Des jeunes nous parlent

Cinq thèmes et enjeux qui nous préoccupent

Les sujets qui animent la société préoccupent les jeunes. Pour preuve, voici un résumé des opinions et commentaires exprimés par les élèves rencontrés en vue de cette publication.

La famille

Les élèves abordent le sujet de la famille avec le sourire. Un sujet agréable et seulement de bons commentaires sont exprimés. Être capable de s’adapter aux nouvelles réalités et la force de ses liens entretenus sont au cœur du sujet famille. « La famille guide, supporte et donne de la confiance », ont confié les personnes rencontrées. Pour ces jeunes, la famille facilite la réalisation de grands projets. Pour Alessandro Pregnolato, la réponse est simple : « La famille, c’est là où on trouve le bonheur. »

Le marché du travail

En discutant du marché du travail, ces personnes qui en feront partie sous peu se montrent assez confiantes. Elles sauront y trouver leur place. Bon nombre des répondants ont une expérience professionnelle dans leur champ d’études ou dans un domaine connexe. Plusieurs suivaient des cours pour améliorer des compétences, pour répondre aux besoins actuels et pour connaître de meilleures techniques. Intervenant sur ce sujet, Mario Boucher, enseignant en cuisine, signale que bien des cuisiniers ajoutent un diplôme à leurs atouts afin d’obtenir un meilleur salaire. Au cœur de ce métier, dit-il, il arrive que certains employeurs offrent un salaire plus bas, surtout en l’absence de diplôme. Il mentionne qu’en cuisine, le travail ne se limite pas à la restauration, affirmant par exemple que les centres de la petite enfance (CPE) recherchent du personnel qualifié en cuisine.

L'argent

En discutant de ce sujet, les jeunes rencontrés s’entendent pour dire que l’argent facilite la vie et apporte un certain niveau de confort.  Tyrel Sherrer pense que pour gagner de l’argent, il faut des connaissances; selon lui, qui veut devenir ingénieur, les employeurs recherchent des personnes bien formées.  « La vie est chère, avance de son coté Virginie Filloux, il faut travailler. »  La question d’argent débouche sur le marché du travail. Les travailleurs de demain semblent avoir une bonne idée du salaire qui les attend une fois leur diplôme en poche. Autre son de cloche avec Dorothy Bula qui est d’avis que l’argent n’est pas si important. Elle soutient que l’argent ne trouve son utilité qu’en nous permettant de subvenir à nos besoins.

La conciliation famille-travail-études

Ce sujet d’actualité suscite une diversité de commentaires. Certains préfèrent la conciliation famille-études à la conciliation famille-travail-études. Il est plus facile de ne pas devoir travailler quand on a déjà une famille et qu’on fréquente l’école. Dans la vie de Maxime Boulais, les événements tournent bien : il a perdu son emploi, mais a profité de son revenu de chômage comme soutien financier pour amorcer son retour à l’école. Maintenant, le père d’un petit garçon de bientôt deux ans tire un revenu d’Emploi Québec. Il fréquente le CBM alors que son fils Liam va à la garderie. Il reste donc disponible dès la fin des classes pour sa famille, ce qu’il apprécie. Pour Natacha Cleary, la conciliation famille-travail-études va bien avec l’esprit de famille. Quand on a la chance d’être soutenu, c’est presque gagné. Mère de quatre enfants, l’apprentie cuisinière est d’avis que les membres d’une famille peuvent combiner école, sports, devoirs et travail de l’un des parents, avec de la bonne volonté.

La politique québécoise

Abordé de front, le sujet de la politique québécoise en a laissé plus d’un sans commentaire. La politique québécoise devrait améliorer sa démocratie afin que le peuple se fasse entendre au-delà des élections. « Nous pourrions créer une sorte de plateforme, suggère Alessandro Pregnolato. De ce que j’ai appris à l’école, c’est que nous ne vivons pas dans une véritable démocratie. » Dorothy Bula, originaire des Philippines, se dit heureuse ici, dans un pays plus discipliné, où les lois sont plus strictes, dit-elle. Détentrice d’un visa d’études, Virgine Filloux valorise l’égalité des chances pour tous et toutes. Elle ajoute que c’est aux immigrants de s’intégrer et non l’inverse, soulignant que nous, les Québécois, sommes un peuple très accommodant.