Quand Ron Fournier parle de dépistage du cancer à l’occasion de Movember, on peut difficilement trouver porte-parole plus enthousiaste et convaincant.

TLMEP: une émission «pas pire, pas pire»

CHRONIQUE / Il a été beaucoup question de maladie dimanche soir à «Tout le monde en parle», mais jamais sur un ton alarmiste et larmoyant. Quand Ron Fournier parle de dépistage du cancer à l'occasion de Movember, on peut difficilement trouver porte-parole plus enthousiaste et convaincant.

Toujours un invité payant, le coloré Ron, à qui je décerne l'étoile du match, a installé la bonne humeur sur le plateau dès le début de l'émission, paraissant dans une forme «pas pire, pas pire». Et pourtant, on a parlé de son cancer de la prostate qui remonte à 2017, de ses traitements, et de ses problèmes cardiaques. Parmi les désagréments, il a dû renoncer au smoked meat, qu'il aime tant. Ses traitements ont anéanti sa production de sperme, mais n'ont heureusement pas eu d'effet sur l'orgasme. L'animateur de «Bonsoir les sportifs», numéro un en soirée depuis 25 ans sur le réseau Cogeco, n'a pas défendu Don Cherry, même s'il reconnaît qu'il a déjà apprécié son humour. «Ça a fait un bout. À un moment donné, passe à d'autre chose», dit-il. L'animateur reproche à Ron MacLean, en duo avec Cherry, de ne pas être intervenu quand son collègue a lancé ses propos qui lui ont valu un congédiement. On a entendu des bouts de ses chansons sur Domi, Danault, Tatar et cie, dont son épouse Chantal signe les paroles. Sa prochaine sera sur Suzuki. Après 33 ans de radio, il n'a pas envie de laisser son micro, mais reconnaît qu'il aimerait voir son épouse plus que trois soirs par semaine. Sur une note bien triste, il a révélé que Jean Pagé, ami et grand homme de télé qui a lui aussi souffert d'un cancer de la prostate, est entré aux soins palliatifs.

De cancer, il en a aussi été question avec Stéphane Rousseau; ses parents sont décédés du cancer du colon, un drame qui change toute la dynamique familiale. «T'oses plus inviter d'amis à la maison», se souvient-il. C'est à Rousseau l'artiste peintre que s'adressait Guy A., dimanche. L'invité, qui exposera ses œuvres pour la première fois, en a présenté quelques-unes, qui lui sont inspirées par le questionnement humain et le subconscient. La sexualité y apparaît souvent, «parce que ça fait partie de la vie.» «J'ai grandi dans un camp de nudistes. […] C'était tout à fait normal de se promener à poil, pendant 15 ans de ma vie», rappelle-t-il. L'humoriste adore des caricaturistes comme Chapleau et Godin, qui lui ont donné l'envie de dessiner à son tour. À quelques reprises, on a effleuré l'échec de son talk-show, qu'il n'a pas commenté.

Pierre Hébert coanimera de nouveau le Gala Les Olivier avec Philippe Laprise en décembre. Avec sa stratégie de vendre des billets pour son nouveau spectacle à 20$ sans dévoiler son nom, il croyait vendre 1000 billets; il en a vendu plutôt 20 000 billets en 48 heures. Son numéro des Gémeaux dans lequel il a répété quatre fois le mot «mongol» a blessé des gens qui sont confrontés à la trisomie 21. Il le comprend, s'en est excusé, et répétera ce mot «le moins souvent possible». La carte du fou du roi: «Merde pour les Olivier, souviens-toi de ta gaffe aux Gémeaux et surtout, sors pas de ton texte.»

Très bonne et franche entrevue avec Nathalie Petrowski sur ses mémoires, intitulées La critique n'a jamais tué personne. Elle a raconté que Guy Latraverse l'a bannie des premières de ses artistes parce qu'elle avait durement critiqué Nicole Martin, en plus de rappeler l'épisode où Annie Girardot l'avait rebaptisée «Petrowscouille» après une critique assassine de son spectacle musical. «Je n'ai pas été qu'une bitch», dit-elle, soulignant avoir défendu et encouragé les artistes, notamment par ses innombrables portraits. Même si elle conclut son livre sur une note plus sombre au sujet de la situation des journaux, elle croit en leur relance: «Tout le monde est en train de retrouver son erre d'aller. Je ne peux pas concevoir un Québec sans La Presse», dit-elle, se demandant pourquoi les annonceurs n'ont pas été invités à témoigner à la Commission sur l'avenir des médias. La carte du fou du roi: «Certaines mauvaises langues disent que vous êtes une méchante bitch finie. Ils sont totalement dans l'erreur, vous n'êtes vraiment pas finie!»

Karine Prémont revient sur huit grandes affaires américaines dans un livre publié cette semaine. La politologue associe la persistance des théories du complot sur l'assassinat de John F. Kennedy au passé sulfureux de la CIA, qui a tout de même commandé des assassinats politiques. «Aussitôt que la CIA est impliquée dans quelque chose, on la soupçonne d'avoir voulu détourner le pouvoir vers elle.» La professeure fait des parallèles entre Richard Nixon et Trump, qui voient tous deux les médias comme des ennemis. «Nixon avait un certain flair politique», dit-elle toutefois, une qualité qu'elle n'attribue pas à Trump. Invitée à commenter les audiences publiques visant à mener à la destitution de Donald Trump, elle ne nie pas la possibilité que l'exercice puisse aider le président dans sa réélection l'an prochain.

«On dirait À table avec mon ex, a blagué Pierre Hébert en pointant Isabelle Boulay, assise à côté de son ex, Stéphane Rousseau. En cet hiver hâtif, l'entrevue avec la chanteuse donnait envie de décorer son arbre de Noël avant le temps. «J'y pense depuis probablement 25 ans», affirme Isabelle Boulay à propos de l'enregistrement de son nouvel album bilingue, En attendant Noël, qui contient notamment un splendide duo avec Rufus Wainwright, et une chanson touchante signée par Les sœurs Boulay. Ce n'était pas le cas de tout le monde sur le plateau, mais elle a toujours conservé la magie de Noël, même si son père a eu un accident de voiture très grave un 24 décembre, en 1980, alors qu'elle n'avait que huit ans.

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