Cinéma

Les «Hommes en noir» chassent «Comme des bêtes 2» du sommet du box-office

LOS ANGELES — Les nouvelles aventures des «Hommes en noir», protecteurs de la Terre contre les pires extraterrestres, ont conquis la première place du box-office nord-américain pour leur premier week-end d'exploitation, selon les chiffres provisoires publiés dimanche par la société spécialisée Exhibitor Relations.

Pour ce volet, Hommes en noir : international, le haut de l'affiche est occupé par Tessa Thompson, Chris Hemsworth, Liam Neeson et Emma Thompson qui reprend son rôle d'«agent O». Ils doivent cette fois affronter la plus importante menace à laquelle ils aient jamais eu à faire face : une taupe a infiltré l'organisation.

Entre vendredi et dimanche, le film a rapporté 28,5 millions $ aux États-Unis et au Canada. Selon Comscore, il a cumulé 102,2 millions $ dans le monde entier.

Il a relégué en deuxième position le film d'animation Comme des bêtes 2 qui a récolté 23,8 millions $ sur le week-end et 92,5 millions $ en deux semaines.

La troisième place revient à Aladdin avec Will Smith dans le rôle du génie, grâce à des recettes de 16,7 millions $. Depuis sa sortie il y a quatre semaines, le film de Disney a engrangé 263,4 millions $ en Amérique du Nord et, selon Comscore, 724,8 millions $ dans le monde entier.

Au quatrième rang, c'est le dernier-né des mutants de Marvel, X-Men : Phénix noir. Le film de la Fox, plombé par de mauvaises critiques, a vendu pour 9 millions $ de billets. Après son score décevant lors de sa sortie la semaine précédente, il a cumulé 51,7 millions $ aux guichets.

Le biopic sur la vie d'Elton John Rocketman reste agrippé à la cinquième place avec 8,8 millions $ de recettes sur trois jours et 66,1 millions $ en trois semaines.

Voici le reste du top 10 :

6. Shaft : ce film policier avec Samuel L. Jackson a généré 8,3 millions $ pour son premier week-end de sortie. L'acteur retrouve ce personnage qu'il a déjà incarné en 2000.

7. Godzilla 2 - Roi des monstres : 8,1 millions $ (93,7 millions $ en trois semaines)

8. John Wick : Chapitre 3 — Parabellum : 6,1 millions $ (148,6 millions $ en cinq semaines)

9. Fin de soirée : 5,1 millions $ pour sa sortie officielle (5,4 millions $ en deux semaines)

10. Ma : 3,6 millions $ (40,3 millions $ en trois semaines)

Cinéma

Pedro Almodóvar recevra un Lion d'or pour l'ensemble de sa carrière à Venise

ROME — Le scénariste et réalisateur espagnol Pedro Almodóvar recevra un Lion d'or pour l'ensemble de sa carrière à la Mostra de Venise.

La décision du conseil d'administration du festival fait suite à une proposition du directeur de l'événement, Alberto Barbera.

Pedro Almodovar, dont la filmographie inclut Tout sur ma mère (1999) et Parle avec elle (2002), a dit vendredi avoir de bons souvenirs de Venise, où il a fait ses débuts internationaux en 1983.

«Ce Lion va devenir mon animal de compagnie, avec les deux chats qui vivent avec moi», a-t-il déclaré.

Alberto Barbera a salué Pedro Almodóvar, qu'il a décrit comme étant «le réalisateur espagnol le plus important et le plus influent depuis Buñuel» et «un cinéaste qui nous a offert les portraits les plus variés, les plus controversés et les plus provocants de l'Espagne post-Franco».

La 76e Mostra de Venise se déroulera du 28 août au 7 septembre.

Cinéma

Le réalisateur de «Roméo et Juliette» et de «Jésus de Nazareth» meurt à 96 ans

ROME — Le réalisateur italien Franco Zeffirelli, qui a ravi de nombreux cinéphiles par sa vision romantique et ses productions extravagantes, s’est éteint samedi à l’âge de 96 ans.

Il est connu pour avoir tourné une version du drame shakeapaerien Roméo et Juliette et des biographies de François d'Assise, François et le chemin du soleil et de Jésus, Jésus de Nazareth.

Son nom est également lié aux arts de la scène. Il notamment mis en scène des oeuvres classiques dans les plus grands opéras comme La Scala de Milan et le Metropolitain de New York.

Zeffirelli est mort chez lui, à Rome, a indiqué son fils Luciano. «Il a souffert pendant une certaine période de temps, mais il nous a quittés de manière paisible», a-t-il raconté.

Le réalisateur a reconnu lui-même avoir eu trois maîtresses: le cinéma, le théâtre et l'opéra.

Cinéma

Film de la semaine: MIB Hommes en noir — International **

CRITIQUE / MIB Hommes en noir — International était attendu avec beaucoup de curiosité. Relancer une franchise extrêmement populaire n’a rien de particulièrement original, mais en remplacer les acteurs principaux présente un très gros risque — on se souviendra du désastre La menace fantôme après la première trilogie de Star Wars. La débarque n’est pas aussi spectaculaire, mais pas loin. Ça manque sérieusement de coolitude et de bien d’autres choses.

À commencer par le sens de l’humour de Will Smith, sa dégaine et ses mimiques. Les trois films réalisés par Barry Sonnenfeld misaient sur les caractères opposés de l’agent J (Smith) et de l’agent K (Tommy Lee Jones) dans leur mission pour réguler la présence d’extraterrestres sur Terre.

Ce nouveau chapitre tente de créer un semblable duo de choc en inversant les rôles, mais avec un résultat médiocre. Le scénario mise sur la très rationnelle agente M (Tessa Thompson), affectée à la succursale londonienne comme stagiaire par O — Emma Thompson, qui reprend son personnage à la tête de l’agence MIB.

Sur place, elle fait la connaissance du désinvolte et irresponsable, mais doué agent H (Chris Hemsworth), et de leur supérieur Grand T (Liam Neeson). Après une mission qui tourne mal et implique une arme de destruction massive, la paire soupçonne la présence d’une taupe au sein du bureau…

Le scénario ne se distingue pas par son originalité. Ce qui ne se révèle pas un défaut majeur dans le genre si ce n’était que les auteurs ont appliqué à la lettre le livre à succès des James Bond. Le long métrage commence par une scène spectaculaire, mélange d’humour et d’action, sur la tour Eiffel. 

Puis le récit se transporte à New York, Londres, Marrakech avant de boucler la boucle avec un retour sur Paris. Le tout parsemé de folles courses poursuites avec des véhicules pleins de gadgets, de fusillades et de cascades.

La seule différence? Les méchants sont extraterrestres. Le film regorge évidemment de créatures, rigolotes ou dégueu. Mention spéciale à Pionny, petit pion sorti tout droit d’un jeu d’échecs qui prête serment d’allégeance à sa nouvelle reine, l’agente M. Il ne la quittera pas d’une semelle.

En fait, l’interaction entre les deux génère de meilleurs résultats que celle entre les deux acteurs. Hemsworth et Thompson ont joué dans Thor : Ragnarok, mais dans MIB International, ils sont trop occupés avec la quincaillerie pour réellement créer une complicité crédible.

Thompson s’en tire davantage qu’Hemsworth, qui badine et fait le beau. À leur décharge, la minceur de scénario et des dialogues ne leur donne pas grand-chose à se mettre sous la dent. À la réalisation, F. Gary Gray (Fast and Furious 8) livre le minimum syndical.

Là comme dans d’autres cas de superproductions bourrées d’effets spéciaux et d’images de synthèse, les dirigeants du studio devraient se poser de sérieuses questions avant de poursuivre la série plus loin. Ou, à tout le moins, offrir une histoire solide avec de vrais rebondissements qui se tient un peu.

C’est à peine divertissant. Et pas besoin d’un coup de neuroliseur à la sortie du cinéma. Aussitôt vu, aussitôt oublié.

Cinéma

«Rolling Thunder Revue», quand Scorsese s’amuse à raconter Dylan

PARIS — Qu’arrive-t-il quand une légende vivante du cinéma, Martin Scorsese, veut raconter le mythe d’une légende vivante de la musique, Bob Dylan? Les deux complices s’amusent à mélanger fiction et réalité, sans que cela nuise au film en question, «Rolling Thunder Revue».

Quatorze ans après No Direction Home, consacré aux débuts de Dylan, Scorsese raconte cette fois la tournée Rolling Thunder Revue de 1975-1976, sous la forme d’un docu-fiction diffusé sur Netflix, témoignant de l’apogée scénique de la légende folk rock et de sa vie de bohème d’alors.

En 1974, Dylan met un terme à huit ans d’absence scénique avec une tournée très lucrative des grands stades, accompagné du groupe The Band. Un triomphe - déjà filmé par Scorsese dans The Last Waltz - qui le ramène au statut de plus grande vedette du rock, sans que cela le rende plus heureux. Au contraire, l’essentiel lui manque: renouer le contact avec les gens.

Il a alors l’idée de rassembler une troupe d’artistes pour une tournée itinérante en Amérique du Nord. À bord de la caravane qu’il conduit lui-même, il opère un retour aux sources. Celles qui ont vu naître son génie dans des salles intimistes, là où s’était tissé avec le public un rapport chaleureux.

Autour de lui, une distribution impressionnant: la reine du folk Joan Baez, le poète Beat Allen Ginsberg, Roger McGuinn exilé des Byrds, le guitariste Mick Ronson qui fait une infidélité à David Bowie, l’acteur et dramaturge Sam Shepard, chargé d’écrire un scénario d’un film qui sera tourné pendant l’aventure. Cet objet fourre-tout, long de 4 heures, intitulé «Renaldo & Clara», seule réalisation de Dylan à ce jour, sortira en 1978 dans l’indifférence générale.

Quarante plus tard, Scorsese a donc choisi de prendre ce matériau pour en faire son propre documentaire. Outre les images d’archives tournées dans les coulisses de ce drôle de cirque ambulant, le cinéaste a donné la parole à ceux qui composaient la troupe de Dylan. Et a même convaincu le «Zimm» de parler face caméra.

Un exploit qui débouche sur des moments aussi captivants qu’hilarants où derrière l’érudition et la finesse d’esprit attendues, on découvre une personnalité drôle, fantasque. Dès les premières minutes d’ailleurs, l’icône prévient: «Tu veux que je te parle de cette aventure ? Mais, je ne me rappelle de rien moi !».

Tour de magie 

Évidemment, les souvenirs finissent par remonter au cerveau du Prix Nobel de Littérature. Et avec eux, quelques anecdotes croustillantes, comme celle racontée par Sharon Stone émue aux larmes. Après un concert auquel elle assiste, Dylan lui propose d’intégrer sa troupe. Un soir, il lui joue Just Like A Woman et lui fait croire qu’il l’a écrite pour elle. Elle apprendra plus tard que la chanson était vieille de dix ans.

À notre tour d’apprendre après coup, grâce à la vigilance de nombreux spécialistes «dylanophiles» et au magazine américain Rolling Stone qui a vérifié et dénombré cinq fausses histoires, que le témoignage de l’actrice, dirigée par Scorsese 24 ans plus tôt dans «Casino», est inventé.

Incrédules - et ravis- d’avoir été bernés, on se dit qu’elle était aussi bien farfelue cette séquence où Dylan dit s’être inspiré du groupe Kiss pour apparaître le visage maquillé en blanc sur scène.

En 2H20, les admirateurs et les joueurs, pourront tenter de déceler tout ce qui est vrai et ne l’est pas. Sachant que certaines séquences surfent habilement dans l’entre-deux, tel ce dialogue entre Dylan et Joan Baez, qui se sont aimés dans les années 60.

«Je t’ai quittée pour me marier avec la femme que j’aimais», lui confie-t-il. «Oui je sais. Et moi je me suis mariée avec l’homme que je pensais aimer», lui répond-elle dans un élan inattendu de tristesse.

Restent les fiévreuses séquences en direct, filmées au plus près du regard intense, à la limite de la transcendance, d’un Bob au sommet de son art. Une réalité que Sony a coffré dans une intégrale de 14 CDs des captations de la Rolling Thunder Revue.

À moitié vrai et faux, «Rolling Thunder Venue» n’en reste pas moins authentique dans son entreprise de raconter «Une histoire» de la vie de Dylan. Un tour de magie réussi par deux facétieux septuagénaires.

Cinéma

Agression sexuelle: Cuba Gooding Jr se rend à la police

NEW YORK — L’acteur américain Cuba Gooding Jr s’est présenté jeudi dans les locaux de la police de New York, qui devrait l’inculper pour agression sexuelle, en lien avec un incident survenu le week-end dernier.

Un porte-parole de la police a confirmé que le comédien, qui a reçu l’Oscar du meilleur second rôle en 1997, s’était bien rendu aux autorités, mais a refusé de préciser la nature des faits qui lui étaient reprochés.

Selon plusieurs médias américains, une femme, qui a porté plainte, reproche au natif de New York de lui avoir palpé la poitrine dans un bar de Manhattan dimanche soir.

Interrogé mardi à l’aéroport de Los Angeles par le site TMZ, Cuba Gooding Jr avait réfuté tout geste déplacé.

«J’ai confiance dans le système», avait-il déclaré. «Il y a un enregistrement qui montre ce qui s’est réellement passé.»

Selon plusieurs médias américains, une autre femme aurait déposé plainte contre lui lundi au sujet d’un incident survenu, d’après elle, en mars 2008.

Elle affirme que l’acteur qui a incarné O.J. Simpson dans la mini-série American Crime Story lui a mis la main aux fesses dans une boîte de nuit de Manhattan.

Agé de 51 ans, Cuba Gooding Jr a plus de trois décennies de carrière à son actif.

Il s’est fait connaître avec le film Boyz n the Hood (1991), avant d’enchaîner plusieurs seconds rôles d’importance durant les années 90.

Son interprétation d’un joueur professionnel de football américain haut en couleur dans le film Jerry Maguire lui a valu un Oscar.

Cinéma

L’extraordinaire périple de Ken Scott

Ken Scott est allé tourner deux longs métrages à Hollywood après l’immense succès de «Starbuck» (2011). Puis a embarqué dans l’incroyable aventure du tournage de «L’extraordinaire voyage du fakir», qui l’a mené dans quelques pays européens et en Inde. De retour au Québec, l’artiste de 49 ans a pris le temps de s’asseoir avec Le Soleil sur un banc des Plaines d’Abraham pour discuter de cette comédie pur bonheur et «des histoires qu’on a passionnément envie de découvrir».

Q Est-ce que le fait de pouvoir tourner à l’étranger a contribué à la décision de réaliser cette adaptation?

Cinéma

Catherine Deneuve présidera le 45e festival du cinéma américain de Deauville

CAEN — Catherine Deneuve présidera le 45e festival du cinéma américain de Deauville, dans l’ouest de la France, prévu du 6 au 15 septembre, a-t-on appris mardi auprès des organisateurs.

«Ce que nous aimons chez elle par-dessus tout, c’est sa liberté farouche, ses prises de risque», soulignent les organisateurs dans un communiqué diffusé sur le site du festival.

L’actrice française est depuis le 24 avril à l’affiche de L’Adieu à la nuit, d’André Téchiné où elle joue le rôle d’une grand-mère dont le petit-fils décide de partir en Syrie.

«Prix d’interprétation des trois plus grands festivals de cinéma internationaux (Cannes, Venise, Berlin), Catherine Deneuve est aujourd’hui, de par le monde, le cinéma incarné», ajoutent les organisateurs.

En 2018, le jury du festival alors présidé par l’actrice française Sandrine Kiberlain avait récompensé Thunder Road, un premier film, pamphlet tragi-comique contre la «virilité à la John Wayne» réalisé et joué par Jim Cummings, 31 ans.

Cinéma

Francis Ford Coppola recevra le 11e prix Lumière

LYON — Le Prix Lumière 2019 sera remis au réalisateur américain Francis Ford Coppola lors de la 11e édition du Festival Lumière du 12 au 20 octobre à Lyon, a annoncé mardi son directeur, Thierry Frémeaux.

«Francis Ford Coppola disait souvent qu’il ne voulait plus de distinctions, mais il s’est laissé convaincre cette fois», a déclaré le directeur de ce qui est présenté comme le plus grand festival de films classiques au monde, célébré depuis 2009.

Cinéma

The Dead Don't Die: Tout ça va mal finir ***

Il est raisonnable de penser que le Festival de Cannes a choisi «The Dead Don’t Die» comme film d’ouverture, en mai dernier, en raison de la pléthore de vedettes qui y jouent ou y apparaissent. Parce que le manque de mordant du long métrage de zombies de Jim Jarmusch nous a un peu laissé sur notre faim...

Son amusante comédie, car c’en est une, s’avère une œuvre mineure dans son imposante filmographie. Le brillant cinéaste ne réussit pas complètement à subvertir les codes du genre comme il l’avait fait pour le film de vampires avec Les derniers amants, présenté en compétition sur la Croisette en 2013.