Épamprage, avant (gauche), après (droite)!

Soif d’ici

CHRONIQUE / Cette fin de semaine, le bonheur est dans les vins québécois. Voici trois vins locaux pour remplir vos verres du savoir-faire d’ici!

Québec 2018, Chardonnay, La Cantina
23,95 $ • 13835841
13 % • 1,5 g/l

Le propriétaire du Vignoble Rivière du Chêne a fait le pari du vitis vinifera en 2015 et en 2016, en plantant 20 hectares de vignes. Avec ce nouveau millésime 2018 tout en éclat, nul doute que le vigneron avait vu juste. Pur coup de cœur pour ce chardonnay exotique dont le nez divulgue de vibrants arômes d’ananas et de poires séchées. Finement boisée, la trame est ample, presque ronde, énergique et généreuse. Un jeune fringant au fort goût de revenez-y, idéal pour vos grillades!

Son seul défaut? N’être disponible que dans quelques SAQ sélectionnées. Il devrait toutefois être éminemment distribué dans le réseau. Heureusement, vous pouvez le dénicher dans une poignée d’épiceries fines de la province et au Vignoble Rivière du Chêne, à Saint-Eustache. Rendez-vous sur le site web de vignoblelacantina.ca pour connaître les points de vente.

Québec 2018, Rosé du Calvaire, La Cantina
19,95 $ • 13835648
12 % • 3,6 g/l

Retrouvez les chardonnay et pinot noir qui se complètent ici à merveille dans ce rosé aux étonnants arômes de pamplemousses. Ce deuxième millésime diverge légèrement du précédent grâce à « une recherche du profil et de la personnalité des vins », tel que l’explique l’œnologue du domaine. Rien de plus normal pour un jeune luron. Tenez, quand j’étais jeune, je voulais devenir vétérinaire. Hélas, l’alcool m’a emportée...

À l’aveugle, les puissants arômes d’agrumes m’auraient donné l’impression d’un sauvignon blanc. Le Rosé du Calvaire brille par sa convivialité. Et hop, une bouteille dans la glacière pour étancher les soifs et flatter la fibre nationaliste! 

Québec 2017, Le Rouge, Domaine Bergeville
34 $ • 12,5 %
5 g/l 

Au vignoble et en épiceries fines

Vous vous sentez festifs? Laissez tomber le limonadier et faites sauter le liège de cette méthode traditionnelle à base de frontenac noir et de marquette! Du rouge mousseux? Ben oui! Et vous ne voudrez plus vous en en passer. C’est expressif à souhait, sur des notes de cerises et de mûres. Du beau jus sec, désaltérant et gorgé de fruit. L’une des meilleures expressions de rouges en sol québécois. Servir légèrement rafraîchi, autour de 14 °C, avec un burger de portobello ou une planche garnie de produits du terroir à l’heure de l’apéro.

Rendez-vous sur le site web de domainebergeville.ca/contact/ pour connaître les points de vente.

Vigneronne en herbe : semaine 8

Tout l’été, vivez avec moi mes aventures d’apprentie vigneronne au Domaine Bergeville dans les Cantons-de-l’Est!

La vigne a pris son erre d’aller! Les feuilles sont bien sorties et on commence à apercevoir les grappes sur certains cépages, notamment sur l’acadie blanc, le st-pépin et les pinots. Quant au frontenac, il a pris une longueur d’avance, et est maintenant au stade « boutons floraux séparés ». En d’autres mots, la floraison devrait débuter la semaine prochaine! 

Bref, comme on ne se contente pas de boire du vin en regardant les vignes pousser, on a attaqué l’épamprage cette semaine. 

Épamprage n.f. : Opération qui demande à se plier et à se déplier autant de fois qu’il y a de vignes sur le vignoble, afin de débarrasser les ceps des « pampres » — jeunes pousses — poussant trop bas sur le tronc et au pied.

En gros, on « casse » les tiges indésirables pour diriger l’énergie de la plante vers les bras afin d’obtenir les fruits là où on les veut. Une tâche qui vous tombe directement dans les rotules, mais qui évite d’avoir des fruits un peu partout sur le plant. Tant qu’à être à hauteur de vigne, on en profite au passage pour ébourgeonner (suppression des bourgeons superflus) de sorte à de ne pas garder plus de fruits que ce que la plante peut donner.

La semaine prochaine : l’arrivée en renfort de nouveaux travailleurs ailés!