Steve Bergeron
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Cours de grand-mère

Séance d’orthographe

Cours de grand-mère

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CHRONIQUE / «Pourquoi disons-nous "grand-maman" plutôt que "grande-maman"? Pourtant, il n’y a rien de plus féminin qu’une maman. Il doit y avoir une mystérieuse explication à cette anomalie...»  [Paul-Arthur Huot, Québec]
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Féminiser pour mieux nommer

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Féminiser pour mieux nommer

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On entend de plus en plus parler de féminicide, un mot qui ne figure dans aucun de mes dictionnaires. Pourriez-vous nous en donner une définition et nous dire s’il peut être employé comme adjectif? Dans un entretien, la philosophe Elisabeth Badinter considère que ce concept est une escroquerie intellectuelle, que « féminicide » sous-entend une parenté avec « génocide », donc qu’un homme peut vouloir faire disparaître toutes les femmes de la Terre, alors que c’est d’une femme particulière qu’il s’agit. [René Léonard, Québec]
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Du style plein la figure

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Du style plein la figure

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CHRONIQUE / «Certains journalistes et chroniqueurs utilisent régulièrement cette formulation: "La personne concernée par ce litige est Monsieur Steve Bergeron, pour ne pas la nommer." Mais n’est-ce pas ce qu’ils viennent de faire, la nommer? S’ils ne voulaient pas nommer la personne, ils n’avaient qu’à taire son nom [Chantale Boissonneault, Québec].»
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C’est grave, « le docteur »?

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C’est grave, « le docteur »?

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CHRONIQUE / Pourquoi utilise-t-on l’article défini devant le titre «docteur» et pas devant les autres titres comme «maître», «monsieur» ou «madame»? On dit: «Le Dr Horacio Arruda recommande...» Mais on dit: «Me Paul Tremblay représente l’inculpé», non «le Me Paul Tremblay représente...» On dit aussi: «Mme Claire Simard a déclaré...» et non «la Mme Claire Simard a déclaré...» Qu’en pensez-vous [Bertrand Bouchard, Québec]?
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Sinon quoi ?

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Sinon quoi ?

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CHRONIQUE / Question de Denis Bachand, de Sherbrooke: «J’aimerais savoir ce que vous pensez de l’emploi du mot "sinon" dans l’exemple qui suit: "L’Estrie a perdu 106 garderies en milieu familial en 2020. L’hémorragie se poursuit en ce début de 2021. Sinon, avec 48 nouveaux cas confirmés de COVID-19 vendredi, le bilan continue de se stabiliser en Estrie." Cela ne me semble pas indiqué, étant donné qu’il n’existe aucun lien entre les deux sujets.»
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Systémique, ce n’est pas systématique

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Systémique, ce n’est pas systématique

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«Le mot "systémique" dans "racisme systémique" me fatigue. Je ne veux pas faire les rabat-joie, je comprends l’enjeu du racisme, mais "systémique" me laisse entendre que c’est écrit dans les procédures, que les infirmières et les policiers ont des procédures différentes à appliquer selon l’origine ethnique de la personne [Étienne Julien, Québec].»
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Condos mignons

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Condos mignons

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CHRONIQUE / Question de Claude Castonguay, de Lévis : «Que pensez-vous des gestionnaires et propriétaires d’immeubles qui annoncent des condos locatifs au lieu d’appartements haut de gamme?»
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C’est écrit dans le (présent) ciel

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C’est écrit dans le (présent) ciel

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Pierre Croteau, Trois-Rivières: «Comment le mot "présentiel" peut-il ne pas être fautif? Le suffixe "-iel" n’implique-t-il pas l’utilisation de matériel informatique et de programmes, comme dans "logiciel", "didacticiel", "courriel", etc.?»
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Démasquer la procédure

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Démasquer la procédure

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CHRONIQUE / Martin Parent, Québec: «Je vous remercie sincèrement pour vos recherches sur le mot "variant". Ces derniers jours, j’ai aussi discuté avec votre collègue Olivier Bossé du Soleil au sujet du "masque de procédure", très à la mode depuis mars 2020. M. Bossé m’a mis sur la piste que c’était un anglicisme à remplacer par "masque chirurgical". Si cela vous inspire une nouvelle chronique...»
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Le niveau de la table...

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Le niveau de la table...

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CHRONIQUE / Dans votre chronique de dimanche dernier, vous ne faites pas mention de l’usage de «niveau» pour «nivellement». Par exemple, est-il exact de dire que «la table n’est pas au niveau» [Daniel Guilbault, Saint-Augustin-de-Desmaures]?
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Niveau niveau par-ci

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Niveau niveau par-ci

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CHRONIQUE / «Vous devez connaître cette locution maudite et fourre-tout sans laquelle tant de personnes ne parviennent pas à ficeler une phrase. Je parle d’"au niveau de". Exemple: le cancer s’est répandu au niveau du foie, des poumons, etc. [Jean-Marc Pagé, Saguenay]»
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Syllepse ici... mais pas là

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Syllepse ici... mais pas là

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CHRONIQUE / Le pronom indéfini « on » s’utilise fréquemment pour «nous» dans le langage courant. Grammaticalement, « on » est singulier et « nous » est pluriel. Cependant, on tombe souvent, à l’écrit, sur des phrases comme « on est obligés... » Selon moi, il y a faute d’accord, le sujet et le verbe étant au singulier et le participe passé, au pluriel (Paul Deshaies, Sherbrooke).
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Averse versatile

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Averse versatile

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Peut-être pourriez-vous aborder l’usage du terme « averse » pour désigner une chute de neige... Dans ma tête, on verse un liquide et un objet chute. - Normand Matte, Québec
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Masculin et féminin en vrille

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Masculin et féminin en vrille

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C’est au tour de ma chronique de la semaine dernière d’être partie en vrille sur les réseaux sociaux. Remarquez, je m’y attendais un peu: la règle du masculin générique a des adversaires et défenseurs acharnés. Je n’espérais pas convaincre les personnes qui souhaitent sa disparition pure et simple ni atténuer le mépris de ceux et celles qui pensent que ce débat est une perte de temps.
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Quand le féminin l’emporte sur le masculin

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Quand le féminin l’emporte sur le masculin

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CHRONIQUE / Pour plusieurs, la règle du masculin générique, mieux connue par la formule « le masculin l’emporte sur le féminin », est la preuve que le français est une langue misogyne et antiféministe. Elle nous rappelle régulièrement que les hommes ont voulu établir leur domination sur les femmes jusque dans les mots et les rendre invisibles, voire les écraser dès qu’elles sont en présence du masculin.
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Inaugurer... le président ?

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Inaugurer... le président ?

«Au cours de la dernière semaine, nous avons entendu à plusieurs reprises des commentateurs politiques dire "l’inauguration du président américain". Il me semble qu’il faudrait plutôt parler de la cérémonie d’investiture du président lors de l’Inauguration Day [Lise Tremblay,Montréal].»
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Second en deuxième

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Second en deuxième

Je suis étonnée de voir que, même parmi les journalistes, nous pouvons lire ou entendre «Deuxième Guerre mondiale» au lieu de «Seconde Guerre mondiale». Il me semble avoir déjà eu comme explication que recourir à «deuxième» veut dire qu’il y a une troisième. En disant «seconde», on exprime qu’il n’y en a pas d’autres après.
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Trop priser les reprises

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Trop priser les reprises

CHRONIQUE / «Ce cas a été signalé à plus d’une reprise. » « Un suspect condamné à plus d’une reprise pour le même genre de délit. » Des phrases comme celles qui précèdent me font tiquer. Il me semble que « reprise » implique qu’il s’agit de plus d’une fois. Des tournures comme « à plusieurs reprises », « à maintes reprises » me semblent logiques, mais « à plus d’une reprise », qu’en est-il? Madeleine Pichette, Lac-Sergent.
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Courante ou spécialisée, votre langue?

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Courante ou spécialisée, votre langue?

CHRONIQUE / «Merci pour votre chronique de la semaine dernière sur les centres de services scolaire. Pour la petite histoire, le ministre de l’Éducation a toujours annoncé la création de centres de services aux écoles pendant les consultations sur le projet de loi 40. Or, nous avons demandé de modifier ce nom, car "services aux écoles" excluait d’emblée les centres de formation professionnelle (CFP) et les centres de formation générale aux adultes (CFGA), qui font partie du centre de services. Ainsi, les établissements (écoles et centres) sont dans le giron des centres de services scolaires. C’est pourquoi l’adjectif "scolaire" est apparu dans la terminologie adoptée [Michel Bernard, ancien directeur général de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke].»
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Scolaire... et bipolaire

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Scolaire... et bipolaire

CHRONIQUE / Les commissions scolaires ont récemment été rebaptisées. On doit maintenant dire « centre de services scolaire », sans s à « scolaire ». Dans le contexte, « scolaire » qualifie « centre » plutôt que « services » selon le Grand dictionnaire terminologique. Mais il me semble que « scolaire » précise la nature des services [Hugo Lemay, Shawinigan].
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La dysfonction des sanctions

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La dysfonction des sanctions

Dans la phrase «cette contribution électorale fut sanctionnée par l’Assemblée nationale», comment peut-on savoir si cette contribution a été approuvée ou désapprouvée? Ne devrait-on pas «sanctionner» ce mot à double visage? (Louis Lemieux, Sherbrooke)
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Épineuse épithète

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Épineuse épithète

Deux fois aujourd’hui j’ai entendu, à Radio-Canada, des adjectifs placés avant le nom. Il me semble qu’on nous a appris que c’était calqué sur l’anglais. Exemple: «Retrouver un potentiel survivant.» (Denise Tremblay, Québec)
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Chronique en béton

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Chronique en béton

CHRONIQUE / J’ai toujours de la difficulté avec des phrases comme : « Il a heurté avec son auto le mur de ciment. » Le ciment est la poudre qui sert à fabriquer le béton, lequel est composé principalement de sable, d’agrégats, d’eau et de ciment. À titre de comparaison, le ciment est comme la farine dans le gâteau, mais on ne dit jamais qu’on a mangé de la bonne farine...  - Michel Jean, Chicoutimi
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La jugeote d'Antidote

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La jugeote d'Antidote

CHRONIQUE / J’ai toujours sur mon téléphone les dictionnaires Larousse et Petit Robert. J’utilise aussi le dictionnaire (et correcteur) Antidote, produit québécois. Vous n’en avez pas fait mention dans votre chronique de la semaine dernière. Ma question : considérez-vous Antidote comme un outil fiable [Louis Gosselin, Neuville]?
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Le jeu des dictionnaires

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Le jeu des dictionnaires

CHRONIQUE / J’ai participé à un jeu de société en anglais avec des jeunes. Un des attributs de nos joueurs était Sanity. Mes partenaires (de 18 à 26 ans) disaient «sanité». Je leur ai demandé d’utiliser un autre terme, car je pensais que «sanité» n’était pas français. Mais Google et le site Linternaute.fr m’ont remis à ma place: «sanité», traduction de «sanity», nom féminin. J’accepte, mais ça me tarabuste. Ce matin, je vais donc voir le grand dictionnaire Larousse et Termium et les deux sont muets sur le sujet. Mon plus jeune était tout content de me dire qu’«insanité» existait, donc que «sanité» devait exister. Il ne m’apprend rien avec le mot «insanité», mais ai-je raison ou tort pour «sanité» (Denis Magnan, Québec)?
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Moins de futur à l’avenir

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Moins de futur à l’avenir

CHRONIQUE / J’aimerais que vous m’aidiez à différencier «avenir» et «futur». J’ai lu qu’«on pense à l’avenir et qu’on imagine le futur». Ça ne me satisfait pas. Il me semble que les francophones utilisent trop souvent le mot «futur» et que l’avenir est en voie de disparition (Louise Lévesque, Québec).