Planification financière et retraite

L’autoroute de la retraite

Une réalisation du service de la promotion
Capitales Studio
Imaginez les REER, CELI et autres outils de planification de retraite comme des véhicules qui circulent sur une route. Certains roulent plus vite, parce qu’ils transportent des ­placements à haut rendement, mais aussi à haut risque. D’autres circulent plus lentement, parce qu’ils transportent des valeurs sures qui génèrent un taux de rendement moins élevé, qui fructifie sur plusieurs années. En choisissant ce type de placement, les risques sont moindres sinon nulles que vous perdiez votre investissement.

En d’autres termes, ce n’est pas le REER en soi qui déterminera le rendement, mais le genre de placement que l’on aura choisi de mettre dedans. C’est plutôt votre profil d’inves­tisseur, que vous dresserez en ­compagnie de votre planificateur ­financier, qui déterminera des ­placements qui seront les meilleurs pour vous, dépendant que vous soyez tolérant ou non au risque.

Il est faux de croire que l’on ne peut retirer ses REER qu’à la retraite. Il est possible de le faire en phase active de travail, bien que ce ne soit pas conseillé, à moins d’un congé en sabbatique ou sans solde, alors que l’on sera sans revenus. «  Le principe de base du REER est de cotiser alors que nos revenus sont élevés et de décaisser lorsque nos revenus sont plus faibles  », précise Steeve Queenton, planificateur ­financier chez REGAR gestion ­financière, cabinet de services ­financiers de Québec.

Vous pouvez donc bénéficier de vos REER lorsque bon vous semble, peu importe le type de placements qu’ils renferment. Vous devez ­cependant être conscient que le montant ­retiré s’ajoutera à vos ­revenus et augmentera l’impôt que vous ­devrez payer. Vous direz que c’est la même règle qui s’applique à la ­retraite et vous avez raison. Toutefois, comme les revenus d’un retraité sont généralement beaucoup moins élevés, l’impôt à payer sera moindre.

Il y a des exceptions. Les Fonds de solidarité de type FTQ et CSN vous font bénéficier d’économies ­d’impôts supérieures (30 % pour la FTQ, 35% pour la CSN), mais vous obligent à ne les retirer qu’une fois à la retraite. «  Et vous devrez ­prouver que vous êtes vraiment à la ­retraite  », ajoute M. Queenton.

«  Les seules exceptions concernent un retour aux études ou l’achat  d’une propriété par le biais du RAP, ou régime d’accession à la propriété, jusqu’à concurrence de 25 000 $. Dans le premier cas, vous devrez commencer à rembourser dès que vos études seront terminées. En ce qui a trait à ­l’argent investi dans un RAP, vous avez 15 ans pour de ­rembourser.  » À défaut de les rembourser, notez que les sommes ainsi retirées sont imposables.

Desjardins offre aussi le Capital ­régional et coopératif Desjardins, un produit exclu­sif qui procure un crédit ­d’impôt au provincial de 40  % du montant investi.