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Un aliment biologique, c’est quoi?

La Vitrine
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L’intérêt des consommateurs pour l’alimentation biologique s’est accru au cours la dernière décennie et les questions concernant la façon de les produire se font de plus en plus nombreuses.

En somme, on se demande souvent ce qu’est véritablement un aliment biologique et pourquoi le fait de consommer ce type d’aliments comporte tant de bienfaits.

QuébecBio vous invite donc à faire le tour de la question de façon simple, pour apprécier encore davantage les aliments bios d’ici dans votre assiette.

Des aliments bios : pour la protection de l’environnement!

En quoi un aliment bio contribue-t-il à protéger l’environnement?

Tout d’abord, il faut savoir que cet aliment a été produit dans le respect de normes qui visent la protection de l’environnement, ce qui suppose l’application de techniques et pratiques favorables à la vitalité des sols et à la qualité des cours d’eau.

De plus, comme on le sait, les normes biologiques interdisent l’utilisation de substances nocives pour l’environnement, comme les engrais chimiques et les pesticides de synthèse, c’est-à-dire toutes les substances qui sont dérivées de la chimie du pétrole.

Mais comment faire alors pour contrôler les mauvaises herbes et les insectes ravageurs et faire la gestion des maladies, sans avoir recours à ces substances toxiques pour la nature?

Eh bien, le savoir-faire acquis par un travail continu d’observation, de recherche et d’innovation en production bio a permis de développer un ensemble de pratiques et de méthodes de production reconnues pour leurs faibles incidences environnementales.

Ainsi, des techniques de désherbage thermique ou mécanique (herse étrille, binage et autres) remplacent les herbicides de synthèse et la lutte aux insectes ravageurs se fait par l’introduction de prédateurs pour éviter l’usage des insecticides. Par ailleurs, la rotation des cultures, c’est-à-dire alterner les cultures de légumineuses, d’engrais verts et de plantes à enracinement profond, permet de favoriser la fertilité et l’activité biologique des sols.

Et… il ne s’agit là que de quelques exemples de ce qui peut être fait en bio pour protéger notre précieux environnement!


« Opter pour l’achat d’un aliment bio d’ici, c’est poser un geste concret en faveur de l’environnement. »
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Qu’en est-il des sources de contamination externes?

Bien entendu, l’agriculture biologique ne vit pas sous une cloche de verre et ne peut donc être complètement à l'abri des sources indirectes de pollution, dont les producteurs ne sont toutefois pas responsables.

Bien des efforts sont faits en bio pour prévenir les sources de pollution indirectes. Par exemple, les entreprises sous régie bio qui sont à proximité de champs agricoles non biologiques doivent maintenir une bande de huit mètres de chaque côté de leur champ, ce qui représente un effort considérable de leur part.

D’autres mesures sont également prévues, comme le fait que les outils utilisés pour la récolte doivent être exempts de contaminants et les lieux d’entreposage des produits bien séparés.

Par ailleurs, pour obtenir la certification biologique, une entreprise doit d’abord observer une période de transition de trois ans sans utilisation d’intrants chimiques de synthèse, afin de s’assurer de la décontamination des sols. C’est ce qu’on appelle la période de conversion vers la culture biologique.

Le plus important à retenir, c’est que les quantités des traces de contamination croisée demeurent très faibles, comparativement aux sources directes que sont l'épandage d'engrais chimiques aux champs et d’herbicides de synthèse sur les plantes.

En somme, une source de pollution indirecte qui entraîne parfois des traces de résidus de contaminants ne peut se comparer avec l’ampleur des sources de pollution directes où les concentrations sont dommageables pour l’environnement et peuvent même l’être pour la santé, dépendamment de la durée d’exposition à ces contaminants.

Il faut garder à l’esprit que moins de contaminants dans l’environnement, c’est nécessairement moins de contaminants dans les aliments. Et c’est ainsi que le principe de précaution utilisé en bio permet d’allier protection de l’environnement et prévention en santé.


« Plusieurs mesures importantes sont prises pour éviter les sources de contamination externes aux entreprises sous régie biologique. »
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Un aliment bio transformé: intégrité et traçabilité!

On se méfie souvent des aliments transformés, surtout parce qu’on les confond avec les aliments surtransformés et leur liste interminable d’ingrédients. Or, en bio, comme il n’y a pas de place pour des substances modifiées, des colorants artificiels ou des liants alimentaires, tous interdits d’utilisation par les normes biologiques, la liste des ingrédients se raccourcit passablement.

Les produits transformés bios sont ceux qui sont utilisés couramment dans nos cuisines, comme les huiles végétales, les farines et les pains, les fromages et yogourts, les viandes et les produits de l’érable. Ce qui est rassurant, c’est que chaque produit transformé portant sur son emballage la mention biologique doit contenir 95 % d’ingrédients biologiques.

De plus, la traçabilité est assurée du début à la fin de la chaîne, puisque l’entreprise de transformation doit s’assurer que les produits et ingrédients qu’elle utilise proviennent de l’agriculture biologique et que la réception des produits doit se faire dans des contenants qui empêchent toute forme de substitution. De plus, les lots de produits bios doivent être nettement séparés des autres produits non bios pour éviter toute confusion.

Enfin, tout doit être enregistré dans un document comptable qui sera vérifié par le certificateur, ce qui représente une garantie supplémentaire pour les consommateurs.


« Un indice pour reconnaître les produits bios transformés : regardez la liste des ingrédients; elle sera assurément assez courte! »
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Les aliments bios d’ici: une panoplie de bienfaits

Derrière un aliment bio, il y a la somme de bien des efforts, de la production jusqu’aux tablettes des magasins.

On peut difficilement compter les bienfaits de ces aliments qui concernent tant les individus que les sociétés et la planète. Ils s’étendent même aux générations futures, puisque l’application rigoureuse du principe de précaution en bio va leur éviter d’avoir à subir des répercussions négatives liées à différentes sources de pollution.

On peut donc l’affirmer haut et fort: un aliment bio, c’est un bien précieux à plusieurs égards!

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