Johana Côté, travailleuse sociale à la Direction de la protection de la jeunesse en Estrie.
Johana Côté, travailleuse sociale à la Direction de la protection de la jeunesse en Estrie.

MARQUE EMPLOYEUR

Des interventions qui donnent du sens

Capitales Studio
Une réalisation du service de la promotion
Chaque jour, près de 600 travailleurs sociaux, œuvrant au CIUSSS de l’Estrie – CHUS, viennent en aide à des personnes, à des couples et à des familles aux prises avec des problèmes d’ordre personnel, de couple, familial ou social. Dans le jargon de leur profession, on dit qu’ils accompagnent les personnes pour retrouver l’équilibre dans leur fonctionnement social. C’est le cas de Johana Côté, qui soutient des jeunes et leur famille à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ).

Avant de trouver sa voie, Johana a fait un petit détour… par le droit! « Dès le secondaire, le travail social était une avenue que j’explorais. Mais je ne me sentais pas prête à guider des gens dans ce type de travail. Je me suis donc dirigée vers le droit. Après avoir complété mon parcours dans ce domaine, je suis venue à la conclusion que ce n’était pas ma vocation. » 

« Par la suite, je suis entrée dans le milieu carcéral comme agente correctionnelle. Après quelques années à y œuvrer, j’ai réalisé que mes moments préférés étaient lorsque je faisais de l’intervention. J’ai donc décidé de réorienter ma carrière en travail social. » Embauchée en 2016 au sein du bureau estrien de la DPJ, elle ne regrette pas du tout son choix. « J’ai vraiment le sentiment d’être au bon endroit au bon moment dans ma vie », souligne Johana qui vient d’accepter un nouveau poste à l’évaluation au bureau d’East Angus qui dessert la région du Haut-Saint-François. « Je suis le premier contact des familles avec la DPJ », précise-t-elle.

La DPJ n’a pas toujours bonne presse. « Pourtant, il y a beaucoup de belles choses qui se réalisent, mais en raison de la confidentialité des cas, les gens ne les connaissent pas. » Il n’en demeure pas moins que lorsque la DPJ ouvre un dossier, on se retrouve en situation d’urgence, face à des gens en grande difficulté. « Les familles n’ont pas choisi de faire appel à nous. Il faut donc avoir beaucoup de respect et d’empathie. Il faut aussi juger la situation et non les personnes. Nous sommes là pour requalifier des parents et non pour les disqualifier! Cette nuance est importante. D’un autre côté, il faut garder cette capacité de pouvoir s’indigner pour prendre la défense de ceux et celles qui ne peuvent le faire. » 


« De pouvoir faire une différence, ça nourrit mon engagement et je trouve cela passionnant. Honnêtement, j’ai l’impression d’en retirer plus que je peux en apporter! »
Johana Côté

Dans les interventions, il est nécessaire de choisir les bons mots, la bonne approche, parfois même ajouter une touche d’humour.  Avec doigté, le travailleur social ou la travailleuse sociale réussit à créer une relation de confiance. « Quand j’arrive dans une famille et que les enfants sont heureux de me voir, ça signifie que les parents ne me perçoivent pas comme une menace et que nous avons réussi à trouver une zone de compréhension commune. Eux connaissent bien leurs enfants, leur réalité, mais moi j’ai le recul nécessaire pour pouvoir les aider et les outiller. C’est important que les gens collaborent et adhèrent au plan d’intervention. Pour que les changements opèrent, cela doit avoir du sens pour eux. Souvent la crise – qui mène à un signalement à la DPJ – servira de levier », remarque-t-elle.

Semaine après semaine, Johana et toute l’équipe de la DPJ combinent leurs efforts pour s’assurer de la sécurité et du développement des enfants. « De pouvoir faire une différence, ça nourrit mon engagement et je trouve cela passionnant. Honnêtement, j’ai l’impression d’en retirer plus que je peux en apporter! »

Avoir une bonne connaissance de soi et de ses limites est également important dans un emploi comme celui-ci. « Heureusement, nous ne sommes pas seuls. Ce n’est pas une responsabilité individuelle, mais bien collective. On est une équipe et il y a toute une structure mise en place pour nous soutenir. Il faut donc utiliser les mesures d’aide, et aussi, se garder du temps pour prendre soin de soi. C’est essentiel si on veut par la suite prendre soin des autres », rappelle avec sagesse Johana Côté.

Diversité des milieux et des clientèles

Au sein du CIUSSS de l’Estrie – CHUS, le travailleur social ou la travailleuse sociale peut intervenir dans une grande diversité de milieux, et auprès d’une clientèle de tous âges et très variée. Que ce soit d’agir auprès des jeunes et de leur famille aux prises avec des difficultés scolaires, de soutenir le maintien dans la communauté des adultes vivant des problèmes de santé mentale, d’évaluer et de mobiliser les ressources pour permettre à des personnes en perte d’autonomie de demeurer à domicile, ou encore de soutenir l’autonomie de personnes vivant une situation d’handicap. Sans oublier le soutien de proches vivant un deuil ou accompagnant une personne qui souffre d’une maladie grave. Les travailleurs sociaux se mettent en action parfois en situation de crise, parfois dans des suivis à court terme ou un peu plus long, selon les besoins des personnes.  

Cette profession vous interpelle? 

En travail social, les possibilités de carrière sont nombreuses en raison des divers secteurs d’activités qu’offre le réseau de la santé et des services sociaux. Une grande organisation comme le CIUSSS de l’Estrie – CHUS procure aussi une sécurité. Même si Johana a trouvé sa place auprès des enfants, elle sait qu’il y aura toujours d’autres défis à sa mesure si elle change d’avis...

Le CIUSSS de l’Estrie – CHUS en chiffres

  • 1er employeur en Estrie
  • 19 000 employés
  • Plus de 600 travailleuses et travailleurs sociaux
  • 101 points de service