Planification financière et retraite

Épargner ou rembourser ses dettes?

Une réalisation du service de la promotion
Capitales Studio
Votre père vous l’a certainement déjà dit, qui paie ses dettes s’enrichit. Mais que choisir entre épargner pour sa retraite ou rembourser son hypothèque ? Autrement dit, doit-on épargner même si on est endetté ? Comme rien n’est jamais ni tout noir ni tout blanc…

«Tout dépend de la dette que l’on a. Dans votre budget, vous avez des revenus, des dépenses et des excédents. Il est important de toujours rembourser les dettes à intérêt élevé, par exemple les soldes de cartes de crédit  », affirme Steeve Queenton de la firme REGAR, parce que vous pourriez payer plus d’intérêts sur votre solde de carte de crédit que le montant que vous mettez en épargne. «  Jamais je ne conseillerai à quelqu’un de prendre un REER s’il a un solde de 20 000 $ à 18  % d’intérêt sur une carte de crédit.  »

Le site Internet des Services ­d’investissement Férique nous apprend que l’une des premières questions concernant la gestion d’une dette est souvent reliée aux études. «  À priori, vous pourriez penser que le remboursement de la dette avant tout est le meilleur choix. Pourtant, si votre placement offre la possibilité de générer un rendement supérieur au taux d’intérêt du prêt étudiant —­­­ ce qui est souvent le cas —­­­ le placement devient une option plus intéressante. De plus, il faut prendre en considération que les intérêts sur le prêt étudiant sont assujettis à un crédit d’impôt au Québec  », ­lit-on.

«  Personne n’aime les dettes, même quand ce sont de bonnes dettes comme l’hypothèque ou les dettes d’études  », dit Sylvie Dubé, planificatrice financière chez Desjardins. Comme M. Queenton, cette dernière conseille d’abord de rembourser ses cartes de crédit ainsi que les prêts à taux élevés.

«  Il est même possible, dans certains cas, de payer vos dettes à même les remboursements d’impôts générés par vos investissements REER  », ajoute Mme Dubé, qui conseille aussi, autant que faire se peut, de prévoir un fonds d’urgence en cas d’imprévus.

Le bulletin «  Flash retraite  » du site de la Régie des rentes du Québec (www.rrq.gouv.qc.ca) stipule que, dans le cas d’un emprunt dont les intérêts ne sont pas déductibles, il faut favoriser son remboursement avec toute liquidité existante, excluant les économies enregistrées de type REER.

 «  La stratégie populaire de cotiser au REER et d’utiliser le remboursement pour amortir la dette est un compromis justifié, mais pas nécessairement optimal. Le critère pour choisir entre le remboursement d’une dette ou la cotisation au CELI demeure la comparaison des taux, comme pour le REER  », ­précise-t-on.

Le tout repose sur un principe logique simple : «Le rendement après impôt du placement doit être supérieur au taux d’intérêt sur la dette. Sinon, il y a un déséquilibre et la personne s’appauvrit avec le temps », conclut Steeve Queenton.