INO a 30 ans

Vers la photonique intelligente

L’industrie de l’optique-photonique n’a pas dit son dernier mot. Bien au contraire. Galvanisée par les nouvelles technologies numériques, elle est en pleine effervescence. «Nous sommes à l’aube d’une autre révolution techno­logique», annonce le président et directeur général d’INO, Alain Chandonnet.

Ce dernier soutient que la région de Québec, plaque tournante de cette industrie, est bien placée pour amorcer cette transformation. «Nous combinons le savoir-faire, la science et l’innovation. Les entreprises de la région sont très compétitives», argumente-t-il. Jumelant les technologies photoniques et numériques, la photonique intelligente se déploie partout et mobilise déjà une industrie et une activité économique colossale.

Des applications nombreuses
«Ce sont des innovations qui sont souvent cachées ou dissimulées, mais elles sont bien présentes et essentielles à notre quotidien», explique M. Chandonnet, citant en exemple le laser en médecine et plus particulièrement dans les chirurgies oculaires; sans oublier les écrans plats des téléviseurs et les téléphones portables, les diodes électroluminescentes de la nouvelle génération d’éclairage ou les lidars nécessaires aux véhicules intelligents.  

Le président et directeur général souhaite profiter des 30 ans d’INO pour accentuer le rôle central de l’organisation dans le développement de la photonique intelligente et de l’Internet des objets qui seront tous deux au cœur de ses travaux futurs. «Notre rôle est d’être à la fois à l’affût des besoins des industries tout en étant à l’avant-garde du savoir-faire. C’est en développant de nouvelles capacités technologiques et en aidant les entreprises à les utiliser dans des applications concrètes que nous révélons toute la pertinence d’un centre comme le nôtre.» 

PAVEMETRICS
L’entreprise de Québec Pavemetrics entretient une relation particulière avec INO, et ce, depuis ses débuts il y a dix ans. «Nous sommes un spin-off d’INO. Notre technologie d’inspection de la chaussée provient d’INO et une partie de notre R&D s’y fait encore», affirme le président et cofondateur Richard Habel. Dix ans après avoir racheté la propriété intellectuelle et débuté la commercialisation, Pavemetrics est aujourd’hui présente dans plus de 40 pays. Elle poursuit son expansion en fabriquant les meilleurs capteurs couplés à un logiciel de traitement des données 3D, lesquels sont vendus à des ministères des transports, à des organisations et à des intégrateurs de systèmes partout à l’international. «Notre technologie d’inspection auto­matisée permet d’évaluer l’état des infrastructures de transport avec rapidité et précision, explique-t-il. C’est en grande partie grâce à INO si nous sommes au­jou­r­d’hui aussi bien positionnés.»