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MRC Brome-Missisquoi: populaires les produits locaux et les marchés publics

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MRC Brome-Missisquoi: populaires les produits locaux et les marchés publics

Les marchés publics, les visites à la ferme, les lieux d’autocueillette n’ont jamais connu autant de succès auprès de la population cette année.  Au total, dans Brome-Missisquoi, on retrouve 700 fermes, dont le tiers des produits est vendu au consommateur dans une trentaine de lieux d’autocueillette, six marchés publics , de fabuleuses boutiques et  entreprises.

En outre, les visites à la ferme connaissent, elles aussi un intérêt marqué, sauf pour la récolte des fraises qui a affiché de moins bons résultats cette saison. En ce qui concerne les marchés publics, plusieurs agriculteurs, très optimistes, se sont lancé dans la grande aventure sans savoir si la population répondrait à l’appel.  Et la réponse fut, bien évidemment, oui. Ce résultat est entre autres dû aux conséquences de la COVID-19 qui a fait en sorte d’empêcher la population de voyager hors du Québec. Ainsi plusieurs  citoyens   sont demeurés dans la province et ont  contribué pour beaucoup à l’achat local en découvrant de nouveaux attraits de la région et des  produits gourmands tout à fait succulents.

Le concours Défi 100 % local

Il y a déjà six ans, avec deux années de participation, que le concours Défi 100 % local a vu le jour.  En effet, durant le mois de septembre, tout le Québec a vécu au rythme du Défi 100 % local, une initiative mettant en vedette l’alimentation de proximité sur l’ensemble du territoire québécois.Pendant ce mois d’abondance et de récoltes, des milliers de personnes ont été invitées à découvrir plus de produits locaux nouveaux dans leur assiette. En s’inscrivant au concours. les participants ont choisi parmi de multiples objectifs, dont s’approvisionner en vins québécois, découvrir un marché public, cuisiner un repas pour un ami.

Si en septembre vous avez, par exemple consommé cinq aliments locaux et que le concours vous en a fait découvrir deux autres, alors vous relevez le défi dans chaque région du Québec. Soulignons que les 21 22 et 23 septembre, ont été consacrés aux entreprises, institutions, organismes qui souhaitent à mieux s’y connaître en agroalimentaire.. Mme Isabelle Charest,  députée de Brome-Missisquoi à l’Assemblée nationale du Québec , a aussi révélé ses coups de cœur aux entrepreneurs et organismes :

La sixième édition du Défi espère que la population a pris  plaisir à manger des produits frais et locaux, qu’elle a eu la chance de découvrir les nouveaux commerces spécialisés dans la région. Le Défi 100 % local est l’occasion toute désignée de stimuler l’économie régionale, de favoriser l’autonomie alimentaire et de soutenir concrètement les producteurs agricoles.


Louise Boissonneault 

Rédactrice publicitaire


L'agriculture montérégienne de la postpandémie : pour une orientation nouvelle

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L'agriculture montérégienne de la postpandémie : pour une orientation nouvelle

Malgré les nombreuses et réelles pressions exercées par l’étalement urbain, la Montérégie demeure une région foncièrement agricole. La zone agricole recouvre 86 % du territoire et environ les deux tiers de cette zone sont cultivés, ce qui en fait la première région du Québec en termes de superficie agricole. Souvent appelée le « garde-manger du Québec », la Montérégie occupe le premier rang au Québec non seulement pour la culture en serre et les cultures au champ de légumes frais et de transformation, mais aussi pour la culture du maïs et celle du soya. En fait, tant sur le plan des revenus bruts agricoles que sur celui de l’utilisation du territoire, les grandes cultures dominent.

Pour le citadin, la perception est que le paysage de la Montérégie est couvert de maïs et de soya, des monocultures qui sont en grande partie destinées aux marchés de l’alimentation animale et de l’éthanol, suivant la concurrence et les mouvements des prix mondiaux. Bien que nous ayons, jusqu’à aujourd’hui, tiré notre épingle du jeu (parfois avec l’aide gouvernementale) du libre marché mondial des grains, il demeure que le Québec est un bien petit acteur, avec ses 350 000 à 400 000 ha de maïs, bon an mal an. Cela représente à peine un douzième de la superficie d’un État comme l’Illinois ou l’Iowa, qui cultivent cinq millions d’hectares chacun. L’arrêt imposé par la COVID-19 nous donne l’occasion de réfléchir à ce que nous souhaitons comme agriculture régionale. À l’échelle du Québec, bon nombre d’éléments consécutifs à la pandémie ont contribué à remettre à l’avant-plan l’objectif nourricier de l’agriculture et, plus généralement, la souveraineté alimentaire. Dans un article récent2, M. Patrick Mundler, professeur de l’Université Laval, rappelait que le Québec est plutôt bien nanti quant à la superficie agricole par rapport à sa population : nous disposons d’une surface de presque 0,25 ha par habitant, ce qui est plus que la moyenne mondiale (0,19 ha) et bien plus, par exemple, que la moyenne de la Chine (0,09 ha). Ne devrait-on pas être en mesure de mieux utiliser cette ressource naturelle?

Contrairement à certaines autres productions, en grandes cultures, le manque de main-d’œuvre ne représente pas un obstacle aussi contraignant au futur développement dans un contexte de postpandémie. Nous savons, pour en avoir fait l’essai, qu’il y a un grand éventail de cultures de rechange qui sont susceptibles tout à la fois d’augmenter et de diversifier les revenus des producteurs, de réduire l’impact environnemental des monocultures, de décupler la biodiversité des écosystèmes et, enfin, de combler une plus grande part des besoins alimentaires du Québec. Pensons en particulier aux légumineuses (haricots, lentilles vertes et rouges, lupins, pois secs, pois de conserverie), aux crucifères (caméline, canola, moutarde à condiment), aux composées (tournesol), ainsi qu’aux représentantes d’autres familles (chanvre, lin, quinoa, sarrasin), sans parler des céréales d’automne que l’on redécouvre (blé, épeautre, seigle, triticale). Toutes ces cultures, sans exception, ont comme point commun d’avoir fait récemment l’objet d’essais au Québec, d’avoir démontré leur faisabilité agronomique dans les conditions de sols et de climat qui sont les nôtres et de ne nécessiter aucun investissement majeur en matière d’équipement de la part du producteur. Qui plus est, pour
la grande majorité de ces cultures, un débouché ou un marché local intéressant existe déjà, parfois dans l’entreprise même.

À la suite des essais fructueux, les obstacles au développement de ces cultures se limitaient bien souvent à des lacunes d’ordre organisationnel, tels le manque de semences de variétés adaptées (lupin blanc doux), l’isolement des producteurs (moutarde à condiment, lentilles) ou plus simplement le confort des techniques maîtrisées et la crainte de l’échec (la plupart des autres cultures) – autant d’éléments de nature socioéconomique qui peuvent rapidement évoluer.

Pour toute nouvelle culture, il y a forcément une période d’apprentissage avant d’atteindre un certain degré de maîtrise. Sans être une garantie de succès, un sol en santé, ou du moins pas trop dégradé, fait certainement partie des conditions requises au départ. Les quelques premières saisons de culture nécessiteront de la persévérance de la part du producteur. Mais, n’est-ce pas ce que l’on disait au moment de l’introduction de la fève de soya dans les années 1970? La prospérité des entreprises agricoles de la Montérégie dépendra de plus en plus de l’esprit d’initiative des exploitants. Le contexte postpandémique laisse présager un rééquilibrage des perspectives de rentabilité de plusieurs grandes cultures inhabituelles ou nouvelles par rapport aux traditionnels maïs et soya, qui risquent notamment de connaître une grande volatilité quant à leur valeur à la tonne3. Et, comme on le voit d’ores et déjà dans la culture maraîchère, les circuits courts offriront de meilleures ouvertures pour les grains produits localement. 

Références

• MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE, DES PÊCHERIES ET DE L’ALIMENTATION. Portrait agroalimentaire de la Montérégie , 2019, 12 pages [En ligne : https://www.mapaq.gouv.qc.ca/fr/Publications/Portrait_agroalimentaire_monteregie.pdf].

• MUNDLER, Patrick. 2020. « Sur notre difficile souveraineté alimentaire », Le Devoir, vol. CXI, no 86, lundi 20 avril 2020, page A7. 

• PRODUCTEURS DE GRAINS DU QUÉBEC. « Tendances des prix du maïs et du soya au Québec », 23 avril 2020 [En ligne : https://www.pgq.ca/articles/services-dinformation-sur-les-marches/les-analyses/tendances-des-prix-du-mais-et-du-soya-au-quebec-avril-2020/].


Louis Robert 

Agronome, de la Direction régionale de
la Montérégie-Est du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation

L’UPA lance l’application « Mangeons local plus que jamais!»

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L’UPA lance l’application « Mangeons local plus que jamais!»

L’Union des producteurs agricoles (UPA) est  ère de lancer l’application «Mangeons local plus que jamais » présentée par Desjardins. Ce nouvel outil permettra de repérer facilement sur le territoire québécois les fermes, les marchés et les transformateurs qui font de la vente directe au public. On pourra y créer des circuits pour s’approvisionner à proximité de son domicile ou planifier une virée gourmande pour découvrir les attraits de la région.

Une initiative spontanée, appelée à grandir

L’application est la suite naturelle du mouvement du même nom lancé en avril dernier au plus fort de la crise sanitaire. L’UPA avait alors versé quelque 1000 coordonnées de producteurs sur la plateforme Le Panier Bleu et diffusé 50 témoignages vidéo sur les réseaux sociaux en invitant les consommateurs à visiter les fermes du Québec. L’application «Mangeons local plus que jamais !» permettra d’améliorer l’expérience des usagers avec des fiches d’information plus complètes et de nombreuses autres fonctionnalités. Ils pourront ainsi activer la géolocalisation de leur appareil pour trouver les producteurs aux alentours, désigner leurs endroits favoris et créer des circuits personnalisables en auto ou à vélo. Après leur visite, ils seront invités à laisser un commentaire sur la fiche des producteurs rencontrés. En parcourant les articles d’un blogue, ils en apprendront davantage sur le secteur agroalimentaire et les particularités agrotouristiques des différentes régions du Québec. Des astuces de conservation et de transformation des aliments seront aussi au menu. De surcroît, des notifications permettront de rester au fait du calendrier des récoltes en fonction de la saisonnalité des éléments. Enfin, une boutique en ligne est disponible dans l’application pour ceux et celles qui veulent afficher leurs couleurs locales : casquettes, t-shirts, masques, tabliers à l’effigie du mouvement seront notamment offerts.

Complice de choix sur la route des vacances

Réalisée en un temps record, l’application se veut un complice de choix sur la route des vacances et on gagne à la visiter souvent car elle continue d’évoluer au cours des prochains mois avec des ajouts de circuits, d’articles de blogue, de vidéos, de notifications etc.  Les producteurs sont déjà nombreux  à s’y  être inscrits et plusieurs autres fiches s’ajouteront bientôt. On peut télécharger l’application dès maintenant sur Google Play et elle sera disponible sous peu dans l’App Store. De plus, on pourra en consulter la version Web d’ici peu à l’adresse mangeonslocal.upa.qc.ca.

Un projet des plus fédérateurs

«Cette année bien particulière nous a permis de réaliser l’importance des filières agroalimentaires locales. Au fil des mois, on a vu s’accroître l’engouement des Québécoises et Québécois pour la consommation des produits d’ici.  L’UPA est heureuse d’avoir pu rassembler autour de ce projet fédérateur une multitude de partenaires issus de divers secteurs » signale M. Marcel Groleau , président général de l’UPA.

Concours Manger local Desjardins

«Desjardins est très heureuse, en tant que partenaire  présentateur de cette application mettant en lumière les entreprises agricoles et encourageant les consommateurs à s’approvisionner en circuit local, En choisissant de manger localement, on favorise le dynamisme des régions et on contribue à cet élan de solidarité pour soutenir l’économie du Québec, a ajouté Sylvain Morel, vice-président Marchés agricoles et agroalimentaires chez Desjardins.

Source : Communiqué UPA

Réduction du ruissellement et de la perte de sols : des agriculteurs au front pour le lac Boivin

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Réduction du ruissellement et de la perte de sols : des agriculteurs au front pour le lac Boivin

Le phosphore de source agricole contribue à réduire la qualité de l’eau des rivières et des lacs. Dans le bassin versant du lac Boivin, des producteurs agricoles travaillent pour améliorer les choses.

Depuis 2017, dans le cadre d’un projet financé par la MRC de La Haute-Yamaska et le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), l’Organisme de bassin versant de la rivière Yamaska et
le club conseil Gestrie-Sol ont rencontré une cinquantaine de producteurs agricoles qui se trouvent dans le bassin versant du lac Boivin. L’objectif est de les aider à trouver des solutions à la perte de leurs sols et au ruissellement sur leurs terres, deux phénomènes qui contribuent au rejet de phosphore dans la rivière Yamaska Nord, ses affluents et, éventuellement, dans le lac Boivin. Une trentaine de producteurs ont accepté de participer au projet sur une base volontaire.

Dans le cadre de ce projet, l’OBV et Gestrie-Sol ont étudié les particularités de leurs terres, notamment les pentes, les types de sols ainsi que les types de cultures, et ont analysé leurs pratiques. Ils ont eu recours au logiciel GéODEP, une technologie permettant de créer des simulations de plantations et de déterminer leurs impacts sur l’érosion des sols. Ces données identifient les meilleures façons de cultiver afin de garder les sols sur place et ainsi réduire la pollution diffuse. Une fois mises en œuvre, ces nouvelles approches de production atténueront les impacts de l’agriculture sur la qualité de l’eau du lac Boivin.

Dans cette optique, chaque participant a reçu, ou recevra sous peu, un cahier du propriétaire. Le document personnalisé fait le portrait du bassin versant et des particularités de leurs terres agricoles. Il présente aussi les simulations d’érosion des terres agricoles selon qu’elles sont travaillées mécaniquement ou non, des types de cultures (maïs, céréales, foin, etc.) et de la présence de couverture de sol pour réduire l’érosion. Il contient aussi des recommandations sur
le recours à des cultures intercalaires, d’engrais verts ou de céréales d’automne. Des travaux leur sont également proposés, entre autres choses, l’aménagement de bandes riveraines pour réduire les problèmes d’érosion. « Ce sont des analyses qui nous aident à mieux comprendre la dynamique des terres de nos clients », souligne Isabelle Martineau de Gestrie-Sol. « Beaucoup de producteurs agricoles connaissent les couvertures de sol et savent qu’elles freinent l’érosion des sols. Mais ils se demandent si ça va bien fonctionner chez eux, dans leur réalité, comment ça va réagir sur leurs terres. Nous essayons de répondre à leurs questions et à leurs besoins», explique l’agronome. Les producteurs sont conscients des impacts de l’agriculture sur les cours d’eau, assure Joël Ostiguy.
Ils tentent d’amenuiser ces impacts, soutient cet agriculteur et producteur laitier du canton de Shefford qui exploite 212,5 hectares (525 acres) de terres des deux côtés de la rivière Yamaska Nord avec des productions de maïs et de foin. En trois ans, il a aménagé avec des arbustes et des arbres 3,5 kilomètres de bandes riveraines et cultive des couvre-sols pour protéger ses terres de l’érosion.
« C’est important pour nous l’environnement. La Ville de Granby prend son eau dans la rivière. On veut qu’elle soit bonne.
Mais pour nous aussi l’important, c’est qu’on garde nos sols chez nous », résume-t-il.Dans les prochaines semaines, un suivi sera effectué par l’équipe de l’OBV et de Gestrie-Sol pour que les producteurs participants s’engagent de manière volontaire à suivre les recommandations et réaliser les travaux proposés. La MRC verse une subvention 121 500 $ sur quatre ans pour réaliser ce projet agricole. Le tout s’inscrit dans la mise en œuvre de son Plan directeur de l’eau 2017-2021.

Le perceur de la courge, nouvel ennemi des cucurbitacées

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Le perceur de la courge, nouvel ennemi des cucurbitacées

Que vous soyez producteur biologique ou jardinier amateur, si vous cultivez des citrouilles, des courges ou des courgettes, vous pourriez faire face, dans les prochaines années, à un défi additionnel : le perceur de la courge.


Un si joli papillon…

Le perceur de la courge est un papillon au corps noir et orange, aux ailes transparentes et aux pattes orangées, frangées de longues soies noires. On peut notamment observer cet insecte, qui est actif pendant la journée, en train de s’alimenter de nectar. Les femelles vivent en moyenne cinq jours et les mâles, trois jours. Malgré sa courte vie, la femelle peut pondre entre 150 et 200 œufs. Ceux-ci sont déposés individuellement, près du sol, sur la tige principale des plants de zucchini, de courge ou de citrouille. Plusieurs œufs peuvent être pondus sur un seul plant. Les œufs commencent à éclore environ 14 jours après la ponte.

Des chenilles bien cachées… et voraces!

Dès l’éclosion, les nouvelles larves s’enfoncent à l’intérieur des tiges, où elles se nourrissent des tissus végétaux. Les dommages passent longtemps inaperçus, tout comme le trou d’entrée à la base du plant. Ce n’est qu’au bout de quelques semaines, lorsque les chenilles sont grosses et que les excréments se sont accumulés passablement dans les tissus vasculaires, que l’apparence des plants attire l’attention. Ils sont alors jaunâtres, ils s’effondrent et meurent en quelques jours. Cette période correspond souvent à la fin du développement larvaire, qui dure de quatre à six semaines.

Des dommages signalés dans le sud du Québec

Le perceur de la courge est présent depuis de nombreuses années dans les États de la côte est américaine. Au Québec, ce n’est qu’en 2018 que les premiers dommages ont été signalés et que l’insecte a été identifié par le Laboratoire d’expertise et de diagnostic en phytoprotection du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ). Les trois premiers cas provenaient d’entreprises du sud de la Montérégie-Ouest et de l’île de Montréal. En 2019, le MAPAQ, en collaboration avec le Club Bio-Action, a mis sur pied un premier réseau de surveillance du papillon dans 6 champs de cucurbitacées en Montérégie. Six pièges, munis d’une phéromone spécifique au perceur de la courge, ont été installés à la mi-juin dans ces champs de grandeur variée et majoritairement en culture biologique. Grâce au suivi qui a été fait, on a constaté que le plus grand nombre de captures hebdomadaires était obtenu autour du 20 juillet. Dans tous les sites, des papillons ont été capturés dans les pièges. Les pics de captures ont toutefois été faibles, se situant entre deux et dix papillons capturés en une semaine. Des dommages ont été observés sur trois des six emplacements.

Une seule génération présente au Québec

Au Québec, une seule génération du perceur de la courge est présente. En Montérégie, le pic de l’émergence des adultes, selon le suivi de 2019, pourrait se situer autour du 20 juillet. Le vol des papillons peut cependant s’étaler sur près d’un mois. Par conséquent, il arrive que l’on puisse constater des dommages sur les fruits à ce moment. En effet, si les derniers papillons émergent vers la mi-août, les femelles pourraient préférer pondre sur des fruits en développement plutôt que sur des plants vieillissants. Des régions plus au nord pourraient avoir un pic d’émergence des papillons décalé par rapport à la Montérégie et enregistrer davantage de dommages sur les fruits.

Peu de moyens de lutte contre le perceur de la courge

Bonne nouvelle : même si la courge est l’hôte de prédilection, celle de type Butternut semble épargnée par l’insecte. Pour les autres courges, citrouilles et courgettes, cependant, les champs les plus à risque semblent ceux en régie biologique. De plus, le papillon semble préférer pondre sur les plants qui sont situés en bordure de petites parcelles. 

Qu’il s’agisse de lutte biologique ou de lutte traditionnelle, il n’y a actuellement aucun insecticide homologué au Canada contre
le perceur de la courge. Par ailleurs, même si un tel produit était disponible, la fenêtre d’intervention serait très courte et nécessiterait des pulvérisations répétées visant la base du plant, puisque la larve pénètre la tige immédiatement après son éclosion.

Par conséquent, pour la saison 2020, il est important de vérifier si les cucurbitacées sont endommagées par le perceur de
la courge. Au mois d’août, si des plants matures jaunissent subitement et meurent, il est possible que ce soit à cause de l’insecte. Regardez à la base du plant s’il y a des trous d’entrée. À l’aide d’un couteau, ouvrez la tige sur la longueur. Vous verrez peut-être de petites larves dodues à l’intérieur. À la récolte, vous pourriez aussi découvrir des galeries créées par la larve à la surface du fruit. Si vous désirez confirmer le diagnostic, envoyez un plant contenant des larves au Laboratoire d’expertise et de diagnostic en phytoprotection du MAPAQ.

RAP – Réseau cucurbitacées : une surveillance étendue dès cette saison

Grâce à ses collaborateurs, le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) pourra assurer cette année la surveillance de plus de 25 pièges installés dans 8 régions du Québec. Les données serviront à mieux connaître l’insecte, son étendue, ainsi que la gravité des dommages qu’il provoque. Il sera ensuite plus facile de se pencher sur des stratégies de contrôle.


Références : IRIIS phytoprotection.

Laboratoire d’expertise et de diagnostic en phytoprotection.

AgriRÉCUP lance le « Projet de récupération de plastiques agricoles » 

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AgriRÉCUP lance le « Projet de récupération de plastiques agricoles » 

La MRC  Brome-Missisquoi ainsi que l’’UPA de la Montérégie et l’UPA de Brome-Missisquoi s’associent à AgriRÉCUP  afin de développer un projet permettant la récupération et la valorisation des plastiques  agricoles. D’autres partenaires (Équipments JLD Laguë BMR Matériaux, Construction Sutton et la Régie municipale de Cowansville, R.I.G.M.R.B.M.) faciliteront la réalisation du projet en réservant un endroit sur leur site respectif où les producteurs déposeront leurs plastiques.

griRÉCUP a complété la première phase où elle a cumulé une foule de données sur les plastiques agricoles, notamment la quantité produite par les producteurs et la façon dont ils s’en départissent. Au cours de la deuxième phase, débutée le 6 juillet. AgriÉCUP  effectuera la collecte qui se déroulera comme suit : les agriculteurs et agricultrices  doivent se trouver des sacs de collecte à un des trois sites participant. Ce projet cible les pellicules, les ficelles, les filets, les bâches et les sacs silo pour le foin et l’ensilage. Il faut éviter de les mélanger et s’assurer qu’ils soient propres et secs.

Le défi agroenvironnemental est de taille. La réussite des programmes de recyclage et d’agriculture nécessite les efforts conjugués de tous (agriculteurs, points de collecte volontaire, fabricants, distributeurs, municipalités et ministères ). Tous visent à protéger l’environnement par l’intégration des meilleures pratiques en matière de gestion responsable des plastiques et autres emballages utilisés à la ferme.

«Depuis plusieurs années, la MRC Brome Missisquoi est à la recherche de solutions pour valoriser les plastiques agricoles de ses producteurs. Le projet d’AgriRÉCUP est vraiment ce que nous attendions. En plus de contribuer à une solution régionale, la MRC permet de compter des statistiques pour développer le programme provincial permanent. C’est vraiment tout un privilège», de mentionner Mme Dionne-Raymond, présidente du comité de gestion des matières résiduelles de la MRC Brome Missisquoi.

De son côté, Christine Lajeunesse , directrice régionale d’AgriRÉCUP précise : «Nous croyons que les agriculteurs et agricultrices sont engagés à garder leur terre et leur région en santé. Cette initiative est un pas de plus dans la bonne direction. Le travail conjoint de la MRC Brome-Missisquoi, de l’UPA, de l’Agri-RÉCUP et le partenariat avec les sites de collecte génèrent des synergies L’information générée par ce projet contribuera à la mise en place d’un programme permanent de recyclage des plastiques agricoles.


Communiqué, Christine Lajeunesse

Directrice du Canada AgriRÉCUP

L’incroyable histoire de l’œuf vert !

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L’incroyable histoire de l’œuf vert !

Voici une recette gagnante, facile à préparer, abordable et écologique. Son principal ingrédient : les œufs du Canada. À travers le Canada, plus de 1100 fermes familiales produisent cet aliment frais, local et de haute qualité

Comme ils exploitent leur entreprise sous le système de gestion de l’offre, les producteurs ont investi dans de nouvelles technologies au cours des dernières décennies. De plus, ils ont adopté des pratiques de production innovatrices afin de réduire leur empreinte environnementale de 50 % tout en augmentant leur production afin de satisfaire la demande des consommateurs. 

Pizza aux œufs. 

Pour rendre la pâte plus facile à rouler, sortez-la du frigo et laissez-la reposer pendant 30 minutes.

Ingrédients
O,5 kg (1 lb) de pâte à pizza du supermarché
30 ml (2 c. à soupe) d’huile d’olive divisée
125 ml (1/2 tasse) de sauce à pizza ou Marinara
375 ml (1 ½ tasse) de mélange de fromage italien râpé
125 ml (1/2 tasse) d’olives Kalamata dénoyautées coupées en morceaux
4 œufs
125 ml (1 /2 tasse) de roquette
Farine tout usage pour rouler la pâte

Préparation
Préchauffer au four à 260 degrés C  (500 F) une plaque à pizza de 30 cm (12 po) de diamètre légèrement couverte d’un enduit à cuisson.
Sur une plaque enfarinée, roulez la pâte en un cercle de 30 cm (12 po) de diamètre.

Retirer la plaque chaude du four et y déposer délicatement la pâte avant de la piquer sur toute la surface avec une fourchette et de la badigeonner et uniformément d’huile d’olive et de sauce à pizza. Saupoudrer de fromage et recouvrir d’olives, craquer des œufs sur la pizza.
Cuire au four de 8 à 10 minutes ou jusqu’à ce que la croûte soit dorée et croustillante.
Servir garnie de roquette et d’un filet d’huile d’olive.

Pour en savoir davantage, visitez producteursdoeufs.ca

Édition Nouvelles


Un projet rassembleur pour les acteurs de la Montérégie

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Un projet rassembleur pour les acteurs de la Montérégie

L’UPA de la Montérégie, 13 MRC de la Montérégie et l’agglomération de Longueuil, avec l’appui du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, ont lancé en février dernier une campagne de sensibilisation à la cohabitation en zone rurale. En Montérégie, le territoire dénombre 7000 entreprises agricoles, soit le quart des exploitations québécoises, dont 400 en Haute-Yamaska.

Démystifier les croyances

Ce projet d’envergure régionale, intitulé «Notre campagne, un milieu de vie à partager»,  a pour but de favoriser le vivre-ensemble et le dialogue entre les producteurs agricoles et les résidents. Les partenaires veulent ainsi démystifier les fausses croyances, atténuer les contrariétés et aborder les enjeux liés au travail agricole. Le tout dans le but de rendre la cohabitation plus harmonieuse tant pour les producteurs agricoles que les résidents. 


Des défis à relever

«L’agriculture occupe une place prépondérante dans la grande région de la Montérégie : le garde-manger du Québec. La proximité des acteurs du secteur bioalimentaire et les résidents peut poser de nombreux défis. Il est donc dans l’intérêt de tous d’apprendre à cohabiter. Cultiver de bonnes relations, c’est favoriser le vivre-ensemble et le partage harmonieux de l’espace commun. Or, pour se connaître et se comprendre, il faut communiquer. C’est dans ce contexte que cette campagne prend tout son sens» a souligne M. André Lamontagne, ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Aimentation, lors du lancement de cette initiative en février 2020.


Zone agricole et multifonctionnalité

La campagne prévoit la diffusion d’information liée à différentes thématiques via des visuels et des outils de communication relayés dans les infolettres, bulletins municipaux et publications diverses sur les médias sociaux ainsi que par des capsules vidéo et des activités d’animation grand public. L’activité du camp de jour qui vise à sensibiliser les enfants à la réalité de l’agriculture en est un bon exemple. Seront abordées entre autres des thématiques comme le bruit, les odeurs, le partage de la route, la santé des sols, les pesticides et la qualité de l’eau. La campagne touchera également aux enjeux tels que les risques pour la santé, les impacts environnementaux, la sécurité, les nuisances. Il est aussi important pour
les instigateurs de ce projet de faire ressortir la multifonctionnalité de la zone agricole comme lieu de vie, de travail et de loisir. 

Les partenaires du projet

Les  partenaires, dont fait partie la MRC de la Haute-Yamaska, mettent en commun leurs ressources et leurs efforts afin de se doter de stratégies  et d’outils permettant d’assurer un rayonnement régional à cette campagne de sensibilisation. Les démarches d’élaboration du contenu et de la structure de promotion du projet de 400 000 $ ont débuté en avril 2019 et se poursuivront jusqu’en octobre 2021.


Joëlle Jetté

Fédération de l’UPA de la Montérégie

Les exploitations agricoles ont-elles accès aux écocentres?

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Les exploitations agricoles ont-elles accès aux écocentres?

Oui ! Les producteurs agricoles dont l’exploitation est située en Haute-Yamaska ont accès aux écocentres à Granby et Waterloo au même titre que les résidents de l’une des huit municipalités de la MRC.

Aucuns frais pour les agriculteurs

Mme Valérie Leblanc, directrice du Service de matières résiduelles de la Haute-Yamaska, souligne que tous les agriculteurs n’ont aucuns frais à payer sur place pour se départir de leurs matières résiduelles telles que les tubulures acéricoles,
le carlon, les broches de métal, les matériaux de construction, les branches, etc. C’est un aspect qui gagne à être connu pour les agriculteurs», poursuit M. Marc-Antoine Bazinet, directeur général de la Corporation de gestion des matières résiduelles de la Haute-Yamaska.

Le verre accepté depuis le début août

M. Bazinet ajoute que, depuis le 3 août dernier, les contenants de verre font partie des multiples matières acceptées. Pour obtenir la liste complète de ces matières, il faut consulter le site Web à la page Récupérer aux écocentres.

Saviez-vous que…

Depuis leur ouverture en 2011, les écocentres de la Haute-Yamaska ont donné une deuxième vie à 45 000 tonnes de matières résiduelles et que la population s’y est déplacée plus de 80 000 fois au cours de la dernière année? Impressionnant, n’est-ce pas ?