Roi des monstres s’amorce cinq ans après la conclusion de Godzilla, alors que la créature arrive à la rescousse pour réparer les pots cassés.

Godzilla - rois des monstres: espèce en voie d'extinction **

CRITIQUE / Il y a cinq ans, Warner a eu la bonne idée de confier le lancement de la franchise hollywoodienne de Godzilla, après le rachat des droits au studio japonais Toho, à Gareth Edwards (Rogue One). Roi des monstres, le deuxième tome, ne lui arrive pas à la cheville malgré ses prétentions à la continuité du premier volet et son message écologique.

La liste s’allonge : scénario ténu et tiré par les cheveux, dialogues insignifiants, personnages minces, réalisation pauvre, revirements ridicules, prises de vues sombres et survoltées… Les effets spéciaux sont assez réussis, mais ça ne fait pas un film… Surtout quand le récit est très prévisible.

Roi des monstres s’amorce en 2019, cinq ans après la conclusion de Gozilla. La légendaire créature a disparu depuis les évènements de San Francisco. Les Russel se remettent difficilement de la mort de leur fils aîné.

Emma (Vera Farmiga), la mère, tente de sauver le monde au sein de Monarch où elle a mis au point l’Orca, une machine qui capte les ondes des monstres. Mark (Kyle Chandler), le père, a refoulé sa peine dans l’alcool. Madison (Millie Bobby Brown), leur brillante fille de 12 ans, vit un conflit de loyauté.

Monarch a, dans le plus grand secret, recensé la présence de 17 Titans en hibernation, super espèces qui ont régné sur Terre en des temps immémoriaux. 

Emma joint un groupe d’écoterroristes mené par un ex-colonel (Charles Dance). La chercheuse croit qu’en réanimant les créatures dantesques, celles-ci vont rétablir l’équilibre sur notre planète menacée par la surpopulation, la pollution et la propension à la race humaine à exterminer toute forme de vie (ce que les scientifiques appellent l’Anthropocène).

Évidemment, en ouvrant la boîte de Pandore, la bien intentionnée n’a aucune idée des forces qu’elle va déclencher. C’est là que Godzilla arrive à la rescousse pour réparer les pots cassés. 

Façon de parler. Les batailles de monstres servent de prétexte à des scènes de destruction massive, de foules paniquées en fuite, de soldats qui disent «oh! merde» avant de se faire avaler tout rond ou griller… 

Tout ça culminant, comme de raison, au troisième acte avec l’affrontement radioactif ultime qui s’éternise en empruntant les ressorts du film d’horreur...

Michael Dougherty (Krampus) livre le minimum syndical : sa mise en scène manque franchement d’imagination. Répétitive, elle se rabat constamment sur les réactions, souvent en gros plans, des personnages aux apparitions de Godzilla et ses adversaires (dont Rodan et l’hydre à trois têtes Ghodorah, créés par le studio Toho).

Une chance, il y a le spectaculaire Godzilla pour sauver l’humanité de l’extinction (dès fois, on se demande bien pourquoi, mais ça, c’est une autre histoire).

Une scène post-générique laisse présager un troisième volet. Pitié, non.

Au générique

Cote : **

Titre : Godzilla — Roi des monstres

Genre : Science-fiction

Réalisateur : Michael Dougherty

Acteurs : Millie Bobby Brown, Vera Farmiga, Charles Dance, Kyle Chandler

Classement : Général

Durée : 2h12

On aime : Godzilla.

On n’aime pas : le reste.