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Rémi Poirier reçoit en moyenne six tirs de moins par match qu’à ses deux premières saisons avec les Olympiques en 2020-21.
Rémi Poirier reçoit en moyenne six tirs de moins par match qu’à ses deux premières saisons avec les Olympiques en 2020-21.

Nouvelle réalité pour Rémi Poirier

Jean-François Plante
Jean-François Plante
Le Droit
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Rémi Poirier avait l’habitude d’être bombardé chaque fois qu’il plantait ses patins devant la cage des Olympiques de Gatineau.

Recrue dans la LHJMQ à 17 ans, il affrontait en moyenne 34,3 tirs par match. Dans les séries éliminatoires, les Voltigeurs de Drummondville l’avaient mitraillé de 45 tirs par match en moyenne. Une fois, durant la saison, les Huskies de Rouyn-Noranda l’avaient poivré de 60 tirs. Il avait effectué 52 arrêts.

À 18 ans, il est devenu le gardien numéro un d’un club en reconstruction. Il a vu plus d’action et plus de tirs. Environ 34,8 par match. Durant la saison arrêtée par la COVID-19, il a connu sept matches de plus de 40 tirs et deux autres de plus de 50 tirs.

Cette année? À 19 ans et maintenant repêché par les Stars de Dallas, sa moyenne de tirs par match a fondu à 28,5 tirs et ça tient compte du week-end d’ouverture à Val-d’Or où les Foreurs avaient envoyé respectivement 47 et 42 rondelles vers son filet.

«Notre système n’était pas encore au point à ce moment-là, mais ç’a beaucoup diminué depuis», avance le gardien natif de Farnham.

Habitué à sentir le caoutchouc après chaque match des Olympiques, il a dû faire des ajustements sur la dernière ligne de défense d’un club plus talentueux et mieux structuré défensivement.

«Pour l’équipe, c’est très bon de limiter les tirs de l’adversaire. Moins j’en ai, moins ils peuvent compter. En même temps, si j’ai choisi la position de gardien, c’était parce que j’aimais bloquer des rondelles! J’ai parlé à quelques gardiens à travers la ligue. Nous préférons tous recevoir beaucoup de tirs pour garder le rythme.»

S’il transpire moins qu’à l’habitude dans ses matches, Rémi Poirier a dû travailler l’aspect mental de sa position cette saison.

«J’ai profité de la transition pour travailler mon jeu mental. Quand tu bloques plein de tirs, c’est très valorisant. Dans un match de 2-2, quand l’autre gardien a fait 34 arrêts et que tu en as juste 16, tu as l’impression de ne pas être à la hauteur.»

À sa troisième saison avec les Olympiques de Gatineau, Rémi Poirier a une moyenne de 2,49 buts accordés par match et un pourcentage d’efficacité de ,913.

Rémi Poirier n’a pas besoin de fouiller bien loin pour trouver des exemples où une longue séquence inactive peut nuire à sa préparation du prochain tir.

«Dans le dernier match contre Drummondville, ç’a pris 15 minutes avant qu’ils lancent une première fois. Il faut que tu sois prêt. Le premier tir peut arriver de la ligne rouge ou ça peut être une échappée. Il faut trouver des trucs pour rester le plus actif possible.»

S’il a arrêté le premier tir de loin des Voltigeurs, ceux-ci ont fait preuve d’opportunisme pour marquer deux buts en l’espace de 12 secondes sur les deux tirs suivants. Les Voltigeurs ont pris l’avance 2-0 et ils ne l’ont plus jamais perdue.

À ses deux premières années avec les Olympiques, parce qu’il était sollicité de toutes parts, il avait l’impression de contribuer aux victoires des siens. Ce sentiment est plus difficile à vivre dans des matches de moins de 25 tirs.

«Quand tu gagnes en dépit d’avoir affronté 40 tirs, tu sais que tu as été un élément important dans la victoire. Tu sens que tu as eu une influence directe sur le résultat. Quand tu donnes quatre buts sur 22 tirs, c’est moins l’fun

Il n’y avait jamais pensé auparavant, mais Rémi Poirier pense que ce fut probablement une bonne chose d’avoir fait partie d’un club en reconstruction avant son repêchage dans la LNH.

«Ça m’a sûrement permis de me faire voir un peu plus. Le timing a été bon pour ça.»

Dallas ou Gatineau ?

Utilisé dans 23 des 29 matches des Olympiques dans cette saison, Poirier s’est arrangé pour se faire voir à profusion par les Stars de Dallas.

«Je leur parle toutes les trois semaines. Rich Peverley, qui s’occupe du développement des joueurs, est venu me voir jouer dans la bulle de Drummondville. Les Stars parlent avec Louis Robitaille aussi. J’ai hâte de pouvoir aller à leur camp l’année prochaine.»

Les deux clans n’ont pas encore discuté de contrat. Les Stars ont deux ans pour s’entendre avec lui, mais comme il a été repêché à 18 ans, Poirier pourrait techniquement revenir avec les Olympiques à 20 ans.

«Ce ne sera pas ma décision. S’ils veulent m’avoir chez les professionnels, c’est ce que je ferai. S’ils veulent que je revienne à Gatineau, je le ferai. Dans les deux cas, je serai bien content. Nous aurons un méchant bon club la saison prochaine. Le déménagement au Centre Slush Puppie est tout aussi excitant.»