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Le gardien des Sags, Alexis Shank.
Le gardien des Sags, Alexis Shank.

Alexis Shank a un pied dans le livre des records

Marc-Antoine Côté
Marc-Antoine Côté
Le Quotidien
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Alexis Shank ne s’en fait pas trop avec ses statistiques personnelles. À preuve, c’est l’auteur de ces lignes qui lui a appris n’être qu’à trois petits gains de devenir le gardien le plus victorieux de l’histoire de l’organisation, devant un certain Félix Potvin.

C’est également l’un de ses coéquipiers, la veille, qui lui a fait remarquer n’être qu’à deux blanchissages de surpasser la marque de Christopher Gibson, qui en a cumulé 13 durant ses quatre saisons à Chicoutimi.

S’il dit son attention davantage portée sur les résultats de l’équipe sur la glace, Alexis Shank trouve très « flatteur » de voir son nom apparaître dans un groupe aussi sélect.


« C’est sûr que c’est plaisant. Il y a tout le temps eu de bons gardiens à Chicoutimi, donc le fait de savoir que je peux égaliser ou dépasser le record de bons gardiens comme ça, c’est l’fun. »
Alexis Shank

Le portier des Sags aurait toutes les raisons du monde de prêter une attention plus particulière à ses chiffres, cette année, lui qui est le meneur de la ligue pour la moyenne de buts alloués (1.86) et le pourcentage d’arrêts (.925), en plus d’arriver au deuxième rang pour les jeux blancs (3). Sauf que celui-ci n’offre que des réponses au « on », lorsque questionné sur son jeu individuel.

« Mes joueurs en avant ont une grosse partie à jouer dans mes statistiques. Ils ne laissent pas beaucoup de chances en avant de moi, ce qui me donne confiance. C’est donnant-donnant, eux me donnent confiance et moi je leur donne confiance, peut-être en faisant un gros arrêt dans le match. En ce moment, on va bien et on se prépare vraiment pour les séries. »

Après un début de saison personnel qu’il qualifie de plus difficile, en raison de l’irrégularité des activités notamment, le Lavallois se dit maintenant de retour au sommet de sa forme mentale et physique, fort de ses nombreuses années d’expérience dans son uniforme bleu. Il dit aussi s’habituer à jouer des matchs moins occupés devant la cage des siens, au cours desquels il est appelé à faire des arrêts moins nombreux, mais tout aussi importants.

« Quand tu reçois beaucoup de lancers, c’est facile de rester concentré, vu qu’ils sont tout le temps dans la zone et que t’es bien réchauffé. Mais c’est plus dur de rester concentré mentalement quand le jeu est loin. [...] Donner un but dans un match où l’adversaire ne lance pas beaucoup, ça peut leur donner du momentum et tout changer. C’est un peu plus dur mentalement, mais il faut faire avec aussi, je ne peux pas me plaindre de ça. »

Alexis Shank aimerait bien couronner son passage à Chicoutimi d’un championnat. En étant à sa dernière saison chez les Sags, le cerbère doit toutefois penser à l’après également. Que ce soit par le biais d’un contrat professionnel ou d’un saut au hockey universitaire, il souhaite se rendre « le plus loin possible ».

Le gardien de 21 ans croit d’ailleurs sa relève bien assurée avec Sergei Litvinov.

« J’essaie de lui montrer le meilleur exemple que je peux. Juste lui tout seul, il est capable de se motiver, il fait les bonnes affaires. Pour son âge, c’est un des gars que j’ai vu qui travaillait le plus fort et qui aimait le plus le hockey. Pour vrai, il vit presque pour le hockey. Je pense qu’il va être un excellent gardien pour les prochaines années, je n’ai pas de doute avec ça. »