Ce n’est plus vrai qu’il faut être fou pour planter de la vigne au Québec.

Quoi de neuf avec les vins du Québec?

CHRONIQUE / Ce n’est plus vrai qu’il faut être fou pour planter de la vigne au Québec. La qualité des vins a considérablement augmenté depuis les dernières années. Ce progrès provient, entre autres, d’une épuration du domaine viticole. « Pour les vignerons qui excellent, faire du vin ce n’est pas juste un passe-temps ou une deuxième carrière. Ce sont des gens sérieux qui veulent en faire un métier », lance Louis Denault, vice-président du Conseil des vins du Québec. Ces vignerons possèdent une connaissance pointue de la vigne grâce à un parcours riche en voyages et en formations à l’étranger.

DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES PROFITABLES POUR LA VIGNE

Chaque région viticole est confrontée à ses propres contraintes météorologiques. Aucune culture n’est parfaite, quelle qu’elle soit. Suffit de regarder du côté de Bordeaux et Cognac, où de violents orages de grêle ont durement frappé les vignes dernièrement, pour réaliser que nos difficultés ne sont pas si pires que ça. S’il avait le choix de planter n’importe où dans le monde, Louis Denault, aussi propriétaire du Vignoble St-Pétronille sur l’île d’Orléans, choisirait le Québec, sans hésitation. « Il y a eu cinq jours de gel ce printemps et personne n’a perdu de vignes. Il suffit d’être bien préparé et bien équipé. »

Le Québec connaît actuellement un réchauffement climatique sévère — un levier qualitatif colossal pour la production de vin. En 10 ans à peine, les degrés-jours (somme des températures moyennes journalières à partir de la base de 10 °C entre le 1er avril et le 31 octobre) ont fait un bond immense. « Sur l’île d’Orléans, nous sommes passés de 940 à 1140 degrés-jours. Une augmentation de 200 degrés-jours! À ce rythme, il est à prévoir qu’en 2030 la température de l’île sera comparable à celle que connaît actuellement la Montérégie », raconte Louis.

VERS UNE NOUVELLE IGP

Le Québec possédera son appellation Indication géographique protégée (IGP) Vin du Québec dès la prochaine vendange. Il s’agit d’une première reconnaissance qui devrait être suivie d’un découpage en sous-régions viticoles. Des géologues se pencheront alors sur le Québec pour définir des régions viticoles liées à la géologie des sols et à de vrais terroirs. « L’un des problèmes au Québec, c’est que les vignes sont souvent plantées au mauvais endroit. Avec une IGP, les sites seront d’abord examinés, puis approuvés par un agronome. On ne pourra plus planter partout », explique le vigneron de Ste-Pétronille.

Somme toute, bien qu’il reste encore beaucoup de chemin à parcourir, le meilleur est à venir pour nos vignerons, d’autant plus qu’il reste encore des terres vierges, archisaines et pleines de minéraux. Selon Louis, il ne serait pas surprenant que de gros joueurs y décèlent un potentiel et viennent s’installer, comme on a pu le constater en Argentine, en Californie, ou plus près de chez nous, en Colombie-Britannique.

Fraîche-Heure 2017, Bauge (IGA et Metro - 13,99 $)

Fraîche-Heure 2017, Bauge (IGA et Metro - 13,99 $)

Les vignes du vignoble de La Bauge prennent racines dans l’ancien fond marin de la mer de Champlain, ce qui explique la trame minérale présente dans les vins blancs du domaine. Celui-ci s’exprime de belle façon en évoquant la pêche et la papaye. Joyeux, rond et expressif. Accompagner d’un cari au lait de coco, à l’heure qui vous chante.

Blanc 2017, L’Orpailleur (SAQ : 704 221 — 15,45 $)

Blanc 2017, L’Orpailleur (SAQ : 704 221 — 15,45 $)

Un classique qui incarne la qualité et la constance. Avec 33 millésimes derrière la cravate, ce blanc reflète une maîtrise et une connaissance du terroir chez L’Orpailleur. Seyval et vidal forment ici un duo charismatique empreint de vivacité, enrobant et souligné par la pêche. Voilà qui fera la part belle à une salade méditerranéenne.

Blanc 2016, Domaine de Lavoie (SAQ : 741 231 — 13,55 $ [rabais 1 $] + 500 points)

Blanc 2016, Domaine de Lavoie (SAQ : 741 231 — 13,55 $ [rabais 1 $] + 500 points)

Très agréable ce blanc de Rougemont, région aussi réputée pour ses excellents cidres. Cet assemblage de vidal, cayuga et eona partage quelques traits communs avec le sauvignon blanc, en commençant par son parfum d’agrumes. Texture grasse, enlevante, sans oublier cette agréable fraîcheur, indispensable à tout vin soleil! Convolera en justes noces avec des moules marinière à la crème.

Romeo’s gin tonic (SAQ : 13 595 744 — 14,80 $ pour 4 canettes/250 ml)

Romeo’s gin tonic (SAQ : 13 595 744 — 14,80 $ pour 4 canettes/250 ml)

Saint-Jean oblige, voici en grande nouveauté le tout premier gin tonic prêt-à-boire en cannette! Un produit d’ici élaboré par le producteur derrière le Romeo’s Gin et la Pure Vodka. Ce prêt-à-boire est à lui seul une véritable petite révolution. On est à des lieues des cocktails prémixés artificiels et trop sucrés. C’est haut de gamme et 100 % naturel. Vous l’aurez compris, la base du cocktail, c’est le Romeo’s Gin avec sa signature aromatique de genièvre, concombre, aneth, lavande, amande et citron, telle qu’on le connaît déjà, auquel on a ajouté un tonic maison parfumé à la mandarine et à la fleur de sureau. Délicieux, festif et facile à trimballer comme tout!