Chanel Alepin, d’Alepin Gauthier Avocats inc.

À votre tour!

Chanel Alepin: Amener l’entreprise à un autre niveau

«Nos parents sont des passionnés de leur profession et de leur entreprise. À force de les voir s’épanouir, nous avons intégré l’idée, mon frère et moi, que nous voulions nous aussi avoir du plaisir. Pour nous, reprendre le cabinet d’avocats qu’ils ont fondé devenait naturel et notre objectif consiste maintenant à l’amener à un autre niveau.»

Depuis 2012, Me Chanel Alepin con­centre sa pratique en litige fiscal au sein de l’entreprise lancée en 1978 par Mes François Alepin et Brigitte Gauthier. Aujourd’hui, l’équipe d’Alepin Gauthier Avocats inc. compte 45 employés, dont 28 juristes. Relève identifiée dès le départ, les enfants du couple agissent présentement en codirection et prennent les décisions de concert avec les deux fondateurs, assumant cependant de plus en plus de responsabilités.

«Nous avons fait des stages dans d’autres cabinets, mais nos parents nous ont rapidement vu prendre le relais de l’entreprise familiale. Avec le temps, la place que nous occupons, Maxime et moi, va en grandissant et le but, c’est de parvenir à tenir le volant à quatre mains! Tout n’était toutefois pas acquis d’avance et je me rappelle avoir entendu mon père dire que nous devions d’abord commencer par être de bons avocats», relate la jeune entrepreneure.  

Les deux générations arrivent à très bien cohabiter. Pour Chanel Alepin, l’essentiel est de concilier les visions des cédants et des repreneurs pour répondre aux impératifs d’équilibre et de croissance. Pour elle, assurer une continuité signifie également de garder et d’honorer les valeurs d’éthique et de transparence cultivées par ses parents. «Ils innovaient tous les jours pour faire avancer l’entreprise; il est donc nécessaire d’innover nous aussi», croit-elle.

Encore plus loin

Non seulement Me Alepin participe-t-elle à l’essor de la firme lavalloise, mais elle s’emploie, de plus, à soutenir le transfert des entreprises familiales québécoises. Si sa contribution passe par son engagement au conseil d’administration du CTEQ, elle s’exprime en outre à travers le groupe La Relève en famille en affaires qu’elle a cofondé. Depuis 2014, en appui aux besoins des entrepreneurs, des cellules de partage et d’apprentissage ont été créées.

«Mon frère Maxime n’est pas en reste puisqu’il est à l’origine d’une initiative chef-relève mise en place il y a un peu plus d’un an dans l’entreprise. À notre connaissance, avec Bras Droit, Alepin Gauthier Avocats est devenu le premier cabinet qué­bécois à proposer un service de tarifi­cation alternatif offrant des conseils juridiques téléphoniques illimités à ses clients. Les PME ont ainsi accès à un abonnement annuel», termine avec fierté l’avocate.

SECRETS DE RÉUSSITE

Les défis  
Le repreneuriat familial, ça doit se faire dans le respect du rythme de chacun et dans la flexibilité. À noter également qu’il faut éviter le piège de la «fille à papa» et savoir faire ses preuves afin de gagner la confiance de tous et se montrer à la hauteur des défis.

Les bonnes pratiques 
S’entourer d’experts et de gens qui vivent la même chose que nous est une bonne idée. Le repreneur ne peut pas non plus se contenter de faire un copier-coller des façons de faire de la génération précé­dente. Le monde, lui, continue d’évoluer! 

Un conseil 
Tant pour le cédant que pour le repreneur, le but est de bien communiquer sa façon de voir les choses et de le faire avec l’équipe. Entre les chefs et la relève, avec la famille, les employés, les fournisseurs, il y a très souvent des non-dits, voire des tabous.

À PROPOS DU CTEQ

Créé en 2015, le CTEQ coordonne les démarches des repreneurs et des cédants dans leur projet de transfert d’entreprise. Présente sur tout le territoire québécois, son équipe de conseillers propose des formations et des événements (sommets, conférences, 5@7, etc.), mais aussi un service de mise en relation et de référencement d’occasions de reprise et de profils de repreneurs, l’INDEX. 

Le Centre de transfert d’entreprise du Québec (CTEQ) poursuit sa mission et rayonne de plus en plus dans le milieu économique. Dans cette série d’articles, découvrez l’engagement de personnalités d’affaires qui partagent tellement la même vision du CTEQ qu’elles ont choisi d’en devenir des ambassadeurs ou des membres du conseil d’administration.

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