Des espaces sont toujours disponibles au parc industriel de Roxton Falls, indique le vice-président du conseil d’administration de la CADIR, Jean-Marie Laplante, accompagné ici du président, Luc Laroche.

La diversité désormais en avant-plan

ROXTON FALLS — Il fut un temps où le cœur de Roxton Falls, comme celui de bien des municipalités, battait presque exclusivement au rythme d’une seule industrie.

Quand le fabricant de coques et de carrosseries de motomarines Camoplast a fermé ses portes, en 2012, l’économie locale a été durement touchée. Depuis, on privilégie une diversité d’entreprises plutôt qu’une seule grande.

« Avec Camoplast, on était monoindustriel », explique Jean-Marie Laplante, maire de Roxton Falls et vice-président du conseil d’administration de la Corporation administrative de développement industriel de Roxton (CADIR), dont le mandat est d’attirer des entreprises dans le parc industriel local.

« Là, on veut la diversité, dit-il. Tout nous intéresse. »

Fondée en 1991, la CADIR a aujourd’hui fait ses preuves : le parc industriel de Roxton Falls, occupé à 50 %, est tout sauf redondant. On y trouve un fabricant de pièces en composites, un opérateur de manèges, une compagnie de lettrage, d’injection plastique, de machinerie, de soudure et une d’armoires.

En tout, une douzaine d’entreprises dont la plus grande, le fabricant de débroussailleuses industrielles Denis Cimaf, compte une cinquantaine d’employés. Quant aux deux motels industriels, ils sont pleins avec neuf locataires.

Le parc industriel connaît un boom depuis deux ans. Une expansion qui n’est pas étrangère aux taux de change et d’intérêt profitables, à l’économie qui se porte bien et, admet-on à la CADIR, au fait que le parc industriel de la ville voisine, Acton Vale, est plein.

« C’est nous qui avons le plus d’espace industriel dans la MRC d’Acton », précise M. Laplante.

Incitatifs
La CADIR met aussi toutes les chances de son côté : le prix des terrains est abordable, la ville est bien positionnée par rapport aux grands centres et un crédit de taxe de cinq ans est accordé à toute nouvelle industrie.

L’organisme — qui ne possède qu’une seule employée d’administration, Johanne Desgreniers, et un budget annuel de 110 000 $, s’engage également à contribuer à la construction de nouveaux édifices « selon le nombre d’emplois créés », explique le président du conseil d’administration, Luc Laroche.

Des incitatifs qui fonctionnent, puisque trois nouvelles entreprises sont présentement en construction ou en voie de l’être : Kegolf, un fabricant et réparateur de karts de golf, Bleu métal, qui fait des coffres à outils, et une troisième entreprise d’entretien industriel. Et la CADIR ne s’assoit pas sur ses lauriers. Elle est toujours à la recherche de nouvelles industries par le biais de la publicité et du bouche-à-oreille. Près de 87 000 mètres carrés sont vacants.

Quant aux motels industriels, qui servent à attirer des entrepreneurs locataires, il n’est pas prévu d’en construire de nouveaux « sauf si on a un locataire à long terme », indique Jean-Marie Laplante.