Sexologie

Encore une séparation…

CHRONIQUE / Vous aviez donné une seconde chance à ce couple qui perdurait. Après avoir refait votre vie, cru encore une fois aux rouages de l’amour, donné cette prise deux à Cupidon et tous les autres, vous voilà séparé, encore...

Une fois, ça va, se diront les plus cartésiens, s’appuyant probablement sur un ratio statistique approximatif voulant qu’un couple sur deux en vienne à cette conclusion. Mais quand l’histoire se répète deux fois, voire trois, et pourquoi pas même quatre, « ça fera », se diront les autres. Mettre un terme, à nouveau, à la vie de couple, une réalité à considérer ? Voyons-y.

Bière

Escapade à Amsterdam

Pendant l’été, Philippe vous propose un carnet de bord au gré des rencontres et des découvertes sur les routes du Québec, mais également d’Europe. « Sur la Route avec Philippe » est une chronique estivale qui donne le goût de voyager pour la bière. Le voici à Amsterdam, capitale des Pays-Bas.

Amsterdam est une ville européenne bien différente d’autres capitales. Tout d’abord, vous serez surpris d’y voir l’influence nord-américaine. À chaque coin de rue, un clin d’œil à l’Amérique nous laisse croire qu’il ne s’agit plus de coïncidences. Amsterdam, c’est une ville américaine, créée en sol européen. Une des rares villes européennes qui ne subit pas le poids culturel de son histoire. Pas étonnant quand on sait que plus de 160 nationalités et communautés différentes se partagent la ville.

Hebdo

La «face cachée» du rosé

CHRONIQUE/ Le rosé a la vie dure. Quand on ne le soupçonne pas d’être sucré, on lui accole des saveurs faciles. Un profil un peu « bonbon ». Pourtant, un rosé qui ne se prend pas seulement au bord de la piscine et qui n’évoque pas la fraise, la pêche blanche ou les petits fruits, ça existe ! Plusieurs consommateurs semblent l’avoir compris, puisque les ventes de rosés de gastronomie explosent depuis quelques années à la SAQ. Chaque été, par conséquent, l’offre se trouve enrichie. Au cours des derniers mois, j’ai goûté plusieurs rosés de grande qualité qui, s’ils m’avaient été servis littéralement à l’aveugle, auraient facilement pu me faire douter de leur couleur. Certains avaient un profil aromatique complexe qui allait bien au-delà du fruit.

Voici trois rosés que vous pourriez servir dans un verre noir, aux côtés d’autres vins blancs et rouges, bien sûr, afin de les mettre au défi.

Bière

Mes bonnes adresses en France

Ma chronique de la semaine dernière a soulevé quelques questions de lecteurs. Que découvrir en France ? Avec plus de 1250 brasseries et de très nombreux bars à bières, je vous propose une courte liste d’endroits à fréquenter, partout sur l’Hexagone.

Pendant l’été, Philippe vous propose un carnet de bord au gré des rencontres et des découvertes sur les routes du Québec, mais également d’Europe. « Sur la Route avec Philippe » est une chronique estivale qui donne envie de voyager pour la bière.

Le Bourlingueur

Avoir peur d’Athènes

À l’heure qu’il est, l’aéroport d’Athènes m’a accueilli pour la deuxième fois. Ma dernière visite, vieille de six ans, date de la période de la crise économique. Le pays, alors en difficultés, était la proie de manifestations. Dans le quartier de Monastiraki, où je logeais, on recommandait la prudence une fois la nuit tombée.

Dans les bulletins de nouvelles, on rapportait que des désespérés, des banquiers entre autres, se jetaient de l’Acropole à défaut d’envisager un futur moins sombre. La plupart des touristes s’aventurant jusqu’au Parthénon, dont moi, ignoraient tout des vies qui s’écourtaient à quelques mètres des ruines anciennes.

Dans les dernières semaines, ce sont les incendies meurtriers qui ont couvert la Grèce de tristesse. Décidément, je n’ai pas le sens du timing. 

Mais ce ne sont ni les crises économiques ni les catastrophes naturelles qui m’inquiètent. Pas plus que de savoir que j’ai échappé de justesse à un (sûrement) spectaculaire vol plané quand les freins de mon tout-terrain ont pris congé dans une côte pentue comme ça à Mykonos. On dit que les routes grecques sont les plus dangereuses d’Europe. J’aurais tendance à penser que ce sont les véhicules qui le sont. Mais tout indique que je ne conduirai pas cette fois-ci.

Ce sont plutôt les souvenirs qui flottent au-dessus de la capitale grecque qui me foutent la trouille. Parce que j’ai beau n’avoir passé que trois jours à Athènes, j’ai eu le temps d’emmagasiner les amitiés et les petits moments magiques impossibles à recréer.

Retourner dans une ville qu’on a appréciée, à laquelle sont rattachées des histoires, c’est dangereux. Dangereux de remplacer des images poussiéreuses qu’on idéalise par de nouvelles moins inspirantes. J’avais à tort la même crainte avec Tokyo, qui a changé tellement vite en six ans. J’y ai surtout souri de retrouver des points de repère que j’avais oubliés. Sauf qu’Athènes est différente.

Sur les ailes d’Egypt Air, en survolant les îles des Cyclades, je me rappelle avoir renoncé à l’anxiété. Sans plan, sans direction, j’arrivais à Athènes le temps d’une escale de quelques jours vers la Lituanie. Beaucoup moins cher que le vol direct, ce trajet me permettait de traquer Zeus sans l’avoir planifié.

Ma réservation de dernière minute ne me laissait que peu de choix pour un hébergement. Dans Monastiraki, l’hôtel Pella Inn offrait encore quelques lits en dortoir. La chambre comptant six lits laissait à peine suffisamment d’espace pour circuler. L’air conditionné coulait sur le sac à dos que je venais de déposer contre le mur. La douche, dans le couloir, éclaboussait les murs et le plafond à défaut de couler en jet vers le plancher... 

Ça ferait le travail pour un gars sans plan, bien résolu à se poser. 

En grimpant deux volées de marches, on atteignait la terrasse, sur le toit, où la vue sur un Parthénon illuminé n’a pas d’autre égale. Dans la nuit grecque, où la chaleur ne tombe jamais vraiment, j’ai longtemps regardé le vieux temple qui ne tombe pas lui non plus.

Bière

La France brassicole

CHRONIQUE / Lorsqu’on parle de la France et de son terroir, les exemples sont nombreux. La France, reconnue pour sa gastronomie et ses très nombreux producteurs du terroir, est une destination à ne pas manquer si vous êtes gourmands. Avant de m’installer au Québec, j’ai vécu en France pendant quelques années. Gourmand de nature, j’ai pu profiter de nombreuses régions qui offrent plaisirs de la table et alcools du terroir. Elle est belle cette France gastronomique qui s’offre à chaque gourmand prêt à faire quelques kilomètres. Je vous invite à la découvrir, comme je l’aime. Simple et spontanée. Je vous écris d’ailleurs ces quelques lignes, assis confortablement sur une terrasse, bière à la main en pleine vie de village, dans le Périgord.

Pendant l’été, Philippe vous propose un carnet de bord au gré des rencontres et des découvertes sur les routes du Québec, mais également d’Europe. « Sur la Route avec Philippe » est une chronique estivale qui donne le goût de voyager pour la bière. Le voici en France, à parcourir les régions.

Vins

Le Tour de France dans son verre

CHRONIQUE / Dans la frénésie de la Coupe du monde de soccer, disons que le Tour de France est un peu passé sous le radar. Si vous avez perdu le fil vous aussi, pas de souci, il n’est pas trop tard pour un dernier sprint. Voici un résumé en quatre vins de cette 105e édition (ou la belle excuse pour s’envoyer quelques bonnes bouteilles sans raison apparente!).

VALLÉE DE LA LOIRE
Menetou-salon 2015, Clos du Pressoir, Joseph Mellot
(SAQ : 12 571 599 — 26,10 $)
Début juillet, le peloton quitte le Val de Loire — cette région qui fait rêver pour ses châteaux et ses charmants blancs de chenin et de sauvignon blanc. Cependant, on pense trop peu souvent à la Loire pour ses rouges, et encore moins pour ses pinot noir. Et pourtant! À quelques coups de pédales, au sud de sancerre, Catherine Mellot révèle le pinot de très belle façon sur les sols calcaires de l’appellation menetou-salon. Dans le verre, de fines notes minérales, de kirsch et de fleurs se présentent joliment au nez. De la souplesse, des tanins fondus et une finale qui s’accroche longuement aux papilles.

Le Bourlingueur

La banique au coin du feu

CHRONIQUE / Tout le monde affichait le plus grand sérieux du monde, son bâton à la main, bien penché au-dessus du feu. Personne ne voulait risquer de flamber son petit bout de banique qui cuisait lentement au-dessus du feu de camp.

Jonathan Whiteduck, alias Johnny, né d’un père algonquin et d’une mère américaine, félicitait les campeurs de fortune quand le petit bout de pâte était prêt à craquer sous leurs dents. Passant un pot de sirop d’érable tout ce qu’il y a de plus local, il nous offrait un petit délice éphémère, mais tout simple à reproduire.

C’était sans compter les maïs frais, eux aussi cuits sur une grille directement au-dessus des flammes.

Le feu, il l’avait allumé en moins de deux dans un espace découvert du site Amishk, un village touristique amérindien de deux kilomètres carrés situé dans le parc régional de Montcalm, à proximité de Saint-Calixte. Le jeune homme, mi-vingtaine, débrouillard comme dix, capable de trapper, chanter, cuisiner, nous y ramènerait en soirée pour nous initier à la musique et à la danse traditionnelles.

Bien repus d’une soupe au bouillon de lièvre, d’un cipaille et d’un gâteau à la crème et thé des bois, enveloppés par la noirceur, nous avons repris notre place autour du feu. Les étincelles mêlées à la fumée cherchaient à rejoindre un ciel dont la noirceur n’était troublée que par la lune et les étoiles. À travers les crépitements, on percevait le chant d’un ouaouaron, mugissant comme un bœuf, qui n’entendait pas à dormir. 

Dans un bol, Johnny a mélangé quatre plantes différentes qu’il a fait brûler pour entamer la purification. Chacun leur tour, les invités ont couvert leurs cheveux de la fumée purificatrice, puis ont entraîné les volutes vers leurs yeux, leur bouche, leurs oreilles et leur cœur.

Une fois le processus terminé, plus fort que le ouaouaron, Johnny s’est mis à chanter, gorge déployée, en tapant la peau bien tendue d’un tambour traditionnel. Sa voix se répercutait dans l’écho de la forêt et du lac créé par une famille de castors. On a beau ne rien comprendre à l’algonquin, ça touche une corde sensible.

Pour la nuit, j’ai testé pour la toute première fois le tipi traditionnel. En dehors des canicules, un trou permet d’entretenir un feu au milieu de la tente. Dans mon sac de couchage, sur un matelas posé sur un lit de sapin qui chasse les mouches (et de la mouche, il y en a dans le coin), j’étais loin d’avoir besoin d’une flamme supplémentaire. À part un sol un tantinet dénivelé, en vérité, la nuit en tipi, c’est la grande classe.

Pour les autres, il y avait les tentes prospecteurs avec de grands lits. Mais pas de branches de sapin.

Chez Amishk, bien qu’on ne soit pas plongé dans une réelle réserve amérindienne, tous les guides et animateurs sont issus des Premières Nations. On est aussi forcé de reprendre contact avec la nature. Déjà, du stationnement, on s’enfonce profondément dans la forêt en véhicule tout-terrain. Du pavillon d’accueil, où un canot d’écorce de bouleau est accroché, on accède facilement au lac où, justement, on peut tester ses talents de pagayeur sur le lac.

Ledit lac, qui est en fait une partie de la forêt qui a été inondée, doit sa taille au barrage des castors. Les troncs d’arbre y sont légion, mais le paysage n’en est que plus magnifique. Les plus patients peuvent aussi tenter d’y pêcher.

Sexologie

Sous un drap d’étoiles

CHRONIQUE / C’est l’été ! Parce qu’il fait beau, parce qu’il fait chaud, parce que c’est confortable, êtes-vous de ceux qui congédient la chambre pour faire place à l’exotisme ? Je parle, bien entendu, des joies de faire l’amour ici, là, dehors, dans cet environnement gravitant bien au-delà de cette pièce trop souvent redondante. Patios, piscines, parcs, terrains vagues, zones portuaires, cabanes de baseball, stationnements désertés ; le sexe dans ces endroits hors normes, le pratiquez-vous ? L’occasion faisant le larron, tel que l’indique le dicton. S’épivarder sexuellement, une bonne idée ? Pourquoi pas !

Pour tous et toutes
Le sexe au-delà de quatre murs est souvent associé à ce jeune couple fougueux, nouvellement formé et contraint de s’écarter, faute de ne pouvoir contenir cette envie pressante de copuler. Mais de « vieux couples » adeptes du sexe en plein air, ça existe.

Bière

De la Mauricie au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Pendant l’été, Philippe vous propose un carnet de bord au gré de ses rencontres et découvertes sur les routes du Québec, mais également d’Europe. « Sur la Route avec Philippe » est une chronique estivale qui donne le goût de voyager pour la bière.