La Voix de l’Est
Steve Bergeron
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Un in-«suit»-nable anglicisme

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Un in-«suit»-nable anglicisme

CHRONIQUE / C'est la saison où, malheureusement, nos oreilles sont abreuvées de la fameuse expression «suit», qu’il s’agisse de «suit d’hiver, de neige, de motoneige». Ça m’horripile et ça me décourage, cet anglicisme qui revient chaque hiver... ou l’été («suit de plongée»!). Ce n’est pourtant pas difficile de dire «habit» ou «combinaison»... Peut-être connaissez-vous l’origine de cette mauvaise habitude et de cet horrible emploi [Suzanne Fontaine, Québec]?
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Pas si saga que ça

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Pas si saga que ça

CHRONIQUE / Je trouve que les journalistes emploient le mot «saga» à presque toutes les sauces. En novembre dernier, ils ne parlaient que de la saga Carey Price. Je pense que ce n’est pas le bon contexte [Hélène Bernier, Québec].
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Robe de discorde

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Robe de discorde

CHRONIQUE / Cette semaine, je vous ramène à une controverse qui avait enflammé les réseaux sociaux en 2015. Vous rappelez-vous cette robe que certains voyaient en bleu et noir et d’autres, en blanc et or? J’en avais profité pour proposer une révision sur les règles d’accord des adjectifs de couleur.
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Parler à la légerte

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Parler à la légerte

CHRONIQUE / En 2014, Benoît Huberdeau, de Sherbrooke, m’écrivait ceci : «Mes oreilles ont tendance à saigner lorsque j’entends des mots inventés... Deux cas récents : une violoniste de renom s’est adressée au parterre en se disant très "privilégière" et un procureur sherbrookois a qualifié une sentence de "légerte", en prenant soin d’hésiter sur la dernière syllabe, afin de s’assurer de commettre la bonne erreur...»
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Boules à mythes

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Boules à mythes

CHRONIQUE / Le 7 mai 2016, je répondais à cette question de Roger Garant, de Lac-Mégantic : «J’ai entendu de la part d’un animateur télé que l’on venait de déboulonner un mythe après une expérience scientifique. La phrase suivante disait que l’on venait de démystifier la situation. Aurait-on dû dire que l’on venait de démythifier la situation? Je n’ai pourtant jamais entendu quelqu’un dans les médias utiliser le terme "démythifier", alors que "démystifier" est utilisé à profusion.»
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Le paille et la poutre

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Le paille et la poutre

CHRONIQUE / Vous avez peut-être lu ou entendu cette anecdote cette semaine : le Journal de Québec a fait sa une en titrant, au haut de la page, que les «cégépiens ont de la misère à écrire sans fautes», alors que, dans le bas, il nous apprenait que la chute d’une gondole n’ayant fait aucun blessé était considérée comme un «miracle au Mont-Saint-Anne»… avec le mot «Saint» accordé au masculin. Il n’en fallait pas plus pour lancer le bal de l’indignation : comment des professionnels de l’information peuvent-ils, d’un côté, rapporter les lacunes en français des cégépiens, et, de l’autre, commettre une faute aussi élémentaire?
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Investiguer sur l’enquête

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Investiguer sur l’enquête

CHRONIQUE / Le mot «investigation», à mon point de vue, ne devrait pas remplacer «enquête». Il me semble qu’on utilise aujourd’hui «investigation» à toutes sortes de sauces. La police ne fait pas une investigation, mais bien une enquête [Paul J. Choquette, Québec].
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Quand l’enjeu est un problème

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Quand l’enjeu est un problème

CHRONIQUE / Depuis quelque temps, je constate un usage abusif du mot «enjeu». Il n’y a plus que des enjeux au lieu de problèmes, d’objets, de questions... «Enjeu» suppose une chance de gain ou un risque de perte, mais il ne semble plus utilisé dans ce sens en ce moment. Je présume que cela vient de l’anglais «issue». Ce mot anglais veut dire beaucoup de choses (comme toujours…), mais en français, on ne peut pas toujours le traduire par «enjeu». Encore un exemple de l’anglomanie contagieuse [Serge Sokolski, Québec].
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C’est «ce sont» qu’il faut dire

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C’est «ce sont» qu’il faut dire

CHRONIQUE / Vous avez probablement traité de ce sujet précédemment, mais j’aimerais savoir ce qu’il en est de l’utilisation du «c’est» suivi du pluriel. Doit-on dire «c’est les amis» ou «ce sont les amis ?» Pour ma part, je constate que le recours au «ce sont» semble disparaître partout, mais cela continue d’agresser mon oreille [Pierre Matteau, Québec].
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Les mots, c’est comme la crème glacée

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Les mots, c’est comme la crème glacée

CHRONIQUE / Pourriez-vous me dire la différence entre «laïc» et «laïque»? Il me semble que la première orthographe est de plus en plus rare, alors qu’il y a quelques années, elle était prédominante. J’aimerais également savoir si le toponyme «Antilles» pourrait remplacer le très laid «Caraïbes» qu’on voit et entend ad nauseam [Alain Savard, Lévis].
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Éponyme comme une chanteuse ?

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Éponyme comme une chanteuse ?

CHRONIQUE / Dans votre article sur «Tout le monde en parle» lundi dernier, dans le paragraphe sur France Castel, vous parlez d’un disque «homonyme», un terme qui qualifie les mots de même prononciation, mais d’orthographe différente («mer, maire, mère»). «Éponyme» ne serait-il pas le mot approprié pour désigner un album dont le titre est le même que celui de son interprète [Jean Daoust, Sherbrooke]?
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Écriture inclusive et indépendance journalistique

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Écriture inclusive et indépendance journalistique

CHRONIQUE / Vous êtes peut-être tombé, le week-end dernier, sur ce reportage d’Ici Ottawa-Gatineau traitant de la publication d’un guide d’écriture inclusive en français dans la fonction publique fédérale. Maintenant, ma question : êtes-vous de ceux et celles qui se réjouissent de cette initiative ou qui pensent plutôt que l’apocalypse est en marche?
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De deux mots il faut choisir le «joindre»

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De deux mots il faut choisir le «joindre»

CHRONIQUE / On entend de plus en plus «joindre quelqu’un» (au téléphone notamment) plutôt que «rejoindre». Or, j’ai l’impression que «joindre» a le sens de jonction entre deux choses, par exemple «joindre l’utile à l’agréable», ou joindre un objet à un autre. Vous avez sans doute déjà traité ce sujet, mais je ne l’ai pas vu [Nicolas Desjardins, Sutton].
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Parachronique

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Parachronique

CHRONIQUE / Pourquoi les ambulanciers tiennent-ils au mot «paramédic», alors que, dans «parasol», «paratonnerre», «parapluie», «paravent», le préfixe «para-» signifie «contre» [Danielle Adam, Québec]?
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Madame, Monsieur, Mondame...

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Madame, Monsieur, Mondame...

CHRONIQUE / Lors de tests préopératoires, j’ai été récemment orientée par une personne dont l’identité de genre était indéfinie pour moi. Je ne pouvais pas dire «monsieur» ni «madame» sans risque de la blesser. Je disais : «Pardonnez-moi !» Sans plus. Je me suis donc retrouvée devant un vide de notre belle langue française. J’ai pensé à l’émission «Star Trek : The Next Generation», dans laquelle tout le monde sur la passerelle était appelé «sir», peu importe son genre. Y a-t-il une façon polie de s’adresser à quelqu’un dont l’identité de genre nous est inconnue [Ginette Houle, Québec]?
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Un adjectif à sa royale place

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Un adjectif à sa royale place

CHRONIQUE / Le Royal 22e Régiment ne devrait-il pas plutôt se nommer le 22e Régiment royal? Selon une règle que j’ai trouvée sur le site Espacefrançais.com, «une série d’adjectifs dits adjectifs de relation, qui sont l’équivalent d’un complément prépositionnel, sont obligatoirement postposés». Par exemple, une carte géographique pour une carte de géographie, le voyage présidentiel pour le voyage du président… Pourquoi alors le «royal régiment» pour le régiment du roi? Et, en passant, en français, le CN ne devrait-il pas s’appeler le National canadien, l’adjectif de nationalité devant être placé après le nom [Benoît Bouffard, Lévis]?
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Concernant les concernés...

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Concernant les concernés...

CHRONIQUE / Le mot «concerner» a infecté les textes comme un variant de coronavirus. Il est tellement contagieux qu’on peut le retrouver plus d’une fois dans la même phrase. Utilisé ad nauseam en remplacement de formules comme «de, à propos, au sujet, pour…», il ne devrait pas être employé au passif en français, mais, sous influence de l’anglais, il l’est abusivement. Qu’en pensez-vous [Serge Sokolski, Québec]?
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L’heure du t

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L’heure du t

CHRONIQUE / Je me posais la question suivante : d’où vient le «t» dans «pourquoi le chien remue-t-il la queue?». Ou encore «y a-t-il quelqu’un?». Ça aurait pu être n’importe quelle autre consonne pour permettre une liaison. Pourquoi un «t» [Danielle Dallaire, Québec]?
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Dans tous les «quand qu’on»

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Dans tous les «quand qu’on»

CHRONIQUE / Alors que la liaison d’un mot se terminant par la lettre d se fait avec le son [t], comment se fait-il que des gens aient la mauvaise habitude de prononcer le son [k]? Par exemple, on dira : «Quand(t) on y pense, Napoléon fut un grand(t) homme.» Et non «quand(k) on y pense». Ni «comme(k) on dit par chez nous [Serge Bergeron, Sherbrooke]».
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L’erreur la «plus pire»

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L’erreur la «plus pire»

CHRONIQUE / J’ai toujours le goût de corriger l’emploi de «moins pire». Ça m’agace! Si c’est «moins pire», c’est que c’est mieux. Exemple : au lieu de «c’est moins pire aujourd’hui», je dirais «c’est mieux aujourd’hui». Je pense que cela ne devrait pas se dire. Merci de me donner votre opinion [Marie-France Lamarche, Saguenay].
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Les tournures signatures

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Les tournures signatures

CHRONIQUE / Un nouveau sens figuré du mot «signature» a fait son apparition dans notre vocabulaire depuis quelques années : «Style propre à un artiste, représentatif de son parcours et de sa renommée.» On retrouve également «signature» utilisé comme adjectif pour qualifier une œuvre, un ouvrage, un plat et même un cocktail. Sans avoir fait de recherche poussée, je note que «signature» est employé en anglais avec «dish» et «bridge», dans un sens plus précis et technique. Serait-ce un anglicisme à proscrire? Ou alors un glissement de sens que l’usage est en train de consacrer [Bruno Lévesque, Sherbrooke]?
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Élidons! Élidez!

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Élidons! Élidez!

CHRONIQUE / Est-ce vrai qu’on ne doit jamais faire l’élision devant un nom propre? Je vous le demande non pas parce que la question m’a été posée, mais parce que j’ai remarqué cette tendance sur le web, les réseaux sociaux, et parfois chez mes collègues de l’écrit, de la radio et de la télé : je tombe plus souvent, ces temps-ci, sur des sites et des reportages où il est écrit «de Alma», «présentation de André Ouellet», «le Grand Prix de Indianapolis», «l’équipe de Anaheim»...
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Salami en beau fusil

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Salami en beau fusil

Dernièrement, cette phrase que j’ai lue m’a fait douter, plus précisément « ça l’a » : « Ça l’a en quelque sorte libéré… » Cela s’écrit ainsi? [Charlotte Roger, Québec]; Depuis plusieurs années, j’observe, de la part de personnalités publiques mais aussi de la population en général, de fausses liaisons avec le pronom « ça » suivi d’un verbe commençant par une voyelle. Par exemple : « Ça l’aide, ça l’arrive, ça l’ajoute, etc. » Je crois qu’il y a des situations où la liaison est justifiée, mais un éclairage à ce sujet serait grandement apprécié, non seulement au profit de tous, mais également pour apaiser ma « dissonance auditive » [Wilson Bernier, Lévis].
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Ces mots qui ne servent à rien

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Ces mots qui ne servent à rien

« Je m’interroge sur l’usage du mot "ne" dans ce genre de phrases : "Dépêchez-vous d’arriver avant qu’il ne soit trop tard." Vous l’avez probablement déjà expliqué, mais j’ai raté cette chronique [Denise Trépanier, Québec]. »
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Les nouveaux locataires du Robert

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Les nouveaux locataires du Robert

CHRONIQUE / Chaque édition du Petit Robert et du Petit Larousse apporte son lot de points d’interrogation: «Comment? Ce mot n’était pas encore accepté depuis tout ce temps? Et ils ont déjà fait entrer celui-là? Dis, t’as vu comment ils utilisent cette expression là-bas?» Et ainsi de suite.
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Comment multiplier la crème glacée

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Comment multiplier la crème glacée

CHRONIQUE / J’aimerais avoir votre avis sur l’emploi du mot différent lorsqu’il s’applique à des choses qui sont par essence différentes. Par exemple: «Nous offrons dix saveurs différentes de crème glacée.» Ou encore: «Il a visité cinq pays différents.» Je comprends que l’Autriche ressemble à l’Allemagne, que la Chine est différente des deux premiers et que cela pourrait signifier des pays qui sont différents entre eux. Mais généralement, j’entends le mot différent associé à un nombre comme pour insister sur la quantité. Est-ce une erreur d’employer le mot différent dans ce sens? Ma seconde question porte sur l’expression fait réel que l’on note souvent dans la description d’un film quand il raconte des événements qui ne relèvent pas de la fiction. Mais un fait n’est-il pas réel par définition? Pourquoi alors ajouter réel [Gilles Legrand, Québec]?