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Une vigie constante auprès du patient

Pour l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ), l’accès à des soins de santé de qualité au moment où le patient en a besoin constitue une priorité. Dans la poursuite de cet objectif, l’OIIQ mise sur une utilisation optimale de l’expertise infirmière où la compétence, l’autonomie et la collaboration professionnelles sont une source de motivation quotidienne.  

Les cas complexes, ceux qui requièrent une attention constante: Marie-Élène Coulombe en a fait son quotidien. Infirmière aux soins intensifs, elle se passionne pour les situations qui lui permettent de déployer pleinement ses connaissances et ses compétences, d’exercer son jugement clinique auprès d’une variété de patients. 

Depuis cinq ans, Marie-Élène occupe un poste à temps partiel au CHU de Sherbrooke. Affectée aux soins intensifs, l’infirmière bachelière confirme se sentir dans son élément. «J’ai le temps de connaître et de prendre soin du patient et de sa famille. Je me retrouve dans un environnement qui allie à la fois les dimensions humaine et technologique. Les cas sont difficiles, très diversifiés, et font appel à toute mon expertise», expose-t-elle.

La qualité du lien thérapeutique est bien entendu intimement liée au type de suivi offert, lequel ne concerne simultanément, pour l’infirmière aux soins intensifs, qu’une ou deux personnes. La professionnelle assure ainsi une vigie constante auprès du patient, dont la condition est instable et peut se détériorer rapidement. Son impact est concret et implique à chaque instant un renouvellement du processus d’évaluation physique et mentale.

«Mon rôle nécessite de connaître le patient de la tête aux pieds!, résume Marie-Élène Coulombe. Je dois notamment faire les suivis de laboratoire et ajuster la médication afin que la personne demeure toujours à l’intérieur des bons paramètres médicaux. Il faut également que j’adapte mes interventions en tenant compte des liens à faire entre les différentes pathologies… Tout ceci demande une très bonne gestion du stress!»       

Marie-Élène Coulombe, infirmière aux soins intensifs au CHU de Sherbrooke

Entre autonomie et travail d’équipe
Tout en bénéficiant de beaucoup d’autonomie professionnelle et en faisant preuve d’un fort leadership, l’infirmière aux soins intensifs apporte sa précieuse contribution à l’équipe dans laquelle elle est intégrée. Marie-Élène révèle maintenir un excellent contact avec les médecins et apprécier la collaboration interprofessionnelle qui règne dans son milieu de travail. Par les formations qu’il offre, l’OIIQ participe aussi à la consolidation de son rôle.      

«Il existe tellement de situations cliniques différentes!, commente la principale intéressée. Qu’il s’agisse d’un infarctus ou d’une autre situation d’urgence, on doit poser des gestes spécifiques pour sauver la vie du patient et les soins à donner sont très diversifiés. Ceux-ci incluent évidemment les familles touchées et ce volet humain lié à la fonction vient s’ajouter au support technologique associé à l’expertise infirmière des soins intensifs.»         


« Mon rôle nécessite de connaître le patient de la tête aux pieds ! »
Marie-Élène Coulombe

Des soins spécialisés
Gestion d’un patient ventilé et intubé, monitoring cardiaque, installation de canules artérielles, hémofiltration, protocole de refroidissement, oxygénation par membrane extracorporelle–une technique qui offre une assistance à la fois cardiaque et respiratoire: la mise en place et le suivi des traitements par les infirmières et infirmiers des soins intensifs sont complexes et ultraspécialisés. En raison de l’état précaire des patients, il arrive qu’un regroupement à deux, voire même à trois pour prodiguer certains soins soit requis.    

«Mon travail est valorisant, motivant, et la relation qui se tisse avec le patient et sa famille est très spéciale. Un lien de confiance se crée rapidement, lien qui se maintient grâce à nos compétences et à nos paroles réconfortantes. Les nombreuses cartes de remerciement que nous recevons en témoignent. Dans le visage des gens, nous lisons aussi cette reconnaissance et parfois, plusieurs années plus tard, nous entendons parler de la différence que nous avons fait dans la vie des personnes», conclut Marie-Élène.

Pour suivre cette série :
19 février: Véronique Brassard (Saguenay–Lac-Saint-Jean)
26 février: Judith Boucher (Sherbrooke)
5 mars: Chantal Saint-Pierre (Outaouais)
12 mars: Suzie Côté (Drummondville)
Aujourd’hui: Marie-Élène Coulombe (Sherbrooke)