La Voix de Waterloo

La fin d'un chapitre pour Pascal Russell

Lorsqu’il fermera une dernière fois la porte de son bureau de l’hôtel de ville, à la veille du scrutin du 5 novembre, le maire sortant Pascal Russell aura sans doute un gros pincement au cœur.

« Je pensais que le dernier mandat me permettrait de faire un sevrage de la politique municipale. Je me suis fourvoyé. Ça n’a pas ralenti », lance-t-il d’entrée de jeu. Sa décision de partir avait beau être prévue et pleinement assumée, reste que...

« Je vais m’ennuyer des employés municipaux, je vais m’ennuyer d’être aux premières loges. Je suis un gars d’action qui aime défoncer des portes. J’aurai un sérieux sevrage à faire. Je vais prendre deux mois de vacances pour décrocher. »

Depuis son arrivée à la mairie en 2005, le rythme n’a jamais cessé de croître, dit-il. « On a travaillé à créer de bonnes fondations et un bon climat à Waterloo. Aujourd’hui, ça porte ses fruits. Même si ça ne va jamais aussi vite qu’on voudrait ! »

Il mentionne par exemple l’image de la municipalité, qui a été améliorée ces dernières années, tant au plan visuel qu’en matière de réputation. « On a investi dans nos infrastructures, nos parcs, notre offre d’activités... », énumère M. Russell, qui ne sera pas le seul à tirer sa révérence. Tous les conseillers municipaux — Claude Simard, Lucie Fréchette, Denise Lauzière, Roger Bélanger et Ginette Moreau — laissent leur siège, à l’exception de Paul-Éloi Dufresne dans le district 4.

Autonomie

Le développement résidentiel a également connu un essor significatif, transformant parfois des sites « délabrés » en quartiers de qualité, fait remarquer le maire. « Je voulais que Waterloo arrête d’être à la merci des municipalités voisines. Je recherchais l’autonomie », dit-il en confiant avoir eu « l’heureux choc », lors de la dernière campagne électorale de 2013, de croiser de jeunes et de nouveaux visages en ville.

M. Russell se félicite également que son administration ait paraphé des ententes intermunicipales — services de protection des incendies, loisirs, cour municipale — qui ont favorisé les Waterlois, assure-t-il, en chiffrant à 48 % la baisse de la facture de ses citoyens, au fil des ans.

« On est maintenant à la croisée des chemins. Je crois qu’il faudra se tourner vers la diversité culturelle pour densifier notre population et assurer la pérennité de nos services. »

La Voix de Waterloo

Un 150e anniversaire dignement souligné

Le 150e anniversaire de la ville de Waterloo n’est pas passé inaperçu au cours des derniers mois. Les occasions de festoyer ont été nombreuses. Et la réponse des citoyens a été bonne, se réjouit le directeur général de la Ville, Louis Verhœf.

« C’était important de souligner d’où on part et les réalisations qui ont été faites à Waterloo depuis 150 ans », a souligné le directeur général en précisant que l’objectif était aussi de susciter la fierté des Waterlois.
« Si on est capable de fêter le 375e anniversaire de Montréal, on est bien capable de fêter le 150e de Waterloo », glisse
M. Verhœf dans un sourire.
De nouvelles activités ont été initiées spécialement pour l’occasion, comme l’animation offerte durant la semaine de relâche en mars à l’école secondaire Wilfrid-Léger, mais certaines activités régulières, tels les Plaisirs d’hiver, ont pour leur part vu leur programmation bonifiée, souligne de son côté Anne Tremblay, coordonnatrice aux loisirs à la Ville de Waterloo.
La série d’activités organisées pour la Semaine du 150e, du
7 au 16 juillet, représente assurément une des pierres angulaires de cette année toute spéciale. Journées familiales, circuit patrimonial, cours pour aînés, danse dans la rue et fête foraine étaient, entre autres, au programme. « La semaine a été bien remplie et très populaire. Ça a très bien fonctionné », dit le directeur général de la municipalité.
Autre succès : le dévoilement de l’œuvre emblématique de Waterloo, baptisée Le Gardien. Cette œuvre, signée Joseph Bergot et qui représente un lion de
3,3 mètres de long par deux mètres de haut, trône maintenant au centre du parc Artria, maintenant rebaptisé parc Denise Lauzière.
La journée de l’érable, organisée en mars à la Place du centenaire avec ses douceurs sucrées offertes aux citoyens, pourrait quant à elle devenir une tradition, note M. Verhœf, qui précise qu’un budget initial de 100 000 $ a été consacré à l’ensemble des festivités.
Le grand manitou de la programmation demeure Philippe St-Denis, qui agissait comme responsable des festivités du
150e et superviseur des loisirs. Celui-ci a toutefois quitté ses fonctions à la mi-juillet vers la ville de Bromont, où il occupe désormais le poste d’agent de développement en sports et loisirs.
Pas terminé
L’année n’étant pas terminée, d’autres activités demeurent à venir, laisse savoir Louis Verhœf. « On n’a pas tout déterminé encore, mais on aimerait terminer l’année en beauté », dit-il.
Selon lui, le nouveau directeur du service des loisirs, de la culture, de la vie communautaire et des communications, Mathieu St-François, tout récemment entré en poste, sera appelé à y mettre sa touche.
Un album sera aussi produit, à l’instar de celui réalisé pour le 125e anniversaire de la municipalité. « Beaucoup de choses ont été réalisées depuis. (...) Ça permettrait de souligner la nouvelle vision de Waterloo, entre autres avec les pistes cyclables qui ont remplacé les chemins de fer. Nous sommes devenus la capitale du vélo avec trois voies cyclables qui transitent par Waterloo. Il faut le mentionner », fait valoir le directeur général.
L’album sera éventuellement accessible aux citoyens, mais les modalités ne sont pas encore connues. La Société d’histoire de la Haute-Yamaska, de même que Céline Vary, adjointe administrative à la Ville et responsable des archives locales, contribueront à sa production.

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Le tennis a plus que jamais la cote

L’engouement pour le tennis ne s’estompe pas à Waterloo. Bien au contraire. De plus en plus de jeunes s’initient à ce sport par le biais du programme lancé par Norman Rothsching, de concert avec l’apport financier de la Ville et du juge retraité et joueur émérite, François Godbout.

Un rêve. C’est ainsi qu’a pris naissance le projet de relance du tennis à Waterloo. « Quand tu crois en quelque chose, ça peut se concrétiser si tu y mets les efforts. Depuis près de huit ans, je veux trouver le moyen pour que tous les jeunes, sans exception, puissent jouer au tennis, a confié le conseiller municipal Paul-Éloi Dufresne. Ce n’est pas une question de performance. L’important, c’est de bouger, de faire quelque chose qui les accroche tout en s’amusant. Et on a des terrains, des infrastructures extraordinaires pour ça ici. J’ai eu la chance de trouver la perle rare pour que le rêve devienne réalité. Pour que le tennis grandisse à Waterloo. »
En fait, le projet que caressait de longue date M. Dufresne a évolué à vitesse grand V lorsqu’il a rencontré, il y a environ un an, l’entraîneur chevronné Norman Rothsching. « Dès la première discussion avec M. Dufresne, on a réalisé qu’on avait la même vision des choses, a indiqué le président de l’organisme sans but lucratif Tennis ENRJ. Le but, c’est de permettre aux jeunes de sortir de l’isolement, de se développer en pratiquant un sport. Et je crois qu’il n’y a pas mieux que le tennis pour ça. J’étais certain que ça fonctionnerait à Waterloo, alors je n’ai pas hésité à embarquer. »
Dès ses premières visites dans des écoles de la ville, Norman Rothsching a obtenu de probants résultats. « Quand, tu rencontres les jeunes pour leur parler d’un sport qui te passionne, tu vois dans leurs yeux si ce que tu dis les touche. Et ça a été le cas partout où je suis passé. Au final, il fallait que les élèves se présentent sur le terrain. Le reste, c’est mon job », a fait valoir le président de l’Association de tennis régionale de Richelieu-Yamaska.
Ainsi, trois écoles ont embarqué dans l’aventure : L’Orée des Cantons (primaire), Wilfrid-Léger (secondaire) et Waterloo Elementary School. « On est passé d’une poignée de personnes qui pratiquaient le tennis l’été passé à près de 200 cette année. C’est tout un succès. Et ce n’est que le début », a lancé celui qui a également implanté avec succès ce type de programme à Montréal, de même que dans des écoles de Granby (Eurêka et Les Jeunes Explorateurs) dans le cadre d’activités parascolaires.
Bougie d’allumage
Outre le dynamisme de Norman Rothsching, le fait que les jeunes puissent intégrer le programme de tennis sans avoir à débourser un sou a été une véritable bougie d’allumage, a indiqué
M. Dufresne. En effet, en ratifiant une entente de trois ans avec Tennis ENRJ, la municipalité de Waterloo s’est également engagée à payer la moitié de la facture des participants. L’autre partie est assumée par l’ex-juge de la Cour du Québec, François Godbout. Une façon pour l’homme de tennis de « redonner à sa communauté».
« J’ai eu la chance de jouer dans les grands tournois à travers le monde. Wimbledon, Rolland-Garros, a mentionné celui qui a connu une brillante carrière sur les courts, notamment en tant que représentant du Canada dans l’équipe de la Coupe Davis de 1959 à 1964, puis en 1969. Si je me suis rendu aussi loin, c’est grâce au tennis qui existait à Waterloo dans mon enfance. Il y avait d’excellents joueurs pour une petite localité de 4000 habitants. Je trouvais ça triste de voir un si beau sport décliner. Avec Paul-Éloi Dufresne, mon ami de longue date, on a décidé de rebâtir tout ça en repartant par la base avec M. Rothsching, un excellent entraîneur d’expérience. »
Le but derrière l’opération : démocratiser le tennis. « Il y a tellement de familles qui ont de la difficulté à joindre les deux bouts. Les parents n’ont simplement pas les moyens d’inscrire leurs enfants à des cours, peu importe le sport. En faisant tomber la barrière financière, ça ouvre la porte à tout le monde a fait valoir celui qui représente les citoyens du district 4 depuis plus de dix ans. On veut aussi envoyer le message que le tennis n’est pas un sport réservé à l’élite ou aux gens plus fortunés. C’est très important pour nous. »

Une ligue scolaire en 2018

Norman Rothsching et ses complices dans l’aventure du nouveau programme de tennis à Waterloo souhaitent pousser la démarche un cran plus loin. Le printemps prochain, une ligue scolaire intermunicipale prendra son envol
« L’engouement pour le tennis à Waterloo est une belle surprise. En un été, j’ai atteint l’objectif que je m’étais fixé pour deux ans. Alors c’est important de trouver de nouvelles façons d’inciter le plus de jeunes possible à s’intéresser au sport. Et, surtout, à le pratiquer », a indiqué le président de Tennis ENRJ.
Pour ce faire, l’entraîneur veut s’inspirer d’initiatives qui ont déjà fait leurs preuves dans d’autres sports. « L’idée, c’est de mettre en place une structure solide. Un peu comme dans le hockey, le soccer et la natation. Il faut que les municipalités qui offrent du tennis arrêtent de travailler seules dans leur coin. On doit se regrouper, a-t-il dit. On va cibler les cinq meilleures villes et entraîner les jeunes pour qu’ils puissent jouer les uns contre les autres et progresser ensemble. »
D’ailleurs, des ligues de tennis universitaires et collégiales existent déjà au Québec, fait remarquer Norman Rothsching. « On ne part pas de zéro, parce que ça fonctionne déjà assez bien à d’autres niveaux [scolaires], a-t-il mentionné. On veut instaurer une ligue au printemps pour les écoles primaires et secondaires de la région. On s’ajustera selon la demande. On pourrait même offrir du tennis intérieur dans des gymnases d’école pour ceux qui commencent. Il y a plein de pistes pour que le projet réussisse. »

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Montez à bord du Trottibus!

Montez à bord de l’autobus... à pied ! Oui, c’est maintenant possible grâce à l’implantation du programme Trottibus qui s’adresse aux enfants qui fréquentent l’école de l’Orée-des-Cantons à Waterloo. Un premier trajet est offert. Deux autres pourraient bientôt s’ajouter.

Déjà implanté dans plusieurs municipalités de la région, le Trottibus est offert depuis la fin du mois de septembre dans le secteur des Plaines à Waterloo. Le concept, une initiative de la Société canadienne du cancer, est fort simple. Des points d’embarquement sont établis sur un trajet et le Trottibus s’y arrête tous les matins. Sous la supervision de bénévoles marcheurs, des parents et même des grands-parents, les enfants font la route à pied jusqu’à l’école.
« On est bien contents », souligne Amélie Laroche, coordonnatrice du regroupement Jeunes en forme Haute-Yamaska, impliquée dans la mise en place du Trottibus à Waterloo et également maman bénévole.
Un sondage d’intérêt réalisé auprès des parents des enfants qui se trouvent à distance de marche de l’école a été réalisé, ce qui a mené à la création d’un premier trajet. Huit élèves se sont inscrits.
Deux autres parcours pourraient bientôt être offerts. « Ce sont des enfants qui ne sont pas desservis par l’autobus et 70 % d’entre eux venaient à l’école en voiture », indique Mme Laroche.

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De l’Antarctique aux Caraïbes

Il y a 124 villes, villages, bourgades, communes ou autres lieux significatifs dans le monde qui portent le nom de Waterloo. Le premier échevin de la ville du premier Waterloo, en Belgique, tente d’en faire le tour. À ce jour, il en a visité 84.

Yves Vander Cruysen voyage à travers le monde à la rencontre de ses compatriotes des villes éponymes depuis plus de
25 ans. Il est, bien sûr, venu visiter la ville de Waterloo, au Québec, à quelques reprises, puisqu’il s’agit de la ville jumelée à celle de Belgique depuis 1958, année de l’Exposition universelle de Bruxelles.
Les Waterloo du monde tiennent leur nom pour l’une ou l’autre de trois raisons, raconte M. Vander Cruysen. La première vient des soldats qui ont combattu contre Napoléon Bonaparte lors de la Bataille de Waterloo. « L’Angleterre leur a offert des terres dans les territoires qu’elle possédait en disant que, comme ça, ils pourraient surveiller leur territoire. »
C’est de cette manière que des lieux ont commencé à porter le nom de Waterloo en l’honneur de cet important combat. C’est le cas à Trinité-et-Tobago qui possède son Waterloo hindou. « Après la Bataille de Waterloo, on a eu un siècle de paix totale, alors on a renvoyé les soldats dans les colonies. Il y avait des Hindous dans les troupes anglaises et ils ont décidé de partir dans les Caraïbes et de construire une ville qui allait s’appeler Waterloo. C’est assez original ! »

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Développement économique: les honneurs se succèdent pour Waterloo

Les efforts déployés par Waterloo pour rehausser son image et dynamiser son centre-ville ne sont pas passés inaperçus.

Pour la troisième année consécutive, la Ville a reçu un honneur décerné par la Fondation Rues Principales. Le prix Développement économique 2017 vient récompenser tout ce que la municipalité a fait dans ce domaine : aménagement d’une nouvelle clinique médicale, aide aux marchands, dépôt d’un Guide du développement commercial et amélioration des façades du centre-ville, notamment.
« On a investi beaucoup d’argent là-dessus et ça a des impacts, indique le maire Pascal Russell. Pour les élus de la municipalité, qui ont décidé d’investir des sommes dans ces projets, c’est un retour du balancier. C’est de la visibilité, pour nous et pour les nouveaux commerçants, et ça en attire de nouveaux. »
De tels hommages donnent aussi de nouveaux outils de promotion à la Ville, dit M. Russell, qui se félicite de l’embauche de Stéphanie Morin, assistante à l’urbaniste, qui supervise les projets soumis par Waterloo auprès de la Fondation.
Il y a un an, la municipalité dont le slogan est « Partenaire de vie » recevait le prix Améliorations physiques lors d’un colloque tenu à Québec. Grâce à ses trois sculptures monumentales au parc Artria de la rue Foster, à son mobilier urbain, ainsi qu’à une opération de verdissement et de fleurissement du centre-ville, Waterloo a su se démarquer parmi les 13 villes ayant déposé leur candidature.
La Fondation a aussi souligné que le programme « Opération façades » avait permis de « soutenir les initiatives de rénovation » en aménageant plusieurs vitrines commerciales vacantes.
Diagnostic
Finalement, en 2015, Waterloo avait remporté le prix Organisation pour avoir redéfini le mandat de Tourisme Waterloo. Cela a permis de concrétiser de nombreux partenariats, d’embaucher Mme Morin, de poser un diagnostic sur la municipalité, de mettre sur pied différents comités et de réaliser des sondages et des enquêtes.
Ce fut « un travail d’organisation efficace » qui a permis « la réalisation de nombreux objectifs », et ce, une année seulement après que Waterloo soit devenue membre de la Fondation. « Nous pouvons être fiers », avait mentionné Mme Morin lors du colloque.
Présente depuis une trentaine d’années, la Fondation Rues Principales est un organisme sans but lucratif qui se consacre à la revitalisation économique et au développement durable des milieux urbains. Elle propose d’améliorer la qualité de vie des citoyens « par un processus élargi de consultation et de concertation ».

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Un plus grand terrain de jeux pour les chiens

Toutou aura désormais plus d’espace pour se dégourdir les pattes. Le parc canin de Waterloo a, en effet, été agrandi au cours de la belle saison.

Aménagé en 2013 là où se trouve désormais le parc Artria, le parc canin a, par la suite, été déménagé tout près du parc Robinson, en 2015. Devant la popularité de l’endroit, et à la demande de nombreux citoyens, le conseil municipal a voté, en juin dernier, en faveur de l’agrandissement du parc, plus précisément de l’enclos destiné aux grands chiens.
« On a reçu plusieurs demandes concernant l’espace des grands chiens, comme quoi c’était un peu à l’étroit. Ils ne pouvaient pas courir à leur pleine capacité », commente Yves Gagnon, directeur des travaux publics par intérim de la municipalité.
Ce faisant, une superficie de 280 mètres carrés a été greffée à l’aire réservée aux chiens de toute taille, portant à 568 mètres carrés l’étendue du terrain de jeu. Le tout a nécessité un investissement d’un peu moins de 6000 $, afin de clôturer la nouvelle aire et de déplacer les portes d’accès au parc.
Un abreuvoir canin a également été ajouté pour permettre aux chiens de se rafraîchir après leur séance d’exercice.
Le parc canin de Waterloo est ouvert tous les jours, entre 6 h et 22 h. Pour y avoir accès, les chiens doivent être vaccinés contre la rage et ne pas être porteurs d’une maladie parasitaire. Leurs maîtres, eux, doivent s’assurer de les avoir à l’œil et de ramasser leurs excréments. Un maximum de deux chiens par accompagnateur est permis. La liste complète des règlements du parc est disponible sur le site Internet de la municipalité.

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Une plage prisée

Un groupe de 200 à 300 personnes tient, depuis quelques années, un grand pique-nique annuel sur la plage de Waterloo. Le Club culturel des amis réunis (CCAR), formé d’Haïtiens montréalais, a choisi cette plage publique pour ses espaces destinés aux enfants, mais aussi pour sa zone où il est possible de se baigner et qui est facile à surveiller.

« Ils se promenaient d’une place à l’autre et je pense que certaines plages se sont mises à charger des montants assez onéreux, raconte Céline Vary, secrétaire de direction à la Ville de Waterloo. Ils cherchaient une place moins chère et un nouvel endroit également. Je leur ai fait visiter la place et ils sont tombés amoureux avec la plage. »
Un énorme pique-nique familial se tient ainsi chaque mois de juillet dans le parc. Les enfants peuvent profiter des balançoires, des jeux d’eau et du lac. Comme le pavillon possède l’électricité, la danse occupe une partie de la fête, ajoute Mme Vary. «Ils mettent de la musique et font un concours de danse. Ils ont vraiment des activités bien structurées.»
La Ville, lorsqu’elle reçoit l’appel du CCAR, s’assure que les fusibles pour l’électricité dans le parc sont bien ouverts et ajoute des tables à pique-nique et des poubelles.
Comme la plage demeure ouverte au public, la fête donne lieu à des échanges culturels qui plaisent aux utilisateurs, constate-t-elle.
Pour ajouter à la beauté de cette réunion, ce pique-nique est bien plus qu’une simple fête. « Avec les produits de la vente des aliments et des boissons, ils récoltent de l’argent pour payer des études aux enfants doués dont les parents n’ont pas les moyens de les envoyer à l’école, en Haïti. C’est un peu comme un système de bourse. »

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Embellissement projeté pour le terrain de l’Orée-des-Cantons

Peu d’arbres, du marquage inadéquat, une surface asphaltée inégale : la cour de récréation de l’école de l’Orée-des-Cantons, pavillon Saint-Bernardin, est mûre pour une cure de jouvence. Et un groupe d’employés et de citoyens s’organise pour la lui offrir.

Une cour de prison. C’est à ça que ressemble une partie de l’aire scolaire, illustre l’enseignante Marie-Danièle Giard, membre du comité pour le Projet d’embellissement de la cour. « Il n’y a pas de coin d’ombre et peu d’arbres, dit-elle. Récemment (NB : à la mi-septembre), il y avait 100 élèves en dessous du pavillon de jardin, qui est très écho et proche de la rue. Les élèves ont eu chaud ! »
Plus près du bâtiment, le terrain inégal est propice aux entorses et la clôture qui longe la rue Lewis Ouest, trop basse. L’hiver, l’amoncellement de neige fait en sorte que l’enjamber est un jeu d’enfant. « On est chanceux d’avoir une grande cour, mais il faut la rendre fonctionnelle », dit l’éducatrice spécialisée et co-porte-parole Mélissa Rondeau. On veut aussi qu’elle soit communautaire. »
Plan
De concert avec l’organisme Entraide jeunesse François Godbout, les neuf membres du comité ont conçu un plan. Littéralement. Sur papier, la future cour de récréation fait rêver : beaucoup de verdure, une classe extérieure, une butte pour glisser l’hiver, des espaces de jeu et de sport supplémentaires, un parcours avec obstacles, du nouveau marquage, un potager, un brumisateur...
« Ça va être fulgurant ! », dit Mme Giard.
Le coût estimé à 400 000 $ sera défrayé à moitié par Entraide jeunesse François Godbout, dit Richard Morasse, membre du conseil d’administration de cet organisme, du comité pour le Projet d’embellissement et candidat à la mairie de Waterloo. Il précise que ce projet ne constitue pas une promesse électorale.
« C’est un investissement pour le futur », dit M. Morasse.
Dons
La commission scolaire du Val-des-Cerfs allongera 30 000 $ et le reste doit être amassé en dons (gouvernement, entreprises, organismes et municipalités) et en collectes de fonds. À ce propos, des activités sont déjà à l’horaire dont des courses Cours pour ta cour qui auront lieu les 4 et 5 mai l’an prochain.
Septembre 2018, c’est la date visée pour que la nouvelle cour soit aménagée. À plus long terme, Mélissa Rondeau songe à des classes actives, une bibliothèque digne de ce nom et un corridor pour relier les pavillons Saint-Bernardin et Notre-Dame.
On ne parle plus d’une cure de jouvence, mais d’une renaissance !