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Douze ans près la fin de son dernier mandat dans la LHJMQ, Danny Gélinas est de retour comme recruteur pour le compte des Islanders de Charlottetown.
Douze ans près la fin de son dernier mandat dans la LHJMQ, Danny Gélinas est de retour comme recruteur pour le compte des Islanders de Charlottetown.

Retour aux sources pour le recruteur Danny Gélinas

Jonathan Gagnon
Jonathan Gagnon
La Voix de l'Est
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Certains disent qu’on peut «sortir un homme du hockey», mais pas «sortir le hockey de l’homme». L’histoire de Danny Gélinas semble confirmer cet adage. Douze ans après la fin de son dernier mandat dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, le Bromontois d’adoption est de retour comme recruteur pour le compte des Islanders de Charlottetown.

«J’ai replongé pour la passion, pour le trip, explique l’homme de hockey de 48 ans. Comme je le dis souvent, je ne suis pas membre d’aucun club social. Moi, ma gang, c’est les gars de hockey au Québec. Mes meilleurs chums se trouvent parmi eux.»

«Je me considère chanceux sachant que plusieurs équipes ont fait des coupures et que plusieurs dépisteurs se cherchent du travail présentement.»

Même si deux autres formations de la LHJMQ l’ont approché l’an dernier, Gélinas a préféré «retourner en territoire connu». Il avait jadis été l’un des premiers employés embauchés — «avant même le coach Gaston Therrien !» — par le Rocket de Montréal, dont les opérations ont éventuellement été transférées à l’Île-du-Prince-Édouard.

«C’est un peu comme si je bouclais la boucle», confirme le natif de la Mauricie, qui enseigne également l’histoire à l’école secondaire du Verbe Divin à Granby.

Prêt à replonger

Outre le Rocket, Danny Gélinas a successivement travaillé pour les concessions de Verdun, Laval, Halifax, Victoriaville, Lewiston et Baie-Comeau dans le circuit Courteau entre 1991 et 2008.

Il a pris un important pas de recul alors que sa femme, Geneviève, venait de «subir une grosse opération». Le couple attendait également la naissance de son fils.

Puisque Sidney vient d’avoir 11 ans et que les circonstances s’y prêtent davantage, Danny a décidé de renouer avec le milieu du hockey junior.

«Sincèrement, il n’y avait pas un matin où je prenais ma douche sans penser à la game. Du hockey, j’en mange et j’en mangerai toujours», affirme l'auteur de la chronique «La page du Kid», disponible chaque samedi sur toutes les plateformes de La Voix de l'Est.

«En donnant un coup de pouce aux Inouk la saison dernière, la piqûre est revenue. Le recrutement, c’est comme le bicycle, ça ne se perd pas...»

Un boulot différent en temps de pandémie

Le mandat principal de Danny Gélinas avec les Islanders devait être de scruter les meilleurs espoirs du Centre-du-Québec, de l’Estrie et de la Rive-Sud de Montréal. Mais puisque la plupart des ligues québécoises sont paralysées depuis le printemps 2020, il a aussi tourné son attention vers les Maritimes, où des matchs étaient toujours disputés jusqu’à tout récemment.

Le Bromontois a tout de même décortiqué chacune des parties présentées à la fin novembre dans la première «bulle» de la LHJMQ à Québec. Alors que la période des transactions tire à sa fin, tous les rapports et analyses sont les bienvenus.

Même si l’échantillon disponible est somme toute raisonnable, le métier de recruteur est évidemment bien différent en temps de pandémie. «En partant, la caméra suit la rondelle, elle ne te donne pas tous les angles. Ça fait une grosse différence», souligne Gélinas.

«En étant loin de l’aréna, on est aussi privés d’un contact direct avec les entraîneurs, les joueurs et leur entourage.»

En fait, l’ex-résident de Saint-Pie s’ennuie même des trajets en voiture ! «Dans le milieu, on a tous nos routines et nos rituels. Sincèrement, j’aime tous les aspects du scouting.»

Malgré les restrictions en vigueur et ses fonctions d’enseignant, Danny Gélinas a néanmoins pu visionner près de 150 matchs au cours des derniers mois.

«J’en ai vu assez pour dire que le prochain repêchage sera très bon à toutes les positions !»