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Seul représentant de la région parmi les arbitres en chef de la LHJMQ, Marc-Antoine Chagnon continue de vivre sa passion malgré la pandémie.
Seul représentant de la région parmi les arbitres en chef de la LHJMQ, Marc-Antoine Chagnon continue de vivre sa passion malgré la pandémie.

Une saison hors du commun pour les arbitres de la LHJMQ

Jonathan Gagnon
Jonathan Gagnon
La Voix de l'Est
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COVID-19 oblige, la saison 2020-21 de la Ligue de hockey junior majeur du Québec ne ressemble à aucune autre auparavant. À l’image des joueurs, entraîneurs et dirigeants, les officiels sont forcés de s’adapter. La Voix de l’Est a discuté de ce contexte de travail inédit avec Marc-Antoine Chagnon, seul représentant de la région parmi les arbitres en chef du circuit Courteau.

Au moment de l’entrevue dimanche après-midi, Chagnon revenait de «l’environnement protégé» créé au Colisée Financière Sun Life de Rimouski. Du 2 au 7 février, l’Océanic a successivement affronté les Remparts de Québec (deux fois), le Drakkar de Baie-Comeau, puis les Cataractes de Shawinigan.

Les officiels doivent eux aussi respecter rigoureusement le protocole sanitaire développé par la LHJMQ. Ils sont tenus de passer un test de dépistage de la COVID-19, puis de s’isoler complètement trois jours avant leur départ vers une «bulle». Trois autres tests sont nécessaires durant leur séjour.

«On est essentiellement limités à nos chambres d’hôtel. À l’aréna, on doit porter le masque en tout temps, sauf sur la glace», explique Marc-Antoine Chagnon.

«C’est un processus assez demandant, c’est certain qu’il faut être passionné. Comme c’est une année spéciale, je prends mes vacances pour aller faire quelques bulles. La nature de mon autre travail [à la succursale granbyenne de Trévi] fait en sorte que ça se marie assez bien», ajoute le Granbyen, qui fêtera son 30e anniversaire ce vendredi.

Chagnon reconnaît que le fait de vivre seul, et surtout sans enfant, simplifie grandement les choses.

La pandémie a également bousculé les habitudes des arbitres sur la patinoire. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, l’absence de spectateurs dans les gradins n’est pas que positive.

«C’est plus facile pour la communication avec les joueurs et les entraîneurs. Quand tu donnes un avertissement, tout le monde l’entend. Par contre, les partisans te gardent aussi sur le qui-vive. Ça te tient dans la game», souligne Chagnon.

Ce dernier affirme avoir été agréablement surpris par le niveau de jeu cette saison.

«Malgré la COVID, plusieurs clubs ont décidé de faire des échanges et d’y aller all in. L’intensité est au rendez-vous, on sent que tout le monde veut gagner.»

Heureux de son sort

Marc-Antoine Chagnon en est présentement à sa 15e année comme arbitre, et sa sixième dans le circuit Courteau. Il a d’abord œuvré comme juge de lignes pendant deux ans avant d’obtenir le statut d’arbitre en chef.

Le Granbyen répondrait à l’appel si on lui offrait de passer au niveau supérieur. Il n’en fait toutefois pas un objectif de carrière.

«L’approche par rapport à l’arbitrage a un peu changé. La Ligue nationale recrute surtout d’anciens joueurs. C’est sûr que ça influence mon cheminement.»

«De toute façon, je vois la LHJMQ comme un accomplissement en soi. Le mix avec un autre boulot fait parfaitement mon bonheur.»