«Je me disais que j'allais recruter trois ou quatre des militantes climatiques les plus belles, voluptueuses et brillantes, dont Pamela Anderson et quelques scientifiques, j'allais prendre rendez-vous et nous serions allés nous mettre à genoux devant Trump...» a raconté Jane Fonda.

Jane Fonda a tenté d'amadouer Trump sur le climat

WASHINGTON — L'actrice américaine Jane Fonda a révélé mardi qu'elle avait tenté en vain d'organiser un rendez-vous entre Donald Trump et plusieurs militantes du climat «belles, voluptueuses et brillantes» dont Pamela Anderson, dans l'espoir de le convaincre d'agir contre le réchauffement climatique.

Après avoir proposé l'idée à la fille et au gendre du président, Ivanka Trump et Jared Kushner, Jane Fonda n'a pas eu de réponse et a changé de tactique : elle a déménagé à Washington pour mettre son nom au service de la cause climatique.

«Je connais des hommes du type de Trump, pas aussi mauvais, mais je connais leurs penchants», a dit Jane Fonda lors d'un déjeuner au National Press Club dans la capitale américaine, en expliquant avoir fomenté son plan après l'élection du milliardaire en novembre 2016.

«Je me disais que j'allais recruter trois ou quatre des militantes climatiques les plus belles, voluptueuses et brillantes, dont Pamela Anderson et quelques scientifiques, j'allais prendre rendez-vous et nous serions allés nous mettre à genoux devant Trump...» a-t-elle dit, suscitant des rires.

«On lui aurait dit : Monsieur le président Trump, soyez le héros de la planète, vous avez le pouvoir de devenir l'être humain le plus important à être jamais né, le plus meilleur, parfait, magnifique, énorme, gigantesque, magnifique... à condition que vous protégiez la planète».

L'actrice assure avoir appelé Jared Kushner, qui l'aurait renvoyée vers sa femme «l'écolo de la famille». L'idée aurait amusé Ivanka Trump, mais la fille et conseillère présidentielle n'a jamais donné suite.

Pitié, pas de haine

Jane Fonda, qui fêtera samedi ses 82 ans, ne semble pas entretenir d'animosité à l'égard du président. Il mérite pitié et non haine, a-t-elle soutenu.

«Nous pouvons haïr son comportement! Mais nous devons comprendre que ce comportement est le langage d'une personne traumatisée, et nous ne pouvons pas haïr les gens traumatisés».

Ayant échoué à la Maison-Blanche, Jane Fonda a choisi la médiatisation pour attirer l'attention sur l'urgence climatique. On la voit régulièrement depuis octobre se faire interpeller volontairement par la police le vendredi devant le Congrès, pour troubles à l'ordre public, lors de manifestations pacifiques.