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Des jeunes nous parlent

Le Campus Brome-Missisquoi : une véritable boîte à outils !

Avez-vous une idée de ce qu’il faut pour enseigner la cuisine à des adultes ? Mario Boucher, enseignant en cuisine au Campus Brome-Missisquoi (CBM) nous y reçoit chaleureusement pour mieux nous l’illustrer.

Dans la cuisine, c’est lui le patron ! Ça s’entend, ça se voit, à la manière dont la vingtaine d’élèves s’adressent à lui avec un « chef » des plus respectueux. M. Boucher n’est pas un enseignant de formation. Il en va ainsi dans le milieu de la formation professionnelle. « Le CMB recrute des experts dans leur domaine », affirme l’enseignant qui a tenu une usine alimentaire pendant 17 ans. « Que ce soit en soudure-montage, en mécanique industrielle, en techniques d’usinage, en infographie, en coiffure, en cuisine, en service de restauration, en boucherie, en secrétariat, en comptabilité, en lancement d’une entreprise, en représentation ou en cuisine du marché, les enseignants sont des gens issus du milieu. »

La qualité de l’enseignement, un gage de réussite

Et les habiletés d’enseignant, vous les trouvez où ? Le chef, qui met en garde ses élèves de ne pas trop cuire les pétoncles, répond : « Dès le début de l’enseignement, les gens de métier amorcent un brevet d’enseignement. Ça dure environ dix ans. Cette formation nous permet de mieux comprendre nos élèves, car la pédagogie a changé depuis le temps où c’était moi l’élève. Avant, c’était le béhaviorisme, ce qui se rapproche de l’armée. Maintenant, nous sommes rendus au socioconstructivisme, ce qui met l’accent sur le contact avec les pairs en ce qui concerne la construction des connaissances et le développement des compétences. »

Fournir des outils, voilà le leitmotiv de ce centre de formation professionnelle. Mme Liette Béchard et M. Éric Bolant, respectivement directrice et directeur adjoint du CBM, estiment qu’outiller les élèves se réalise en outillant bien les enseignants. Outre le brevet d’enseignement, les 34 enseignants du Campus Brome-Missisquoi peuvent compter sur l’expertise d’une conseillère pédagogique et ce, depuis cinq ans.

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Cinq thèmes et enjeux qui nous préoccupent

Les sujets qui animent la société préoccupent les jeunes. Pour preuve, voici un résumé des opinions et commentaires exprimés par les élèves rencontrés en vue de cette publication.

La famille

Les élèves abordent le sujet de la famille avec le sourire. Un sujet agréable et seulement de bons commentaires sont exprimés. Être capable de s’adapter aux nouvelles réalités et la force de ses liens entretenus sont au cœur du sujet famille. « La famille guide, supporte et donne de la confiance », ont confié les personnes rencontrées. Pour ces jeunes, la famille facilite la réalisation de grands projets. Pour Alessandro Pregnolato, la réponse est simple : « La famille, c’est là où on trouve le bonheur. »

Le marché du travail

En discutant du marché du travail, ces personnes qui en feront partie sous peu se montrent assez confiantes. Elles sauront y trouver leur place. Bon nombre des répondants ont une expérience professionnelle dans leur champ d’études ou dans un domaine connexe. Plusieurs suivaient des cours pour améliorer des compétences, pour répondre aux besoins actuels et pour connaître de meilleures techniques. Intervenant sur ce sujet, Mario Boucher, enseignant en cuisine, signale que bien des cuisiniers ajoutent un diplôme à leurs atouts afin d’obtenir un meilleur salaire. Au cœur de ce métier, dit-il, il arrive que certains employeurs offrent un salaire plus bas, surtout en l’absence de diplôme. Il mentionne qu’en cuisine, le travail ne se limite pas à la restauration, affirmant par exemple que les centres de la petite enfance (CPE) recherchent du personnel qualifié en cuisine.

L'argent

En discutant de ce sujet, les jeunes rencontrés s’entendent pour dire que l’argent facilite la vie et apporte un certain niveau de confort.  Tyrel Sherrer pense que pour gagner de l’argent, il faut des connaissances; selon lui, qui veut devenir ingénieur, les employeurs recherchent des personnes bien formées.  « La vie est chère, avance de son coté Virginie Filloux, il faut travailler. »  La question d’argent débouche sur le marché du travail. Les travailleurs de demain semblent avoir une bonne idée du salaire qui les attend une fois leur diplôme en poche. Autre son de cloche avec Dorothy Bula qui est d’avis que l’argent n’est pas si important. Elle soutient que l’argent ne trouve son utilité qu’en nous permettant de subvenir à nos besoins.

La conciliation famille-travail-études

Ce sujet d’actualité suscite une diversité de commentaires. Certains préfèrent la conciliation famille-études à la conciliation famille-travail-études. Il est plus facile de ne pas devoir travailler quand on a déjà une famille et qu’on fréquente l’école. Dans la vie de Maxime Boulais, les événements tournent bien : il a perdu son emploi, mais a profité de son revenu de chômage comme soutien financier pour amorcer son retour à l’école. Maintenant, le père d’un petit garçon de bientôt deux ans tire un revenu d’Emploi Québec. Il fréquente le CBM alors que son fils Liam va à la garderie. Il reste donc disponible dès la fin des classes pour sa famille, ce qu’il apprécie. Pour Natacha Cleary, la conciliation famille-travail-études va bien avec l’esprit de famille. Quand on a la chance d’être soutenu, c’est presque gagné. Mère de quatre enfants, l’apprentie cuisinière est d’avis que les membres d’une famille peuvent combiner école, sports, devoirs et travail de l’un des parents, avec de la bonne volonté.

La politique québécoise

Abordé de front, le sujet de la politique québécoise en a laissé plus d’un sans commentaire. La politique québécoise devrait améliorer sa démocratie afin que le peuple se fasse entendre au-delà des élections. « Nous pourrions créer une sorte de plateforme, suggère Alessandro Pregnolato. De ce que j’ai appris à l’école, c’est que nous ne vivons pas dans une véritable démocratie. » Dorothy Bula, originaire des Philippines, se dit heureuse ici, dans un pays plus discipliné, où les lois sont plus strictes, dit-elle. Détentrice d’un visa d’études, Virgine Filloux valorise l’égalité des chances pour tous et toutes. Elle ajoute que c’est aux immigrants de s’intégrer et non l’inverse, soulignant que nous, les Québécois, sommes un peuple très accommodant.

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La volonté, la clé du succès !

La formation professionnelle se traduit par des chemins différents pour chacun. Certains fréquentent l’école trois jours par semaine, d’autres cinq. Chacun(e) arrive avec ses habiletés distinctes apportant avec elle son bagage professionnel. Ainsi, les défis restent, pour la majorité, individuels.

En techniques d’usinage

La Voix de l’Est a échangé avec M. Denis Labrecque, enseignant du programme de techniques d’usinage. Dans cette classe, M. Labrecque est entouré par d’autres enseignants : MM. Bruno Isabelle et Jean Roy, du CBM, et MM. Stéphane Leduc et Robert Cabot, en arrimage entre le CBM et le CRIF de Granby. 

Selon M. Labrecque, le défi principal est de respecter le temps. Sinon, de bonnes compétences en mathématiques appliquées sont demandées : « La trigonométrie s’avère utile pour la compréhension des plans. »

Au Campus Brome-Missisquoi, le programme d’usinage s’offre en approche individualisée. Il y a neuf entrées dans l’année et non une seule rentrée scolaire. Ainsi, Maxime Boulais a débuté en janvier, après avoir perdu son emploi. Il bénéficiait alors de chômage et n’a pas eu à attendre en septembre pour rentrer en classe. Anciennement mécanicien, Maxime Boulais se plaît à travailler le métal et voit un avenir plus confortable en tant que machiniste.

Depuis octobre, Sylvain Dupont, ingénieur mécanique depuis 30 ans, trouve son compte dans le programme de techniques d’usinage en raison de la reconnaissance des acquis et des compétences. Il pourra réussir son cours plus rapidement, en six mois seulement. Lui qui transforme des motos, pourra le faire lui-même, sans donner les pièces en sous-traitance.

Après avoir obtenu un diplôme d’études secondaires, Tyrel Sherrer fait un passage en techniques d’usinage pour commencer, avec le but ultime de devenir ingénieur. Il valorise le travail. Plus il s’investit, mieux il se sent !

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Si j'étais ministre

Si le ministre de l’Éducation était devant vous, quelle principale question lui poseriez-vous ? Ou si vous étiez le ministre de l’Éducation, quelle décision prendriez-vous en premier ? (NDLR – Plusieurs commentaires qui suivent ont été faits en anglais et traduits pour cette publication)

Des points à améliorer en éducation ? Certains soutiennent que les cours de cuisine pourraient durer plus longtemps et être plus approfondis. « On touche à tout, mais on n’apprend les compétences souvent qu’une seule fois », souligne Natacha Cleary. Sa camarade Angela George et elle ajoutent qu’il y a différents outils de cuisine qu’elles n’ont pas encore utilisés, comme le couteau pour le poisson, ce qu’elles croient attribuable à un manque de ressources. En fait, durant le programme, assure l’enseignant M. Mario Boucher, les élèves auront accès aux mêmes outils que les cuisiniers professionnels.

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La Polyvalente Robert-Ouimet : vouée au développement intégral des élèves

« Réunissant les conditions gagnantes pour optimiser le potentiel des jeunes, la Polyvalente Robert-Ouimet d’Acton Vale leur permet d’évoluer dans un environnement stimulant, où ils sont appelés à s’approprier des savoir-être et des savoir-faire qui favorisent la réalisation de soi.» Voilà le constat qu’a formulé M. Gaétan Plante, qui nous a généreusement reçus dans sa classe de 5e secondaire dans le cadre de ce projet.

Alliant urbanité et ruralité, Acton Vale est le secteur névralgique de la MRC d’Acton, qui regroupe sept autres municipalités, soit Béthanie, Roxton, Roxton Falls, Saint-Nazaire-d’Acton, Saint-Théodore-d’Acton, Sainte-Christine et Upton.

Située à un jet de pierre du centre-ville, la Polyvalente Robert-Ouimet puise sa force dans une communauté scolaire qui privilégie une éducation basée sur le respect.

L’équipe pédagogique est composée de 60 enseignants, 4 professionnels et 16 personnes  en soutien aux élèves, qui sont près de 700 à y bâtir leur avenir.

« Représentant les deux tiers de la clientèle de l’école, le programme régulier comprend le volet Enrichi, qui propose plus de cours d’anglais et de multimédia, ainsi que les volets Éducation physique et Arts », précise Mme Diane Tétreault, directrice de l’établissement, en collaboration avec Marie-France Desrochers et Valérie Trottier-Letarte, directrices adjointes.

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Dix thèmes et enjeux qui nous préoccupent

Les sujets qui animent la société préoccupent les jeunes. Pour preuve, voici un résumé des opinions et commentaires exprimés par les élèves rencontrés en vue de cette publication.

L'amitié

L’amitié fait partie intégrante du quotidien des élèves, mais tous conviennent que la sincérité, la loyauté et la confiance jouent un rôle clé. Les vrais amis partagent les mêmes valeurs et ne portent aucun jugement. Et comme la qualité l’emporte sur la quantité, ce qui compte, c’est d’être entourés de gens qui les aiment.

La famille

La famille joue un rôle plus déterminant que l’amitié pour certains élèves, alors que d’autres estiment qu’on n’y prête pas autant d’attention qu’avant. Elle prend néanmoins plus d’importance avec l’âge, surtout d’un point de vue intergénérationnel. « Mais tous sont d’avis que les valeurs fondamentales sont inculquées par la famille », signale M. Plante.

Les réseaux sociaux

Tout indiqués pour entretenir des liens et non en créer de nouveaux, les réseaux sociaux comportent des avantages s’ils sont utilisés de façon positive et modérée. « Ils sont incontournables pour rester au courant de l’actualité, mais les élèves sont conscients des dangers potentiels et reconnaissent que les messages textes peuvent parfois être mal interprétés », résume M. Plante. 

L'argent

« Combien d’argent faut-il pour être heureux», demande M. Plante pour lancer la discussion. Tous les élèves s’entendent pour dire qu’un minimum est requis pour vivre et que certains se créent de faux besoins par la suite. Cependant, le bonheur a plus d’importance que l’argent, qui peut parfois même gâcher des relations. 

L'intimidation

Des élèves qui ont été victimes d’intimidation au primaire se réjouissent du fait que de plus en plus de gens sont conscients des émotions d’autrui et dénoncent des actes d’intimidation. Aujourd’hui, ils reconnaissent leur valeur et restent honorablement fermes sur leurs principes : « Je vais être qui je veux, je m’assume, je m’affirme. » 

L'immigration

« C’est important d’accueillir des immigrants pour des raisons humanitaires. Ils viennent ici pour changer leur vie. Si on était à leur place, on aimerait aussi se faire donner une chance. Mais il faut privilégier notre langue et notre collectivité, car c’est bien d’apprendre d’autres cultures, mais certaines personnes s’intègrent peu à notre société. »

L'environnement

Les élèves sont très conscientisés au sujet de l’environnement. « On en parle beaucoup, mais on n’en fait pas assez. On doit penser aux générations futures, et si on continue à polluer,
les impacts risquent d’être irrécupérables. On a la chance de vivre sur une belle planète. Il faut faire plus d’efforts pour la protéger. »

La politique québécoise

La liberté d’expression est un principe démocratique dans la société québécoise, et les élèves sont navrés par le fait que certains pays nient ce droit fondamental aux populations. Toutefois, la corruption au Québec est un sujet chaud. Les non-dits sont nombreux et les différentes commissions d’enquête ne contribuent pas à faire changer les choses.

L'autorité

L’autorité est un impératif, sans quoi, le chaos régnerait dans la société. Mais en matière de droit et de justice, les jeunes déplorent les délais dans le système. Ils sont sidérés par l’arrêt Jordan, qui fixe une limite dans le temps aux procédures judiciaires, ce qui permet à des accusés d’éviter de subir leur procès. 

La politique internationale

Les élèves dénoncent l’hypocrisie, le cynisme et le manque de transparence de la société contemporaine. « Tout est interrelié, et l’avenir de la planète est en jeu. Le système est inefficace, car c’est une fausse démocratie. Et l’ALENA, c’est indispensable. Il faut être ouvert au dialogue et trouver des solutions pour éviter la guerre. » 

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Des initiatives porteuses d’avenir

« La Polyvalente Robert-Ouimet se démarque par son approche tournée vers l’action », déclare M. Plante. Dans un effort d’amélioration continue, elle veille à donner une plus-value aux ressources actuellement en place au moyen de mesures proactives, qui sont la pierre angulaire des orientations privilégiées.

Cette année, l’établissement scolaire a mis en œuvre les Études dirigées, en collaboration avec le ministère de l’Éducation, qui se veut un programme de soutien aux apprentissages pour les élèves du parcours régulier.

« C’est un cours de mise à niveau offert après l’école, pendant 10 semaines, à raison de deux soirs par semaine, explique-t-il. Il met entre autres l’accent sur les matières qui font l’objet d’épreuves ministérielles. Les élèves ont d’ailleurs accès au service de transport de l’école pour assurer leur retour à la maison. »

Et pour consolider encore davantage le climat de sécurité qui règne à la Polyvalente Robert-Ouimet, l’endroit a recours aux services d’une éducatrice spécialisée en prévention de l’intimidation. Celle-ci a entre autres formé un comité de prévention de la violence qui vise à promouvoir de bonnes habitudes de vie en collectivité, auquel plusieurs élèves participent.

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Si j'étais ministre...

Si le ministre de l’Éducation était devant vous, quelle principale question lui poseriez-vous? Ou si vous étiez le ministre de l’Éducation, quelle décision prendriez-vous en premier?

Le système éducatif suscite l’unanimité auprès des élèves, qui ont été nombreux à se prononcer sur le sujet : certaines des orientations, des stratégies et des priorités d’action gouvernementales devraient être revues… et corrigées.

Ils estiment en effet qu’il est grand temps d’apporter des changements pour surmonter les défaillances d’un système devenu archaïque et améliorer le protocole d’intervention en milieu scolaire. 

D’emblée, ils mettent en doute certains critères d’évaluation lors des épreuves ministérielles, dont les tests de compréhension de textes en français, qui laissent libre cours aux interprétations divergentes – des interprétations pouvant se solder par des échecs injustifiables même si les élèves maîtrisent la matière. 

Ils partagent d’autres préoccupations communes quant au fait que tous les élèves sont évalués de la même façon. Puisque chacun a ses forces et ses faiblesses, le gouvernement devrait admettre l’idée qu’une approche plus personnalisée pourrait être bénéfique.

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École secondaire Paul-Germain-Ostiguy : sa mission, ses valeurs et son projet éducatif

En franchissant les portes de l’école Paul-Germain-Ostiguy, on découvre un milieu de vie enrichissant, jumelé à un climat d’apprentissage convivial, où les membres de la direction et le corps professoral sont animés d’une motivation tangible pour que chaque élève ait l’occasion de s’épanouir dans son parcours scolaire.

Ayant pignon sur rue au cœur d’un quartier vivant et chaleureux à Saint-Césaire, une municipalité au dynamisme avéré, l’école Paul-Germain-Ostiguy est sous la direction de M. Serge Gobat et la direction adjointe de Mme Chantale Mercier. 

« Dans le plus grand respect de l’égalité des chances, nous privilégions un engagement soutenu envers la réussite des élèves, dans un contexte pédagogique diversifié, qui incite à la persévérance scolaire, indique M. Gobat. En plus des 10 intervenants qui gravitent dans l’univers scolaire, notre école fait appel au service de 35 enseignants engagés. »

Parmi ceux-ci se trouve M. Charles Perrea, qui a eu la générosité de nous recevoir dans sa classe, en compagnie de M. Gobat, pour se prêter au jeu avec des élèves de secondaire 5.

« Près de 540 jeunes des 1er et 2e cycles du secondaire, incluant les programmes d’alternance études-travail, fréquentent notre établissement d’enseignement, précise M. Gobat. Les élèves proviennent des municipalités environnantes, soit Ange-Gardien, Sainte-Brigide-d’Iberville, Saint-Paul-d’Abbotsford, Rougemont et Saint-Césaire. C’est une école où le sentiment d’appartenance des élèves, le dévouement du personnel et le partenariat école-communauté font toute la différence. »

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Dix thèmes et enjeux qui nous préoccupent

Les sujets qui animent la société préoccupent les jeunes. Pour preuve, voici un résumé des opinions et commentaires exprimés par des élèves de l’école Paul-Germain-Ostiguy en vue de cette publication.

L'amitié

Fondamentale et instructive, l’amitié permet de tisser des liens et d’avoir une plus grande ouverture envers autrui. « En plus des activités para­scolaires qui facilitent le rapprochement entre les élèves, comme notre école n’est pas très grosse, l’une de ses principales forces réside dans la dynamique de groupe positive qui la caractérise », dit M. Perrea.

La famille

Certains élèves considèrent que la famille est constituée de modèles qui les poussent à se surpasser; d’autres, d’exemples à ne pas suivre. Reste que pour la plupart d’entre eux, la famille et les liens intergénérationnels jouent un rôle catalyseur. Grâce à eux, ils ont des lignes directrices et se sentent soutenus dans leurs aventures. 

Les réseaux sociaux

Avantageux pour garder le contact avec autrui, les réseaux sociaux ont suscité certaines réserves auprès des jeunes puisqu’ils ne reflètent pas nécessairement la vérité. « Ils ne remplacent pas les vraies amitiés et ne nous montrent pas comment interagir avec les autres. Il faudrait trouver une façon plus créative et pratique de les utiliser. » Léonie Mercier 

L'argent

Tous les élèves ont été catégoriques à ce sujet, l’argent mène le monde. Ils sont conscients de sa valeur, mais affirment que ce n’est pas pour autant un gage de bonheur. « C’est évident que l’argent peut apporter un certain bonheur, mais ceux qui en ont trop n’apprécient malheureusement pas toujours ce qu’ils ont. » William Choquette

L'intimidation

Les élèves sont d’avis que les efforts de prévention doivent se poursuivre, car l’intimidation peut littéralement briser un parcours scolaire. Toutefois, ils demeurent vigilants face à la survictimisation puisqu’ils considèrent qu’être capable de prendre sa place fait partie de la vie en société, d’où l’importance de savoir séparer le vrai du faux.

L'immigration

Pour Sara-Maude St-Laurent et nombre de ses camarades, les immigrants contribuent à notre croissance économique. « Ce sont de bons investissements pour la société, d’autant plus qu’il y a une pénurie de main-d’œuvre dans plusieurs secteurs. Ils nous font découvrir de nouvelles cultures, comme si on voyageait. Mais il faut absolument protéger notre culture, notre langue. »

L'environnement

Les jeunes se sont montrés offusqués par le manque de respect flagrant envers l’environnement et le fait que plusieurs pensent encore que les petits gestes n’ont pas d’impact significatif à plus grande échelle. Ils se sentent pris avec la dégradation écologique causée depuis la Révolution industrielle et craignent d’être frappés de plein fouet par les conséquences futures. 

L'éducation

« L’éducation est le premier investissement à faire sur soi-même », a énoncé M. Perrea pour lancer le débat sur le sujet. Si certaines personnes croient que l’école pourrait techniquement être remplacée par une clé USB, les élèves de sa classe s’entendent pour dire que ce serait une catastrophe pour la société. 

L'autorité

Pour les élèves de la classe de M. Perrea, qui dit société dit règlements en vue de maximiser le bien-être collectif. Si quelques-uns déplorent que des règles doivent s’appliquer à tous parce que des personnes ont adopté des comportements déraisonnables, ils les trouvent néanmoins utiles pour fixer des paramètres et assurer un certain encadrement.

La politique internationale

La vie au-delà de nos frontières est un enjeu primordial pour les jeunes, qui déclarent que c’est un devoir citoyen de savoir ce qui se passe dans le monde. Ils sont convaincus que l’information médiatique est filtrée et pensent que les cours qui portent davantage sur l’actualité sont plus utiles que les cours purement historiques.