Luc Picard

Luc Picard en tournage à Trois-Rivières

Trois-Rivières — Ne soyez pas surpris si vous croisez le comédien Luc Picard dans les rues de Trois-Rivières d’ici les prochaines semaines. Le célèbre comédien québécois sera en vedette d’un court métrage qui sera tourné à Trois-Rivières. Le court métrage Saint-Sacrifice, du réalisateur originaire de Gentilly Jean-Claude Leblanc, prendra vie dans les rues du quartier Saint-Philippe et au cœur du parc Victoria entre le 14 et le 20 avril prochain. Un tournage qui s’annonce excitant pour le réalisateur, qui en sera à son second court métrage.

Saint-Sacrifice racontera l’histoire d’un homme qui, en mourant, constate qu’il y a une vie après la mort, explique le réalisateur. «Quelques mois auparavant, l’homme avait perdu sa femme. Lorsqu’il arrive dans cette vie après la mort, il comprend que sa femme existe dans cette vie, et fera tout pour la retrouver», résume celui qui est également propriétaire de la Taverne Royale, où se déroulera une partie du tournage. C’est Luc Picard qui incarnera le rôle principal de ce récit.

Le réalisateur Jean-Claude Leblanc tournera Saint-Sacrifice aux abords du parc Victoria en avril, avec le comédien Luc Picard dans le rôle principal.

L’histoire a d’ailleurs été inspirée par un fait divers qui se serait produit à la taverne, il y a environ 15 ans. Selon les habitués de la place, un homme s’était présenté pour prendre une bière mais n’allait visiblement pas bien. Il est finalement décédé à la taverne alors qu’il buvait sa bière. «On m’a raconté cette histoire en me disant qu’une personne qui était présente était persuadée que cet homme savait qu’il allait mourir, et voulait absolument venir prendre un dernier verre avant de partir. Ça m’a fait me questionner sur tout ça, sur la vie après la mort, sur ce qu’on sait et qu’on ne sait pas», relate le réalisateur, visiblement fort inspiré par les lieux qu’il côtoie quotidiennement.

Ainsi, dans la nuit du 15 au 16 avril, les rues entourant le parc Victoria seront fermées à la circulation pour permettre le tournage de nuit dans le parc Victoria. «On va fermer toutes les lumières dans le parc et autour, et l’endroit va devenir un peu ténébreux. Pour les besoins du film, on veut transformer l’espace comme si on était dans l’autre vie. Il y aura des effets qui nous feront penser à de la cendre, de la poussière», explique M. Leblanc.

Le tournage se déroulera aussi à la Taverne Royale le 14 avril de même qu’à l’extérieur d’une résidence de la rue de La Vérendrye les 16 et 17 avril, énumère Jean-Claude Leblanc. Pour les besoins du tournage, pas moins de 25 personnes ont été engagées, et tout près de 60 figurants sont aussi attendus.

Succès

Il faut dire que Jean-Claude Leblanc avait connu un énorme succès avec son tout premier court métrage, Cauchemar capitonné, qui mettait notamment en vedette le comédien Sébastien Huberdeau. Le film avait été présenté dans tout près de 125 festivals à travers le monde, et avait remporté soixante prix, rappelle le réalisateur de la région.

«C’était inespéré, et je suis très fier de ça. Du même coup, c’est devenu une belle carte de visite», constate-t-il, reconnaissant qu’un tel succès ouvre plus facilement les portes pour la suite des choses.

Toutefois, si la trame de Cauchemar capitonné était l’horreur, le court métrage qui sera tourné à Trois-Rivières sera dans un autre registre. «On est ailleurs», reconnaît Jean-Claude Leblanc.

Pour les besoins du tournage, il va également s’adjoindre les talents des Blood Brothers, ces deux spécialistes en effets spéciaux bien connus au Québec, notamment en raison d’une série documentaire leur étant consacrée sur les ondes de Z Télé. Il fait également appel à la maquilleuse artistique originaire de Trois-Rivières Lorie Hamel, qui a notamment collaboré avec le Cirque du Soleil ainsi que sur de nombreux tournages.

La date de sortie du court métrage n’a pas encore été précisée, mais Jean-Claude Leblanc espère être en mesure de le présenter au tout début de l’été.