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Richard Therrien
Le Soleil
Richard Therrien
Kamyar et Nadine (Mani Soleymanlou et Mélissa Désormeaux-Poulin) ont quatre enfants de 8 à 17 ans, deux garçons, deux filles.
Kamyar et Nadine (Mani Soleymanlou et Mélissa Désormeaux-Poulin) ont quatre enfants de 8 à 17 ans, deux garçons, deux filles.

Survivre à ses enfants: à donner le vertige [VIDÉO]

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CHRONIQUE / «Je l'aurais pas élevé de même!» Facile à dire, surtout quand on n'a pas d'enfant. Comme le titre l'indique, Survivre à ses enfants montre des parents «à boutte», qui font ce qu'ils peuvent pour bien éduquer leurs enfants mais qui sont souvent dépassés par le tumulte du quotidien.

Impliquant trois familles très proches mais aux méthodes complètement différentes, la comédie de 13 épisodes produite chez Avanti Groupe débarque sur l'Extra d'ICI Tou.tv le mardi 22 juin. Jean-François Léger (Catherine, Les Parent, Mes petits malheurs) signe les textes, assisté de François Avard à la script-édition, alors que Louise Archambault (Nouvelle adresse, Trop.) réalise.

Ainsi, Nadine et Kamyar (Mélissa Désormeaux-Poulin et Mani Soleymanlou) ont quatre enfants, deux garçons, deux filles, de 8 à 17 ans, ce qui montre l'étendue des défis à accomplir, entre les 1000 activités de leur marmaille, du hockey du plus jeune aux premières expériences de conduite automobile de leur aînée.

«Tu m'expliques comment, après 5000 ans d'évolution, on est devenus les employés de nos enfants? Je suis votre chauffeur, votre cuisinier, votre concierge... je reçois pas de salaire, moi là! En plus, vous êtes quatre. Quatre patrons», offre Kami en guise de monologue matinal au benjamin avant son match de hockey.

Entre Annie et Philippe (Catherine Bérubé et Mickaël Gouin), parents d'un garçon d'un an, c'est clairement la première qui gère, disant constamment à son chum de faire ceci ou de faire cela. Philippe obéit sans broncher aux ordres de sa blonde, dont le niveau d'anxiété oscille entre élevé et très élevé. Couple quelque peu envahissant, il peut surgir sans prévenir chez Nadine et Kamyar.

Divorcée, Josée (Anna Beaupré Moulounda) élève sa fille de huit ans en garde partagée avec son ex (Maxime Denommée). La petite Mégane est une enfant capricieuse, qui ne connaît pas la douceur, et réclame sans interruption l'attention de sa mère, parce que «papa, lui», aurait dit oui. Pour acheter la paix, qui n'arrive finalement jamais, Josée finit toujours par céder. Pour imposer son autorité, elle découvrira néanmoins que «faire honte à ses enfants, ça marche, des fois».

Soulignons le talent d'Emma Lafrenière, qui joue Mégane. Une découverte. La fillette est d'un naturel incroyable, même si le personnage, lui, tape royalement sur les nerfs.

D'autres séries ont abordé le sujet des parents débordés, comme Les chroniques d'une mère indigne, La vie parfaite et L'oeil du cyclone. Les Parent relevait aussi les points de vue divergents sur l'éducation d'un enfant, trois garçons dans ce cas-là.

Après quatre épisodes, je n'ai pas l'impression que Survivre à ses enfants ait apporté quelque chose de nouveau à ce thème; la comédie étourdit plus qu'elle divertit.

De rares répliques assassines et politiquement incorrectes m'ont fait sourire. Comme lorsque Nadine lance, en parlant de l'insupportable Mégane: «Moi, ça fait 20 minutes que je l'aurais sacrée dans le barbecue!» Ou quand Josée, après une autre crise de sa fille, se permet d'envoyer à la caissière du dépanneur: «Dis à ton chum de mettre des condoms.»

Dans chacun des épisodes, Survivre à ses enfants recourt à un procédé rarement utilisé dans nos séries: la projection dans l'avenir. Quand les parents disent craindre les effets à long terme de leurs méthodes d'éducation, on les voit dans le futur avec leurs enfants devenus adultes, visiblement marqués par les choix douteux de leurs parents.

Certains clins d'oeil à notre dépendance aux technologies sont quand même intéressants. Comme lorsque le jeune Sam (Liam Patenaude), accro aux jeux vidéos, est juste incapable de tenir une conversation au téléphone, pour lui un concept méconnu. Ou quand Annie craint que son père (Marcel Leboeuf), qui garde le bébé pour un soir, revienne aux méthodes des années 80, conduisant avec l'enfant dans les bras, la cigarette au bec et la grosse bière entre les deux cuisses.

Faut-il avoir des enfants pour apprécier la série à sa juste valeur? Ce sera aux parents parmi vous de me le dire.

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