La Voix de l’Est
Steve Bergeron
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C’est quoi, ce COI?

Séance d'orthographe

C’est quoi, ce COI?

CHRONIQUE / Pourquoi y a-t-il tant de personnes qui disent et même parfois écrivent « ça y tente pas » au lieu de « ça ne le tente pas »? Ou alors « ça y dérange pas » plutôt que « ça ne le dérange pas » [Jean-Jacques Simard, Québec]?
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La place ordinaire d’un ordinal

Séance d'orthographe

La place ordinaire d’un ordinal

CHRONIQUE / Je constate qu’on dit souvent « dans les prochaines 24 heures, dans les prochains 5 kilomètres, dans les prochains 25 ans ». Ne devrait-on pas plutôt employer « dans les 24 prochaines heures, dans les 5 prochains kilomètres, dans les 25 prochaines années [Benoît Bouffard, Lévis] »?
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Ça fait une escousse

Séance d'orthographe

Ça fait une escousse

Dernièrement, ma petite-fille me faisait remarquer que j’utilise assez souvent « ça fait une secousse » pour dire que ça fait longtemps. J’aimerais bien savoir d’où vient cette expression [Hélène Chartier, Trois-Rivières].
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Chronique minéralogique

Séance d'orthographe

Chronique minéralogique

CHRONIQUE / La matière rocheuse s’est invitée au moins deux fois durant la campagne électorale. Tout le monde a vu Justin Trudeau et son entourage, au moment de remonter dans l’autocar, se faire lancer des « petites roches » (tels sont les mots employés par un journaliste dans les premières diffusions de la scène). La deuxième fois, c’était lors du discours d’Erin O’Toole après le scrutin. Au moment de remercier son épouse, le chef conservateur a déclaré : « You are my rock. » Et le traducteur d’échapper un « tu es ma roche ». Une faute qui a évidemment été captée par Infoman.
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Accentuer ne tue pas

Séance d'orthographe

Accentuer ne tue pas

« Par respect pour la langue française et pour tous les citoyens québécois et canadiens ayant des accents dans leurs noms, l’ensemble des francophiles devrait inclure les accents dans les majuscules. Et le gouvernement du Québec devrait mener le bal dans les communications de ses ministères auprès des citoyens. Les accents nous distinguent. J’espère que vous pourrez aider à faire avancer cette proposition bien fondée [Irénée Côté, Gatineau]. »
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Les vieux «après»

Séance d'orthographe

Les vieux «après»

CHRONIQUE / Si on dit courir «après» le chien, est-ce que c’est parce que le chien est en avant de la personne qui court après? Et pourquoi doit-on se tenir «après» la rampe? Si on se tient «après», il sera trop tard! Bon, je blague, mais quand même [Jacqueline Simard, Québec].
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S’asseoir en Indien ou en tailleur ?

Orthographe

S’asseoir en Indien ou en tailleur ?

Dans la foulée des mots qu’on ne peut plus dire ni écrire, ma conjointe lisait dernièrement dans un roman («Lettre d’amour interdite» de Lucinda Riley) l’expression «s’asseoir en tailleur». Nous avons évidemment été interpellés par cette nouvelle locution qui semble vouloir remplacer «s’asseoir en Indien»… Est-ce bien le cas [Gaétan Audet, Québec]?
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Voldemot

Séance d'orthographe

Voldemot

CHRONIQUE / Cette semaine, je vous offre en rappel une chronique publiée en mars 2017, abordant un phénomène un peu surprenant: celui des mots qui sont une propriété privée. «Séance d’orthographe» fera ensuite une pause de quelques semaines pour revenir en force en septembre. Continuez de m’envoyer vos questions et commentaires, je tenterai d’y répondre dès le retour de la chronique. Bonne fin d’été!
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L’ont-ils tant, l’affaire, les Américains ?

Séance d'orthographe

L’ont-ils tant, l’affaire, les Américains ?

Pourquoi appelle-t-on les habitants des États-Unis des «Américains»? Ne sommes-nous pas tous des Américains? À ce que je sache, le Québec et le Canada font partie de l’Amérique du Nord, au même titre que les États-Unis. Je gagerais que ce sont les États-Uniens eux-mêmes qui se sont baptisés. On sait bien: eux, c’est toujours «the best, the biggest and the most» [Diane Cyr, Trois-Rivières].
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Le pourquoi et le comment

Séance d'orthographe

Le pourquoi et le comment

J’entends régulièrement dans les médias des personnes utiliser la phrase suivante: «Les raisons pourquoi j’ai décidé, la raison pourquoi je suis allée...» À mon avis, c’est un calque de l’anglais «the reason why». J’ai toujours pensé qu’il fallait plutôt dire: «Les raisons pour lesquelles j’ai décidé, la raison pour laquelle je suis allée… [Danielle Pelletier, Lévis]»; «Nous allons maintenant parler de comment on fait les choses.» Sur les ondes de Radio-Canada, cette formulation m’apparaît devenue courante, au lieu de «parler de la façon dont on fait les choses». Est-il correct de placer ainsi la préposition «de» directement devant les mots interrogatifs «comment» et «pourquoi»  [Isabelle Blouin, Québec]?; certaines personnes disent «c’est le pourquoi» et d’autres, «c’est le pourquoi du comment». On entend ça sans cesse à la télé. Ça me rend dingue [Chantal Pilon, Gatineau].
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Dilemme proustien

Séance d'orthographe

Dilemme proustien

Dans la première phrase d’«À l’ombre des jeunes filles en fleurs», Marcel Proust a écrit: «Ma mère, lorsqu’il fut question d’avoir pour la première fois M. de Norpois à dîner, ayant exprimé le regret que le professeur Cottart fût en voyage et qu’elle-même eût entièrement cessé de fréquenter Swann...» Pourquoi Proust emploie-t-il le subjonctif? Je déduis que le passé simple n’aurait pas suffi: «Le regret que le professeur Cottart fut en voyage…» Je lisais aussi récemment dans Le Devoir, dans un éditorial de Marie-A. Chouinard: «Qui eût cru qu’un joyau patrimonial…» Je ne comprends pas encore pourquoi il ne serait pas plus approprié et plus simple d’utiliser le passé antérieur (qui eut cru). Pouvez-vous m’éclairer [René Pepin, Sherbrooke]?
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Élargir la notion de féminicide

Séance d'orthographe

Élargir la notion de féminicide

L’utilisation du terme « féminicide » m’apparaît galvaudée dans les médias et contribue selon moi à faire un amalgame malsain entre la violence familiale et la violence haineuse faite aux femmes parce qu’elles sont des femmes. Qualifier de féminicide le meurtre d’une femme dans un contexte de violence conjugale est présomptueux, car rien n’a encore démontré l’intention haineuse. Ce qui, à mon avis, biaise le débat sur la violence conjugale ou familiale. De traiter chaque meurtre de femme comme un féminicide, cela impose à l’opinion publique la croyance qu’un mobile haineux se cache derrière chaque assassinat d’une femme. Qu’en dites-vous? [Maurice Marcotte, Saint-Raymond-de-Portneuf]
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À cheval sur le cavalier

Séance d'orthographe

À cheval sur le cavalier

«Récemment, en lisant l’article portant sur la députée Catherine Fournier, j’ai sursauté en lisant « faire cavalière seule ». Cela me semblait étrange. Cette expression n’est-elle pas invariable [Anne Grenier, Québec]?»
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Ma tante dans les septante...

Séance d'orthographe

Ma tante dans les septante...

Voici la question de mon petit-fils : « Grand-Maman, tu as quel âge? » Je lui réponds 65 ans. Donc, il me dit : « Tu es dans la soixantaine. » — Exact! — Comment ça va s’appeler lorsque tu auras entre 70 et 79 ans? » Je lui ai répondu que le mot n’était pas inventé, car les gens mouraient avant d’atteindre cet âge. Pouvez-vous m’éclairer? [Louise Roy, Sherbrooke]
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En huit et d’hui

Séance d'orthographe

En huit et d’hui

«Dans votre dernière chronique, vous passez sous silence l’expression "en huit". Si nous sommes dimanche, mardi qui vient est "mardi prochain", et l’autre est "mardi en huit" [Louis-Oscar Racine, Québec].»
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Chronique test

Séance d'orthographe

Chronique test

La pandémie a apporté son lot de bizarreries linguistiques. Je souhaite attirer votre attention sur les expressions «tester positif», «tester négatif», «recevoir un diagnostic positif à la COVID-19». Par exemple, pourquoi ne pas dire, tout simplement, «recevoir un diagnostic de COVID-19», comme on dirait «recevoir un diagnostic de cancer»? Il me semble qu’il serait plus que temps de faire le grand ménage du printemps dans ce fatras [Martin Parent, Québec]!
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Inoculer de bon sens

séance d’orthographe

Inoculer de bon sens

CHRONIQUE / «"M. O’Toole s’est fait administrer le vaccin d’Oxford-AstraZeneca. Sa femme Rebecca et lui ont été inoculés dans un service à l’auto installé dans un stationnement." Il me semble que, dans cette phrase, l’emploi d’"inoculer" est incorrect. On inocule un produit à quelqu’un, mais on peut difficilement inoculer une personne. Ai-je raison [Denise Trépanier, Québec]?»
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Je vous présente ma marâtre

Séance d'orthographe

Je vous présente ma marâtre

CHRONIQUE / Une question de Claire Cantin, de Saint-Denis-de-Brompton: «Mon père s’est remarié il y a 20 ans et, chaque fois que je parle de ma belle-mère, je dois expliquer que c’est la deuxième femme de mon père et non la mère de mon mari. Les anglo-saxons ont compris cela en créant deux mots différents: "stepmother" et "mother-in-law". Un autre mot utilisé à toutes les sauces est "demi-sœur " (ou "demi-frère"). Dans une famille reconstituée, plusieurs vont dire «demi-sœur par alliance» [pour parler de la fille du nouveau conjoint ou de la nouvelle conjointe de leur parent].
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Les rois de la traduction

Séance d'orthographe

Les rois de la traduction

CHRONIQUE / Est-ce correct que les médias francophones écrivent « Philippe » pour parler du duc d’Édimbourg, alors que les publications britanniques utilisent « Philip »? Dirait-on « Marie » au lieu de « Mary »? Merci de m’éclairer. [Romney Grenon, Québec]
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Un billion sur le billard

Séance d'orthographe

Un billion sur le billard

«On parlait récemment des 1900 milliards de dollars du plan de relance américain. En français, ne devrait-on pas dire plutôt 1,9 billion de dollars? Est-ce notre proximité avec la langue anglaise qui nous empêche d’utiliser ce terme [Benoît Bouffard, Lévis]?»
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Cours de grand-mère

Séance d’orthographe

Cours de grand-mère

CHRONIQUE / «Pourquoi disons-nous "grand-maman" plutôt que "grande-maman"? Pourtant, il n’y a rien de plus féminin qu’une maman. Il doit y avoir une mystérieuse explication à cette anomalie...»  [Paul-Arthur Huot, Québec]
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Féminiser pour mieux nommer

Séance d'orthographe

Féminiser pour mieux nommer

On entend de plus en plus parler de féminicide, un mot qui ne figure dans aucun de mes dictionnaires. Pourriez-vous nous en donner une définition et nous dire s’il peut être employé comme adjectif? Dans un entretien, la philosophe Elisabeth Badinter considère que ce concept est une escroquerie intellectuelle, que « féminicide » sous-entend une parenté avec « génocide », donc qu’un homme peut vouloir faire disparaître toutes les femmes de la Terre, alors que c’est d’une femme particulière qu’il s’agit. [René Léonard, Québec]
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Du style plein la figure

Séance d'orthographe

Du style plein la figure

CHRONIQUE / «Certains journalistes et chroniqueurs utilisent régulièrement cette formulation: "La personne concernée par ce litige est Monsieur Steve Bergeron, pour ne pas la nommer." Mais n’est-ce pas ce qu’ils viennent de faire, la nommer? S’ils ne voulaient pas nommer la personne, ils n’avaient qu’à taire son nom [Chantale Boissonneault, Québec].»
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C’est grave, « le docteur »?

Séance d'orthographe

C’est grave, « le docteur »?

CHRONIQUE / Pourquoi utilise-t-on l’article défini devant le titre «docteur» et pas devant les autres titres comme «maître», «monsieur» ou «madame»? On dit: «Le Dr Horacio Arruda recommande...» Mais on dit: «Me Paul Tremblay représente l’inculpé», non «le Me Paul Tremblay représente...» On dit aussi: «Mme Claire Simard a déclaré...» et non «la Mme Claire Simard a déclaré...» Qu’en pensez-vous [Bertrand Bouchard, Québec]?
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Sinon quoi ?

Séance d'orthographe

Sinon quoi ?

CHRONIQUE / Question de Denis Bachand, de Sherbrooke: «J’aimerais savoir ce que vous pensez de l’emploi du mot "sinon" dans l’exemple qui suit: "L’Estrie a perdu 106 garderies en milieu familial en 2020. L’hémorragie se poursuit en ce début de 2021. Sinon, avec 48 nouveaux cas confirmés de COVID-19 vendredi, le bilan continue de se stabiliser en Estrie." Cela ne me semble pas indiqué, étant donné qu’il n’existe aucun lien entre les deux sujets.»
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Systémique, ce n’est pas systématique

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Systémique, ce n’est pas systématique

«Le mot "systémique" dans "racisme systémique" me fatigue. Je ne veux pas faire les rabat-joie, je comprends l’enjeu du racisme, mais "systémique" me laisse entendre que c’est écrit dans les procédures, que les infirmières et les policiers ont des procédures différentes à appliquer selon l’origine ethnique de la personne [Étienne Julien, Québec].»