Ricardo Trogi, réalisation, et Jean-Carl Boucher, meilleur acteur, sont parmi les nommés du gala Iris.

Gala Québec cinéma: «1991» de Ricardo Trogi mène le bal

1991 de Ricardo Trogi a récolté pas moins de 16 nominations aux Iris, décernés lors du gala du cinéma québécois. La comédie du cinéaste originaire de Québec est nommée dans les trois catégories de pointe (meilleur film, réalisateur et scénario), tout comme le très beau Une colonie de Geneviève Dulude-DeCelles (nommés 9 fois) et le percutant À tous ceux qui ne me lisent pas de Yan Giroux (nommés 12 fois).

Logiquement, Jean-Carl Boucher, l’alter ego de Trogi, fait partie des cinq candidats à l’Iris du meilleur acteur. Il aura toutefois fort à faire pour ravir le titre à Martin Dubreuil, reversant dans la peau du poète Yves Boisvert dans À tous ceux…, voire à l’interprétation sensible de Théodore Pellerin dans Genèse

Du côté féminin, on voit mal qui pourrait ravir la palme à Brigitte Poupart pour son intense interprétation dans Les salopes ou le sucre naturel de la peau (dont c’est la seule nomination...). Peut-être Debbie Lynch-White dans le rôle de La Bolduc, dans le film du même nom.

Il sera intéressant de voir si Sandrine Brisson sera capable de répéter son exploit d’il y a neuf ans pour la palme de la meilleure actrice de soutien pour son rôle percutant de Claudette, la «mère» de Ricardo dans 1991. Larissa Corriveau, dans Répertoire des villes disparues, et Céline Bonnier, dans À tous ceux…, font aussi figure de favorites.

Alexandre Nachi, le «père» de Ricardo, est aussi nommé du côté masculin.

Le grand perdant

Pour le meilleur film, le Gala a poursuivi l’élargissement amorcé l’an dernier. Cette catégorie est la seule qui ne se limite pas à cinq films. Ce sont donc sept nommés qui s’y retrouvent, ce qui permet un équilibre entre le cinéma d’auteur (À tous ceux..., Genèse, La grande noirceur) et plus populaire (1991 et La Bolduc). 

C’est donc Philipe Lesage, pour Genèse, et François Bouvier, pour La Bolduc, qui ont été écartés de la catégorie de la meilleure réalisation. Denis Côté, pour Répertoire des villes disparues, et Maxime Giroux, pour La grande noirceur, ont prévalu, un choix logique compte tenu de la grande qualité formelle de leur long métrage respectif.

Double surprise dans la catégorie du meilleur scénario : Avant qu’on explose d’Eric K. Boulianne, et Origami, d’André Gulluni et Claude Lalonde, seront dans la course. Mais la sensibilité de la plume de Geneviève Dulude-DeCelles pour Une colonie est difficile à battre.

Parlant de ce touchant long métrage, soulignons que ses trois jeunes acteurs (Émilie Bierre, Jacob Whiteduck-Lavoie et Irlande Côté) sont sur la ligne de départ pour la Révélation de l’année.

Le grand perdant de ce gala 2019, puisqu’il y en a toujours, est certainement La disparition des lucioles de Sébastien Pilote, qui n’apparaît pas dans le triumvirat de pointe. Ses deux acteurs principaux, Karelle Tremblay et Pierre-Luc Brillant (qui pourrait causer une surprise), sont toutefois en lice. Dans une moindre mesure, on peut citer La chute de l’empire américain de Denys Arcand, nommé seulement quatre fois.

Parmi ces nominations, mince consolation, celle du prix du public, qui pourra aussi voter pour 1991, La Bolduc, La course des tuques et La disparition des lucioles. 

Le gagnant sera dévoilé le soir du gala, tout comme celui de la nouvelle catégorie du meilleur premier film. Dans ce dernier cas, ce sera toutefois un jury qui déterminera le gagnant parmi 18 œuvres.

Le gala, animé de nouveau par Guylaine Tremblay et Édith Cochrane, sera télédiffusé à Radio-Canada le 2 juin, à 20h. 

Pour la liste complète des nommés : gala.quebeccinema.ca

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EN NOMINATION

Meilleur film

1991

À tous ceux qui ne me lisent pas

Genèse

La Bolduc

La grande noirceur

Répertoire des villes disparues

Une colonie

Réalisation

Denis Côté, Répertoire des villes disparues

Geneviève Dulude-DeCelles, Une colonie

Maxime Giroux, La grande noirceur

Yan Giroux, À tous ceux qui ne me lisent pas

Ricardo Trogi, 1991

Scénario

André Gulluni et Claude Lalonde, Origami

Eric K. Boulianne, Avant qu’on explose

Geneviève Dulude-DeCelles, Une colonie

Guillaume Corbeil, Yan Giroux, À tous ceux qui ne me lisent pas

Ricardo Trogi, 1991

Meilleur actrice

Brigitte Poupart, Les salopes ou le sucre naturel de la peau

Carla Turcotte, Sashinka

Debbie Lynch-White, La Bolduc

Josée Deschênes, Répertoire des villes disparues

Karelle Tremblay, La disparition des lucioles

Meilleur acteur

Jean-Carl Boucher, 1991

Pierre-Luc Brillant, La disparition des lucioles

Martin Dubreuil, À tous ceux qui ne me lisent pas

Patrick Hivon, Nous sommes Gold

Théodore Pellerin, Genèse

Actrice de soutien

Sandrine Bisson, 1991

Céline Bonnier, À tous ceux qui ne me lisent pas

Larissa Corriveau, Répertoire des villes disparues

Mélissa Désormeaux-Poulin, Dérive

Natalia Dontcheva, Sashinka

Acteur de soutien

Robin Aubert, Une colonie

Pier-Luc Funk, Genèse

Vincent Leclerc, La chute de l’empire américain

Alexandre Nachi, 1991

Henri Picard, À tous ceux qui ne me lisent pas

Révélation de l’année

Émilie Bierre, Une colonie

Irlande Côté, Une colonie

Lévi Doré, La chute de Sparte

Maripier Morin, La chute de l’empire américain

Jacob Whiteduck-Lavoie, Une colonie