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Cannes : une solide édition fantôme

Cinéma

Cannes : une solide édition fantôme

Mercredi, le président Pierre Lescure et Thierry Frémaux, le délégué général du Festival de Cannes, ont pris place dans la grande salle du cinéma UGC Normandie, à Paris. Le symbole était fort : au lieu de la frénésie habituelle du parterre avide de connaître la sélection officielle de cette 73e édition, que des rangées vides. En regardant la diffusion sur les réseaux sociaux, on prenait la mesure de l’impact de la pandémie sur la planète-cinéma.

Mais on constatait aussi que le Festival restait fidèle à sa mission première : «montrer des films.» Et «on met leur nom sur la carte», a expliqué Thierry Frémaux. Le but? Les accompagner dans des festivals et leur éventuelle carrière en salle avec le sceau officiel de Cannes. À défaut de les voir sur place — c’est une solide sélection, qui oscille entre fidèles et nouveaux visages —, on pourra se reprendre jusqu’à la prochaine édition, en 2021.

«C’est comme une bombe» : Pascal Plante sélectionné à Cannes pour <em>Nadia, Butterfly</em>

Cinéma

«C’est comme une bombe» : Pascal Plante sélectionné à Cannes pour Nadia, Butterfly

Nadia, Butterfly, du réalisateur Pascal Plante, fait partie de la sélection officielle du 73e Festival de Cannes, annulé par la pandémie. Le seul film québécois, canadien même, retenu pour cette édition fantôme 2020 aurait été projeté aux côtés des longs longs métrages de Wes Anderson, François Ozon, Noami Kawase, Steve McQueen, deux fois plutôt qu’une, Thomas Vinterberg, Maïwenn, Lucas Belvaux, Emmanuel Mouret…

«C’est tourné par un homme, mais on a le sentiment qu'on vit avec cette femme du début à la fin. Et c’est tout à fait formidable», a commenté le délégué général Thierry Frémaux en dévoilant la liste des films retenus.

Aide à la culture: soupir de soulagement dans le milieu cinématographique

Cinéma

Aide à la culture: soupir de soulagement dans le milieu cinématographique

L’industrie de la production audiovisuelle a poussé un soupir de soulagement avec l’annonce de la reprise des tournages, le 8 juin. Le feu vert du gouvernement provincial est très favorablement accueilli par Ségolène Roederer, la directrice générale de Québec cinéma.

«C’est en essayant qu’on va repartir la machine. On parle d’industrie, de travail, mais aussi de création et de parole. Il y a un moment où il faut que le sang remonte au cœur, sinon on va mourir d’autre chose que de la COVID!» s’exclame-t-elle.

Quelques films de plus pour Clint Eastwood qui fête ses 90 ans? 

Cinéma

Quelques films de plus pour Clint Eastwood qui fête ses 90 ans? 

LOS ANGELES — Légende des westerns spaghetti et du cinéma américain, Clint Eastwood fête dimanche ses 90 ans mais, fidèle à son image de dur à cuire, l’acteur-réalisateur ne semble pas prêt à remiser sa caméra au placard.

La vedette oscarisée, qui a enchaîné neuf films ces dix dernières années, ne parle pas de retraite et n’aime de toutes façons pas les anniversaires.

«Nous allons juste faire un truc en famille, très, très calme, très feutré», a confié son fils Scott Eastwood, 34 ans, à la télévision.

«On va glisser un gâteau, bien sûr. Il ne va probablement pas aimer ça.»

Né en 1930, Clint Eastwood a à son actif plus de cinquante films et a commencé sa longue carrière avec des petits rôles dans les années 1950 avant d’accéder à la célébrité.

Son succès ne s’est jamais démenti depuis: en novembre dernier, il arpentait encore les tapis rouges de ses longues jambes pour son biopic controversé Le Cas Richard Jewell.

Le long-métrage a été diversement reçu par la critique et s’est surtout attiré des reproches pour avoir dépeint une journaliste sans scrupules échangeant des faveurs sexuelles en échange d’informations.

En vieil habitué des controverses, Clint Eastwood est resté droit dans ses bottes de cowboy.

Venise attend sa Mostra en septembre, signe d’espoir pour le cinéma mondial

Cinéma

Venise attend sa Mostra en septembre, signe d’espoir pour le cinéma mondial

ROME — La 77e Mostra de Venise, qui doit se tenir début septembre, est vue comme une «signe d’espoir» par le monde du cinéma, dans une année marquée par les fermetures de salles, les suspensions des tournages et les annulations de festivals pour cause de pandémie.

La période douloureuse, où un virus a paralysé la planète et fait des dizaines de milliers de morts, a obligé les grandes productions à reporter leurs tournages et les grands festivals à annuler leurs éditions 2020, à commencer par le 73e Festival de Cannes, normalement prévu pour se dérouler en mai.

Plus tardif dans la saison, le rendez-vous vénitien est quant à lui maintenu par ses organisateurs, en particulier son incontournable directeur Alberto Barbera. Il a confirmé vendredi que la 77e édition se tiendrait bien du 2 au 12 septembre.

«Ce sera une édition avec des caractéristiques uniques dans son histoire et pour cette raison aussi on s’en souviendra», a promis M. Barbera, dans une annonce sur son compte Instagram. «Nous ne savons pas exactement ce qui sera possible de faire», a-t-il cependant reconnu, tout en espérant «pouvoir repartir de la meilleure manière possible».

Convaincue qu’à la fin de l’été la situation sanitaire sera plus sûre, l’équipe de la Mostra continue à travailler à l’organisation du festival post-coronavirus, pour respecter les nouvelles règles de sécurité et de distanciation physique.

«Dans le milieu du cinéma, qui naît des idées, des passions, tout le monde pense que le meilleur endroit pour célébrer le septième Art et montrer sa vitalité, c’est le plus vieux festival du monde», explique à l’AFP Giorgio Gosetti, chef de la section parallèle La Giornata degli Autori (La Journée des auteurs), l’une de plus innovantes pendant la Mostra.

«Pas arrêté de travailler»

«C’est comme si nous recommencions à zéro depuis 1932, date de sa création», estime-t-il.

Alberto Barbera a toutefois exclu à plusieurs reprises qu’elle puisse se dérouler en ligne, pour des spectateurs virtuels. Mais nombreux sont les cinéphiles et les amoureux de rendez-vous qui pensent que le nombre de films sélectionnés, généralement plus de 200, et de stars invitées sur le tapis rouge du Lido, sera sensiblement réduit.

«Nous n’avons pas arrêté de travailler», a confié à l’AFP Angela Prudenzi, l’une des membres du comité de sélection du festival, estimant que cette année «les yeux seront tous tournés vers les films, ce qui est une très bonne chose».

La liste des films qui seront projetés en septembre reste secrète. Elle est généralement publiée chaque année à la fin juillet.

Mais problème: le Festival de Cannes va dévoiler mercredi sa propre sélection, une liste de 50 à 60 films bénéficiant de la mention «Cannes 2020», spécialement créé après l’annulation de la 73e édition.

Or traditionnellement, chacun des deux grands festivals du cinéma mondial souhaite la primeur pour sa sélection, et que les films présentés le soient en première mondiale. Qui donc des films choisis cette année par Cannes, et qui forcément ne bénéficieront pas du rayonnement habituel du rendez-vous sur la Croisette?

Certains, comme The French Dispatch de Wes Anderson et le film d’animation Soul des studios Pixar, ont dû repousser leur date de sortie.

Ce pourrait être aussi le cas du dernier long métrage de Nanni Moretti, Tre piani (Trois étages), basé sur le roman éponyme de l’Israélien Eshkol Nevo, et pour lequel le délégué général du Festival de Cannes, Thierry Frémaux, a montré un vif intérêt.

Une mention «Cannes 2020»?

Le magazine de référence Hollywood Reporter assure, lui, que le film du réalisateur italien, grand habitué de la Croisette où il fut palmé (en 2001) et président du jury (en 2012), devrait être présenté dans la Cité des Doges.

Souvent vus comme rivaux, Cannes et la Mostra vont-ils cette fois, vu les circonstances exceptionnelles, réussir à s’entendre?

«Depuis le début de la crise sanitaire, Alberto Barbera et moi-même discutons de la possibilité d’un geste partagé pour l’industrie du cinéma», a déclaré ces derniers jours Thierry Frémeaux. «Nous ne savons toujours pas à quoi cela pourrait ressembler, mais il (Barbera) est ouvert et favorable à l’idée», a-t-il assuré.

«Ceux qui auront le label (la mention) de Cannes ne seront pas projetés à Venise mais ils peuvent être lancés dans d’autres festivals, comme Toronto ou San Sebastian», tempère de son côté Giorgio Gosetti, indépendant de la Mostra mais généralement bien informé.

Pour la Mostra, «le défi consiste à présent à réaliser le festival de façon innovante», constate le documentariste Piero Cannizzaro.

«Le coronavirus nous oblige à chercher de nouvelles solutions, à mettre les mains dans la pâte pour obtenir un autre type de pain. Au final, ce sera positif», assure le réalisateur qui, comme beaucoup de ses confrères, a vu plusieurs projets s’arrêter à cause de la pandémie.

«Qu’une industrie qui souffre en ce moment, comme celle du cinéma, redémarre est un message d’optimisme», s’est félicité quant à lui, dans une interview au journal Il Manifesto, Giona Nazzaro, délégué général de la Semaine de la Critique, une autre des sections parallèles de la Mostra.

La liste: cinq oeuvres pour nous faire voyager

Cinéma

La liste: cinq oeuvres pour nous faire voyager

1. À la dérive (2004), Alexander Payne

Un voyage tumultueux s’il en est un que celui de Miles, un auteur manqué, et de Jack, un acteur périmé. Il est beaucoup question de sexe et de vin dans cette très drôle comédie dramatique, mais ce sont surtout les splendides paysages de la Californie (et ses vignes à perte de vue) qui font rêver. Éric Moreault

Six films francophones seront financés par Téléfilm

Cinéma

Six films francophones seront financés par Téléfilm

MONTRÉAL — Six projets de longs métrages de langue française obtiennent du financement de Téléfilm Canada.

L’organisme fédéral a précisé vendredi que le montant total du financement s’élève à près de 8 M$, et que les projets sélectionnés reflètent la parité hommes-femmes et représentent plusieurs genres et thèmes.

Parmi les films sélectionnés, on compte Arsenault et Fils, de Rafaël Ouellet. Comme le titre le laisse deviner, le long métrage raconte l’histoire de la famille Arsenault, qui tire profit de la chasse illégale et qui fait la loi depuis plusieurs générations dans un petit village du Bas-du-Fleuve.

Monia Chokri, qui s’est rendue à Cannes l’an dernier avec son film La femme de mon frère, obtient cette année du financement pour Baby-sitter, une adaptation d’une pièce de théâtre de Catherine Léger. On y retrouvera le personnage de Cédric, qui perd son emploi à Hydro-Québec après une blague sexiste qui devient virale. Il entreprend alors une thérapie et écrit Sexist Story, un livre qui se veut révolutionnaire et qui dénonce la misogynie. Nadine, exaspérée par l’introspection de son chum, elle-même en manque de rêve et d’adrénaline, se laisse alors tenter par les jeux étonnants initiés par la nouvelle et mystérieuse baby-sitter.

Maxime Giroux s’inspirera de l’affaire Norbourg dans son film, justement intitulé Norbourg. En 2001, à la Commission des valeurs mobilières du Québec, on ne parle que de Norbourg et de son jeune PDG, Vincent Lacroix. L’inspecteur de la Commission, Éric Asselin, reçoit le mandat de surveiller les activités de la firme. Plutôt que de remettre en question les opérations de Norbourg, Asselin se rapproche de Lacroix. Littéralement fasciné par lui, il quitte son poste d’inspecteur et devient bientôt le bras droit du financier. Ensemble, ils mettent sur pied un système frauduleux qui leur permettra de détourner des millions pour s’enrichir. Mais la fête ne pourra pas durer éternellement...

Christine Dallaire-Dupont et Nicola Lemay réaliseront de leur côté Béluga Blues, qui raconte l’histoire de Katak, un jeune béluga de petite taille qui s’en peut plus d’être la risée de son troupeau. Quand sa grand-mère lui confie qu’avant de mourir, elle aurait aimé revoir son amoureux qu’il n’a jamais connu, il décide d’exaucer ce souhait et part en secret vers l’Arctique pour retrouver ce grand-père légendaire.

Catherine Chabot et Myriam Bouchard seront derrière Lignes de fuite, dont la première signera aussi le scénario en compagnie d’Émile Gaudreault. Il s’agira d’une comédie dramatique dans laquelle on sera témoin des retrouvailles mouvementées de trois amies du secondaire.

Enfin, Chloé Leriche a obtenu du financement pour son film Soleils Atikamekw. Le film sera librement inspiré des rêves, impressions et souvenirs des proches des cinq victimes autochtones d’un accident survenu le 26 juin 1977. Une camionnette transportant sept personnes s’était alors échouée dans la rivière du Milieu, au nord de Saint-Michel-des-Saints, tuant cinq jeunes de la communauté de Manawan, tandis que les deux passagers non autochtones s’en tiraient.

Place au court : <em>Le clown</em>

Cinéma

Place au court : Le clown

Place au court est votre rendez-vous avec le court métrage dans nos plates-formes numériques. Découvrez un nouveau film chaque mois. Une collaboration de la coopérative Spira.

Maxime Genois se destinait au droit, mais il y avait cette envie irrépressible du jeu qui bouillonnait en lui. Les auditions au Conservatoire d’art dramatique de Montréal ont fini par le convaincre. Mais avec la vocation venaient aussi des peurs et des appréhensions. Qu’il a cristallisé en réalisant son premier court métrage : Le clown.

<em>The High Note</em>: casser la voix ***

Cinéma

The High Note: casser la voix ***

CRITIQUE / The High Note propose un sujet — la musique et le vedettariat — qui compte déjà sur son lot de classiques, de Presque célèbre à Une étoile est née. Et comme ce dernier, elle mise sur un duo imparable : Dakota Johnson et Tracee Ellis Ross, qui en connaît pas mal sur sujet puisque l’actrice et chanteuse est la fille de la grande Diana Ross !

Le drame musical de Nisha Ganatra ne deviendra pas culte pour autant, mais il a plus d’ambitions que les habituels films hollywoodiens — auquel le scénario de Flora Greeson emprunte d’ailleurs plusieurs schémas connus.

<em>Brumes d’Islande</em>: un homme en colère *** 1/2

Cinéma

Brumes d’Islande: un homme en colère *** 1/2

CRITIQUE / La perte d’un proche peut vous submerger. Surtout s’il s’agit de votre conjointe, que vous chérissez d’un amour inconditionnel. Le drame peut rapidement devenir obsessionnel comme le revêche Brumes d’Islande (Hvítur, hvítur dagur), un magnifique film d’auteur d’Hlynur Palmason.

Le deuxième long métrage du réalisateur islandais, présenté en première mondiale à la Semaine de la critique 2019 pendant le Festival de Cannes, porte une forte signature. Palmason exploite avec beaucoup de bonheur les éléments naturels et paysages de son pays d’origine : la brume du titre, métaphore de l’état d’esprit du personnage principal, le vent hurlant, la mer, les montagnes, les saisons…

<em>Jeanne</em>: une approche radicale de la Pucelle d’Orléans ***

Cinéma

Jeanne: une approche radicale de la Pucelle d’Orléans ***

CRITIQUE / Bruno Dumont est certainement l’un des cinéastes les plus désarçonnants des 40 dernières années. Parfois capable de génie, mais aussi de spectaculaires dérapages. Jeanne, présenté dans la section Un certain regard à Cannes 2019, vient compléter le diptyque sur la vie de Jeanne d’Arc amorcé par un film sur son enfance en 2017. Comme souvent chez le réalisateur français, l’approche s’avère assez radicale.

Jeannette, l’enfance de Jeanne d’Arc avait défrisé beaucoup de gens puisqu’il s’agissait d’une comédie musicale «électro pop-rock» assez déconcertante, merci. Comme d’habitude, Dumont a désiré changer de registre, tout en conservant la même actrice dans le rôle principal (Lise Leplat Prudhomme).

<em>Zombi Child</em>: voyage au bout de la nuit *** 1/2

Cinéma

Zombi Child: voyage au bout de la nuit *** 1/2

CRITIQUE / Bertrand Bonello a eu le goût, après Saint Laurent et Nocturama, d’un film plus modeste, avec une esthétique naturaliste forte. Et de revisiter le phénomène «zombie» au cinéma. Zombi Child relate une étonnante histoire «vraie» et, en parallèle, un non moins surprenant récit d’ensorcèlement.

Le réalisateur français s’est inspiré du destin de Clairvius Narcisse qui, en 1962, aurait été zombifié pour travailler dans l’enfer des plantations de canne à sucre avant de réapparaitre 18 ans après sa mort supposée. Le regretté Wes Craven avait déjà adapté l’histoire sous le titre L’emprise des ténèbres (1987).

<em>Antigone</em> et ses actrices sont sacrées aux Écrans canadiens

Cinéma

Antigone et ses actrices sont sacrées aux Écrans canadiens

Le long-métrage Antigone de Sophie Deraspe a été sacré film de l'année aux Écrans canadiens, jeudi.

Le drame est une adaptation de la pièce antique du même nom de Sophocle. Le film raconte l'histoire d'une jeune immigrée qui cherche à faire évader son frère de prison.

Le film avait été choisi pour représenter le Canada aux Oscars dans la course au meilleur film étranger, mais il n'avait pas été retenu parmi les finalistes.

Deux des actrices du film ont elles aussi été récompensées. Le prix de l'interprétation féminine pour un premier rôle a été décerné à Nahéma Ricci. Celui de l'interprétation féminine dans un rôle de soutien a été remis à Nour Belkhina.

Sophie Deraspe a aussi obtenu l'Écran canadien pour le meilleur montage, qu'elle partage avec Geoffrey Boulangé, et pour la meilleure adaptation.

Le prix du meilleur acteur dans un premier rôle a été attribué à Mark O'Brien dans Goalie.

Rémy Girard a enlevé l'Écran canadien pour l'interprétation masculine dans un rôle de soutien pour son rôle dans Il pleuvait des oiseaux.

Le film The Body Remembers When the World Broke Open co-réalisé par Elle-Máijá Tailfeathers et Kathleen Hepburn peut se consoler par ses trois victoires dans des catégories importantes: meilleur scénario original, meilleure cinématographie et meilleure réalisation.

Le film The Song of Name de François Girard a tout balayé d'un point de vue sonore. Il a été récompensé dans les catégories «meilleur montage sonore», «meilleur son d'ensemble», «meilleure musique originale» et «meilleure chanson originale». Il a aussi obtenu l'Écran canadien pour les meilleurs maquillages.

Le gala des Écrans canadiens devait être présenté le 29 mars, mais il avait été rapporté à cause de la pandémie de COVID-19. Les organisateurs ont finalement choisi d'annoncer les gagnants sur les réseaux sociaux.

Dans une allocution au début de la vidéo, la cheffe de la direction de l'Académie du cinéma et de la télévision canadienne, Beth Janson, a reconnu que son organisation s'était demandé si elle devait aller de l'avant avec les présentations.

«Dire que cela a été difficile pendant les deux derniers mois serait un euphémisme ... Et puis, nous avons tout de même décidé qu'il était important de souligner le travail extraordinaire des créateurs qui nous ont aidés à traverser les jours les plus sombres de ce siècle», a-t-elle déclaré.

LIRE AUSSI: Critique d'Éric Moreault

COVID-19 : les règles à suivre, selon Gru et les Minions

Cinéma

COVID-19 : les règles à suivre, selon Gru et les Minions

Les personnages Gru et les Minions de la franchise Détestable moi pressent les gens de respecter les règles de distanciation publique. Le studio Illumination a réalisé le message en partenariat avec l'Organisation mondiale de la santé et la Fondation des Nations Unies.

Steve Carell prête sa voix à Gru, tout comme dans les films de la série, dans la version anglaise. La publicité sera entre autres traduite en espagnol, français, portugais et arabe. 

Dans le message publicitaire, Gru invite fortement les gens à se laver les mains régulièrement et à respecter les règles de distanciation sociale. De plus, il les invite à se trouver de nouvelles activités à faire à la maison et à faire preuve de gentillesse envers autrui.  

Même sans festivités, Cannes va dévoiler sa «sélection officielle»

Cinéma

Même sans festivités, Cannes va dévoiler sa «sélection officielle»

PARIS — Le Festival de Cannes va dévoiler mercredi une liste de 50 à 60 films bénéficiant d’un label spécialement créé après l’annulation de sa 73e édition, une première en 70 ans, justifiée par la crise sanitaire mondiale.

Ces films feront partie d’une «sélection officielle 2020» exceptionnelle à plusieurs titres pour le célèbre festival qui va par ailleurs nouer des partenariats avec d’autres festivals de cinéma.

Décès de l’humoriste et comédien Guy Bedos à 85 ans

Arts et spectacles

Décès de l’humoriste et comédien Guy Bedos à 85 ans

PARIS — Le comédien et humoriste français Guy Bedos, connu pour ses sketchs féroces, son engagement à gauche et ses rôles dans des films comme Un éléphant ça trompe énormément, est décédé à l’âge de 85 ans, a annoncé jeudi son fils Nicolas sur les réseaux sociaux.

«Il était beau, il était drôle, il était libre et courageux. Comme je suis fier de t’avoir eu pour père. Embrasse (Pierre) Desproges et (Jean-Loup) Dabadie, vu que vous êtes tous au Paradis», a-t-il écrit sur Instagram et Twitter.

Sprint Gala: le meilleur du cinéma québécois plus accessible 

Arts

Sprint Gala: le meilleur du cinéma québécois plus accessible 

L’accès au meilleur du cinéma québécois de l’année sera facilité au cours des prochains jours. Du 28 mai au 21 juin, 40 films en compétition aux Prix Iris 2020 seront accessibles via différentes grandes plateformes de diffusion dans le cadre de la 5e édition du Sprint Gala.  

Le public pourra ainsi effectuer un sprint avant le Gala Québec Cinéma du 10 juin prochain où total de 28 Iris seront remis. L’occasion sera belle pour ensuite découvrir les films récompensés.

Douze partenaires diffuseurs permettront à Québec Cinéma d’offrir 25 journées de programmation 100% québécoise. Le projet s’est aussi concrétisé grâce au soutien de Téléfilm Canada et de la SODEC.

Une programmation spéciale seront offerte aux abonnés de ICI TOU.TV EXTRA, Crave, SUPER ÉCRAN, Bell, Vidéotron, TELUS et Tënk.

ONF.ca ainsi que les plateformes de certains distributeurs dont Les Films du 3 Mars, Maison 4:3 et MK2 MILE END participent également avec leurs services de vidéos sur demande.

Quant aux courts métrages primés, ils seront présentés gratuitement pendant 48 heures à compter  du 11 juin par Plein(s) Écran(s) | Festival de cinéma sur Facebook.

Les 29 mai, 5 juin, 12 juin et 19 juin, Crave et Québec Cinéma proposeront également la série Cinéma Maison Sprint Gala. Des discussions avec des invités liés aux films Menteur d’Émile Gaudreault, Antigone de Sophie Deraspe, Fabuleuses de Mélanie Charbonneau et Kuessipan de Myriam Verreault seront proposées en direct sur les pages Facebook de Québec Cinéma, de Crave et de Super Écran à compter de 19h30.

La programmation complète est disponible au quebeccinema.ca

« Je suis heureuse de voir l’industrie du cinéma et de la diffusion en ligne s’unir pour une cinquième année autour de cette formidable initiative de découvrabilité du cinéma d’ici. La dernière année fut exceptionnelle pour le cinéma d’ici et, grâce à cette collaboration unique entre distributeurs, diffuseurs et partenaires, les cinéphiles pourront voir ou revoir les films en lice aux Prix Iris et apprécier ainsi tout le talent des créateurs québécois. Je suis aussi ravie de la durée du SPRINT 2020, prolongée à 25 jours et permettant aux Québécois•es de profiter de cette période de confinement pour faire le plein du meilleur de notre cinéma! », affirme Ségolène Roederer, directrice générale de Québec Cinéma, dans un communiqué. 

Par ailleurs, il est toujours temps de se rendre au Radio-Canada.ca/galaquebeccinema afin de voter pour déterminer le récipiendaire de l’IRIs du public. Les films en nomination sont La femme de mon frère de Monia Chokri, Il pleuvait des oiseaux de Louise Archambault, Mafia Inc de Daniel Grou (Podz), Menteur d’Émile Gaudreault et Merci pour tout de Louise Archambault. Les votes seront enregistrés jusqu’au 9 juin à midi.

Le Gala Québec cinéma et la remise de prix Iris seront diffusés en deux temps le mercredi 10 juin, sur le Web dès 19h, puis sur Ici télé à compter de 21h.  

Tom Cruise, intéressé par SpaceX et la Station spatiale internationale

Cinéma

Tom Cruise, intéressé par SpaceX et la Station spatiale internationale

CAP CANAVERAL, Fla. — L'administrateur de la NASA, Jim Bridenstine, soutient qu'il y a déjà de la demande pour décoller avec SpaceX, et que Tom Cruise fait partie des intéressés.

«La NASA est en pourparlers avec Tom Cruise et son équipe. Nous ferons tout notre possible pour en faire une mission réussie, y compris l'ouverture de la Station spatiale internationale.»

À propos de l'idée d'un tournage à la station spatiale, le fondateur de SpaceX, Elon Musk, a dit à CBS que la NASA est en faveur de tout ce qui captive l'imagination du public.

M. Bridenstine a affirmé que la NASA avait créé ce «marché commercial» pour que SpaceX, Boeing et d'autres sociétés privées puissent attirer d'autres clients que le gouvernement américain.

À LIRE AUSSI: Tom Cruise va tourner un film dans l’espace

Tom Cruise a joué le rôle du pilote de la Marine Pete «Maverick» Mitchell dans Top Gun, sorti en salles en 1986. Une suite est attendue le 23 décembre.

«La question est, "est-ce que Tom Cruise peut faire un film qui inspire la prochaine génération Elon Musk". Et s'il le peut, alors nous sommes tout à fait en faveur. La NASA est pleinement investie», a dit M. Bridenstine.

Un message à un représentant de Tom Cruise n'avait pas obtenu de réponse dans l'immédiat.

COVID-19: Alfonso Cuaron défend les droits des domestiques

Cinéma

COVID-19: Alfonso Cuaron défend les droits des domestiques

MEXICO — Le réalisateur mexicain, Alfonso Cuaron, auteur du film Roma, auréolé de trois Oscars, a apporté son soutien à une campagne de soutien en faveur des employés de maison en incitant leurs employeurs à payer leurs salaires durant l’épidémie de coronavirus.

Le cinéaste, récompensé par l’Oscar du meilleur réalisateur pour Roma qui met en scène une employée de maison amérindienne dans le Mexique des années 1970, a indiqué appuyer l’initiative du Centre d’appui et de formation des travailleurs domestiques (CACEH), qui appelle au respect des leurs droits pendant l’urgence sanitaire.

«Il est de notre responsabilité, en tant qu’employeurs, de leurs verser leurs salaires en cette période d’incertitude. L’objectif de cette campagne est de rappeler qu’il est important de prendre soin de ceux qui s’occupent de nous et le respect que méritent ces travailleuses», a déclaré le cinéaste dans un communiqué.

Selon le CACEH, la majorité des 2,3 millions d’employés domestiques au Mexique n’ont pas de sécurité sociale et ne peuvent prétendre à des aides pendant l’épidémie de la COVID-19.

«Des milliers de domestiques se sont retrouvées sans emploi, sans salaire à cause de l’arrivée de l’épidémie de coronavirus dans le pays. De nombreux employeurs leur ont demandé de ne plus travailler pour protéger la santé de leur famille, mais ne leur ont pas donné de garanties» concernant leurs salaires, explique l’organisation dans un communiqué.

La campagne intitulée «Cuida a quien te cuida» (Prends soin de celle qui prend soin de toi) est soutenue par plusieurs organismes internationaux comme l’ONU Femmes.

Le Mexique, qui compte 130 millions d’habitants, a enregistré 71 105 cas déclarés de coronavirus dont 7633 décès, selon les derniers chiffres officiels. Cela en fait le deuxième pays le plus touché en Amérique latine en nombre de décès derrière le Brésil.

Incendie meurtrier d’un studio d’animation au Japon: le suspect écroué

Cinéma

Incendie meurtrier d’un studio d’animation au Japon: le suspect écroué

TOKYO — La police japonaise a annoncé mercredi avoir arrêté l’auteur présumé de l’incendie volontaire d’un studio d’animation à Kyoto (0uest) l’an dernier, qui avait fait 36 morts et une trentaine de blessés dont le suspect lui-même, longtemps hospitalisé.

«Nous avons arrêté Shinji Aoba, 42 ans, soupçonné d’avoir tué 36 personnes en mettant le feu» au studio 1 de Kyoto Animation (KyoAni) le 18 juillet 2019, a déclaré à l’AFP un porte-parole de la police.

Il est aussi soupçonné de tentative de meurtre sur 34 autres personnes ayant été blessées dans l’incendie et d’avoir violé la législation japonaise sur les armes, ayant été aperçu avec des couteaux sur la voie publique, a ajouté ce porte-parole.

Shinji Aoba avait été interpellé juste après l’incendie. Mais souffrant lui-même de graves brûlures, il avait aussitôt dû être hospitalisé et aurait passé plusieurs semaines dans le coma, ce qui avait ainsi empêché la police de l’arrêter formellement dans l’immédiat.

Des images de la télévision japonaises ont montré le suspect en train d’être remis mercredi matin à la police sur une civière, le visage couvert de cicatrices.

Il aurait reconnu les faits qui lui sont reprochés lors de son arrestation à l’hôpital, en expliquant à la police qu’il voulait «être en mesure de tuer beaucoup de gens en utilisant de l’essence», selon Nippon TV.

La police a mis en place des installations médicales dans un commissariat pour l’interroger plus amplement, selon la chaîne de télévision publique NHK.

Selon plusieurs témoignages, il avait fait irruption dans le bâtiment du studio en répandant de l’essence avant de l’enflammer en criant «Vous allez mourir».

Son mobile reste flou. Il n’avait aucun lien connu avec Kyoto Animation mais aurait accusé le studio de lui avoir volé une idée de scénario.

Souffrant d’une maladie mentale, il avait déjà écopé d’une peine de plus de trois ans de prison pour avoir commis un vol dans une supérette en 2012, selon les médias.

La tragédie de KyoAni avait eu un vaste retentissement au Japon comme à l’étranger.

KyoAni comptait beaucoup de jeunes salariés, et notamment des femmes. Ces jeunes professionnels portaient «l’industrie de l’animation japonaise sur leurs épaules (...). Des joyaux japonais ont été perdus», avait déclaré le président de l’entreprise Hideaki Hatta après le drame.

Fondé en 1981, ce studio réputé pour sa qualité a produit des dessins animés souvent inspirés de mangas, dont Munto, Lucky Star, La Mélancolie de Haruhi Suzumiya ou encore K-ON!.

Yasuo Takemoto, 77 ans, qui a perdu dans l’incendie son fils Yasuhiro, l’un des directeurs du studio à l’époque, a déclaré mercredi à la NHK que le temps avait «passé vite» depuis le jour du drame.

«Mais cela ne veut pas dire que nous avons fait notre deuil dix mois après. Yasuhiro ne reviendra pas», a-t-il ajouté.

«Je veux savoir pourquoi [le suspect] a fait ça».

Sept courts métrages de l’ONF retenus au festival en ligne We Are One

Arts

Sept courts métrages de l’ONF retenus au festival en ligne We Are One

Sept productions et coproductions réalisées sous l’égide de l’Office national du film du Canada (ONF) ont été sélectionnées dans la programmation du festival We Are One.

Festival en ligne d’une ampleur sans précédent, We Are One réunit plus de vingt festivals cinématographiques parmi les plus prestigieux de la planète; y figurent notamment ceux de Venise, Berlin, Cannes, Annecy et Toronto. Il sera présenté sur YouTube du 29 mai au 7 juin 2020.

Parmi les œuvres de l’ONF sélectionnées figure Shannon Amen, signé par le cinéaste ottavien Chris Dainty. 

Le cortège de Pascal Blanchet et Rodolphe Saint-Gelais, et Minotaur, une séquence d’animation en réalité virtuelle signée Munro Ferguson, font aussi partie de la sélection, se réjouit l’ONF.  

C'est aussi le cas de quatre courts métrages animés mettant en scène l’ourson Léon. Déclinée en quatre saisons, cette série de quatre films est coréalisée par Pierre-Luc Granjon.

La liste: pour la fin du ramadan, cinq œuvres sur le monde musulman

Cinéma

La liste: pour la fin du ramadan, cinq œuvres sur le monde musulman

1. Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran (2001), Eric-Emmanuel Schmitt 

L’écrivain Eric-Emmanuel Schmitt a en quelque sorte bouclé une boucle en montant sur scène pour livrer l’adaptation théâtrale de l’un de ses plus célèbres romans (les Québécois ont eu l’occasion de le voir en 2016). Hymne à la tolérance et à l’ouverture, cette histoire d’amitié entre un jeune juif et un épicier musulman avait aussi été portée à l’écran par François Dupeyron en 2003, avec Omar Sharif dans le rôle-titre. Geneviève Bouchard  

Et le meilleur interprète canin est... Uggie de <em>The Artist</em>

Cinéma

Et le meilleur interprète canin est... Uggie de The Artist

PARIS — Il avait charmé le monde entier dans The Artist (2011): le Jack Russel Uggie est devenu le meilleur interprète canin de ces vingt dernières années, en recevant, à titre posthume, la palme des Palm dog, un prix remis d’ordinaire pendant le Festival de Cannes, annulé cette année.

Contexte sanitaire oblige, cette cérémonie s’est tenue de manière virtuelle, sur l’application Zoom, avec Dash, la doublure d’Uggie, recevant le collier incrusté de diamants à la place de la star canine disparue il y a cinq ans à l’âge de 13 ans.

Amos Gitaï: la nécessité de repenser nos modes de vie

Cinéma

Amos Gitaï: la nécessité de repenser nos modes de vie

JÉRUSALEM — Rompu aux films sur le conflit israélo-arabe, le réalisateur israélien Amos Gitaï considère la pandémie de coronavirus comme une «guerre contre un ennemi invisible», appelant à une «pause» pour mettre «de la perspective» et repenser nos modes de vie, dans un entretien à l’AFP.

Habitué du festival de Cannes annulé cette année en mai pour cause de crise sanitaire mondiale, le cinéaste se trouvait à New York lorsque la COVID-19 a commencé à se propager de l’Asie vers l’Europe et l’Amérique.

<em>Conversation entre adultes</em> : La vraie tragédie grecque *** 1/2

Cinéma

Conversation entre adultes : La vraie tragédie grecque *** 1/2

CRITIQUE / Costa-Gavras a atteint un âge — 87 ans — où beaucoup de cinéastes ont rangé leur caméra ou sombrent dans la redite et la caricature. Pas lui. Après un Capital (2012) à moitié réussi, il revient en force avec Conversation entre adultes, docudrame engagé mené tambour battant qui démonte les rouages de la vraie tragédie où s’est empêtrée la Grèce en raison de sa dette publique.

Le long métrage débute en 2015, lorsque la gauche obtient le pouvoir dans un pays en lambeaux. La crise sévit depuis déjà sept ans et la Grèce est au bord du gouffre. Alexis Tsipras (Alexandros Bourdoumis), le nouveau premier ministre, confie les finances à l’anticonformiste Yánis Varoufákis (fascinant Christos Loulis) — veste de cuir, chemises colorées, cheveux rasés, à l’antipode du politicien type.

Costa-Gavras: Une vie à pourfendre l'injustice

Cinéma

Costa-Gavras: Une vie à pourfendre l'injustice

À 87 ans, Costa-Gavras brûle encore du feu sacré. Ce pourfendeur des injustices sociopolitiques, rare cinéaste engagé avec des grands comme Loach, Leigh ou les Dardenne, poursuit sa quête égalitaire avec Conversation entre adultes. Son film porte sur la très grave crise de la dette qui étrangle le peuple grec lors de l’arrivée au pouvoir de la gauche en 2015, hostile aux réformes suggérées par les autorités européennes. Le Soleil a rejoint le légendaire réalisateur à son domicile parisien d’où la COVID-19 n’altère pas sa bonne humeur ni sa verve habituelle.

Q Votre film a été présenté à la Mostra de Venise en 2019 et a connu une sortie en salle en Europe l’automne dernier. Malheureusement, en Amérique du Nord, il ne sera offert qu’en vidéo sur demande (le 22 mai). Ça vous attriste?

<em>Les tourtereaux</em> : Surtout pour le duel d’acteurs ** 1/2

Cinéma

Les tourtereaux : Surtout pour le duel d’acteurs ** 1/2

CRITIQUE / Tout se recycle à Hollywood, y compris un genre presque oublié. Les tourtereaux (The Lovebirds) remet au goût du jour la screwball comedy en misant sur deux acteurs — Kumail Nanjiani et Issa Rae — qui se livre à un duel en feu d’artifice. Rien de subtil, un bon rythme et un couple querelleur qui se fissure; voilà des ingrédients qui plaisent pour autant qu’on ait la tête à un divertissement léger.

La screwball comedy, popularisée dans les années 30 et 40, se veut une satire de l’histoire d’amour traditionnel qui se distingue par une femme dominante qui bouscule la masculinité de son partenaire. Comme ici avec Leilani (Rae) et Jibran (Nanjiani). C’est moins révolutionnaire qu’à l’époque, mais la bataille des sexes s’avère, semble-t-il, un sujet indémodable.

Une cérémonie double pour les Iris le 10 juin

Cinéma

Une cérémonie double pour les Iris le 10 juin

Personne ne pourra accuser Québec cinéma ne pas avoir fait preuve d’imagination pour le gala des Iris. Puisque la cérémonie célébrant l’excellence dans notre cinéma ne peut se tenir en public en raison de la pandémie, on a imaginé, pour le 10 juin, une cérémonie en deux temps. La majorité des prix seront d’abord remis dans le cadre d’une diffusion sur le Web alors que les gagnants des quatre catégories principales seront accueillis sur le plateau de Bonsoir, Bonsoir!

Les lauréats des meilleurs interprétations masculines et féminines, ainsi que ceux des prix du public et meilleur film seront donc plébiscités en direct de l’émission animée par Jean-Philippe Wauthier sur les ondes d’ICI Télé (et sur Ici tou.tv), à compter de 21h.

<em>The Ghost of Peter Sellers</em> : Le naufrage d’un film ***

Cinéma

The Ghost of Peter Sellers : Le naufrage d’un film ***

CRITIQUE / Au cinéma, il y a des tournages qui deviennent presque aussi mythiques que le film lui-même — Apocalypse Now de Coppola ou Fitzcarraldo d’Herzog. Mais celui de Ghost in the Noonday Sun avec le légendaire Peter Sellers fut tellement démentiel que long métrage n’a pas vu le jour comme prévu en 1974. Et que son réalisateur, Peter Medak, en a porté le poids sur ses épaules toute sa vie…

Quatre décennies après ce spectaculaire naufrage causé par le comportement erratique de sa vedette, le cinéaste tente d’exorciser son souvenir en tournant un documentaire — intéressant, mais qui manque de recul. «Ce film a presque détruit ma carrière», prétend Medak.

Les tournages vont reprendre en Californie, mais pas à Los Angeles

Cinéma

Les tournages vont reprendre en Californie, mais pas à Los Angeles

LOS ANGELES — La Californie va présenter dès la semaine prochaine son plan pour la reprise des tournages de télévision et de cinéma mais Los Angeles, principal foyer de COVID-19 dans cet État, devra encore attendre, a annoncé mercredi le gouverneur.

Les studios sont déserts depuis que la Californie a pris des mesures de confinement pour endiguer la propagation de la pandémie à la mi-mars.

La majorité des 58 comtés de l'État «auront la capacité» d'organiser la reprise des tournages en mettant en oeuvre certaines mesures qui seront détaillées lundi, a affirmé le gouverneur Gavin Newsom.

Mais le comté de Los Angeles, où est situé Hollywood et qui compte près de 900 000 emplois dans l'industrie du divertissement, est trop touché par la COVID-19 pour envisager une telle reprise dans l'immédiat.

«Encore aujourd'hui, le nombre de décès enregistrés touche ce comté de manière disproportionnée», a relevé le gouverneur Newsom, estimant qu'il aurait vraisemblablement plusieurs semaines de retard sur les autres zones.

Au total, près de 86 000 cas de COVID-19 et 3 485 décès ont été recensés dans toute la Californie. Le seul comté de Los Angeles affiche près de 40 000 cas et plus de la moitié des décès (1 926).

«Je ne veux pas vous dorer la pilule (...) Nous avons une augmentation du nombre de cas dans la région de L.A et à cause de ça nous allons avoir du retard», a prévenu la directrice de cabinet du gouverneur, Ann O'Leary, lors d'une réunion en visioconférence avec des responsables de l'industrie du divertissement.

Le responsable des contenus de Netflix, qui participait à cette réunion, a de son côté estimé que «prendre des libertés avec la sécurité» aurait «de terribles effets à long terme».

M. Sarandos a jugé que les productions ne nécessitant que des équipes légères, comme pour les documentaires, pourraient reprendre plus rapidement mais que les tournages de films avec des plans de foule exigeraient «beaucoup de sécurité et une importante logistique».

Équipes de tournages divisées en «cellules»

Netflix a déjà relancé les productions dans certains pays, comme l'Islande, la Suède et la Corée du Sud. Pour la réalisatrice Ava DuVernay (Selma), les équipes de tournages devraient être divisées en «cellules» de taille réduite dont la présence sur les plateaux seraient alternées pour réduire les risques de contagion.

Quant à la star de This Is Us, John Huertas, il a souligné que la série télévisée, filmée à Los Angeles, pourrait ne pas reprendre avant janvier au cas où «une seconde vague» épidémique surviendrait cet été.