Hugo Jacques, Samuel Boivin Provost, Francis B. Melançon et Jeremiah Bullied, les quatre passionnés derrière le Poincaré Chinatown.

Bières de soif au Poincaré Chinatown

CHRONIQUE / Après un début de voyage chaotique avec Air Canada, interrompu par une correspondance ratée et quelques heures de frustration devant son bureau de service à la clientèle, je me suis retrouvé au Fairmont Reine Élisabeth avec une promesse de vol 24 heures plus tard et... du temps devant moi. La journée avait mal commencé, l’humeur n’était pas forcément des plus débordantes et la soif se faisait très insistante.

Prétexte parfait pour parcourir quelques centaines de mètres vers le quartier Chinatown et aller découvrir le nouveau projet de Hugo Jacques, Samuel Boivin Provost, Francis B. Melançon et Jeremiah Bullied, maître d’œuvre des cuisines.

Il y a de ces endroits qui, en y mettant les pieds, nous laissent une impression de bien-être et de réconfort. Ma rencontre avec Poincaré Chinatown s’est soldée par un coup de cœur. On a envie d’y aller entre amis et de profiter de l’imaginable relation qui se crée entre le client et le personnel sur place. Tout simplement.

La Kölschlaga d’Espace Public, servie dans son verre traditionnel, est proposée à la volée tant et aussi longtemps que vous n’avez pas posé votre sous-verre sur votre verre, indiquant au serveur la fin de service.

Hugo, Samuel et Francis ont des années d’expérience derrière des bars de brasseries artisanales. On se connaît et on se fréquente dans plusieurs événements brassicoles au Québec, mais aussi partout dans le monde. Cette expérience cumulée est le véritable moteur du Poincaré Chinatown. On n’y trouve pas des centaines de bières. Oh que non ! Mais une sélection assumée et pertinente actuellement disponible à Montréal. L’idée derrière le Poincaré : proposer des lagers de soif, des vins nature sélectionnés et une carte qui mêle lactofermentation et cuisine néo-bistro du monde. Et ça marche !

En fût actuellement ? Une bière exclusive d’Auval — de style Helles — servie dans un stein, ce qui ajoute une touche traditionnelle, le tout dans un décor bien loin d’un Bierstube traditionnel. Une merveilleuse Bingo Pinvo, des Grands Bois de Saint-Casimir, une Svetlé Výcepní, lager pale d’inspiration tchèque titrant 4 % alc/vol. Et une Kölschlaga, d’Espace Public. Servie dans son verre traditionnel, elle est proposée à la volée tant et aussi longtemps que vous n’avez pas posé votre sous-verre sur votre verre, signe de la fin du service. Voilà. Les amateurs de Cask pourront se rabattre sur la Tête carrée, la Bitter de Tête d’Allumette à Kamouraska. De la douceur maltée et équilibrée, servie à la main, sans ajout de gaz. Un délice.

Poincaré a tout ce qu’il faut pour devenir une destination touristique brassicole recherchée par de très nombreux amateurs internationaux. D’autant plus que l’offre sur l’île de Montréal n’est pas négligeable. Un porte-étendard de plus est toujours le bienvenu. Ayant baladé ma chope dans de très nombreux endroits en Europe et en Amérique du Nord, il est rare que j’aie eu ce sentiment de pénétrer dans un établissement qui risque de faire parler de lui à l’extérieur des frontières de la province.

Cette bière de type Helles, brassée par la réputée Auval, est servie dans un stein ajoutant une touche de tradition à l’expérience.

Envie de l’essayer ? Commencez par un ou deux verres de Kölsch. Dirigez-vous vers les conserves maison servies en tout temps et terminez avec la bière de votre choix ou un verre de vin nature, histoire de titiller différemment vos papilles.

Bienvenue au Poincaré !