

Un « bécique avec dé choques »

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SHERBROOKE — Je ne sais pas si vous avez accroché sur la photo qui accompagne ce texte autant que moi. Cette vieille bécane m’a sauté au visage quand je l’ai vue défiler sur mon fil Facebook.

Plein de souvenirs me sont revenus à l’esprit, me rappelant mon enfance alors que mon frère et moi avions reçu en cadeau un « bécique avec dé choques en avant et en arrière »! Nous étions fous comme des balais.

Une reproduction d’un motocross avec faux réservoir à essence tout plastique et un siège permettant de la piloter comme un pro du Stade olympique!  

Vous dire combien de « steps » assemblés avec une planche et un quartier de bûche nous avons usés en voulant mettre à l’épreuve ces vélos faits d’un châssis digne d’un char d’assaut aux pneus à crampons.

Parce que les amortisseurs devaient prouver leur pertinence, leur raison d’être. Il fallait leur donner la vie dure pour justifier la présence de ces équipements qui nous donnaient tant de fierté.

Si je vous parle de ces souvenirs héroïques de ti-cul de dix ans, c’est que je remarque trop souvent des gens mal équipés pour rouler sur nos pistes cyclables. Sur des vélos surchargés d’équipements inutiles - justement comme des amortisseurs - qui rendront les randonnées plus difficiles.

Pourquoi choisir un vélo avec des systèmes de suspension quand on roule uniquement sur des surfaces planes, sans obstacle particulier sur son chemin?

Pourquoi alourdir sa monture avec des pièces superflues qui peuvent aussi avoir une emprise sur le vent.

Parce que rouler léger peut faire la différence entre une randonnée de 40 ou de 60 kilomètres.  

Mal équipé, c’est souvent le premier élément qui fera abandonner ce loisir que plusieurs Québécois ont adopté depuis un an.  

Des pneus larges, pas une bonne idée. Une chaîne rouillée et qui fait plus de bruit que les oiseaux autour de vous, encore moins.

Les caoutchoucs à crampons et les chaînes en mal de lubrification, on les entend de loin. Dites-vous que la friction c’est la dernière chose dont on a besoin quand on pédale...

Des reproductions de motocross on n’en voit heureusement plus sur nos pistes cyclables. Mais on remarque trop souvent des vélos chargés comme des bourricots.

Évidemment, cette observation ne concerne pas les vélos qu’on branche sur Hydro-Québec, car leur moteur électrique fait la différence.

Donc, le conseil, c’est de choisir sa bicyclette en fonction du poids davantage que pour son équipement tape-à-l’œil.

Si ce genre de recommandations vous plaît, je vous invite à une diffusion d’une présentation vidéo en ligne «On jase vélo» le 26 mai. Je serai en compagnie du journaliste Tommy Brochu qui animera cette joyeuse séance en compagnie de Francis Rancourt du Café-Vélo des Nations de Sherbrooke.

Pour s’inscrire, on écrit à l’adresse avantages@latribune.qc.ca.

Bonne saison!

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