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Manger bio: la science s’exprime!

La Vitrine
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Dans son numéro hors-série de février 2021, le magazine français Science & Vie prend d’assaut notre assiette et la passe au crible de la science. Parmi les sujets abordés, dix modes d’alimentation sont scrutés à la loupe, dont celui de l’alimentation biologique.

QuébecBio souhaite vous partager ce qu’en dit la science, à partir de cette édition spéciale dans laquelle on retrouve quelques résultats probants d’une étude menée par BioNutriNet sur une période de quatre ans et portant sur les liens existants entre les grands mangeurs de bio et la diminution des risques associés à certaines maladies.

Manger bio: mille vertus et pas un défaut

C’est ainsi que Science & Vie titre son article sur l’alimentation bio dans ce numéro inédit. En effet, on y apprend que le mode d’alimentation biologique est souvent considéré comme synonyme de «sain».

Selon les résultats dévoilés par l’étude de BioNutriNet publiée en 2020 et à laquelle l’article de Science & Vie fait référence, la proportion accordée aux aliments bios dans notre assiette chaque jour aurait une incidence bénéfique sur notre santé.

En effet, cette étude met en lumière le fait que les plus grands mangeurs de bio présentent un risque de diabète de type 2 inférieur de 35% en moyenne par rapport aux plus petits mangeurs de bio. On y souligne de plus que chaque hausse de 5% en produits bios dans l’alimentation serait associée à 3% de risque en moins de développer cette maladie.

Par ailleurs, en 2018, le même groupe de recherche s’était penché sur le risque de lymphome non hodgkinien, qui s’est avéré 86% plus faible chez les plus grands consommateurs de bio. À cela, s’ajoutaient les effets bénéfiques observés sur d’autres types de cancers, dont le cancer du sein post-ménopause avec 34% moins de risque, sans compter la diminution du risque à 76% associé à d’autres lymphomes, ainsi qu’une baisse de 25% du risque de cancer, tous types confondus. Des résultats impressionnants qui parlent d’eux-mêmes.

Aucun risque avec le bio

Malgré les résultats de l’étude de BioNutriNet, la science hésite à conclure. Science et Vie rapporte que, selon Julia Baudry, épidémiologiste de la nutrition à l'Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae), si la science hésite encore, c’est parce que «corrélation ne signifie pas nécessairement relation de cause à effet».

L’épidémiologiste, qui a participé à l’étude de BioNutriNet, ajoute qu’il pourrait en effet y avoir «des effets bénéfiques indirects liés à la qualité de l’alimentation des grands consommateurs de bio, qui se tournent souvent vers des régimes sains et riches en produits végétaux, sans compter le fait que les produits bios présenteraient un intérêt nutritionnel légèrement supérieur.»

Ce qu’il faut retenir, c’est que, selon les experts, il n’y aurait aucun risque à la consommation d’aliments bios. Une bonne nouvelle en soi, si on prend en considération les nombreux risques liés à d’autres types d’alimentation.


« Manger bio est sans risque et contribue à faire de la prévention en santé. »
QuébecBio

   

Sur le terrain des pesticides

Selon l’article de Science et Vie, tout se jouerait principalement sur le terrain des pesticides de synthèse, dont l’usage est interdit par les normes biologiques.

À ce sujet, le magazine cite Mme Béatrice Morio-Liondore, chercheuse en physiologie de la nutrition à l’Inrae, qui explique: «Des effets métaboliques sont observés in vitro et in vivo, même à de très faibles doses de pesticides de synthèse, du fait de l’altération progressive et chronique de voies métaboliques au niveau de tissus clés comme le foie, le cerveau, le pancréas ou l’intestin».

Par ailleurs, l’étude de «l’effet cocktail» des combinaisons de résidus de pesticides est encore difficile à évaluer. D’ici à ce qu’il y ait de nouvelles avancées scientifiques sur le sujet, les chercheurs recommandent donc de manger bio en prévention, en autant que possible.


« Autant pour ses effets positifs que par principe de précaution, l’alimentation bio constitue un atout dans une approche préventive en santé. »
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