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Le MTQ a l’intention de réaliser une étude sur le potentiel ferroviaire de l’emprise du Chemin de fer Québec Central entre Sherbrooke et entre Saint-Joseph-de-Coleraine.
Le MTQ a l’intention de réaliser une étude sur le potentiel ferroviaire de l’emprise du Chemin de fer Québec Central entre Sherbrooke et entre Saint-Joseph-de-Coleraine.

Piste Sherbrooke-Coleraine: Québec évaluera le potentiel ferroviaire

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SHERBROOKE — Le ministère des Transports du Québec (MTQ) évaluera cette année la possibilité d’implanter une voie ferrée sur le tronçon ciblé pour l’aménagement d’une piste cyclable entre Saint-Joseph-de-Coleraine et Sherbrooke.

La Tribune a appris que le MTQ a l’intention de réaliser une étude sur le potentiel ferroviaire de l’emprise ayant servi anciennement au Chemin de fer Québec Central (CFQC).

Les intervenants dans le dossier de la piste cyclable ont été informés du projet il y a quelques semaines.

«Une rencontre a eu lieu le 20 octobre entre des représentants du Ministère et des intervenants locaux concernant le projet de piste cyclable entre Saint-Joseph-de-Coleraine et Sherbrooke dans l’emprise du Chemin de fer Québec Central (CFQC)», soutient Émilie Lord, porte-parole du MTQ.

«À la suite de cette rencontre, le Comité de suivi de la piste cyclable de la Saint-François a été informé que le Ministère a l’intention de réaliser une étude en 2021 portant sur le potentiel commercial et stratégique du CFQC.»

Rappelons que le projet vise à aménager une piste cyclable de 94 kilomètres sur l’ancien tronçon de chemin de fer à partir du Marché de la Gare de Sherbrooke en passant par Ascot Corner, East Angus, Dudswell, Weedon et Disraeli pour aller s’arrêter au sentier des trois-monts à Saint-Joseph-de-Coleraine.

Des études ont estimé les coûts de la conversion du chemin de fer désaffecté entre 20 et 25 M$. Les travaux prendraient de trois à dix ans.

«Les municipalités de Saint-Joseph-de-Coleraine et de Disraeli (Paroisse) souhaitent chacune signer un bail de location de l’emprise ferroviaire abandonnée située sur leur territoire respectif, et ce, afin d’en disposer dans le cadre de projets récréotouristiques. Au cours des derniers mois, des échanges ont eu lieu entre le Ministère et les municipalités», affirme Mme Lord.

«Actuellement, le Ministère ne peut donner de date pour la signature du bail puisque des analyses sont toujours en cours.» PAS DE MORATOIRE Émilie Lord en profite pour préciser que le MTQ n’a pas émis de moratoire concernant l’emprise ferroviaire abandonnée. En 2018, on apprenait que le MTQ voulait évaluer toutes les possibilités de transport ferroviaire existantes à la grandeur du Québec pour développer le réseau existant en raison de problèmes liés à l’industrie du camionnage américain.

En août 2019, on évaluait les retombées annuelles d’une éventuelle piste multifonctionnelle à près de 7 M$, selon les promoteurs.

Différents intervenants sont mobilisés depuis maintenant plus de quatre ans pour la réalisation de ce projet de piste multifonctionnelle, qui deviendrait l’une des plus longues au Québec.

Le porteur du dossier dans la MRC du Haut-Saint-François, Richard Tanguay, maire de Weedon, ne se décourage pas. Selon lui, il est loin d’être certain que l’étude que veut réaliser le MTQ démontrera de grands avantages à ramener des rails sur le tronçon et à la viabilité d’un lien ferroviaire.

«Ce que j’ai compris, c’est que le MTQ veut évaluer la potentielle pour du transport par train pour les entreprises de la Beauce et de Québec vers les États-Unis et vers Montréal via Sherbrooke. Il y a des coûts énormes à l’aménagement d’une voie ferrée. Dans le secteur de Thetford Mines, on doit tout reconstruire à cause de l’affaissement de la route 112», commente M. Tanguay.

«Une fois que cette étude sera réalisée, nous en aurons le coeur net.»

L’approbation sociale est aussi loin d’être acquise, souligne-t-il. «Il y a des chalets et des maisons qui ont été construits le long de l’emprise. Les propriétaires ne seront pas d’accord avec ce projet je crois.»

«Et pour notre région, il n’y a pas de retombée. Les entreprises de la région n’entendent pas vraiment avoir recours aux services de transport par train.»

On a aussi sécurisé une somme d’un demi-million $provenant d’un programme gouvernemental pour le projet, dit-il.

L’étude du MTQ ne retarde pas non plus l’avancement du projet. On doit profiter de l’engouement actuel pour le vélo dans la population pour poursuivre les démarches, enchaîne-t-il.

Cette piste multifonctionnelle deviendrait l’une des plus belles et plus longues au Québec, s’enthousiasme le maire de Weedon.