Philippe Wouters
La limonade, nouvelle amie de la bière

Le Mag

La limonade, nouvelle amie de la bière

CHRONIQUE / Vous rappelez-vous la limonade de votre enfance? Un citron fraîchement pressé, un peu de sucre, de l’eau bien froide et une belle journée ensoleillée. Plusieurs brasseurs ont plongé dans leurs souvenirs d’enfance pour présenter des bières qui mettent l’accent sur la limonade. Une nouvelle tendance qui se remarque de plus en plus. Petit tour d’horizon de l’utilisation du citron dans la bière.

Shandy

Le Shandy est apparu au milieu du 19e siècle, fort probablement pendant une chaude journée, et consiste à mélanger du jus de citron à une bière. L’histoire ne nous dit pas quelle a été la première bière utilisée pour réaliser le Shandy, mais aujourd’hui on utilise le plus souvent des bières de blé.

Philippe Wouters
Style = Goût

Bière

Style = Goût

CHRONIQUE / Avez-vous remarqué que de très nombreuses nouvelles bières mélangent les noms de style, jusqu’à en oublier leur origine. On ne regarde plus le style d’une bière pour son histoire, mais pour son goût ou ses caractéristiques. C’est devant une bière affichant le nom de « Gose India Pale Lager » que je me suis dit que je devais écrire cette chronique sur une tendance de plus en plus marquante dans le milieu de la bière: les mélanges de style. Petit tour d’horizon.

Tout d’abord, définissons un style, il s’agit principalement d’un savoir-faire, souvent régional ou national qui regroupe une méthode de fabrication, un goût et saveurs particuliers et une histoire. Même les styles contemporains sont accompagnés d’une histoire, mais on s’y intéresse moins.

À tel point qu’aujourd’hui, le goût prime sur la culture bière et il est de plus en plus fréquent de voir des « styles » de bières mélangeant d’autres nom de styles pour définir un profil gustatif, bien avant un contexte historique.

Philippe Wouters
Les IPA du moment

Bière

Les IPA du moment

CHRONIQUE / Quelques IPA à essayer que vous trouverez chez votre détaillant bière favori. Elles sont relativement nouvelles sur le marché, donc si pas encore disponible, cela ne devrait tarder.

MaBrasserie / ChakWow 

NEIPA brassée avec du galanga — une plante assez proche du gingembre et offrant une belle note aromatique légèrement épicée. Elle a été brassée pendant la crise COVID et une partie des profits est reversée à différents hôpitaux de la région de Montréal. Titrant 5,7% alc/vol, c’est une des bières les plus « légères » de ma sélection.

Philippe Wouters
Les fermes brasseries: un retour aux sources

Bière

Les fermes brasseries: un retour aux sources

CHRONIQUE / Historiquement, la brasserie n’était jamais bien loin de la ferme. Pour brasser de la bière, il fallait semer, récolter et malter la céréale. La ferme brasserie était donc très populaire aux 18e et 19e siècles, permettant aussi d’offrir du travail aux gens de la ferme pendant les longs mois d’hiver.

La révolution microbrassicole des années 70 a transformé un modèle d’affaire gigantesque — les grandes brasseries — en modèle plus artisanal et aux dimensions plus modestes : les microbrasseries. Mais l’environnement était sensiblement le même: une zone industrielle ou commerciale, proche d’un grand centre, loin des champs. C’est dans le nord de la France, en Belgique et en Allemagne qu’on retrouve encore des fermes brasseries qui ont réussi à passer à travers le temps et les périodes plus noires de la bière artisanale.

Philippe Wouters
La bière acidulée fruitée n’a pas dit son dernier mot

Bière

La bière acidulée fruitée n’a pas dit son dernier mot

CHRONIQUE / Plusieurs brasseries profitent des beaux jours qui s’annoncent pour présenter des bières de fruits acidulées. À contre-courant des styles fruités et sucrés du moment, les bières acidulées n’ont pas dit leur dernier mot.

Faire une bière aux fruits et acidulée demande, à la base, une bière qui offrira des notes d’acidité plus ou moins présentes. Il existe plusieurs méthodes pour acidifier une bière. La plus commune aujourd’hui consiste à ajouter volontairement des bactéries acidifiantes comme les acétobacter ou lactobacilles. Historiquement, les brasseurs laissaient l’air libre faire son travail et sortaient des bières de style Gose, Gueuze, Berliner Weiss et autres. Toutes issues d’une région brassicole en particulier.

Philippe Wouters
Un retour aux sources [VIDÉO] 

Bière

Un retour aux sources [VIDÉO] 

CHRONIQUE/ « J’ai gouté cette bière et elle manque d’amertume ». Ah bon ? Elle est pourtant très proche du style d’inspiration, lui ai-je répondu. « Je ne regarde jamais le style, je préfère des bières amères... »

Combien de fois ai-je entendu ce genre de commentaires venant de consommateurs qui boivent de la bière artisanale, sans trop savoir ce qu’ils boivent.

Philippe Wouters
La sélection du moment

Bière

La sélection du moment

CHRONIQUE / Voici quelques bières à découvrir ou redécouvrir pour le plaisir des papilles.

La Solidaire – Brasseurs du Nord

Sous la marque Boréale, cette Solidaire cache un style köslch brassé avec des ingrédients du Québec. Elle a été concoctée en appui aux entrepreneurs du Québec dans le cadre du «projet collaboratif» regroupant plusieurs bières qui soulignent le travail d’artisans au Québec. Une excellente bière de soif qui permet de passer un très agréable moment grâce à ses notes céréalières fines et bien marquées, sans tomber dans l’excès.

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Philippe Wouters
Des caisses mixtes qui plaisent

Bière

Des caisses mixtes qui plaisent

CHRONIQUE / La tendance est intéressante : vous êtes de plus en plus nombreux à vous diriger vers les caisses mixtes. D’abord parce que le prix est souvent intéressant, mais surtout parce que la consommation de bière évolue et que beaucoup de gens désirent faire un choix au moment de consommer et non plus forcément au moment d’acheter. Prétexte parfait pour vous présenter quelques caisses mixtes à découvrir, véritable eldorado pour les brasseries.

Collection d’été - Unibroue

Unibroue exploite très bien le principe de la caisse mixte depuis plusieurs années. Cette caisse « Collection d’été » reprend les cinq classiques de la brasserie : La Fin du Monde, la Blanche de Chambly, la Raftman, la Maudite et la À tout le monde — cette dernière fait dorénavant partie des bières brassées à l’année —, tout en ajoutant deux bouteilles d’Eau bénite, une bière brassée depuis 1996 chez Unibroue, mais qui ne fait plus partie des bières disponibles à l’année. Cette Triple, légèrement plus faible en alcool que ses cousines belges est très agréable pendant un repas. D’ailleurs, l’ensemble de la caisse mixte est idéal pour accompagner un repas.

Philippe Wouters
Les effets collatéraux de la crise

Bière

Les effets collatéraux de la crise

CHRONIQUE / Après quelques semaines de crise COVID-19 au Québec, le marché de la bière s’est considérablement adapté à la nouvelle réalité et à la fermeture temporaire de très nombreux points de vente. Devant l’inquiétude de la reprise des activités économiques des bars et les restaurants, les brasseries s’organisent. Mais pas qu’elles; les détaillants et les consommateurs aussi. Petit tour d’horizon des effets indirects de la crise.

LE MARCHÉ C.A.D.

Au Québec, il existe principalement deux marchés de vente de bière. Le marché de la vente dans les bars et les restaurants, que l’on appelle le marché C.S.P (consommation sur place) et le marché des épiceries et dépanneurs, appelé le marché C.A.D (consommation à domicile).

Philippe Wouters
C’est le temps du BBQ

Bière

C’est le temps du BBQ

CHRONIQUE / Chaque printemps apporte son lot de bonnes nouvelles. Les beaux jours s’en viennent, la nature se réveille, mais surtout, le BBQ sort de son hibernation et la saison commence. Quelques trucs et accords bières et mets à réaliser cette saison.

LE BOEUF

C’est la pièce de viande qui demande le plus de doigté au BBQ. On se concentre sur sa cuisson et on profite également du type de chaleur que vous utiliserez. La meilleure cuisson reste, selon moi, la cuisson au charbon de bois.

Philippe Wouters
Cinq styles de bière à découvrir

Bière

Cinq styles de bière à découvrir

CHRONIQUE / La culture brassicole contemporaine nous a offert beaucoup de nouveautés, de nouvelles tendances et de nouveaux styles. Je vous propose de redécouvrir cinq styles de bière historiques qui ont encore beaucoup de charme.

Pilsner

Philippe Wouters
Les revendications (légitimes) des brasseurs

Bière

Les revendications (légitimes) des brasseurs

CHRONIQUE / Depuis presque un siècle, les lois entourant l’alcool au Québec sont si nombreuses et si complexes que peu s’y aventurent. C’est pourtant simple : au Québec, nul ne peut produire, vendre, distribuer et livrer de l’alcool. Sauf ceux qui ont le droit. Et c’est là que ça se complique...

Je ne connais pas un juriste ou un avocat qui ne s’est pas arraché les cheveux en essayant de comprendre, le plus lucidement possible, les dizaines de lois en vigueur concernant l’alcool.

Philippe Wouters
La cuisine à la bière (partie 3 de 3)

Bière

La cuisine à la bière (partie 3 de 3)

CHRONIQUE / Cuisiner des desserts à la bière, c’est possible! Par contre, c’est pour amateurs avertis, car mes recettes laissent beaucoup de place aux arômes et saveurs de la bière.

Lorsqu’on parle de desserts à la bière, on parle souvent d’ingrédients qui se marient bien avec les desserts, comme le chocolat, les fruits, mais surtout les agrumes et le caramel.

Philippe Wouters
La cuisine à la bière (partie 2 de 3)

Bière

La cuisine à la bière (partie 2 de 3)

CHRONIQUE/ C’est la sauce qui fait le plat. Souvent, lorsque je vous parle d’accord bières et mets, je vous invite à en apprendre plus sur la sauce qui compose le plat, plutôt que la protéine elle-même. Dans cette chronique, on cuisine des sauces à la bière.

Les sauces sont aussi vieilles que l’histoire gastronomique qui les compose. On retrouve des écrits sur les sauces depuis plus de 2000 ans. Il faut dire que l’ancienne cuisine — avant la cuisine moderne des années 60 — était principalement composée de mijotés et de braisés. Des plats qui vous invitent à tremper un morceau de pain au fond de votre assiette.

Philippe Wouters
La cuisine à la bière (partie 1 de 3)

Bière

La cuisine à la bière (partie 1 de 3)

CHRONIQUE / Notre premier ministre l’a dit : on se met en pause pendant trois semaines. Seuls les services essentiels continuent de fonctionner; cela inclut les épiceries et dépanneurs.

Alors maintenant que vous avez du temps, qu’il est important de se changer les idées, et que la bière peut encore être achetée assez facilement au Québec, profitons-en pour cuisiner à la bière. Je vous propose donc un dossier en trois volets sur les techniques de cuisine à la bière.

Philippe Wouters
Encourageons nos entreprises

Bière

Encourageons nos entreprises

CHRONIQUE / Tenir une chronique hebdomadaire, c’est suivre l’actualité et s’assurer que vous, lecteurs, puissiez être orientés sur les tendances et le dynamisme de la culture brassicole au Québec. Je me suis longtemps demandé de quoi j’allais parler en ces temps de crise COVID-19. Le syndrome de la page blanche me guettait. Et puis, j’assume. Aujourd’hui, nous devons penser en société et nous assurer de sortir grandis de cette épreuve. Consommons local !

Que vous soyez amateurs avertis ou consommateurs curieux, notre industrie a besoin de vous. Certes, la bière de dégustation se consomme surtout dans des périodes plus enclines à la joie et la bonne humeur, mais pourquoi se priver d’une bière ? Surtout si celle-ci est intimement liée à un choix éditorial de consommer local. Encourageons nos artisans. De nombreuses brasseries ont dû fermer leur bar et salon de dégustation, limitant considérablement les ventes de bières. Sans compter que plusieurs vendent des fûts aux bars et restaurants qui ont également fermé, limitant encore plus les revenus.

Philippe Wouters
La bière de mars, tradition peu ancrée au Québec

Bières

La bière de mars, tradition peu ancrée au Québec

CHRONIQUE / Chaque printemps est attendu avec impatience, la nature se réveille, les animaux d’élevage retrouvent leurs pâturages et les brasseurs redeviennent fermiers… La bière, c’était aussi un moyen d’entretenir un métier pendant les longs mois d’hiver. Mais le printemps, c’est surtout signe de bière de printemps.

Le Nord de la France a toujours été reconnu pour son univers brassicole et ses brasseries familiales. Dans les années 80-90, lorsque la bière était beaucoup moins populaire et tendance qu’aujourd’hui, se tenaient fièrement plusieurs brasseries de taille modeste qui ont tenu la culture bière de France à bout de bras. Une volonté qui se doit d’être reconnue aujourd’hui.

Philippe Wouters
Smoothie Sour, un style vitaminé

Bières

Smoothie Sour, un style vitaminé

CHRONIQUE / Les très nombreuses variantes d’IPA inventées ces dernières années ont mis le houblon à l’honneur. On ne compte plus les IPA aromatiques aux notes de fruits tropicaux ou d’agrumes. Depuis quelques années, on semble se pencher vers une autre tendance : l’ajout de jus de fruits dans la bière lui donnant un petit côté acidulé. Et c’est pour le mieux, même si ma première Smoothie IPA m’avait laissé perplexe. Il faut dire qu’on me vantait le goût caractéristique de la bière avec l’ajout de fruits — soit en jus ou en purée —, mais je me suis retrouvé devant un jus de fruits pétillant, alcoolisé, au corps particulier et à l’amertume étrange... Ma rencontre avec ma première Smoothie IPA n’a pas été des plus concluantes.

Tirant son inspiration de la Milkshake IPA, une IPA avec ajout de lactose et de pectine de fruits, la Smoothie IPA n’y va pas par quatre chemins : on ajoute une bonne dose de fruits dans le brassin et on compense l’amertume avec une belle quantité de sucre, raffiné ou naturel.

Philippe Wouters
Le mélilot séduit les brasseurs

Bière

Le mélilot séduit les brasseurs

CHRONIQUE / Le terroir québécois intéresse de plus en plus les brasseurs. Auparavant coincés par la provenance des ingrédients en lien avec les styles de bières brassés, ceux-ci ont eu l’imagination de développer de nouvelles bières en ajoutant des ingrédients locaux, comme le mélilot.

Plante sauvage qui pousse partout au Québec, le mélilot produit des petites fleurs blanches qui sont séchées et vendues entières ou hachées. Ses arômes de vanille et d’amandes sont très recherchés auprès des cuisiniers, mais aussi des brasseurs. En poudre, il peut remplacer l’ajout de vanille dans les pâtisseries par exemple. Les brasseurs apprécient l’utiliser séché et entier.

Philippe Wouters
Un vent de collabos

Bière

Un vent de collabos

CHRONIQUE / L’équipe de brasseurs passionnés d’une brasserie «A» rencontre l’équipe de passionnés d’une brasserie «B» dans un événement brassicole. Les gens s’entendent si bien qu’ils décident de brasser une bière ensemble. Pourquoi ? Pour le plaisir d’être ensemble. Tout simplement.

Les collaborations entre brasseries ne se comptent plus. Elles permettent à ses membres de profiter de l’expertise de la brasserie amie et de stimuler la grande fraternité de la bière. Depuis peu, on a vu également des collaborations entre brasseries et vignobles, distilleries ou maisons de torréfaction. La nouveauté a la cote, les collabs’ aussi!

Philippe Wouters
L’alcool dans la bière

Bière

L’alcool dans la bière

CHRONIQUE / Le mois de février est de plus en plus associé au Défi 28 jours sans alcool proposé par la Fondation Jean Lapointe. Initiative lancée en 2014, elle touche de plus en plus ceux et celles qui désirent prendre une pause de leur consommation alcoolisée. Prétexte parfait pour retracer la relation entre l’alcool et la bière. Les tendances changent, mais l’histoire nous démontre que, finalement,... pas tant que ça.

La bière au XIXe siècle

Si on regarde les anciennes recettes de bière et qu’on se penche sur le taux d’alcool au XIXe siècle, on découvre que les bières les plus consommées étaient celles faibles en alcool. Les consommateurs préféraient des bières qui ne saoulent pas. La relation entre la bière et le peuple était, autrefois, bien plus ancrée dans les mœurs qu’aujourd’hui. Une consommation de bière faible en alcool était monnaie courante auprès d’une clientèle qui, aujourd’hui, s’est tournée vers d’autres boissons par choix ou à cause de la loi.

Philippe Wouters
Cinq bières disponibles sur les tablettes

Bière

Cinq bières disponibles sur les tablettes

CHRONIQUE / Découvrez cinq bières à déguster. Un petit exercice pratique et pédagogique. Partager vos bières avec vos convives vous permettra de passer une excellente soirée de dégustation.

Vieille Bruin de Mékinac

Philippe Wouters
Pourquoi la bière triple est blonde?

Bières

Pourquoi la bière triple est blonde?

CHRONIQUE / Double ou triple ? Des noms de styles que l’on retrouve de temps en temps sur les tablettes de vos détaillants favoris et qui sont issus de la culture bière du siècle dernier. Plusieurs brasseries prennent encore plaisir à brasser ce genre de bières, très sucrées et alcoolisées. Pour le plaisir d’amateurs de bières belges, le pays qui a vu naître ces styles.

Un peu de vocabulaire

Dans le langage usuel de la bière, le terme « double » ou « triple » est utilisé dans plusieurs styles depuis le développement contemporain de la bière, surtout en Amérique du Nord. La raison est fort simple, l’histoire — parfois très largement condensée ou écourtée — nous raconte qu’une bière double contient deux fois plus de matières premières qu’une bière dite « simple », et une bière triple en contient trois fois plus pour la même quantité d’eau au brassage. Les brasseurs des siècles derniers auraient donc pris l’habitude de brasser différentes bières avec plus ou moins de matières premières, influençant le taux d’alcool et le corps de la bière. Oui, mais non. Il est vrai que plusieurs brasseurs — belges ou anglais — brassaient des bières à des taux d’alcool différents et que ceux-ci étaient obtenus par ajout de céréales dans le moût. Par contre, le ratio exact de 1 pour 2 ou 1 pour 3 n’est pas forcément exact. Aujourd’hui, les termes sont utilisés par de nombreuses brasseries pour de nouveaux styles. Une brasserie produisant une IPA n’hésitera pas à nommer son IPA la plus alcoolisée et/ou houblonnée de Double IPA, par exemple. Certaines brasseries utilisent le terme « imperial » en hommage aux brasseurs anglais, pour les mêmes raisons.

Philippe Wouters
Cinq bières qui ont façonné le Québec brassicole

Bières

Cinq bières qui ont façonné le Québec brassicole

CHRONIQUE / Un peu de nostalgie ou un retour aux sources, c’est selon, mais voici le prétexte parfait pour découvrir cinq bières qui ont fait du Québec brassicole ce qu’il est aujourd’hui. Cinq bières qui ont changé la perception de cet univers chez une clientèle parfois dubitative, mais souvent curieuse.

Boréale Rousse
Brasseurs du Nord
Blainville

Lorsque les fondateurs des Brasseurs du Nord ont brassé leur première rousse au milieu des années 80, le monde de la bière au Québec était dominé par les bières «blondes douces» à grand renfort de marketing. Il fallait avoir de la détermination pour proposer une bière aux malts caramélisés, au taux d’alcool légèrement supérieur, mais, surtout… au goût différent. Aujourd’hui, la Boréale rousse est toujours considérée comme la mère de toutes les rousses au Québec. Une bière au goût malté, mais pas trop. À l’amertume, mais pas trop. Aux notes de caramel, mais pas trop. Bref, une bière que l’on boit pour se rappeler que l’on a parfois envie de boire autre chose.

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Philippe Wouters
Quatre choses que je ne ferai pas en 2020

Bières

Quatre choses que je ne ferai pas en 2020

CHRONIQUE / Le temps des Fêtes est derrière nous. Vive les résolutions du Jour de l’an! Comme une fois n’est pas coutume, je vous offre une chronique qui ne présente pas ce que je voudrais faire en 2020, mais bien ce que je ne ferai pas...

Prendre un bain à la bière

Prendre un bain de bière est la tendance du moment en République tchèque. Les « Beer Spa » sont de plus en plus populaires en Europe de l’Est. Le concept est assez simple : on plonge dans un bain contenant du malt, de la levure et du houblon. Même si ce dernier peut avoir des propriétés thérapeutiques, j’y vois plus un attrape touristes qu’une réelle volonté d’offrir une thérapie en bonne et due forme. La bière, ça se boit, ça se cuisine, mais on n’y plonge pas! C’est une insulte à la culture bière et, à ma connaissance, c’est la seule boisson alcoolisée trop souvent utilisée pour autre chose que juste être bue. Le débat est lancé.

Critiquer le consommateur de bière

Je ne l’ai jamais fait et ce n’est pas du tout dans ma philosophie de consommateur averti de le faire, mais j’assiste de plus en plus à un mouvement radical de consommateurs de bières de microbrasseries qui critiquent le consommateur de bières domestiques, importées ou premium. Surtout sur les réseaux sociaux. La bière de microbrasseries plaît à 15% des consommateurs du Québec. Vous l’aurez compris, 85% des autres consommateurs boivent autre chose. Ouin, pis?

Est-ce uniquement dans la bière que l’on retrouve un mouvement si radicalisé et peu ouvert à la discussion avec d’autres consommateurs? Je crois que oui. Au lieu de critiquer la bouteille de bière qui ne plaît pas dans le panier du consommateur, prenons le temps de parler de nos goûts, qui diffèrent, et de l’incroyable offre de bières disponibles au Québec. Il y en a pour tout le monde. 

Suivre absolument le marché

Les nombreuses nouveautés, les nouvelles brasseries et les très nombreuses initiatives et lancements de produits dictent un marché en pleine croissance. La culture bière ne s’est jamais sentie aussi bien au Québec. Paradoxalement, il est devenu difficile de suivre les tendances et les nombreux produits. Même pour un passionné qui y consacre tout son temps.

Pour une brasserie, se faire connaître et vendre ses produits demandent un peu plus d’énergie qu’avant. L’année sera donc ponctuée de découvertes, de rencontres et de conseils à vous offrir. C’est mon métier, mais surtout ma passion. Je relâche cependant la pression d’essayer de tout découvrir et de tout goûter. C’est impossible. Cette tendance se voit de plus en plus auprès des consommateurs avertis.

Faire la promotion absolue de l’alcool

Contrairement à la croyance populaire, ma consommation d’alcool n’est pas quotidienne. Ce n’est pas par nécessité que je ne bois pas tous les jours, mais par choix. Un choix naturel qui ne demande pas forcément une volonté particulière. Dans ma famille, l’alcool a toujours été ponctué de rencontres et de valeurs. Installé au Québec depuis 20 ans, je remarque qu’il s’agit aussi d’une différence culturelle notable. Ce n’est pas forcément une boisson enivrante, mais un vecteur de culture et de savoir-faire. La tendance veut que de plus en plus de gens se dirigent vers l’abstinence. Les raisons sont multiples et très personnelles. J’encourage d’ailleurs chaque personne qui sent le besoin d’arrêter sa consommation à le faire. Par contre, je défends également un courant de consommation équilibré et raisonnable. Certes, une soirée bien arrosée de temps en temps est parfois à la portée de tous, mais les moyens pour en limiter les conséquences autour de soi doivent cependant être considérés. Des organismes comme Éduc-Alcool présentent d’ailleurs de bons moyens pour calculer une consommation responsable.

À la lumière de cette réflexion, il est intéressant de s’attarder à la culture qui se cache derrière le savoir-faire. Est-ce que l’alcool est forcément nécessaire pour apprécier un produit artisanal fermenté ? J’en arrive à la conclusion que non. Offrez-moi une bière sans alcool qui a le même goût qu’une bière alcoolisée et l’expérience gustative et olfactive sera la même. Le problème, c’est que l’alcool est porteur de saveurs et de rondeur, par exemple. 

Les bières sans alcool sont de plus en plus populaires. Elles méritent qu’on s’y attarde en tant que produit artisanal. Surveillez les tablettes de vos détaillants préférés, elles y seront de plus en plus nombreuses en 2020. Un autre courant s’installe tranquillement au Québec, celui des Jun et Kombucha, alcoolisés ou non. L’industrie des produits fermentés est en pleine croissance également. Si on se fie à l’intérêt de découvrir la culture et le savoir-faire derrière chaque produit, la notion d’alcool passe au second plan.    

Philippe Wouters
Un petit tour dans les Laurentides

Bières

Un petit tour dans les Laurentides

CHRONIQUE / Véritable terrain de jeu de très nombreux Québécois, les pistes de ski le long de l’autoroute 15 attendent avec impatience les nombreux skieurs assoiffés de découvertes. N’étant pas un grand skieur dans l’âme, ni dans la technique d’ailleurs, je préfère vous présenter quelques établissements à l’accueil gourmand et chaleureux le long de l’autoroute, entre Prévost et Val-David. Une petite excursion hivernale.

Pub Barils et Ardoises — Prévost

Située à 55 km de Montréal, le Pub Barils et Ardoises, ouvert depuis 2016, vient de terminer des rénovations majeures qui permettent d’accueillir encore plus de clients dans un confort urbain et soigné. La carte des bières est intelligente et tout amateur de bières y trouvera son compte. On peut même se faire plaisir avec quelques bières importées sur le menu qui plairont aux plus avertis des consommateurs. Côté cuisine, le pub propose une cuisine soignée de type bistronomique. Des plats qui invitent à la découverte, sans prétention, qui laissent une agréable impression de partager la cuisine des co- propriétaires. L’accent est mis sur l’accueil et le plaisir. On veut que vous vous sentiez comme chez vous. Mission accomplie. De plus en plus populaire dans les établissements à vocation brassicole, on y trouve également une belle sélection de vins, de quoi faire plaisir à toute la tablée.

Philippe Wouters
Les calendriers de l’Avent, version bière

Bière

Les calendriers de l’Avent, version bière

CHRONIQUE / Certes, j’ai un peu de retard pour vous parler des calendriers de l’Avent. Originaire d’Allemagne, le calendrier de l’Avent était, autrefois, une collection d’images que l’on distribuait, chaque jour, aux enfants, jusqu’à la veillée de Noël. 24 jours exactement !

Aujourd’hui, le calendrier de l’avent est surtout associé aux petites bouchées chocolatées que l’on découvre chaque jour de décembre. On en retrouve des dizaines de modèles différents, souvent placés dans une boîte en carton composée de 24 fenêtres et au graphisme du temps des Fêtes. Oui, mais, 24, c’est aussi le même nombre de bières dans la fameuse caisse de… 24 , format standard utilisé depuis de nombreuses années par les grands brasseurs. Prétexte parfait pour transformer un peu la tradition.

Philippe Wouters
Cinq brasseries à surveiller en 2020

Bières

Cinq brasseries à surveiller en 2020

CHRONIQUE / L’année 2019 fut riche de nouveaux produits et de nouveaux projets. Une situation qui ne semble pas ralentir, bien au contraire. C’est le temps de divulguer les brasseries à surveiller en 2020. Des brasseries déjà en activité qui se sont démarquées dans la dernière année.

Microbrasserie Les Grands Bois

L’équipe derrière Les Grands Bois en fait beaucoup pour la culture bière au Québec. D’abord, elle brasse de l’excellente bière, c’est déjà un pas dans la bonne direction. On ne peut promouvoir une culture bière avec des produits plein de défauts. Mais elle organise également, chaque année, un festival de bière couru par les amateurs : la Commission brassicole. Revenons aux bières; elles sont agréables à boire, pour leur qualité et leur buvabilité. La philosophie de brasser tout le temps des bières « désaltérantes » semble avoir atteint un rythme de croisière qui ne secoue pas la qualité globale, bien au contraire. 2020 sera donc une année de consolidation et de brassins spéciaux — mention spéciale à la Pilsner Bingo Pivo et à la Superpause.

Philippe Wouters
Un Vendredi fou pour une bière

Bières

Un Vendredi fou pour une bière

CHRONIQUE / Le Vendredi fou, vous connaissez sûrement ! Chaque vendredi après Thanksgiving, de très nombreux commerçants offrent des rabais si intéressants que l’événement est devenu la journée la plus lucrative pour les commerces de détail. Mais qu’en est-il des brasseries ?

C’est du côté des États-Unis qu’il faut se tourner pour profiter des meilleures offres chaque Vendredi fou. Plusieurs brasseries et entreprises de tourisme profitent du Mégasolde de novembre et de la fin de semaine qui la suit pour offrir des événements spéciaux, surtout liés à l’achat de bières, plus rares ou non. Du côté du Québec, après une recherche exhaustive des différentes activités planifiées cette fin de semaine, le Vendredi fou ne semble pas un prétexte à l’organisation d’activités commerciales… Pour le moment !

Philippe Wouters
Des bières noires rondes et gourmandes

Bières

Des bières noires rondes et gourmandes

CHRONIQUE / La météo des derniers jours me donne le goût de plonger les lèvres dans quelques bières bien rondes et riches, aux notes aromatiques de café et de chocolat. La bière parfaite pour accompagner un chaleureux feu de foyer, quelques sons de guitare acoustique et une belle vieille amitié. La bière rassembleuse par excellence! Je vous propose donc aujourd’hui cinq bières à essayer.

Porter Baltique édition spéciale 2019 - Brasserie Les Trois Mousquetaires

Disponible chaque année à pareille date, la BPES 2019 (Baltique Porter Édition Spéciale) est un produit issu de l’imagination des brasseurs de la brasserie Les Trois Mousquetaires. Autrefois affinée en fût de bourbon uniquement, le fait qu’elle soit issue de fûts de brandy et de bourbon lui donne un caractère plus affirmé et une rondeur irréprochable. La version 2019 est tout simplement exceptionnelle. Courez vite chez votre détaillant favori. Il doit encore lui en rester quelques-unes...