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Bien répondre aux besoins des étudiants en maximisant les cours en présentiel
UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE
Bien répondre aux besoins des étudiants en maximisant les cours en présentiel
En contexte de pandémie mondiale, l’Université de Sherbrooke a pris l’orientation de faire les choses autrement et d’offrir un maximum d’activités d’enseignement en présentiel, une orientation qui traduit bien son positionnement habituel : une université humaine avec des pratiques pédagogiques innovantes qui privilégie toujours une expérience étudiante riche et soutient la réussite de nos étudiants et étudiantes.
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Des campus animés et sécuritaires pour favoriser la réussite étudiante à l’Université de Sherbrooke

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Des campus animés et sécuritaires pour favoriser la réussite étudiante à l’Université de Sherbrooke

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Des projets stimulants, des stages enrichissants, une vie étudiante trépidante… L’Université de Sherbrooke a toujours privilégié une approche misant sur la richesse de l’expérience universitaire pour soutenir la réussite de sa communauté étudiante et assurer la qualité de sa formation. Et ce n’est pas un virus qui allait la détourner de sa mission!

Très tôt pendant la pandémie, l’Université de Sherbrooke a déployé tous les efforts pour offrir un maximum d’activités pédagogiques en présence sur ses campus, dans le respect de l’ensemble des consignes sociosanitaires en vigueur. « Malgré la situation, nous voulions que nos étudiantes et étudiants puissent continuer d’expérimenter une vie de campus, des interactions humaines et des apprentissages pratiques, autant d’aspects importants dans un parcours universitaire pour développer son plein potentiel, confronter ses idées à celles des autres et façonner son identité professionnelle », croit Christine Hudon, vice-rectrice aux études.

Contrairement à d’autres universités qui se sont tournées vers l’apprentissage en ligne uniquement, l’Université de Sherbrooke a plutôt usé d’ingéniosité et de créativité avec une formule hybride, à l’image de l’institution : innovante, dynamique et humaine, avec ce souci de bien répondre aux besoins des étudiantes et étudiants et de veiller sur leur bien-être, notamment en brisant leur isolement.

« Notre objectif était clair. Le grand défi était de savoir comment y arriver! Il a d’abord fallu faire l’inventaire de tous nos espaces et de leur capacité COVID. Nous avons la chance d’avoir de grands espaces – pensons au Centre culturel, à nos gymnases, etc. Même l’extérieur a été mis à profit durant l’été! Malgré tout, nous manquions de locaux. C’est là qu’il a fallu être créatifs et proactifs. Les sous-sols d’église, les anciens locaux de La Tribune sur la rue Roy, l’ancien couvent des Petites Sœurs de la Sainte-Famille sont autant d’endroits qui nous ont permis d’accueillir les étudiantes et étudiants. Mais encore fallait-il équiper ces locaux, les brancher à Internet de façon sécuritaire, les doter de l’équipement audiovisuel nécessaire, etc. Des employés de différents services ont ainsi collaboré et mis les bouchées doubles. Une partie de la formation se donnant en ligne, on a revu nos formules pédagogiques et nos professeurs et chargés de cours ont adapté leurs contenus de cours. Notre équipe informatique a aussi agi promptement : le 13 mars, on fermait les écoles. Le lundi suivant, les liens Teams avec les groupes étaient envoyés à tous les professeurs! La mobilisation du personnel a été incroyable, et reflète bien les valeurs de l’Université de Sherbrooke : tous ont collaboré, revu leurs façons de faire et fait de nombreux apprentissages, afin de favoriser la motivation, la réussite étudiante et la santé de tous », poursuit Mme Hudon.

Professeure Christine Hudon, Vice-rectrice aux études à l'Université de Sherbrooke

Un campus totalement sécuritaire

Dès le 1er jour, des règles strictes ont été mises en place. Des escouades sanitaires étudiantes ont également été créées dans chacune des facultés pour que les règles soient connues, comprises et respectées. « La clé, c’est la communication. Notre site Coronavirus est continuellement mis à jour, nous avons aussi créé un centre d’assistance COVID-19 où tous les appels sont dirigés pour répondre aux questions. On a aussi notre propre clinique de dépistage, où, là aussi, on peut répondre aux interrogations et rassurer. »

À l’été 2020, le personnel de l’Université est revenu progressivement sur les campus, « ce qui a permis à chacun de s’acclimater à la nouvelle situation, de s’approprier les mesures sanitaires, de tester certaines choses et de trouver des solutions. Ainsi, à la rentrée de l’automne 2020, nous étions tous prêts. »

Ces efforts ont porté leurs fruits. Non seulement les étudiantes et étudiants apprécient énormément, mais l’Université de Sherbrooke recense très peu d’éclosions sur ses campus, et aucune n’émane de ses classes. « Avec une bonne organisation et des mesures connues de tous, nous avons fait la preuve qu’on peut tenir des cours en présentiel et certaines activités de formation de façon sécuritaire. »

Avec les règles qui se sont resserrées en décembre, l’Université de Sherbrooke a dû diminuer la présence des personnes sur ses campus, mais au retour de la relâche, avec une amélioration de la situation et l’aval de la Santé publique, les étudiantes et étudiants seront de nouveau accueillis en classe. « L’automne prochain, nous pourrons une fois de plus offrir un maximum de cours et d’activités en présence. C’est particulièrement important pour celles et ceux qui commenceront leur parcours universitaire. Quand on arrive dans un nouveau milieu, on a besoin de créer des liens, de développer une appartenance à sa nouvelle communauté, et cela passe par des interactions en personne », rappelle Christine Hudon.

Des étudiants témoignent de l’importance des cours en présentiel

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Des étudiants témoignent de l’importance des cours en présentiel

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Quelques étudiants de l'Université de Sherbrooke nous expliquent de quelle façon le fait de pouvoir aller en classe, malgré la pandémie, a joué un rôle important dans leur motivation et leur intégration à leur nouveau milieu de vie.

« Parmi les raisons qui m’ont fait choisir l’Université de Sherbrooke, la possibilité d’avoir des cours en présentiel à l’automne 2020 a pesé lourd dans la balance. Quand on entame son parcours universitaire, c’est important de pouvoir se retrouver sur le campus, d’avoir l’occasion de rencontrer et de mieux connaître les autres étudiants de sa cohorte. Ça contribue à développer un sentiment d’appartenance au groupe. En physiothérapie, plusieurs cours se donnent sous la formule Apprentissage par problème. On doit donc se préparer individuellement pour bien connaître la matière, puis on travaille sur un cas en petites équipes. Ça nous motive à travailler, étudier, fouiller et à assimiler la matière. Comme les cours touchant les habiletés cliniques se donnaient aussi en présentiel, j’allais ainsi à l’université trois jours par semaine. C’est évidemment plus stimulant : en classe, tu es plus portée à poser des questions, il y a des interactions, toute ton attention est concentrée sur l’apprentissage, alors que dans ta chambre, face à l’ordinateur, tout semble tellement plus intéressant que les notions : le cellulaire, le frigo à côté… J’ai vraiment senti qu’à l’Université de Sherbrooke, on avait à cœur notre santé et nos besoins. Les efforts pour nous accueillir en classe en sont un bel exemple. Je me sens en sécurité, les règles sont strictes et respectées. Nos professeurs sont également là pour nous, ils nous connaissent et veulent notre réussite. »

Darleine Guay-Boisvert, étudiante au bac-maîtrise en physiothérapie

« J’ai choisi l’Université de Sherbrooke à la fois pour sa formation, ses actions en développement durable et sa vie étudiante. Je passe d’ailleurs plusieurs heures chaque semaine à m'impliquer bénévolement à l'université et c'est ce qui rend mon expérience si complète et gratifiante! Je m’engage dans le comité en développement durable Ruche Campus, dans le club de jeux (CJRSS) et je suis toujours partante pour aider des étudiants à partir ou avancer des projets. L’automne dernier, j'ai participé aux escouades Anti-Covid de l'UdeS qui avaient pour but d’offrir à tous les étudiantes et étudiants des lieux sécuritaires sur le campus. Ici, tellement de projets sont possibles!

Avec les cours en ligne, l'implication des étudiants a grandement diminué et je pense que les efforts que met l'université pour permettre les activités en présentiel sur le campus sont essentiels pour assurer la survie des initiatives étudiantes. Faire les cours en présentiel m'a aussi permis de me faire plus facilement des amis dans mon nouveau programme d'études. De plus, j'ai pu rencontrer et discuter avec les chargés de cours, ce qu'on fait moins en ligne puisque nous essayons tous de limiter notre temps de connexion. Après avoir écouté trois heures de cours en ligne, ça donne moins envie de rester connecté après le cours pour jaser et en apprendre plus sur les projets de l'enseignant! L’Université de Sherbrooke a mis en place beaucoup de ressources pour aider ses étudiantes et étudiants : personnellement, j’ai eu accès à la bourse d'aide pour la COVID au début de la pandémie, ce qui m'a grandement aidée. »

Élizabeth Cazeault, étudiante à la maîtrise en environnement 

« Une amie qui étudiait déjà à l’Université de Sherbrooke m’avait dit grand bien de la formation qu’on y donnait en psychologie. Certains cours sont d’ailleurs uniques à Sherbrooke. De plus, la vie étudiante semblait vraiment intéressante! J’ai donc commencé mon bac à l’automne 2020, en pleine pandémie. Heureusement qu’il y avait quand même des activités en présentiel. Il y avait notamment un cours, non obligatoire, qui se donnait sur trois jours en début de session : l’occasion parfaite de rencontrer les autres étudiants de sa cohorte. C’est important de pouvoir se connaître dès le début, car ça nous aide par la suite à former des équipes pour les travaux. Je trouvais aussi important de me faire des amis dans ma nouvelle ville. Même si j’habite à Sherbrooke avec deux copines d’enfance de Rouyn-Noranda, la vie universitaire, c’est découvrir un nouveau milieu, créer des liens avec de nouvelles personnes, des gens qui partagent tes intérêts, ta passion et qui comprennent ta réalité. Mais pour cela, il faut pouvoir se voir en personne. Et puis, ça fait du bien de sortir de la maison, d’avoir à se préparer le matin, bref de faire autre chose que de passer de son lit à son bureau! C’est pourquoi j’apprécie autant les efforts déployés par l’Université de Sherbrooke. On se soucie vraiment de nous : en début de session, on m’a appelée pour savoir si tout allait bien, il y a plusieurs services sur le campus, dont la clinique de dépistage. On sent aussi les professeurs très engagés dans notre réussite. »

Justine Lefebvre, étudiante au baccalauréat en psychologie

« À l’automne, j’ai suivi deux séminaires hybrides. J’allais donc à l’Université deux fois pour des cours d’une heure trente et étais devant mon écran la même quantité de temps. Étant moins de 15 étudiantes et étudiants par cours et habituellement dans un petit local intimiste, nous étions maintenant dans un grand local pour respecter la distanciation. Malgré cet éloignement, nous étions heureux de pouvoir nous retrouver chaque semaine et c’est ce qui a permis de tisser des liens entre nous, liens qui sont beaucoup plus difficiles lorsque séparés d’un écran. Pour ce qui est de la portion à distance, des professeures et professeurs ont fait de réels efforts pour rendre le tout plus dynamique et pour nous faire plus interagir; on voyait qu’ils et elles tentaient d’être à l’écoute de nos besoins. Cette proximité avec les étudiantes et étudiants est le principal atout de l’Université de Sherbrooke. Les professeurs et chargés de cours sont très accessibles et les relations qu’ils et elles entretiennent avec nous sont motivantes. Mais même si je suis une étudiante ultra motivée, j’avoue qu’en ligne, j’ai de la difficulté à rester concentrée très longtemps et surtout à me sentir impliquée dans mon apprentissage. Les cours en présentiels m’ont donc aidée à entretenir cet amour d’apprendre. Je suis aussi habituée à m’impliquer dans mille projets et la pandémie a tout annulé. Mes cours sont devenus mes seules occasions pour socialiser et bouger un peu! »

Sabrina Asselin, étudiante à la maîtrise en études françaises

« J’ai été attiré à l’Université de Sherbrooke par son excellent programme en génie électrique qui me permet de mettre immédiatement en pratique les notions que je vois grâce à l’apprentissage par problèmes. De plus, avec le programme coop, j’ai la chance de pouvoir vivre une première expérience en milieu de travail dès ma première année. Sans oublier la vie étudiante reconnue de l’UdeS et la possibilité de mener des projets au studio de création. J’ai donc entamé ma formation à l’automne 2020, en format hybride, ce qui permettait de bénéficier d’une grande partie de mes cours en présentiel. Pour les travaux d’équipe, nous pouvons aussi les faire à l’université dans le respect des mesures. Le fait de pouvoir garder contact avec l’université et d’y passer une bonne partie de mon temps d’étude a grandement aidé à ma motivation scolaire. Je me considère chanceux de pouvoir avancer dans mes études en voyant mes collègues de classes et les professeurs en vrai. Ceci permet d’établir un meilleur contact avec ceux-ci. De plus, étant nouveau à Sherbrooke, j’ai pu apprendre à connaître de nouvelles personnes plus facilement en les côtoyant. Finalement, ma formation requiert la maitrise de nombreux appareils, très dispendieux et nécessitant qu’on les manipule pour apprendre à bien les utiliser. Donc, sans la possibilité de bénéficier d’heures de formation en présentiel, je vois difficilement comment j’aurais pu développer toutes les compétences que nous avons acquises avec ces outils.

Sacha Bilodeau, étudiant au baccalauréat en génie informatique
Être en classe, un facteur positif pour la motivation

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Être en classe, un facteur positif pour la motivation

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Pourquoi offrir des cours en présentiel est si important pour la réussite scolaire? Jonathan Smith, professeur au Département d’enseignement au préscolaire et au primaire de la Faculté d’éducation de l’Université de Sherbrooke, s’intéresse comme chercheur à la motivation scolaire. Il a récemment publié les résultats d’une étude qui nous offre quelques pistes de réponses.

En janvier 2020, Jonathan Smith et ses collaborateurs sondaient des élèves de 3e et 4e secondaires afin d’évaluer leur motivation scolaire. Puis est arrivée la COVID-19. Souhaitant vérifier si la motivation de ces élèves avait pu subir des dommages dans ce contexte sans précédent, ils ont sondé à nouveau ces élèves. « On s’attendait à ce que leur motivation ait connu un déclin. La situation est actuellement très anxiogène. Nous avons toutefois été surpris de constater que plusieurs indicateurs motivationnels étaient demeurés relativement stables et que l’un d’entre eux s’était même amélioré. Il s’était donc passé quelque chose et il y avait lieu de penser que le retour en classe avait eu un certain effet positif. On remarquait d’ailleurs que les signes encourageants ressortaient davantage chez les élèves extravertis : le fait de pouvoir interagir à nouveau avec les pairs et les enseignants et de pouvoir compter sur leur soutien a pu avoir un certain effet compensatoire », explique le professeur-chercheur qui aimerait éventuellement procéder à une troisième prise de mesures et saisir cette fois l’occasion pour réaliser des entrevues et poser des questions qui permettraient de faire une interprétation plus juste des résultats qui ressortent.

« Dans nos recherches, nous reconnaissons trois besoins qui sont à la source de toute motivation et cela inclut celle qui est éprouvée plus spécifiquement envers les apprentissages : les besoins de compétence, d’autonomie et d’affiliation sociale. Avec la formation en ligne, nos étudiants sont appelés à exercer une plus grande autonomie. Ils ont aussi accès à moins de rétroactions, ayant peu de contacts directs avec leurs professeurs. Puis, ils se trouvent à être privés de certaines interactions alors qu’on sait que celles-ci constituent une source de soutien et de réconfort. Le contexte particulier que nous vivons pourrait donc être préjudiciable pour la motivation. La décision de permettre aux jeunes de réintégrer l’école était donc justifiée. L’être humain est un être relationnel. Il a besoin de contacts, et c’est encore plus vrai en contexte de crise. Lorsque ça va mal, on va naturellement vers les autres pour être soutenu. »

Professeur Jonathan Smith, Faculté d'éducation de l'Université de Sherbrooke

Comment nourrir sa motivation

Quelles sont les composantes ou dimensions qui contribuent à la motivation scolaire? « La motivation se nourrit notamment de notre sentiment de compétence, de l’intérêt qu’on a envers les apprentissages et de la valeur qu’on y accorde ainsi que des buts qu’on poursuit en lien avec les apprentissages », explique M. Smith.

« Le contexte actuel est susceptible de mener les élèves à éprouver des doutes tant en ce qui concerne leurs capacités que la valeur des situations qui leur sont proposées et ce n’est pas un bon moment pour se fixer des cibles trop audacieuses. Il vaut mieux plutôt de se fixer pour objectif de préserver ses acquis, de ne pas prendre de retard. Le moment est d’ailleurs bien choisi pour revoir ses méthodes et stratégies d’apprentissage et en explorer des nouvelles. Surtout, il faut s’accorder des moments de répit », conseille Jonathan Smith aux étudiantes et étudiants.