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Planification financière et retraite

Bien vivre et épargner pour sa retraite, est-ce possible?

En matière de planification financière et de retraite, êtes-vous du type cigale, qui dépense sans compter, ou fourmi, qui engrange les sous ? Entre les deux, existe-t-il un juste milieu qui permet de profiter de la vie et de ne pas être pris au dépourvu « quand la bise sera venue » ? La réponse est « oui ». Encore faut-il choisir et, surtout, connaître le bon véhicule afin de faire fructifier vos avoirs.

Plusieurs facteurs influencent les actions choisies en matière d’épargne : précarité de l’emploi, situation ­familiale, choix de vie, désir de voyager et autres. Les cinquantenaires, qui ont vu leurs parents travailler toute leur vie, n’ont pas voulu vivre la même chose. C’est ainsi qu’ils ont mis l’épargne et la planification de retraite au cœur de leur plan de vie, privilégiant un emploi à temps plein, souvent pour le même employeur.

Les temps ont changé. Les générations qui leur ont succédé ne sont, pour la plupart, plus fidèles à un employeur unique. Vous passez d’un emploi à l’autre avec comme priorité de profiter maintenant du temps qui passe, justement avant qu’il ne soit passé ? Pour vous aussi, un jour, l’heure de la retraite viendra, et vous pourriez déchanter lorsque votre seul revenu sera constitué des régimes de rentes publics. L’épargne personnelle en vue de la retraite est essentielle. Et ce sont les REER, CELI, REEE, FEER et autres acronymes du genre qui vous assureront une belle retraite. Leur ­signification ne vous dit rien ? Ce cahier est pour vous. 

Octobre est le mois de la planification financière à la ­retraite. À cette occasion, nous avons pensé vous présenter, vous expliquer et, surtout, vulgariser les différents modes d’épargnes, afin que vous aussi puissiez profiter de la vie, jusqu’au bout !

Planification financière et retraite

Les véhicules de placement

REER, CELI, REEE, CRI, FEER, FRV, etc.., même une chatte y perdrait ses petits. Il est important de prendre quelques minutes pour s’y retrouver. Après tout, derrière ces acronymes se cache la planification de votre retraite.

REER

Un REER (Régime enregistré d’épar­gne retraite) est un placement qui permet de mettre de l’argent à l’abri de l’impôt en réduisant votre revenu. Par exemple : si vous gagnez 50 000 $ et placez 5 000 $ dans un compte REER, vous serez imposé sur un revenu de 45 000 $. Il existe une multitude de placements que vous pouvez choisir pour votre REER qui génèreront plus ou moins de rendement, dépendant du risque. Le rendement généré n’est pas imposable tant que l’argent demeure dans un compte REER.

CELI

Le CELI (Compte d’épargne libre d’impôt) peut aussi être composé de plusieurs types de placements. Il est donc faux de croire que le rendement sera toujours faible. Ce rendement est tributaire du placement choisi. Vous pouvez cotiser un maximum de 5500 $ par année. Cet argent n’est pas déductible d’impôts comme le REER, et ne sera donc pas déduit de votre revenu. Par contre, le rendement généré ne sera pas imposé et, lorsque vous déciderez de retirer l’argent, celui-ci ne sera pas imposé non plus.

FERR

Lorsque vous décidez de prendre votre retraite, votre REER, véhicule par lequel vous avez accumulé de l’argent, doit être converti en FERR, ou Fonds enregistré de revenu de retraite, qui est le véhicule qui vous permettra de retirer cet argent.

CRI

Comme le REER, le CRI (Compte de retraite immobilisé) est un ­véhicule qui s’accumule à l’abri de ­l’impôt. Les sommes pouvant être transférées dans ce compte proviennent du régime de retraite qu’un participant détenait auprès d’un ex-employeur.

FRV

Le FRV (Fonds de revenu viager) est au CRI ce que le FERR est au REER. C’est donc le véhicule qui accueille les sommes contenues dans un CRI afin de débuter le ­versement de revenu. 

REEE

Le REEE (Régime enregistré d’épargnes études) vise à amasser de l’argent pour assurer l’éducation postsecondaire des enfants. L’avantage réside dans le fait que le gouvernement fédéral bonifie de 20 % la somme que vous ­investissez, 10 % pour le provincial. C’est donc un 30 % qui s’ajoute. Autrement dit, si vous versez 1000 $, Québec et Ottawa boni­fieront cette somme de 300 $. La subvention de 30 % est versée jusqu’à con­currence d’une contribution de 2500  $ par année, par enfant. Donc 750  $ par année. On peut y cotiser jusqu’à ce que le ­bénéficiaire atteigne l’âge de 17 ans. Il est aussi possible de ­récupérer des subventions antérieures non reçues lorsque la contribution est augmentée jusqu’à 5000  $ par ­enfant.

Les fonds de travailleurs

Il existe différents fonds d’investissement dits «  de travailleurs  » : Le Fonds de solidarité de la FTQ et le Fondaction, celui de la CSN, en sont des exemples. Investir dans ces fonds permet des économies d’impôts de 30 % pour la FTQ et de 35 % pour la CSN. Par contre, il vous est impossible de retirer votre argent avant votre retraite, sauf pour deux raisons : un retour aux études ou l’achat d’une propriété. Dans les deux cas, l’argent doit être remboursé. 

Compte d’épargne

Le compte d’épargne ne doit pas être considéré comme un investissement qui rapportera beaucoup. Il sera utile à ceux qui veulent économiser en vue de la réalisation d’un projet quelconque : voyage, changement de voiture ou autres. C’est ce que l’on appelle de l’épargne à la consommation. Il est aussi utile en ce sens qu’il crée une discipline d’épargne. 

Planification financière et retraite

Des réponses à vos questions sur l’épargne

Nous avons demandé à Nathalie Bachand, A.S.A., planificatrice financière chez Bachand Lafleur, groupe conseil Inc. et présidente de Question retraite, de même qu’à Nathalie Madore, directrice de la statistique et de l’analyse quantitative à Retraite Québec, et vice-présidente de Question Retraite, de répondre à nos questions concernant l’importance de l’épargne pour la retraite.

Question Retraite est un organisme de référence créé en 2003 à l’initiative de la Régie des rentes du Québec (aujourd’hui Retraite Québec), dans le but de sensibiliser les Québécois, principalement ceux âgés de moins de 45 ans, à l’importance de commencer tôt à épargner en vue de la retraite. Ce groupement public-privé à but non lucratif est composé d’une vingtaine de partenaires issus des mondes gouvernemental, financier, associatif, patronal et de l’enseignement.

Que signifie pour vous le mot épargne ?

Nathalie Bachand : L’épargne pour un jeune professionnel de 30 ans signifie espoirs, rêves et projets personnels. Notre organisme mise sur la sensibilisation des jeunes, mais aussi sur le changement de comportement face à la retraite. Notre sondage réalisé en 2016 montre que plus du tiers des travailleurs québécois perçoit ­négativement l’épargne et la plupart pense que ce n’est pas un comportement valorisé dans la société d’aujourd’hui, ce qui ne contribue évidemment pas à adopter de bons comportements en ce sens. Au contraire, plus on parle d’épargne tôt, plus on est ­gagnant. Il faut éviter de dépenser tout ce que l’on gagne et mettre des sous de côté pour son «  futur  » soi qui aura autant de ­rêves que son «  soi  » présent. Le YOLO (NDLR : you only live once ou on ne vit qu’une fois, expression populaire, surtout chez les jeunes) n’est pas à la mode quant à la ­planification financière à la retraite.

Qui sont les principaux ­acteurs de sensibilisation à l’épargne ? 

Nathalie Bachand : Les parents et les établissements éducationnels font partie des acteurs importants dans la sensibilisation à l’épargne. Maintenant, les applications mobiles viennent faciliter la gestion des finances. Écono­miser est simple, mais l’argent ne pousse pas dans les arbres et ne se déplace pas directement dans un compte REER. C’est comme une carotte dans un jardin. On cultive, on récolte et on fait des conserves pour l’hiver.

Que répondez-vous à ceux qui affirment ne pas avoir assez d’argent pour investir pour leur retraite ?

Nathalie Bachand : Il faut prendre le temps de revoir nos habitudes de dépenses. Souvent, les gens ne se sont tout simplement pas arrêtés pour planifier un peu et organiser leur situation financière.

Nathalie Madore : L’organisme Question Retraite suggère de faire un budget pour aider à découvrir les dépenses qui peuvent être réduites et transformées en épargne. C’est d’ailleurs le thème de notre campagne d’octobre : Tant que l’épargne retraite est au budget, y’a pas d’excès. 

Il y a plus de gens âgés que d’enfants. Est-ce qu’en matière de régime public de fonds de pension on se dirige vers ­l’abîme ?

Nathalie Madore : Le Régime de rentes du Québec subit évidemment une pression due au vieillissement de la population, mais les mécanismes de suivi mis en place par le gouvernement permettent de réviser régulièrement l’état de santé du Régime et de faire les ajustements requis pour que ­celui-ci puisse continuer d’offrir une protection de base en vue de la retraite. Cette protection doit toutefois être complétée par de l’épargne collective ou individuelle pour permettre à chacun de maintenir son niveau de vie à la retraite.

Québec a déjà évoqué l’idée de l’épargne salariale obligatoire. Serait-ce une bonne idée ?

Nathalie Madore : Actuellement, les Régimes volontaires d’épargne pour la retraite RVER sont en train de voir le jour. Par contre, l’épargne n’y est pas obligatoire. L’employeur doit l’offrir à ses employés. L’employeur n’est pas obligé d’y contribuer et les employés peuvent décider de s’y soustraire. C’est un bon pas en vue d’élargir la couverture des travailleurs en vue de la retraite, mais chacun reste quand même responsable de ses propres choix. Le gouvernement fédéral a proposé la bonification du Régime de pension du Canada. Québec n’a pas encore suivi et prévoit déposer un projet de loi pour améliorer également le Régime de rentes du Québec, mais l’orientation retenue n’est pas encore connue.

Quel conseil donneriez-vous à un jeune qui serait devant vous aujourd’hui en matière d’épargne ?

Nathalie Madore : Commencer tôt  ! Prendre l’habitude dès le départ et aller rencontrer un conseiller ou planificateur financier. Les gens n’ont pas besoin d’avoir beaucoup d’argent pour aller rencontrer ceux-ci. Cessons le tabou au sujet de l’argent et parlons-en ouvertement. Il n’est pas honteux de réussir dans la vie.

Une foule de conseils pertinents sont accessibles sur le site www.questionretraite.com.

Planification financière et retraite

Pas de retraite pour moi !

Il n’est pas rare d’entendre certaines personnes affirmer qu’elles n’envisagent pas de prendre leur retraite pour diverses raisons, dont l’ennui. «  Qu’est-ce que je vais faire à me tourner les pouces tout seul chez moi. Je vais m’ennuyer.  » C’est effectivement une possibilité de ne jamais s’arrêter… à condition que votre santé vous le permette !

Pierre a 53 ans. Il n’a que très peu épargné en vue d’une retraite qu’il n’envisage pas. Ayant toujours travaillé au public, il désirait continuer jusqu’à tout récemment, alors que de petites douleurs aux jambes sont apparues puisque l’emploi qu’il occupe le force à demeurer debout toute la journée. Or, plus les heures passent, plus la douleur se fait sentir. Il n’a que 53 ans… Même se tenir debout, derrière une simple caisse enregistreuse, peut devenir insupportable pour quelqu’un qui souffre de problèmes musculaires. Face à ce constat, Pierre n’a d’autres choix que de penser à commencer à amasser de l’argent en vue d’une retraite, à tout le moins une semi-retraite, qu’il devra prendre en prévision de problèmes de santé imprévus.

«  Il n’y a pas d’âge pour commencer à économiser en vue de sa retraite. Toutefois, afin d’atteindre l’objectif fixé, il faudra mettre les bouchées doubles  », commente Steeve Queenton de la firme REGAR gestion financière de Québec. 

L’espérance de vie augmente. Aussi, généralement, les projections en vue de la planification financière de la retraite sont faites jusqu’à l’âge de 95 ans. De 65 à 95 ans, il y a tout de même 30 ans. N’est-ce pas une vie en soi ? Pourquoi s’en priver ! C’est le manque d’argent, la tolérance au ­risque et le manque de connaissances qui empêche les Canadiens d’investir. C’est du moins ce qui ressort d’un récent sondage mené par Investissements Tangerine. S’ils investissement peu, 67  % des gens interrogés et considérés comme des non-investisseurs conviennent qu’investir devrait être une priorité, même s’ils sont endettés. Le sondage en ligne, mené auprès de 1510 adultes ­canadiens choisis au hasard parmi les panélistes du Forum Angus Reid, démontre que plus du tiers des Canadiens interrogés (36  %) ne possèdent pas de compte ­d’investissement.  

«  Il y a seulement 4  % des non-­investisseurs qui ont déjà envisagé sérieusement d’en ouvrir un. Quand on leur a demandé les raisons pour lesquelles ils ne font pas d’investissement, 70 % des non-investisseurs ont affirmé ne pas avoir suffisamment d’argent, 25 % ont dit craindre de perdre de ­l’argent, et 20 % ont indiqué ne pas être assez renseignés sur la façon d’investir leur argent et que c’est trop complexe  », lit-on.

La question de la retraite semble préoccuper, puisqu’elle se situe au premier rang des raisons qui les inciteraient à investir, avec 50 %. Une proportion de 36 % le ferait pour faire fructifier leur argent plus rapidement et 29 % aimeraient réaliser un projet important, comme payer les études d’un enfant, prendre des vacances ou acheter une maison.

Planification financière et retraite

Quelle retraite voulez-vous ? Quel est votre portrait d’investisseur ?

Rémy vient de décrocher son diplôme d’études collégiales. À 21 ans, il pense plus à l’achat d’une première voiture et à demeurer en appartement qu’à investir pour sa retraite. Pourtant, c’est ce qu’il devrait placer en tête de liste.

«Plus vous commencez à épargner tôt pour votre retraite, moins vous aurez à consacrer d’importantes sommes en capital et plus votre argent fructifiera parce que l’un des facteurs les plus importants en planification de retraite, c’est le temps qui travaille pour vous et qui permet à votre placement de générer
du rendement  », note Steeve Queenton, cofondateur de la firme de gestion financière REGAR de Québec. Depuis plus de 20 ans, ce planificateur financier travaille de concert avec ses clients afin de leur préparer la retraite désirée.

«  En matière de placements en vue de la retraite, chaque personne est différente. Il existe plusieurs manières d’économiser en vue de la retraite. Le REER n’est qu’un parmi plusieurs autres. Avant de décider du véhicule de placement idéal, il faut savoir à qui l’on s’adresse  », dit-il.

C’est ainsi que l’on dresse d’abord un «  profil d’investisseur  ». Ce petit questionnaire permettra de con­naître la situation financière du client, son horizon de placement, c’est-à-dire à quelle période il voudra se servir de ses REER et, par conséquent, prendre sa retraite, et finalement, la partie la plus importante, sa ­tolérance au risque  », poursuit M. Queenton.

Par exemple : Les actions de la «  Banque à Gilles  » génèrent 5% d’intérêt. Que vous décidiez de les mettre dans un REER (Régime ­enregistré d’épargne retraite) ou un CELI (Compte d’épargne libre ­d’impôt), le rendement sera de 5  %. Même principe si vous achetez des obligations d’épargne du gouver­nement du Canada. Si celles-ci ­génèrent 2 % en intérêt, le rendement de vos placements sera de 2 %. Ça semble simple ? Le principe l’est. Là où ça se complique, c’est qu’il existe une multitude de placements aux rendements divers. 

«  Il y a deux types de placements : les titres de créances et les titres de participation. Les placements de type créances (obligations, CPG, Compte d’épargne), se comparent à de l’argent que vous prêtez à quelqu’un. À échéance, cette personne vous remettra vos sous avec de l’intérêt. Les placements de type participation font en sorte que vous participez financièrement à une compagnie, généralement cotée en bourse. Lorsque celle-ci bénéficie d’une croissance, l’investisseur en bénéficie aussi  », précise M. Queenton. Les placements de type créances sont plus sécuritaires. Ceux de type participation peuvent fructifier beaucoup plus rapidement, mais le contraire est aussi vrai. Vous pouvez même tout ­perdre. Êtes-vous prêt à courir le risque ?

«  Si vous possédez des investissements de type participatif et que la compagnie fait faillite, le liquidateur remboursera d’abord ceux envers qui la compagnie a des obligations, ensuite seulement les actionnaires, s’il reste de l’argent.  »

La grande question, où investir ? «  Encore une fois, tout dépend de votre capacité de gérer le risque. Certains secteurs tels les métaux précieux ou la technologie sont généralement intéressants, mais comportent un niveau de volatilité plus important que d’autres, comme les secteurs bancaires ou les produits de consommation. »  La clé demeure la diversification parmi tous ces secteurs.

Différents sites Internet permettent de dresser votre profil d’investisseur. Toutefois, il n’y a rien de mieux que de le faire avec un spécialiste !

Planification financière et retraite

Épargner pour sa retraite à chaque étape importante de sa vie

Un premier emploi, l’achat d’une propriété, bébé qui se pointe, la vie comporte son lot de grandes étapes et pour Gestion FÉRIQUE, gestionnaire des Fonds FÉRIQUE (Fonds d’épargne et de retraite des ingénieurs du Québec), la planification de la retraite en fait invariablement partie.

Le site Internet de Gestion FÉRIQUE est fort bien documenté et constitue une mine de renseignements très utiles répartis dans différents stades de la vie. Par exemple, on propose à celles et ceux qui décrochent leur premier emploi des stratégies de placement, des conseils sur la gestion d’une dette et on aborde l’importance de se constituer un fonds d’urgence. «  Le montant devrait couvrir les frais de subsistance pour trois à six mois advenant une situation financière imprévue ou une perte de revenu soudaine, surtout si vous êtes travailleur autonome  », lit-on.

De fait, ceux qui, en quittant les bancs d’école, préféreraient opter pour le travail autonome devraient considérer plusieurs facteurs. «  En plus d’avoir la responsabilité de payer le montant total des ­coti­sations de la RRQ (Régie des rentes du Québec), vous n’avez aucune couverture d’assurance-emploi et devez accumuler vous-même des revenus pour votre ­retraite  », lit-on. Consolation, on précise que certains frais reliés à l’exploitation de votre entreprise seront déductibles d’impôt.

Autre étape importante de la vie : un changement d’emploi, une situation  qui pourrait entraîner une modification à votre stratégie d’épargne. Quoi faire avec l’indemnité de départ ? Le régime de pension ? Le site www.ferique.com apporte différentes réponses à ces interrogations.

Un petit nouveau fera partie de la famille ? La vie ne sera plus la même aussi dans vos plans d’épargne. Avant même qu’il ne se pointe le bout du gros orteil,  FÉRIQUE  conseille de considérer les véhicules gouvernementaux disponibles, comme le REEE (Régime enregistré d’épargne-études), qui serviront à payer une partie des études postsecondaires de l’enfant.

«  Les cotisations ne sont pas déductibles, mais le revenu accumulé est exempt d’impôt tant qu’il demeure dans le REEE  », explique-t-on, précisant que c’est l’enfant qui sera imposé sur les retraits lorsqu’il entreprendra ses études postsecondaires. «  Il y a de fortes chances pour que les montants retirés soient peu ou pas imposés en raison du faible revenu de l’étudiant.  » On propose aussi différents autres plans, comme la Subvention canadienne pour l’épargne-études, le Bon d’études canadien et l’Incitatif québécois à l’épargne-études.  

Différents autres scénarios d’épargne sont proposés en fonction de votre situation. Informez-vous au www.ferique.com.

Fonds FÉRIQUE est la seule société de fonds de placement a but non lucratif au Canada, dont l’unique objectif est de servir les intérêts des ingénieurs, des diplômés en génie et des membres de leur famille. Les Fonds FÉRIQUE totalisent plus de 2,5 milliards de dollars et comptent plus de 22 000 participants.

Planification financière et retraite

Un guide à votre portée

Question retraite a élaboré le Guide de la planification financière de la retraite, un outil téléchargeable très complet qui permet de répondre à l’ensemble des questions concernant l’épargne en vue de la retraite. L’information est facile à comprendre et fait ­véritablement le tour de la question, en commençant par la grande : combien devriez-vous épargner par année ?

La méthode de calcul proposée tient compte de cinq étapes : les sources de revenus sur lesquelles vous pourrez compter, l’âge à laquelle vous prendrez votre retraite, vos objectifs de retraite, combien vous devriez épargner par année et, finalement, comment passer à l’action.

L’outil a été réalisé en tenant compte de l’ensemble des aspects importants de votre planification financière. On propose même une grille de budget que vous pouvez remplir directement sur votre ordinateur. Les calculs se font automatiquement, ce qui facilite d’autant l’exercice.

Au fil de la lecture, on vous propose différents trucs très simples pour maximiser vos épargnes, dont l’utilisation systématique... d’une tirelire. Un petit cochon.  Vous en avez un ? Ressortez-le. À la fin de chaque jour, déposez-y votre monnaie. «  Comme la monnaie comprend des pièces de 1 $ et de 2  $, vous serez surpris de la somme que vous accumulerez en quelques semaines. Chaque mois, déposez cet argent dans un compte REER ou dans un CELI.  » 

Ce sont ces deux outils traditionnels, le REER et le CELI, qui sont encore les plus utilisés dans une planification d’épargne en vue de la retraite. «  Il faut analyser quel outil est le meilleur pour chaque individu. La réponse ne sera pas la même pour tous. Plusieurs nouvelles tendances sont d’ailleurs intéressantes pour l’épargne. Les applications mobiles offrent aux utilisateurs de faire de la microépargne à même leurs comptes courants ou carte de crédit en chargeant des montants comme 0,25$ par transactions  », note Nathalie Bachand, présidente de Question retraite.

Le guide suggère aussi d’opter pour des cotisations mensuelles plutôt que de verser une seule cotisation importante à la fin de l’année. «  Parce que chaque mois, vous accumulez à l’abri de l’impôt des revenus de placement sur chaque dollar placé dans le REER, et aussi parce que vous profitez des variations des marchés financiers. Plus important encore, l’épargne systématique est souvent la meilleure pratique pour cotiser à son REER ou à son CELI, car cela se fait sans le stress financier de devoir trouver des liquidités plus importantes pour une cotisation annuelle de dernière minute. En ce sens, la gestion du budget est aussi grandement facilitée  », lit-on.

Prévoir l’imprévisible

Vous découvrirez dans ce guide des possibilités auxquelles vous n’avez probablement pas pensé, mais qui pourraient survenir et modifier vos plans. Par exemple, des problèmes de santé, des enfants arrivés tardivement qui demeureront encore avec vous à l’âge prévu de votre retraite, le fait de devoir vous occuper de vos parents, ce qui vous forcerait à quitter le marché du travail, des changements professionnels, etc.

Vous pouvez consulter le  Guide de la planification financière de la retraite   et le télécharger à l’adresse www.questionretraite.ca/outils.

Planification financière et retraite

Des ressources à votre portée

Différentes ressources existent afin de vous donner une idée du montant dont vous aurez besoin en vue de votre retraite. Que vous ayez 20, 40 ou 50 ans, vous serez ainsi sensibilisé à ce que pourraient être vos besoins financiers lorsque vous déciderez d’arrêter de travailler ou de réduire vos heures de travail.

Les sites Internet de la plupart des grandes institutions finan­cières proposent des outils de type calculateur qui sont très bien conçus. «  Cela nous permet d’avoir une très bonne idée de l’argent dont on aura besoin lors de notre retraite  », note Sylvie Dubé, planificatrice financière chez Desjardins à Rivière-du-Loup. Même chose en ce qui a trait à la réalisation de votre budget. «  Le budget, c’est l’outil de base qui permet de connaître notre coût de vie et notre capacité d’épargne  », ajoute-t-elle. 

Différents guides de la planification financière sont aussi accessibles dans Internet, notamment celui de questionretraite.ca. Évidemment, cela demeure une estimation. Le planificateur financier sera le plus apte à vous aider, puisqu’il travaille avec vous à monter votre portrait financier personnalisé sur les sept champs de la planification financière personnelle : les assurances, les finances, les aspects légaux, la succession, les placements, la f­iscalité et la retraite.

«  Souvent, le planificateur financier est la première personne qui peut détecter les besoins spécifiques d’un client. La retraite doit être une période ou l’on profite de la vie. Il est impératif d’établir un plan qui permettra d’être mieux protégé et moins stressé. Les besoins ne sont pas les mêmes pour tout le monde. Il faut s’assurer que la personne soit bien protégée à tous les ­niveaux et tenter de tout prévoir, comme une invalidité prolongée, l’épuisement du capital — étant donné que la santé des Canadiens s’améliore et qu’ils vivent plus longtemps — un décès prématuré ou autres  », conclut Mme Dubé. 

Afin de trouver un planificateur ­financier ou de s’assurer que celui que vous avez choisi est un professionnel reconnu et a les formations ­requises, consultez le site de ­l’Institut québécois de la planification financière.

SimulRetraite

Le site Internet retraitequebec.gouv.qc.ca est également fort intéressant. L’outil SimulRetraite permet de connaître vos sources de revenus lorsque vous serez à la retraite, de déterminer combien vous devez épargner pour votre retraite et de prendre des décisions éclairées en comparant plusieurs scénarios.

Le portrait qui sera dressé sera personnalisé et complet, puisqu’il tiendra compte entre autres de l’argent réel que vous avez accumulé par le biais du Régime des rentes du Québec. Si vous ne le connaissez pas, vous pouvez demander votre relevé de participation et même le consulter en direct via l’onglet «  Régime des rentes  ». Pour ce faire, vous devez disposer d’un Compte clicSÉQUR et de ­divers autres documents, tel qu’expliqué sur le site.

Planification financière et retraite

Épargner ou rembourser ses dettes?

Votre père vous l’a certainement déjà dit, qui paie ses dettes s’enrichit. Mais que choisir entre épargner pour sa retraite ou rembourser son hypothèque ? Autrement dit, doit-on épargner même si on est endetté ? Comme rien n’est jamais ni tout noir ni tout blanc…

«Tout dépend de la dette que l’on a. Dans votre budget, vous avez des revenus, des dépenses et des excédents. Il est important de toujours rembourser les dettes à intérêt élevé, par exemple les soldes de cartes de crédit  », affirme Steeve Queenton de la firme REGAR, parce que vous pourriez payer plus d’intérêts sur votre solde de carte de crédit que le montant que vous mettez en épargne. «  Jamais je ne conseillerai à quelqu’un de prendre un REER s’il a un solde de 20 000 $ à 18  % d’intérêt sur une carte de crédit.  »

Le site Internet des Services ­d’investissement Férique nous apprend que l’une des premières questions concernant la gestion d’une dette est souvent reliée aux études. «  À priori, vous pourriez penser que le remboursement de la dette avant tout est le meilleur choix. Pourtant, si votre placement offre la possibilité de générer un rendement supérieur au taux d’intérêt du prêt étudiant —­­­ ce qui est souvent le cas —­­­ le placement devient une option plus intéressante. De plus, il faut prendre en considération que les intérêts sur le prêt étudiant sont assujettis à un crédit d’impôt au Québec  », ­lit-on.

«  Personne n’aime les dettes, même quand ce sont de bonnes dettes comme l’hypothèque ou les dettes d’études  », dit Sylvie Dubé, planificatrice financière chez Desjardins. Comme M. Queenton, cette dernière conseille d’abord de rembourser ses cartes de crédit ainsi que les prêts à taux élevés.

«  Il est même possible, dans certains cas, de payer vos dettes à même les remboursements d’impôts générés par vos investissements REER  », ajoute Mme Dubé, qui conseille aussi, autant que faire se peut, de prévoir un fonds d’urgence en cas d’imprévus.

Le bulletin «  Flash retraite  » du site de la Régie des rentes du Québec (www.rrq.gouv.qc.ca) stipule que, dans le cas d’un emprunt dont les intérêts ne sont pas déductibles, il faut favoriser son remboursement avec toute liquidité existante, excluant les économies enregistrées de type REER.

 «  La stratégie populaire de cotiser au REER et d’utiliser le remboursement pour amortir la dette est un compromis justifié, mais pas nécessairement optimal. Le critère pour choisir entre le remboursement d’une dette ou la cotisation au CELI demeure la comparaison des taux, comme pour le REER  », ­précise-t-on.

Le tout repose sur un principe logique simple : «Le rendement après impôt du placement doit être supérieur au taux d’intérêt sur la dette. Sinon, il y a un déséquilibre et la personne s’appauvrit avec le temps », conclut Steeve Queenton.

Planification financière et retraite

De combien aura-t-on besoin ?

Vous voulez mener le même rythme de vie à votre retraite que maintenant ? Les spécialistes s’entendent généralement pour dire qu’à la retraite, pour conserver le même niveau de vie, une personne aura besoin de 70 % de son revenu net.

Vous gagnez 40 000 $ par année actuellement et cela vous suffit ? Vous aurez donc besoin de 28 000 $ annuellement à votre retraite, le tout calculé en chiffres d’aujourd’hui. Il faudra indexer ce montant au coût de la vie estimé. 

Pour effectuer ces prévisions, les planificateurs financiers se basent sur le budget du client, qui fait partie de son portrait d’investisseur. «  Il est question de 70 % des revenus pour conserver le même ­niveau de vie, considérant que ­certaines dépenses, comme l’hypothèque ou les frais reliés aux enfants, par exemple, auront ­disparu. Comme le temps sera venu de profiter de ses économies, les obligations reliées à l’épargne seront aussi chose du passé », ­explique M. Queenton de la firme REGAR, gestion privée.

Ne croyez surtout pas que vous aurez assez des régimes publics. «  C’est déjà impossible aujourd’hui. Et encore, personne ne sait ce que ces régimes seront dans 35 ans, avec les enjeux démographiques que nous vivons.  »

De fait, il y a actuellement plus de personnes âgées que d’enfants. C’est dire que moins de personnes cotiserons pour plus de bénéficiaires. Le gouvernement a déjà réagi en augmentant le taux de cotisation de la Régie des rentes à 10,8  %, réparti à parts égales entre l’employé et l’employeur. Si vous êtes travailleur autonome, vous devez en payez seul  la totalité. Les montants varient, dépendant de votre salaire.

Les montants amassés en REER, CELI ou autres en vue de votre ­retraite sont donc très importants, puisqu’ils serviront à combler la différence entre le revenu souhaité et ceux provenant des différents régimes de pension des gouvernements.

Alors que la pension de vieillesse du gouvernement du Canada est universelle, il est obligatoire de ­cotiser au Régime des rentes du gouvernement du Québec. Les montants varient en fonction du revenu, jusqu’à concurrence d’un maxi­mum de revenu admissible de 55 300 $.

À des fins d’exemple, prenons Sylvie, 65 ans, qui a cotisé toute sa vie au maximum permis. À l’âge de 65 ans, Sylvie bénéficiera d’une rente mensuelle de 1114.17  $. À cela s’ajoutera la pension de sécurité de vieillesse mensuelle qui s’établit en 2017 à 578,53 $. Si Sylvie n’a pas accumulé d’économies en vue de sa retraite, elle ­devra tenter de bien vivre avec un revenu mensuel de 1692,70 $. Avouez qu’elle devra oublier le sac à main de la collection Céline Dion. Si Sylvie ne bénéficie que de ces seuls revenus, un supplément de revenu garanti pourra s’ajouter. Le montant varie dépendant de la ­situation de la personne mais, encore là, personne ne revient riche.