Hendrix Lapierre n’a pas aimé ce qu’il a offert jusqu'à maintenant aux dirigeants d’Équipe Canada junior.
Hendrix Lapierre n’a pas aimé ce qu’il a offert jusqu'à maintenant aux dirigeants d’Équipe Canada junior.

Le temps presse pour Hendrix Lapierre au camp de sélection d’Équipe Canada junior

Alexandre Geoffrion-McInnis
La Presse Canadienne
Hendrix Lapierre a eu beaucoup de temps pour réfléchir à ses performances lors des deux premiers matchs intra-équipe du camp de sélection d’Équipe Canada junior, qui se sont déroulés avant que les joueurs soient confinés pendant plusieurs jours dans leur chambre d’hôtel en raison d’une éclosion de coronavirus.

Et il n’a pas aimé ce qu’il a offert aux dirigeants d’ÉCJ. En conséquence, Lapierre est conscient que le temps presse pour lui s’il veut représenter le pays au Championnat du monde de hockey junior.

«Il faut que je joue ma “game” et que je fasse attention aux petits détails. Je pense que c’est ce qui manquait (à mon jeu), parce que tout le monde ici est très talentueux, a évoqué le Gatinois de 18 ans en visioconférence, mercredi. Je pense que j’ai peut-être commis quelques petites erreurs de concentration lors des deux premiers matchs, donc je dois faire attention à ça.

«En même temps, il ne faut pas que je me mette trop de pression, a-t-il poursuivi. J’ai joué avec un peu de stress - peut-être que j’en faisais un peu trop pour montrer ce que je peux faire -, donc je dois prôner mon style de jeu, et miser sur les petits détails. Si je fais ça, et que je me fais couper, au moins je pourrai partir d’ici la tête haute. Et si je fais l’équipe, alors je serai extrêmement content.»

Quarantaine

L’attaquant des Saguenéens est aussi revenu sur la deuxième quarantaine à laquelle il a dû se plier en moins de deux mois, après celle à Chicoutimi.

«Ç’a été très différent (les deux quarantaines). À Chicoutimi, je pouvais m’entraîner dehors, marcher et courir. Et je parlais beaucoup aux gars. Ici, à Red Deer, j’en ai surtout profité pour finir mes cours, et j’ai écouté plusieurs séries sur Netflix. Mais c’était vraiment moins pire à Chicoutimi, parce que je pouvais sortir dehors.»

Puisque les entraînements se déroulent maintenant à huis clos, Lapierre a dû préciser avec quels joueurs il pratiquait depuis la relance des activités d’ÉCJ mardi. Il a ainsi annoncé qu’il avait été déplacé à l’aile gauche, après avoir entamé le camp au centre.

«Je m’entraîne avec Cole Schwindt et Shane Wright, a-t-il d’abord dit. Je n’ai pas très bien joué au centre en début de camp, donc j’ai la chance de maintenant devoir me prouver sur l’aile gauche, ce qui peut être positif.»

Lapierre devait sauter sur la patinoire pour un match intra-équipe en fin de journée mercredi. Une occasion en or de gagner des points auprès de l’entraîneur-chef d’Équipe Canada junior, André Tourigny.

«J’ai beaucoup pensé à ça pendant la quarantaine, et hier je suis arrivé à l’entraînement avec la mentalité de me donner à 100 % et de tout faire en mon pouvoir pour me tailler une place dans cette équipe-là. Et je sais que si jamais je fais les choses correctement lors des deux derniers matchs (intra-équipe), alors tout peut se produire. J’ai donc hâte de voir.»

Il restera ensuite à savoir si le Championnat du monde de hockey junior aura lieu, tel que prévu. Plusieurs équipes nationales ont rapporté des éclosions de COVID-19 dans leurs rangs ces derniers jours, provoquant beaucoup d’incertitude dans les cercles du hockey junior.

D’ailleurs, cinq joueurs ont récemment été écartés de d’ÉCJ en raison de la COVID-19, dont l’attaquant des Voltigeurs de Drummondville Xavier Simoneau. Il reste donc 41 joueurs toujours en lice pour représenter l’unifolié.

Pelletier fait bonne impression

Une première véritable vague de joueurs retranchés devrait survenir jeudi, et la formation devrait être dévoilée officiellement le lendemain.

Entre-temps, Tourigny a déclaré, après le match intra-équipe Rouges vs Blancs, que le portrait se clarifie après chaque entraînement ou chaque match.

«On a des joueurs dans notre esprit où le rôle qu’ils peuvent jouer au sein de l’équipe est beaucoup plus clair. Et à l’inverse, malheureusement, je suis obligé de dire qu’il est clair que certains joueurs ne pourront faire partie de l’édition de cette année», a-t-il indiqué.

Dans son évaluation de ce match intra-équipes, Tourigny a notamment identifié Jakob Pelletier, qui évoluait sur un trio avec Dylan Holloway et Alex Newhook avec les Rouges, parmi les joueurs ayant connu une bonne soirée mercredi.

«Lorsque nous l’avons dirigé au tournoi Gretzky-Hlinka, il avait été vraiment bon. Si vous vous en souvenez bien, il s’était blessé pendant le tournoi mais avant sa blessure, il était l’un de nos meilleurs joueurs», a rappelé Tourigny lors de sa conférence de presse d’après-match.

«Il était très bon des deux côtés de la patinoire, il apportait beaucoup d’énergie et se souciait des détails. Il jouait de la bonne façon. Il fait la même chose avec nous en ce moment, peu importe si nous le plaçons à gauche, à droite, dans les unités spéciales. Il a connu une très bonne journée hier et encore ce soir pendant le match, je l’ai trouvé très fiable. Il apporte de l’énergie et est une bonne présence sur le banc. Il fait beaucoup de bonnes choses», a ajouté Tourigny.

Après le camp de sélection, les joueurs se dirigeront vers la «bulle» d’Edmonton, en vue du Mondial de hockey junior qui déroulera du 25 décembre 2020 au 5 janvier 2021.

Bien que le tournoi s’amorce pour une rare fois le jour de Noël cette année, le Canada doit entamer sa ronde préliminaire le lendemain contre l’Allemagne.