En cuisine, au-delà des bonnes odeurs, se dégage une franche camaraderie.

Des jeunes nous parlent

La volonté, la clé du succès !

La formation professionnelle se traduit par des chemins différents pour chacun. Certains fréquentent l’école trois jours par semaine, d’autres cinq. Chacun(e) arrive avec ses habiletés distinctes apportant avec elle son bagage professionnel. Ainsi, les défis restent, pour la majorité, individuels.

En techniques d’usinage

La Voix de l’Est a échangé avec M. Denis Labrecque, enseignant du programme de techniques d’usinage. Dans cette classe, M. Labrecque est entouré par d’autres enseignants : MM. Bruno Isabelle et Jean Roy, du CBM, et MM. Stéphane Leduc et Robert Cabot, en arrimage entre le CBM et le CRIF de Granby. 

Selon M. Labrecque, le défi principal est de respecter le temps. Sinon, de bonnes compétences en mathématiques appliquées sont demandées : « La trigonométrie s’avère utile pour la compréhension des plans. »

Au Campus Brome-Missisquoi, le programme d’usinage s’offre en approche individualisée. Il y a neuf entrées dans l’année et non une seule rentrée scolaire. Ainsi, Maxime Boulais a débuté en janvier, après avoir perdu son emploi. Il bénéficiait alors de chômage et n’a pas eu à attendre en septembre pour rentrer en classe. Anciennement mécanicien, Maxime Boulais se plaît à travailler le métal et voit un avenir plus confortable en tant que machiniste.

Depuis octobre, Sylvain Dupont, ingénieur mécanique depuis 30 ans, trouve son compte dans le programme de techniques d’usinage en raison de la reconnaissance des acquis et des compétences. Il pourra réussir son cours plus rapidement, en six mois seulement. Lui qui transforme des motos, pourra le faire lui-même, sans donner les pièces en sous-traitance.

Après avoir obtenu un diplôme d’études secondaires, Tyrel Sherrer fait un passage en techniques d’usinage pour commencer, avec le but ultime de devenir ingénieur. Il valorise le travail. Plus il s’investit, mieux il se sent !

« Je suis actuellement employée dans la cuisine de l’hôtel Château-Bromont, cela me permet de voir la réalité du métier. Nous sommes chouchoutés à l’école. » - Virginie Filloux

Côté cuisine

Dans la cuisine du chef Mario Boucher, les élèves ont eux aussi un parcours bien à eux. M. Boucher sensibilise ses apprentis cuisiniers : « Il y a plusieurs émissions comme Les Chefs et cela peut sembler facile de se retrouver au sommet. Pourtant, en cuisine, comme partout ailleurs, pour arriver au sommet, c’est-à-dire l’excellence, ça prend des efforts. »

Vivant auparavant en France, Virginie Filloux travaillait dans le secteur de l’automobile, ayant en poche l’équivalent d’un diplôme d’études collégiales en bureautique. Son nouveau champ d’études étant un coup de cœur, Virginie Filloux poursuivra sa formation avec une attestation en spécialisation professionnelle (ASP) en cuisine du marché où elle espère découvrir davantage de spécialités comme cuisiner le chocolat, la cuisine moléculaire et l’optimisation de l’utilisation des produits locaux.

Dorothy Bula s’est établie au Canada avec sa famille sans connaître la langue de Molière. Elle a débuté des cours de francisation dès son arrivée et s’est ensuite orientée vers le programme de la cuisine par gourmandise. Le français étant difficile à apprendre, elle se montre reconnaissante d’avoir un cours bilingue.

À titre de conclusion, peu importe le but fixé, l’essentiel repose sur les efforts investis dans la quête formatrice vers laquelle un élève se lance. Grâce à un enseignement terre à terre et à une volonté de fer, imaginez tout ce qu’il est possible de faire !