C’est la deuxième fois que Stéphane Girard se présente sous la bannière du NPD dans Chicoutimi-Le Fjord.

Atteint de dystrophie musculaire, le candidat du NPD dans Chicoutimi-Le Fjord fait campagne différemment

Candidat du Nouveau Parti démocratique (NPD) dans Chicoutimi-Le Fjord, Stéphane Girard mène une campagne électorale différemment. Le porte-à-porte, les visites dans les commerces et les tournées de centres commerciaux... difficile pour l’ancien enseignant atteint de dystrophie musculaire. L’absence de rampe dans les résidences et bien des commerces l’empêche de faire comme tout le monde.

« C’est évident que je ne peux pas aller faire une tournée de résidences. La vie m’a donné ça. Je vis avec. Mais je me fais connaître différemment. Heureusement, les réseaux sociaux et les médias sont là pour parler de ma candidature. J’ai des bénévoles qui m’aident à accrocher les pancartes », exprime M. Girard.

« On vit beaucoup dans le paraître et moins dans l’être. Mais je ne veux pas que les gens pensent que ma chaise roulante va m’empêcher de faire le travail de député. On (les handicapés) veut être considérés comme monsieur et madame Tout-le-monde. Les défaites, c’est pour les perdants », ajoute le candidat.

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Ce n’est pas la première fois que Stéphane Girard se lance dans une campagne électorale. Il a été candidat en 2008, avant la vague orange. L’ancien enseignant, également auteur à ses heures, vote NPD depuis les années 80.

Il avait donné son premier vote à Mustapha Elayoubi, l’actuel président de l’Association islamique du Saguenay-Lac-Saint-Jean, se rappelle-t-il.

« J’ai toujours voté NPD. La justice sociale et l’environnement, ce sont des valeurs qui me sont chères. Je m’impliquais au sein du parti, mais c’est vraiment à l’arrivée de Jack Layton que j’ai décidé de me lancer. Je me suis dit que je devais faire ma part et tenter de faire changer les choses. »

« Si l’aventure m’amène à Ottawa, tant mieux. Sinon, les gens qui décideront de voter M. Martel (les conservateurs) vivront avec les conséquences de leur choix. Quand je vais me coucher le soir, je dors avec la conscience tranquille », laisse tomber M. Girard, en décochant une flèche au candidat en avance dans les sondages.

L’environnement est une des priorités de M. Girard. Mais il ne s’oppose pas aux différentes industries et à leur croissance. Il préfère user de diplomatie.

« Les entreprises ont fait des efforts dans les dernières années, notamment en forêt et dans le secteur de l’aluminium. On a encore du chemin à faire, mais il ne faut pas leur taper sur la tête. On a intérêt à passer par des encouragements, par des outils, de l’aide », plaide-t-il.

En ce sens, M. Girard souhaite augmenter le financement fédéral pour la recherche à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), des recherches visant à moderniser les entreprises existantes.